Une centaine de cas de cancer chez les pompiers


Être pompier est une des professions les plus importantes dans nos villes. Leur travail n’est plus comme autrefois, ou il n’y avait que la fumée dense et le feu à se méfier. Aujourd’hui les matériaux informatiques, les plastiques, bois traités bref tout ce qui rend la fumée encore plus nocive autant directement chez les pompiers et les contaminants qui se retrouvent sur leurs vêtements et outils qui peuvent engendrer entre autres le cancer du poumon, vessie et du rein.
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Une centaine de cas de cancer chez les pompiers

 

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté... (Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la CNESST pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

Une centaine de cas de cancer ont été recensés chez les pompiers montréalais depuis 2002 en raison de leur exposition à des fumées nocives en combattant des incendies. Estimant que ses sapeurs font face à des risques accrus devant la prolifération des substances nocives, le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) introduira de nouvelles mesures en 2018 pour réduire la contamination.

Les incendies que les pompiers doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes dégageant des fumées nocives en brûlant.

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

Du lot, 87 demandes ont récemment été acceptées, tandis que 14 ont été refusées. Huit autres cas sont toujours en attente d’une décision. Les principaux cas reconnus touchent le cancer de la vessie (24), du rein (20) et du poumon (16). Ces informations ont été compilées par le SIM en vue du témoignage de son directeur, Bruno Lachance, devant la Commission de la sécurité publique, le 13 mars.

En 2010, une recherche de l’Institut atlantique de recherche sur le cancer confirmait le risque de cancer auquel s’exposent les pompiers dans leur travail.

En fait, les incendies qu’ils doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes. Ceux-ci dégagent en effet des fumées nocives en brûlant.

Les sapeurs se trouvent exposés de diverses façons, que ce soit en inhalant la fumée ou en entrant en contact avec des matériaux contaminés, comme leurs habits ou leurs outils.

Reconnaissance tardive au Québec

Le Québec a été l’une des dernières provinces à reconnaître les risques de cancer auxquels les pompiers s’exposent.

C’est seulement depuis avril 2016 qu’une demi-douzaine de cancers a été ajoutée à la liste des lésions professionnelles associées à ce métier. Ce changement faisait suite à plusieurs jugements de tribunaux québécois qui avaient reconnu des cancers liés au travail de sapeurs.

« Le Québec affichait un retard important en la matière », reconnaît le SIM.

Dans sa présentation, le 13 mars, le directeur Bruno Lachance exposera les efforts déployés par le SIM depuis 2016 pour contrer les contaminants et ainsi prévenir les risques de cancer.

Le corps de sapeurs a notamment contribué aux travaux de la CNESST pour publier un guide des bonnes pratiques pour l’entretien des habits de pompiers. Le SIM a de plus instauré une « politique de tolérance zéro » rendant obligatoire le port de la tenue intégrale de combat, dont la partie faciale de l’appareil respiratoire.

« Aucun pompier ne peut oeuvrer sans être muni de sa partie faciale sous air lors d’une intervention », précisera le directeur du service.

Les pompiers doivent prendre une douche et changer de vêtements après chaque intervention au feu.

Nouvelle procédure

Le SIM compte aller plus loin en 2018 en matière de prévention en mettant en place une nouvelle procédure de décontamination sur les lieux des incendies.

Après toute intervention au feu, les pompiers devront ainsi désormais faire un « nettoyage de routine » de leurs habits sur place ou dès le retour à la caserne. Tout résidu devra être enlevé avec l’aide d’une brosse, en rinçant à l’eau ou en utilisant du détergent si nécessaire.

Le SIM procédera également à un « nettoyage avancé » une fois par an. Les habits seront alors confiés à des firmes professionnelles pour effectuer cette tâche en profondeur.

« Les temps ont bien changé quant à la fierté d’être enfumé, d’être enduit de suie, ainsi qu’à l’image du pompier au feu en héros noirci », exposera le SIM.

En plus de leurs habits, les pompiers devront désormais se méfier de leurs véhicules. Sur les lieux d’un incendie, les sapeurs devront ainsi veiller à ne plus ouvrir les fenêtres de leurs camions. Ils devront de plus nettoyer l’intérieur de la cabine après toute intervention au feu. Et ce, en utilisant des gants et un masque filtrant les particules. Les outils utilisés lors des interventions devront aussi être nettoyés après utilisation.

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Le Saviez-Vous ► 7 erreurs qui mettent vos reins en péril


Il est important de prendre soin de nos organes. Prévenir des maladies du rein en fait partie, et nous serions peut-être surpris d’apprendre que certaines choses peut endommager les reins
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7 erreurs qui mettent vos reins en péril

 

Si vos reins ne fonctionnent pas comme il faut, vos risques d’infarctus ou d’AVC risquent d’augmenter.

PAR MARISSA LALIBERTE

Danger pour les reins : Vous aimez les aliments préparés

 

La plupart des aliments préparés sont chargés sodium, ce qui, non seulement, est mauvais pour votre cœur, mais peut entraîner des problèmes aux reins. Si vous présentez des signes que vous mangez trop de sel, votre corps doit éliminer celui-ci dans l’urine ; il élimine aussi en même temps du calcium. Et si vous avez trop de calcium dans l’urine, vous risquez de faire des calculs rénaux, explique le Dr James Simon, néphrologue à la clinique Cleveland.

Le Guide alimentaire canadien recommande de ne pas dépasser 2 300 mg de sodium par jour ; or les Canadiens en consomment environ 3 400 mg quotidiennement. Lisez les étiquettes nutritionnelles sur les produits que vous achetez et vous serez surpris de voir à quel point la quantité de sodium que vous ingérez augmente rapidement.

« Les gens s’arrêtent aux glucides, aux gras et calories, et ne prennent pas la peine de lire le contenu en sodium », remarque le Dr Simon.

Dangereux pour vos reins, vous ne contrôlez pas votre hypertension

L’hypertension est mauvaise pour l’organisme tout entier, et ceci inclut les reins.

« Les reins sont essentiellement un ensemble de vaisseaux sanguins muni de drains pour évacuer l’urine, explique le Dr Simon. Si vous faites de l’hypertension dans vos gros vaisseaux sanguins, vous en faites aussi dans les plus petits. »

Une hypertension non contrôlée peut endommager les veines qui mènent aux reins et léser ces organes.

Vous fumez toujours, ce qui est mauvais pour vos reins

Si vous croyez que le cancer du poumon est la seule raison de laisser tomber la cigarette, pensez-y à deux fois. Une étude de 2012 a montré que l’arrêt du tabac pendant 16 ans ou plus diminue de 40 % le risque de carcinome à cellules rénales, la forme la plus courante de cancer du rein chez les adultes. De plus, le tabagisme peut endommager les vaisseaux sanguins et augmenter votre risque d’hypertension.

Le Dr Simon explique : « voilà une autre raison qui prouve que fumer est mauvais pour l’organisme ».

Vous ne buvez pas quand vous avez soif

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas nécessaire de boire huit pleins verres d’eau par jour pour que vos reins fonctionnent de façon optimale. Si vous vous contentez de quatre à six verres d’eau par jour, vos reins fonctionneront plutôt bien, dit le Dr Simon. Mais un verre ou deux ne suffit pas pour vidanger votre système et contrôler les taux de sodium, sans compter que la déshydratation fait baisser la pression artérielle.

« Les reins sont très sensibles au flux sanguin, explique le Dr Simon. La déshydratation entraîne une baisse de la pression sanguine et l’apport sanguin aux reins chute. »

On peut être un peu déshydraté de temps en temps, mais buvez suffisamment quand vous faites de l’exercice ou que vous passez du temps dehors par temps très chaud, recommande-t-il.

Vous prenez continuellement des analgésiques

Méfiez-vous : ne prenez pas trop de médicaments en vente libre pour la douleur chronique. Les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), comme l’ibuprofène et l’aspirine, diminuent le flux sanguin vers les reins et entraînent des lésions, parce qu’ils ont une toxicité directe sur ces organes, explique le Dr Simon. Sans compter que les analgésiques peuvent entraîner une maladie inquiétante.

Bien sûr, prenez-en si vous faites une terrible céphalée, mais les AINS pris trop souvent augmentent les risques de problèmes rénaux, « en particulier chez les sujets qui en consomment quotidiennement pendant de longues périodes », dit le Dr Simon.

Si vous avez déjà des lésions rénales, il vous recommande d’éviter tous les AINS.

Vous croyez que les suppléments nutritionnels sont sûrs

Ce n’est pas parce qu’un produit est dit « naturel » qu’il est bon pour vous.

« De nombreuses plantes médicinales sont nocives », selon le Dr Simon.

Par exemple : l’acide aristolochique dérivé d’une plante peut entraîner des lésions rénales. Santé Canada et la FDA recommandent de ne pas utiliser de produits contenant de l’Aristolochia (aristoloche), Asarum (gingembre sauvage) ou Bragantia, parce qu’ils contiennent probablement cet acide. À l’exception des multivitamines, vérifiez toujours avec votre médecin avant de prendre toute forme de supplément, avertit le Dr Simon.

Vous prenez du poids

Il n’y a là rien de surprenant : les kilos en trop sont durs pour le corps. Le surpoids augmente le risque de diabète de type 2, qui entraîne la probabilité de maladie rénale. Les problèmes d’insuline qui accompagnent les diabètes de type 1 et de type 2 peuvent causer une inflammation et des lésions rénales, explique le Dr Simon.

« Les diabétiques doivent passer régulièrement des tests de fonction rénale et d’urine. »

Et pour ne pas devenir diabétique, commencez par ces exercices pour les personnes en surpoids.

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Les antibiotiques font dérailler des traitements anticancéreux


En immunothérapie, il est observé que les antibiotiques pouvaient diminuer la réponse aux traitements pour certains cancers. Non pas qu’il faut enrayer les antibiotiques en cas de nécessité, il fallait trouver le pourquoi ! La réponse est que les antibiotiques éliminent certaines bonnes bactéries dont l’une d’elles serait importante pour la réussite du traitement en immunothérapie.
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Les antibiotiques font dérailler des traitements anticancéreux

 

Le docteur Bertrand Routy ouvrira un nouveau laboratoire au Centre de recherche du CHUM afin d’effectuer des tests sur des patients qui reçoivent l’immunothérapie.

PHILIPPE MERCURE
La Presse

L’immunothérapie est la nouvelle arme de prédilection des médecins contre certains cancers. Or, des chercheurs viennent de montrer que son efficacité pouvait être sapée par de simples… antibiotiques.

Et dès janvier, un nouveau laboratoire sera créé au CHUM pour en savoir plus sur cette découverte qui risque de changer les pratiques médicales.

En caractérisant le microbiote intestinal de patients - l'ensemble des... (PHOTO THIERRY MEYLHEUC, FOURNIE PAR L’INRA) - image 1.0

En caractérisant le microbiote intestinal de patients – l’ensemble des microorganismes qui vivent dans nos entrailles -, les chercheurs ont découvert qu’une bactérie en particulier est essentielle au succès de l’immunothérapie.

PHOTO THIERRY MEYLHEUC, FOURNIE PAR L’INRA

Imaginez que vous êtes médecin. Votre patient, atteint d’un cancer et affaibli, a contracté une petite infection urinaire. Avant de lui faire subir un traitement anticancéreux éprouvant, hop ! vous lui prescrivez un antibiotique pour qu’il soit dans la meilleure forme possible pour sa thérapie.

Le raisonnement est logique et abondamment appliqué – pas moins d’un patient sur cinq atteint du cancer consomme des antibiotiques. Or, la stratégie est peut-être à revoir. Selon une étude publiée cette semaine dans la prestigieuse revue Science, les antibiotiques peuvent faire dérailler les traitements d’immunothérapie, technique de pointe utilisée depuis quelques années, qui remplace la chimiothérapie contre certains cancers avancés du poumon, du rein et de la vessie.

« L’idée n’est pas d’être contre les antibiotiques – quand un patient souffre d’une infection bactérienne, il a besoin d’antibiotiques. Mais il faut s’assurer de donner les antibiotiques pour les bonnes raisons et de comprendre les conséquences », explique le docteur Bertrand Routy, médecin hématologue au laboratoire « immunologie des tumeurs et immunothérapie » à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, en France, et à l’Université Paris-Sud – Institut Gustave-Roussy.

La recherche vient expliquer, au moins en partie, pourquoi certains patients ne répondent pas à l’immunothérapie, pourtant considérée comme une révolution dans le traitement du cancer.

Elle s’appelait Akkermansia

C’est d’abord en étudiant les souris que les scientifiques ont découvert que celles qui prenaient des antibiotiques répondaient mal à l’immunothérapie. Voyant cela, le Dr Routy a eu l’idée de vérifier si la même chose se produisait chez les patients humains. En examinant les dossiers de 249 personnes traitées par immunothérapie, il a effectivement découvert que la prise d’antibiotiques avait un effet négatif sur la survie.

Comment un antibiotique peut-il faire dérailler un traitement contre le cancer ? En gros, parce qu’il tue de bonnes bactéries se trouvant dans notre système digestif.

Et pour savoir lesquelles, les chercheurs sont allés fouiller, littéralement, dans les selles des patients.

En caractérisant leur microbiote – l’ensemble des microorganismes qui vivent dans nos entrailles -, ils ont découvert qu’une bactérie en particulier est essentielle au succès de l’immunothérapie. Son nom : Akkermansia muciniphila. Pour prouver leur thèse, les chercheurs ont même créé des souris sans microbiote et leur ont greffé celui de patients qui répondaient mal aux traitements d’immunothérapie. Les souris, elles aussi, répondaient mal à la thérapie. Mais si on leur administrait Akkermansia muciniphila, l’immunothérapie reprenait du mordant contre le cancer.

Un labo à Montréal

La suite ? Bertrand Routy rêve déjà à des tests de selles qu’on ferait passer aux patients Hop ! Une pilule qui en contient, et le problème est réglé !avant leur traitement d’immunothérapie. La fameuse Akkermansia muciniphila ne s’y trouve pas ? Avant d’en arriver là, cependant, il faudra faire plus de tests sur les patients. Et c’est à Montréal qu’ils seront faits. Bertrand Routy, Français d’origine qui a grandi au Québec, mais est retourné en France pour y faire un doctorat, sera de retour en janvier pour ouvrir un nouveau laboratoire au Centre de recherche du CHUM à cet effet.

Le Dr Routy vérifiera si d’autres bactéries, outre Akkermansia muciniphila, sont liées au succès de l’immunothérapie. Et il en administrera à des patients atteints de cancer du poumon, du rein, de la vessie et du foie pour documenter leur effet.

« Ce qui est beau avec cette découverte, c’est qu’elle a le potentiel de changer la pratique médicale très rapidement, souligne le Dr Routy. Ce n’est pas qu’un truc de souris qui n’intéresse pas grand monde ! »

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Immunothérapie

Administrée depuis quelques années seulement sur certains patients, l’immunothérapie est une toute nouvelle approche contre le cancer. Plutôt que d’utiliser des médicaments puissants pour attaquer le cancer, comme le fait la chimiothérapie, l’immunothérapie vise à stimuler ou renforcer le système immunitaire du corps pour qu’il puisse mieux trouver et attaquer les cellules cancéreuses. Le traitement est pour l’instant utilisé contre le mélanome métastatique et certains cancers du poumon, du rein et de la vessie.

En sachant que 70 % de nos cellules immunitaires se trouvent dans notre système digestif, on comprend mieux l’importance d’avoir un microbiote en santé pour que l’immunothérapie fonctionne. Les chercheurs croient que la bactérie Akkermansia muciniphila « encourage » certaines cellules immunitaires à quitter le tube digestif pour aller attaquer les tumeurs.

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