Les médecines alternatives peuvent-elles guérir le cancer ?


Quand je vois des billets sur Facebook ou sur des sites web, que des médecins ou l’industrie pharmaceutiques ne veulent pas que certains thérapies naturelles ou alternatives ou autre guérit des maladies tel que le cancer me sursauter. Je doute vraiment que les médecins jouent avec la vie de tous leurs patients pour faire plus d’argent.
Nuage

 

Les médecines alternatives peuvent-elles guérir le cancer ?

 

cellule cancer

 

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Un récent sondage mené outre-Atlantique suggère que près de la moitié des Américains pensent que les thérapies alternatives peuvent à elles seules guérir le cancer. Un résultat qui inquiète les chercheurs.

L’enquête, publiée par l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), s’est ici penchée sur les avis de 4 887 adultes. Parmi eux, environ 1 000 étaient – ou avaient été – concernés par la maladie (l’étude n’a inclus que les cancers du sein, de la prostate, du poumon et du côlon).

Il en ressort que pour les 18 – 37 ans, 47% pensent que «le cancer peut être guéri uniquement par les thérapies alternatives» (21% chez les 72 ans et plus).

Nous parlons ici de traitements tels que l’oxygénothérapie, ou encore l’adoption de certains régimes à base de vitamines et minéraux.

Au regard de ces résultats, les cancérologues de l’American Society of Clinical Oncology s’inquiètent, rappelant qu’il n’existe à ce jour aucune preuve étayée des bienfaits de ces thérapies en tant que traitement unique du cancer. Celles-ci, disent-ils, pourraient même être nocives. Une étude publiée en 2017 dans le Journal of the National Cancer Institute révélait en effet que les patients qui remplacent les traitement standards (radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapie) par des médecines alternatives avaient 2,5 fois plus de chances de mourir au cours d’une période de cinq ans.

«Il ne fait aucun doute que la thérapie anticancéreuse fondée sur des preuves est nécessaire pour traiter efficacement la maladie», explique dans un communiqué le docteur Richard Schilsky, directeur médical d’ASCO. «La grande majorité des thérapies alternatives, soit n’ont pas été étudiées de manière rigoureuse, soit ne sont pas bénéfiques pour les patients. Lorsque les patients prennent des décisions critiques concernant les traitements du cancer à subir, il est toujours préférable de suivre les preuves issues d’études de recherche bien conçues».

Il est à noter que certaines pratiques telles que la méditation, l’activité physique ou le yoga, pourraient en revanche être bénéfiques pour la santé des patients. Elles permettraient de “mieux supporter” les effets secondaires indésirables.

Source

https://sciencepost.fr/

Cancer: une molécule québécoise aux résultats «extraordinaires»


 

On sait depuis plusieurs années que les cordons ombilicaux sont précieux en cellules souche, même s’il n’en contient pas beaucoup de ses cellules, mais des chercheurs québécois ont réussit avec une molécule qui fait fructifier les cellules souche qui peuvent devenir un atout précieux pour lutter contre le cancer du sang.
Nuage

 

Cancer: une molécule québécoise aux résultats «extraordinaires»

 

Anne Marinier, chercheuse principale et directrice de la... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Anne Marinier, chercheuse principale et directrice de la chimie médicinale à l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie, se dit encouragée par les résultats d’une molécule développée par son équipe pour multiplier les cellules souches dans le sang des cordons ombilicaux.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

On connaît la multiplication des pains racontée dans les Évangiles. Mais voilà que des chercheurs québécois croient pouvoir sauver des vies grâce à un autre miracle : la multiplication des cellules souches dans le sang des cordons ombilicaux. Leurs exploits en laboratoire avaient déjà fait la manchette il y a quatre ans. Ils ont maintenant des résultats à présenter sur de vrais malades.

PRÉCIEUSES CELLULES SOUCHES

Les cellules souches ont une particularité unique : elles peuvent se différencier pour devenir n’importe quelle cellule du corps. Il arrive qu’on ait besoin d’elles de façon critique. C’est le cas des patients atteints de maladies graves du sang chez qui les fortes doses de chimiothérapie ont détruit presque toutes les cellules sanguines. Il faut alors des cellules souches pour recréer des cellules sanguines. La solution : en greffer de nouvelles. On peut prélever ces cellules souches dans la moelle osseuse d’un donneur, mais ces ponctions sont douloureuses. Surtout, il arrive que le greffon attaque le corps du receveur, ce qui peut le tuer. On diminue grandement ces problèmes en prélevant les cellules souches non pas chez les gens, mais dans le sang d’un cordon ombilical. Le hic : il y a peu de cellules souches dans un cordon ombilical, si bien qu’on l’utilise moins souvent pour faire des greffes chez un adulte.

LE GRAND MULTIPLICATEUR

En 2014, une équipe de l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal a fait une découverte qui a fait beaucoup de bruit. Une molécule appelée UM171 – où UM signifie Université de Montréal – peut multiplier par un facteur de 10 à 35 le nombre de cellules souches dans le sang de cordon. La percée avait figuré parmi les 10 découvertes de l’année de Québec Science. Le Dr Guy Sauvageau, qui dirige l’équipe, avait aussi été nommé personnalité scientifique de l’année par La Presse.

TESTS SUR DES PATIENTS

Depuis, les nouvelles sur UM171 se sont faites rares pour une raison bien simple : les médecins étaient occupés à tester la molécule sur des patients à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Exactement 25 malades, la plupart atteints d’une leucémie aiguë à haut risque, ont reçu des greffes de sang de cordon dont les propriétés avaient été multipliées grâce à la potion magique UM171.

« Ce sont des patients qui n’avaient pas nécessairement de très bons pronostics. Ils avaient déjà eu des transplantations et avaient eu des rechutes », précise Anne Marinier, chercheuse principale et directrice de la chimie médicinale à l’IRIC.

DES RÉSULTATS « PROMETTEURS »

L’étude vient de se terminer. Les patients devront encore être suivis pendant une période de trois ans, mais l’IRIC dévoilera aujourd’hui de premiers résultats jugés « prometteurs ».

« Tout va au-delà de nos attentes – des miennes, en tout cas. Les résultats sont vraiment extraordinaires », dit Mme Marinier.

Habituellement, le taux de mortalité associé à une greffe de sang de cordon est de 30 %. Dans ce cas-ci, après un suivi médian de 12 mois, il tourne autour de 5 %. À la suite de ces résultats positifs, une étude comptant un plus grand nombre de patients et qui permettrait de commercialiser le produit devrait démarrer sous peu. ExCellThera, l’entreprise créée pour développer et éventuellement commercialiser UM171, teste aussi la molécule sur des patients atteints de myélome multiple.

UN MODÈLE QUI FONCTIONNE

Pour l’IRIC, les résultats prometteurs sur UM171 viennent montrer que le modèle de recherche de l’Institut fonctionne.

Le groupe se targue de compter sur « la plus grande équipe de biologistes et de chimistes qui font de la découverte de médicaments » en milieu universitaire au pays.

L’IRIC joue sur tous les tableaux, s’occupant autant d’élucider les causes des cancers par la recherche fondamentale que d’essayer d’amener des médicaments sur le marché. Fait intéressant, l’institut est né des cendres du laboratoire de Bristol-Myers-Squibb, à Candiac, qui a fermé ses portes en 2007. Dans le cas d’UM171, les chercheurs ont testé pas moins de 5280 molécules avant d’en trouver une qui parvenait à multiplier les cellules souches. 

« On a ensuite pris cette molécule et on a modifié sa structure pour la rendre plus active. On a synthétisé 400 versions différentes pour trouver la meilleure candidate », explique Anne Marinier.

C’est ce travail, amorcé il y a 10 ans, qui vient de faire ses preuves sur des patients. Et qui conduira peut-être, un jour, à un médicament homologué pour les greffes de sang de cordon.

http://www.lapresse.ca/

Cancer : quand de « vieux » médicaments deviennent un traitement d’avenir


Le cancer, une maladie qu’on est pas prêt à trouver le traitement pour qu’il disparaisse à tout jamais, il a trop de visages à combattre. En attendant, les chercheurs cherchent des nouveaux traitements pour les enfants que la chimiothérapie et la radiothérapie n’ont pas fait effet. Sans être certain de la réussite proche, ils croient qu’une thérapie ciblée, des médicaments mieux ajusté sont encourageante
Nuage

 

Cancer : quand de « vieux » médicaments deviennent un traitement d’avenir

 

Des cellules cancéreuses

Des cellules cancéreuses Photo : iStock

 

Alors que la chimiothérapie et la radiothérapie permettent de guérir la majorité des cancers pédiatriques, bien peu d’options existent pour traiter ceux pour qui ces thérapies ont échoué. Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, chercheurs et médecins travaillent sans relâche pour que leurs patients puissent bénéficier de nouvelles méthodes à la fine pointe de la technologie. L’une d’elles est très prometteuse et commence à porter fruit.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné, Les années lumières

À première vue, Laurent est un garçon de 12 ans comme les autres. Rien dans son énergie ne laisse présager qu’il est un survivant. Pourtant, il se bat depuis trois ans contre un cancer du foie très agressif, un cancer qui n’a commencé à régresser qu’après l’application d’une nouvelle forme de thérapie ciblée.

« Laurent nous a toujours dit qu’il espérait que les médecins inventent une pilule pour le guérir, explique sa mère, Hélène Tessier. On n’est pas exactement rendu là, mais c’est très proche et ça a beaucoup aidé. »

Laurent, 12 ans, et sa mère, Hélène Tessier

Laurent, 12 ans, et sa mère, Hélène Tessier Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné?

Bien qu’essentielles aux taux de survie actuels des patients, il arrive que la chimiothérapie et la radiothérapie ne viennent pas à bout de certains cancers. De plus, ces méthodes ne sont pas sans séquelles et peuvent entraîner des effets toxiques non négligeables. Depuis quelques années, les médecins tentent donc de mettre en place des traitements beaucoup plus précis et beaucoup moins pénibles que les thérapies conventionnelles.

Selon le Dr Michel Duval, médecin-pédiatre et chef du département d’hémato-oncologie de l’hôpital Sainte-Justine, ce sont surtout les enfants qui ont le plus à gagner de ces nouvelles méthodes.

Présentement, les patients pédiatriques chez qui la chimiothérapie et la radiothérapie n’ont pas fonctionné sont souvent atteints de cancers pour lesquels il est impossible de développer de nouveaux médicaments dans de grandes études pharmacologiques. Ces patients, trop peu nombreux, ne représentent qu’une petite fraction de l’ensemble des malades atteints du cancer. Par conséquent, beaucoup de médicaments sont d’abord développés pour les adultes.

Pour corriger la situation, la communauté médicale se tourne vers deux nouvelles voies très prometteuses. La plus connue reste l’immunothérapie et utilise les cellules du système immunitaire pour combattre directement le cancer.

Toutefois, une autre méthode suscite beaucoup d’intérêt. Il s’agit de l’oncogénomique, aussi appelée thérapie ciblée. L’objectif de cette technique est de trouver une faille dans le code génétique des cellules cancéreuses et de l’exploiter.

Depuis deux ans, plusieurs familles dont les enfants ne répondent pas aux traitements traditionnels ont été approchées par l’équipe du Centre de cancérologie Charles-Bruneau de l’hôpital Sainte-Justine.

La méthode étant encore expérimentale, les chances qu’elle guérisse ces malades restent faibles.

« Nous sommes au début d’une nouvelle sorte de traitement, explique le Dr Duval. La chimiothérapie a mis plusieurs décennies de perfectionnement pour arriver au taux de réussite actuel. Il faudra le même temps pour la thérapie ciblée, mais les résultats que nous avons obtenus sont très encourageants! »

Tout au long du processus, les médecins restent parfaitement transparents avec les familles en ce qui concerne les chances de réussite. Selon le docteur Henrique Bittencourt, médecin pédiatre impliqué dans ce projet, les proches acceptent de participer non seulement dans l’espoir d’une guérison, mais aussi à cause d’un grand esprit d’entraide entre les patients.

En plus de n’entraîner aucun risque – dans le cas de Laurent, ce dernier n’a eu qu’à se soumettre à une biopsie –, cette méthode fournit de l’information qui sera utile pour le traitement d’autres malades.

Le Dr Michel Duval, médecin-pédiatre au CHU Sainte-JustineLe Dr Michel Duval, médecin-pédiatre au CHU Sainte-Justine Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné?

Talon d’Achille d’une tumeur

Selon Daniel Sinnett, chercheur au Centre de cancérologie Charles-Bruneau de l’hôpital Sainte-Justine, préparer un traitement peut prendre entre neuf et dix semaines.

Des chercheurs vont d’abord analyser le code génétique des cellules cancéreuses afin de comprendre les rouages qui font progresser la maladie.

Des équipes de bio-informaticiens vont cartographier l’ADN tumoral et assembler une liste de mutations fonctionnelles. Ces dernières sont les mutations les plus importantes pour la progression du cancer. Il y en aurait entre cinq et dix par type de cellule cancéreuse.

Une fois les cibles établies, les scientifiques vont parcourir la littérature médicale à la recherche de quelque chose qui, à première vue, peut sembler étonnant : un médicament déjà existant et capable de s’attaquer à ces mutations.

Pour comprendre d’où provient un tel médicament, il faut savoir qu’il existe des millions de molécules thérapeutiques, chacune ayant la capacité de cibler un ou plusieurs mécanismes biologiques. Ces mécanismes peuvent être utiles à plusieurs cellules du corps, y compris les cellules cancéreuses.

Si, par exemple, un médicament a été développé pour bloquer des molécules importantes pour la progression de la maladie d’Alzheimer, et que les cellules cancéreuses d’un patient utilisent justement cette même molécule pour fonctionner, les chercheurs pensent qu’il serait possible d’utiliser ce médicament pour attaquer les cellules cancéreuses.

La version audio de ce reportage est disponible sur la page de l’émission Les années lumière sous le titre L’oncogénomique : Une nouvelle arme contre le cancer

Un parcours difficile

Bien que l’idée derrière la thérapie ciblée semble simple, fournir un tel médicament à un malade est un véritable parcours du combattant pour les médecins traitants.

Selon Daniel Sinnett, plusieurs embûches peuvent interrompre ce processus : il est d’abord possible qu’il n’y ait aucun médicament capable de cibler la mutation, soit parce que rien de tel n’a été découvert, soit parce que le médicament n’est plus fabriqué par la compagnie en possédant les droits, et donc, n’existe plus.

Si un tel médicament est disponible, il est aussi possible que sa posologie soit trop difficile à tolérer par un enfant, qui serait alors affecté par des effets secondaires dangereux. Le dernier problème d’accessibilité en est un de coût.

Étant donné que cette méthode est expérimentale et qu’aucun résultat n’est garanti, il arrive que les assurances publiques ou privées refusent d’en prendre la charge. Dans certains cas, les coûts de la médication peuvent atteindre les dizaines de milliers de dollars par mois, ce qui la rend inaccessible aux familles laissées dans cette situation.

Des résultats prometteurs

Une fois qu’un médicament sécuritaire est entre les mains des médecins, le patient fait face à plusieurs situations possibles.

« Dans certains cas difficiles à expliquer, il est possible que le médicament n’ait simplement aucun effet, explique le Dr Bittencourt. Il peut aussi avoir plusieurs résultats positifs. La tumeur peut se stabiliser, c’est-à- dire que le cancer arrête de progresser, mais sera toujours là. Il est aussi possible que l’on observe un recul temporaire de la maladie. Bien que les patients ne soient pas guéris, ce recul aide beaucoup à leur traitement et peut leur donner un moment de répit avant de reprendre des thérapies difficiles. »

Jusqu’à maintenant, sur les quelques dizaines d’enfants participant au projet, seuls deux ont bénéficié directement de la procédure, dont Laurent. Après deux transplantations d’organes, son cancer a produit des métastases dans ses poumons et ne répondait plus à la chimiothérapie.

Dès lors, sa famille s’est fait offrir la possibilité de lui faire suivre une thérapie ciblée expérimentale. Le médicament identifié a considérablement réduit la taille de ses tumeurs et permis de ralentir la progression de son cancer. Laurent est présentement suivi en radiothérapie pour les dernières phases de son traitement.

« J’ai pu retrouver ma vie d’enfant, nous a-t-il confié. J’ai pu retourner à l’école, voir mes amis et retrouver mon énergie. »

Le début d’une nouvelle ère

Même si le taux de réussite actuel est faible, la méthode n’en est pas moins prometteuse. Plusieurs hôpitaux à travers le Canada, dont l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital SickKids à Toronto et plusieurs centres à travers la Colombie-Britannique, travaillent sur différents projets pour combiner leurs ressources et perfectionner la thérapie ciblée.

Pour simplifier les tâches des équipes traitantes, ces derniers bâtissent actuellement une banque de données pour savoir quel médicament a été essayé pour quelle mutation et quel a été son effet.

L’hôpital Sainte-Justine a justement reçu, au mois de mai dernier, un don de 22 millions de dollars de la Fondation Charles-Bruneau, dont une partie de ce montant ira au développement des thérapies ciblées.

Selon Daniel Sinnett, « la thérapie ciblée va sûrement prendre son envol quand on va commencer à la jumeler avec des thérapies courantes ou avec l’immunothérapie, ce qui n’est pas fait en ce moment à cause des incertitudes entourant ces combinaisons ».

Dans un projet, les chercheurs voudraient que l’on séquence le génome des tumeurs de tous les enfants malades dès l’apparition du cancer, pour immédiatement préparer un plan B si la chimiothérapie ne fonctionne pas.

On ne trouvera pas de sitôt LE remède contre le cancer. Il s’agit d’un groupe de maladies extrêmement variées, et chaque tumeur est unique à un patient. L’essor de l’immunothérapie et de l’oncogénomique, combinées avec l’expertise des traitements actuels développée après des décennies d’efforts, permet d’espérer un jour guérir ces maladies avec des traitements sur mesure, un patient à la fois.

http://ici.radio-canada.ca/

L’immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer


Se peut-il que les années noires du cancer soient bientôt chose du passé. Il semble que la science a fait de grands pas dans ce domaine, en changeant de tactique pour affronter le cancer. Donner des forces pour mieux combattre
Nuage

 

L’immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer

 

Représentation d’une tumeur cancéreuse. Photo :  iStockphoto

L’immunothérapie, un traitement révolutionnaire dont les essais contre le mélanome ont été particulièrement concluants, pourrait représenter un espoir pour guérir d’autres types de cancers, ont estimé des scientifiques réunis à Chicago au Congrès mondial de cancérologie.

L’immunothérapie est un traitement qui consiste à stimuler le système immunitaire pour l’inciter à attaquer lui-même les cellules cancéreuses, plutôt que de s’en prendre directement aux tumeurs avec des produits chimiques.

« Le génie de cette approche consiste dans le fait qu’elle est plus sélective et qu’elle produit des rémissions durables pas seulement parmi une poignée de patients, mais chez un grand nombre souffrant d’un mélanome métastasé ce qui est vraiment révolutionnaire », a lancé lundi le Dr Steven O’Day, professeur adjoint de médecine à l’Université de Californie du Sud.

Selon une étude publiée fin 2013, 40 % des malades atteints de mélanome (cancer de la peau) invasif traités par immunothérapie n’ont pas montré de signe de la maladie sept ans après. Les trois essais cliniques prometteurs dévoilés lundi devraient encore permettre d’augmenter ce nombre.

Le professeur O’Day estime qu’il s’agit là d’une révolution. « Pour la première fois [grâce à cette thérapie] nous voyons des progrès significatifs contre d’autres types de cancers avec des tumeurs solides très difficiles à traiter », ajoute-t-il.

Lundi, un petit essai clinique a révélé une rémission sans précédent de deux jeunes femmes atteintes d’un cancer métastasé du col de l’utérus et traitées à l’aide de l’immunothérapie. La première patiente ne présente plus de trace de cancer depuis plus de deux ans et la seconde depuis un an.

Des percées récentes

L’idée de l’immunothérapie date d’il y a environ 100 ans, mais les essais se sont longtemps révélés décevants. Dans les dernières années, les médecins ont fait des percées importantes en utilisant des stratégies plus modernes : anticorps d’action ciblée, nouveaux vaccins et même thérapies cellulaires.

Approuvé en 2011 par l’Agence américaine des médicaments (FDA), l’anticorps Yervoy ou ipilimumab, a été la première immunothérapie à prolonger de façon significative la survie des malades avec un mélanome avancé, forme la plus mortelle du cancer de la peau.

Cette molécule dope le système immunitaire en bloquant l’activité d’une protéine appelée CTLA-4, utilisée par les cellules cancéreuses pour déjouer le système immunitaire.

L’anticorps Nivolumab, qui cible une autre protéine des cellules immunitaires appelée PD-1, a également obtenu des résultats encourageants pour d’autres formes de cancer avancé. Il a réduit les tumeurs chez 27 % des malades atteints d’un cancer du rein et de 18 % chez ceux souffrant d’un cancer avancé du poumon.

Développés par le laboratoire américain Bristol Meyers Squibbs, Yervoy et le Nivolumab auront bientôt plusieurs « compétiteurs ». Leurs résultats prometteurs ont déclenché une course parmi les grands groupes pharmaceutiques pour mettre au point d’autres molécules capable de bloquer la protéine PD-1 dans le système immunitaire.

Le marché potentiel de l’immunothérapie est estimé à quelque 35 milliards de dollars, selon des experts.

http://ici.radio-canada.ca

Des chercheurs montréalais piègent des cellules souches leucémiques


Peut-être une nouvelle ère pour des médicaments anticancéreux contre le cancer du sang se pointe à l’horizon. Les chercheurs ont pu mettre in vitro des cellules-souches de la maladie qui pourront probablement être mieux étudié
Nuage

 

Des chercheurs montréalais piègent des cellules souches leucémiques

 

Des fioles de sang.... (Photo The New York Times)

Des fioles de sang.

PHOTO THE NEW YORK TIMES

La Presse Canadienne
Montréal

Des chercheurs montréalais ont réussi à cultiver des cellules souches leucémiques en laboratoire, ce qui pourrait permettre d’accélérer le développement de nouveaux médicaments anticancéreux.

Cette percée a été réalisée par l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, en collaboration avec la Banque de cellules leucémiques du Québec de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Cette avancée ouvrirait la voie à l’identification de nouveaux médicaments anticancéreux pour contrer la leucémie myéloïde aiguë, une des formes les plus agressives de cancer du sang.

La prochaine étape serait maintenant d’étudier les mécanismes moléculaires qui contrôlent le maintien et la prolifération des cellules leucémiques ainsi que la résistance aux médicaments anticancéreux.

Les cellules souches situées dans la moelle osseuse servent à la production des cellules sanguines. Malheureusement, la dérégulation de ces cellules a souvent des conséquences désastreuses lorsque l’une d’elles développe des mutations qui la transforment en une cellule souche maligne dite «leucémique». Les cellules souches leucémiques sont également une des causes probables de rechute des patients, car elles sont particulièrement résistantes aux traitements anticancéreux.

Il était très difficile d’étudier efficacement la multiplication des cellules qui causent la leucémie, car elles perdaient rapidement leur caractère de cellules souches cancéreuses in vitro.

Les chercheurs ont identifié deux nouveaux composés chimiques qui, lorsqu’ils sont ajoutés au milieu de culture, peuvent maintenir les cellules souches leucémiques humaines fonctionnelles au moins sept jours in vitro.

L’étude a été publiée dans le journal scientifique Nature Methods.

http://www.lapresse.ca/

Dépister le cancer du col de l’utérus avec du vinaigre, c’est possible


A défaut d’avoir un dépistage du cancer du col de l’utérus faute de moyens, le vinaigre semble-il, serait salutaire pour un examen et sauver nombre de femmes
Nuage

 

Dépister le cancer du col de l’utérus avec du vinaigre, c’est possible

Illustration vinaigre

Illustration vinaigre SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Un vaste essai clinique a été mené en Inde…

Une technique simple et bon marché de dépistage du cancer du col l’utérus avec du vinaigre peut sauver des milliers de vies de femme dans les pays pauvres, révèle un vaste essai clinique effectué en Inde dont les résultats sont présentés dimanche aux Etats-Unis.

Cette étude menée pendant 15 ans parmi 150.000 femmes indiennes de 35 à 64 ans qui ont été examinées une fois tous les deux ans, indique une réduction de 31% de la mortalité résultant d’un cancer du col utérin grâce à cet examen, ont précisé ces chercheurs dans une présentation à la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).

Ils estiment que ce simple test pourrait sauver chaque année 22.000 vies en Inde et 73.000 vies dans d’autres pays à bas revenus où le cancer du col de l’utérus est une des principales causes de mortalité chez les femmes. Dans ces pays, il y a très peu ou pas d’accès au test Pap, la procédure normale de détection de ce cancer dans le monde industrialisé. Il consiste à détecter par prélèvement des changements dans les cellules du col utérin susceptibles de devenir cancéreuses.

Le cancer du col de l’utérus est évitable

Mais la méthode de détection visuelle du cancer utérin testée en Inde est à la portée de tous en utilisant du vinaigre, de la gaze et une lampe halogène qui requiert une simple formation des personnels infirmiers ou de travailleurs médicaux qualifiés.

«Nous espérons que les résultats de cette étude auront un important effet pour réduire le fardeau du cancer du col de l’utérus en Inde et dans le monde», a déclaré le Dr Surendra Srinivas Shastri, professeur de cancérologie préventive au Tata Memorial Hospital à Bombay, principal auteur de cette étude.

«Il s’agit du premier essai clinique pour identifier une stratégie de dépistage de ce cancer qui permet de réduire la mortalité et pouvant être mise en oeuvre aisément à large échelle en Inde et dans les autres pays en développement», a-t-il expliqué.

«Nous travaillons déjà avec les autorités de la santé des Etats et au niveau national en Inde pour rendre cette technique de dépistage et l’éducation médicale accessible à toutes les femmes dans le pays», a indiqué ce cancérologue.

Les 150.000 femmes recrutées pour cette étude n’avaient pas d’antécédents de cancer du col utérin. La moitié a subi un examen biennal avec le vinaigre et l’autre moitié aucun test ce qui est la norme en Inde. L’incidence de cancer utérin a été comparable dans les deux groupes, 26,5 pour 100.000 chez celles soumises au dépistage et 26,7 pour 100.000 chez les autres. Mais le test a permis une réduction de 31% du taux de mortalité. Le cancer du col de l’utérus qui est évitable, est responsable de 275.000 décès pas an dans le monde dont 80% sont enregistrés dans les pays en développement.

http://www.20minutes.fr

Elles se réfugient dans une grotte pour fuir les antennes relais


Je crois aussi que les champs électromagnétiques auquels nous sommes confrontés a des répercussions sur notre santé mais il est difficile aujourd’hui, de se passer des antennes qui nous assurent les cellulaires, internet et tout cette technologies que nous avons a porter de la main. Une zone blanche serait peut-être quelques chose a envisager
Nuage

Elles se réfugient dans une grotte pour fuir les antennes relais

Bernadette Touloumond (D) et Anne Caudain, souffrant d'électro-hypersensibilité, le 24 octobre 2011, dans la grotte à Saint-Julien-en-Beauchêne où elles vivent.

Deux femmes souffrant d’électro-hypersensibilité s’apprêtent à passer l’hiver sans chauffage ni électricité, dans une grotte reculée des Hautes-Alpes, afin d’échapper aux ondes des téléphones portables et d’internet.

Au fond de la cavité à laquelle on n’accède que par une échelle, Anne Cautain et Bernadette Touloumond ont installé sur un parquet de fortune deux lits, une petite table sur laquelle ont été déposées des bougies rapidement consumées et un réveil mécanique, pour "ne pas se laisser aller".

"Cela fera bientôt mon troisième hiver ici, pourtant croyez-moi, je préférerais être dans une maison au coin du feu", affirme dépitée Anne Cautain, blottie sous plusieurs couches de pulls, alors que la température dans la grotte ne dépasse guère les 10°C.

Souffrant de "brûlures dans le crâne et sur la peau", cette femme de 55 ans explique avec détails comment un jour de janvier 2009, alors qu’elle était agent technique dans une université de Nice, sa vie s’est transformée en celle d’un "animal traqué".

Tout était bon pour tenter de se protéger des radiofréquences, sources de "maux de tête insupportables", qui la conduisent à dormir dans le coffre d’une voiture, une cave de restaurant, en passant par des parkings souterrains et les champs de la campagne bourguignonne.

L’association Robin des Toits, qui milite pour la reconnaissance de la maladie, estime à quelques dizaines les cas extrêmes "d’intolérance" dont souffrent les deux femmes, mais affirme qu’environ 3% de la population française souffrirait d’électro-hypersensibilité (EHS).

"Aucune preuve scientifique d’une relation de causalité entre l’exposition aux radiofréquences et l’hypersensibilité électromagnétique n’a pu être apportée", objecte l’Agence nationale de sécurité sanitaire dans un rapport de 2009, qui ne conteste cependant pas "la réalité du vécu de ces personnes".

Professeur en cancérologie à l’université Paris-Descartes, Dominique Belpomme assure au contraire que des études cliniques ont prouvé les effets des champs électromagnétiques sur la santé. Il regrette toutefois l’attitude "marginale" adoptée par Anne Cautain et Bernadette Touloumond.

"Je ne doute pas de leur souffrance, mais il existe des traitements comme les antihistaminiques pour les soulager. Encore faudrait-il qu’elles viennent me consulter", déclare le médecin.

"Je me suis déjà rendue à Paris, mais je ne m’en suis jamais remise à cause des innombrables antennes relais qui jalonnaient le parcours", avance Anne Cautain, préférant aujourd’hui se soigner avec des méthodes naturelles.

Entreposées dans des cagettes soigneusement rangées à l’entrée de la grotte, les courges, pommes et poires issues de la culture biologique sont "érigées comme une thérapie destinée à nous aider à tenir le coup", affirment les deux femmes, qui refusent d’être considérées comme des marginales.

"Quand je me suis trouvée dans cette grotte, je me suis demandé ce que j’avais fait pour en arriver là, je n’arrivais pas à y croire", relate Bernadette Touloumond, hôtesse de l’air pendant 25 ans à Paris, réfugiée depuis quelques mois dans la grotte de Beaumugne.

"On m’a traitée de folle, j’ai perdu la plupart de mes amis, ma famille a du mal à comprendre et je sais aujourd’hui que je ne pourrai pas retourner dans des musées", regrette la sexagénaire aux cheveux soigneusement tirés en arrière.

Les deux femmes réclament la création en urgence de "zones blanches", même si elles savent que leur demande va à l’inverse de la tendance visant à couvrir l’intégralité du territoire français par les réseaux de téléphonie mobile.

© 2011 AFP

http://actualites.ca.msn.com