Neuf personnes sur dix respirent un air pollué


La Terre est tellement polluée que cette pollution tue chaque année environs 7 millions de personnes. Il faut compter aussi qu’avec la pollution, on ajoute les tempêtes sable qui n’aident pas. Ce sont surtout les pays à faibles revenus qui subissent le plus des conséquences de la mauvaise qualité de l’air.
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Neuf personnes sur dix respirent un air pollué

 

Sur cette photo de décembre 2016, la tour... (Thomas SAMSON, AFP)

Sur cette photo de décembre 2016, la tour Eiffel, à Paris, dans le smog et la pollution.

THOMAS SAMSON, AFP

 

Agence France-Presse

Plus de 90 % de la population mondiale respire un air ambiant pollué, a averti mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime que la pollution est responsable de sept millions de morts chaque année.

« Au cours des 6 dernières années, les niveaux de pollution de l’air ambiant sont restés élevés et plus ou moins stables, avec des concentrations en baisse dans certaines régions d’Europe et des Amériques », relève l’OMS dans un communiqué.

« 9 personnes sur 10 respirent de l’air contenant des niveaux élevés de polluants », pointe l’agence de l’ONU, un chiffre inchangé depuis la publication du dernier rapport de l’OMS à ce sujet il y a deux ans.

« La pollution de l’air nous menace tous, mais ce sont les personnes les plus pauvres et les plus marginalisées qui portent le poids du fardeau », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.

« On ne peut pas accepter que plus de 3 milliards de personnes – surtout des femmes et des enfants – continuent de respirer tous les jours des fumées mortelles émises par des fourneaux et des combustibles polluants à l’intérieur de leurs habitations », a-t-il ajouté.

Les conclusions de l’OMS s’appuient sur la qualité de l’air observée dans plus de 4300 villes dans 108 pays (soit 1000 villes de plus que lors du dernier rapport).

D’après ces données, environ 7 millions de personnes meurent chaque année des suites de l’exposition aux particules fines qui pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui cause des affections comme les accidents vasculaires cérébraux, les problèmes cardiaques et le cancer du poumon.

L’activité humaine ne constitue pas la seule source de pollution de l’air. Les tempêtes de sable, en particulier dans les régions situées à proximité d’un désert, ont aussi une influence sur la qualité de l’air, selon l’OMS.

Selon le rapport, plus de 90 % des décès liés à la pollution se produisent dans les pays à revenus faibles ou moyens, principalement en Asie et en Afrique.

Les statistiques montrent également que les lieux où les niveaux de pollution de l’air ambiant sont les plus élevés se trouvent au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est, avec des moyennes annuelles de pollution qui dépassent souvent plus de 5 fois les limites fixées par l’OMS. Ce sont ensuite les villes à revenu faible ou intermédiaire d’Afrique et du Pacifique occidental qui sont les plus concernées.

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Le Saviez-Vous ► Danger du sucre : 25 raisons qui prouvent ses méfaits sur votre santé


Le sucre, il en a partout sous différentes formes et sous différents noms. Il est donc difficile de tous les trouver. Il peut être la cause de diverses maladies en plus de l’embonpoint. Vouloir remplacer le sucre par des substituts n’est pas non plus une solution. Le mieux est de mieux choisir nos aliments et boissons pour diminuer notre apport en sucre
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Danger du sucre : 25 raisons qui prouvent ses méfaits sur votre santé

 

Lorsque vous en consommez, son petit goût plaisant vous fait oublier le danger du sucre. Mais sachez qu’il peut être extrêmement dommageable pour votre santé : voici pourquoi.

 PAR SYDNEY LONEY

 

Il malmène votre cœur

 

Les chercheurs de l’Université Harvard ont suivi des milliers d’adultes américains sur une période de 15 ans, et ont découvert que ceux qui consomment 25% ou plus de leur apport quotidien de sucre ajouté ont deux fois plus de chance de mourir d’une maladie cardiaque que ceux qui s’en tiennent à 10% ou moins par jour.

La plus grande source de sucre?

  • les breuvages sucrés
  • les boissons fruitées
  • les aliments à base de grains comme les muffins
  • les desserts lactés comme la crème glacée

« Sans sucre ajouté » ne signifie pas « santé »

Même si l’emballage indique « jus à 100% », cela ne signifie pas qu’il faut tout boire d’un coup. Le breuvage ne contient peut-être pas d’édulcorant ajouté, mais le sucre naturel qu’on y retrouve est bien plus concentré que ce que vous pourriez trouver dans un morceau de fruit. Contrairement aux oranges et aux pommes qui contiennent un haut taux de fibres, les jus proposent des calories vides et une valeur nutritionnelle minimale.

L’abus de sucre est lié à la démence

En 2017, des chercheurs de l’Université de Bath ont découvert un lien moléculaire entre les régimes sucrés et les causes de l’Alzheimer. Ils ont ainsi découvert que la glycation – une réaction naturelle dans laquelle le glucose agit sur les cellules – cause des dommages à une enzyme qui permet de réduire l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau, une des caractéristiques de la maladie.

Le sucre n’excitera pas vos enfants, il fera pire que cela!

 

Une étude parue dans le Journal of the American Medical Association démontre que le sucre n’affecte pas le comportement des enfants.

« Ce pourrait tout simplement être la résultante de l’environnement où la nourriture est consommée (une fête par exemple), qui rendrait les enfants plus excités », selon Andrea D’Ambrosio, nutritionniste de Kitchener-Waterloo en Ontario.

Toutefois, le sucre augmente leur pression sanguine et leur taux de cholestérol. Une étude de 2016 sur l’obésité montre qu’en réduisant la quantité de sucre consommée par un enfant pendant 9 jours, les taux reviennent à la normale. Il faut faire attention au sucre qui bousille le cerveau.

Du sucre caché dans les collations

Smoothies : un demi-litre du précieux liquide contient de 30 à 80 grammes de sucre (une tablette de chocolat Hershey en contient 24).

Assortiment de fruits secs : toujours avoir un sac de fruits secs sous la main peut paraître un choix santé, mais 25% des marques commerciales contiennent jusqu’à 16 grammes de sucre par sachet.

Yogourt : un pot individuel de yogourt aux fruits peut contenir jusqu’à 22 grammes de sucre. Si vous y ajoutez des céréales granolas, vous faites monter ce chiffre à 28. Pourquoi ne pas opter pour le yogourt grec ? Découvrez 25 recettes pour vous régaler.

Vinaigrette : une salade comme repas s’avère être un choix judicieux… à moins de choisir la mauvaise vinaigrette. Certaines marques proposent des vinaigrettes françaises ou aux framboises qui contiennent plus de 5 grammes de sucre pour 2 cuillerées à soupe.

Gruau : Du gruau aromatisé semble être un bon choix santé pour les matins pressés, mais chaque sachet peut contenir jusqu’à 12 grammes de sucre. Doublez le chiffre si vous y ajoutez une cuillère à soupe de cassonade.

13 sachets de 5 livres

C’est la quantité de sucre que consomme en moyenne un Américain au cours d’une année, sans s’en apercevoir la plupart du temps. L’American Heart Association recommande que les hommes ne consomment pas plus de 9 cuillères à café (36 grammes) de sucre ajouté par jour (soit l’équivalent d’une barre de chocolat sucré) et pas plus de 6 (24 grammes) pour les femmes. Nous consommons en moyenne 19,5 cuillères à café (78 grammes) de sucre par jour… Voici des alternatives pour réduire votre consommation.

Un expert affirme que vous devez diminuer votre consommation – immédiatement!

Laura A. Schmidt, professeure à l’Université de Californie à San Francisco, s’inquiète des dommages causés par le sucre à notre organisme.

 C’est pourquoi elle est aujourd’hui chercheuse en chef pour SugarScience, un site universitaire créé dans le but d’être « la source incontestée de recherche et de documentation sur le sucre et ses impacts sur la santé ». Son conseil : «Avec tout ce que l’on peut lire de négatif sur le sucre, devrions-nous nous tourner vers autre chose?»

Les preuves s’accumulent contre la saccharine, l’aspartame et le sucralose. Certaines études démontrent que ces édulcorants causent du tort au microbiome que l’on retrouve dans les intestins. On les associe également au gain de poids et à l’intolérance au glucose – deux éléments pour lesquels on se tourne pourtant vers ce type de produit!

Comment faites-vous pour éviter de consommer ces sucres ajoutés qui s’immiscent dans notre alimentation? Je n’en ai tout simplement pas à la maison. Évacuez tout cela de votre environnement. Une fois que vous commencez à couper, vous perdrez cette envie de sucre. C’est une habitude liée au palais, et ça ne prendra pas beaucoup de temps pour s’en débarrasser. Vous remarquerez que vous serez soudainement capable de goûter le sucre naturel dans les aliments non transformés, et vous trouverez la nourriture transformée déplaisante.

Le sucre est aussi mauvais pour votre foie que l’alcool

Contrairement à d’autres formes de sucre, le fructose est transformé dans le foie. Bien qu’il se trouve dans sa forme naturelle dans les fruits, nous en consommons beaucoup trop en raison de notre amour de la nourriture contenant des édulcorants, ce qui augmente le nombre de maladies du foie non liées à l’alcool. Une preuve visible : le ventre de sucre (oui, comme le ventre de bière!). Comment cela survient-il? Le foie divise l’excédent de fructose en globules gras qui entament alors leur périple dans nos vaisseaux sanguins pour s’accumuler dans nos organes internes et dans le ventre. À l’instar des dommages causés par l’alcool, cela cause de l’inflammation et des cicatrices.

« C’est l’une des principales causes de la greffe du foie », indique la professeure Schmidt.

Les édulcorants « santé » ne sont pas meilleurs pour vous

Ceux qui tentent de couper dans leur consommation de sucre sont parfois attirés par les bienfaits antioxydants du sirop d’érable ou le pouvoir de guérison du miel. C’est une erreur.

Selon la nutritionniste Andrea D’Ambrosio, « le sucre n’ajoute pas une quantité intéressante d’ingrédients autres. Du sucre, c’est du sucre, alors il vaut mieux l’utiliser avec parcimonie, quelle que soit la forme sous laquelle il se présente ».

35 cuillères à café

L’adolescent moyen canadien consomme environ 172 grammes de sucre par jour, selon le Canadian Community Health Survey. Le plus grand responsable chez les 9-18 ans? Les boissons gazeuses. La surconsommation de sucre est directement liée au gain de poids, au diabète de type 2, à l’apparition de caries et à un haut taux de cholestérol chez les enfants. Au cours des 30 dernières années, le taux d’obésité chez les jeunes a triplé, selon les plus récents chiffres gouvernementaux.

Sucre et cellules cancéreuses

Une étude de l’Université du Texas à Dallas montre qu’un lien existe entre le sucre et les cellules cancéreuses du carcinome, qui sont difficiles à traiter et sont responsables du quart des cancers du poumon. Toujours selon l’étude, quatre types de cellules cancéreuses se « nourrissent » de sucre.

4,6

À l’instar d’un fumeur régulier, c’est le nombre d’années que vieillira prématurément votre corps si vous buvez un breuvage sucré de 20 onces tous les jours.

Le sucre pourrait vous tenir éveillé toute la nuit

Une étude du Journal of Clinical Sleep Medicine datant de 2016 démontre que la consommation d’une quantité appréciable de sucre (et de gras saturés, tout en délaissant les fibres) est directement associée à des nuits de sommeil agité et de mauvaise qualité.

Nous buvons trop de sucre liquide

 

Bonne nouvelle : nous buvons moins de boissons gazeuses. Les ventes de tels produits sont à leur plus bas depuis les 30 dernières années. Mauvaise nouvelle : les boissons de remplacement ne sont guère mieux. Les ventes d’eau aromatisée, de cafés et thés prêts à boire, de boissons énergétiques ou « sportives » sont en expansion. Chaque canette de boisson énergétique contient environ 30 grammes de sucre. Ce chiffre monte à 40 pour les boissons sportives, et 45 pour un café au lait (café latte). Voici 4 façons faciles de couper dans le sucre.

Le sucre s’en prend à votre cholestérol

Une étude de 2010 auprès de 8 495 Américains adultes publiée dans le Journal of the American Medical Association démontre que lorsqu’il y a augmentation de la consommation de sucre chez un individu, son taux de bon cholestérol descend, amplifiant ainsi le risque de maladie cardiovasculaire. Les femmes seraient plus sensibles à l’augmentation du taux de mauvais cholestérol lorsqu’elles consomment du sucre, dans la nourriture ou les liquides.

74%

C’est le pourcentage de nourriture « emballée » dans laquelle on retrouve du sucre ajouté, selon une étude parue dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, qui a passé au peigne fin plus de 85 000 aliments vendus aux États-Unis.

Le sucre peut vous rendre triste

Terminer une mauvaise journée en vous attaquant à un pot de crème glacée Ben & Jerry’s pourrait empirer la situation. En 2015, des chercheurs du Columbia University Medical Center ont découvert que les femmes en post-ménopause qui consomment beaucoup de sucre et de grains raffinés ont plus de chance de souffrir de dépression, alors que ce risque décroît chez celles qui mangent plus de grains entiers, de légumes et de fruits non transformés. Voici ce qu’il faut faire pour éviter les excès de sucre.

Certaines étiquettes peuvent masquer la quantité de sucre

 

Pour la toute première fois en 20 ans, la Food and Drug Administration américaine jette un nouvel œil sur les étiquettes de produits emballés afin de faire la lumière sur le lien entre l’alimentation et les maladies chroniques. Un des changements apportés : identifier clairement la réelle présence du sucre dans les aliments.

Attention : vous mangez peut-être du sucre incognito

Voici 10 pseudonymes utilisés par les fabricants pour vous donner l’impression que ce que vous mangez ne contient pas de sucre :

  1. Amazake
  2. Caroube en poudre
  3. Sirop de maïs
  4. Dextrose
  5. Jus de canne à sucre évaporé
  6. Fructose
  7. Jus de fruits fait de concentré
  8. Sirop de maïs avec fructose
  9. Miel
  10. Malt

Le sucre vous fait perdre le souffle

Les chercheurs ont longtemps pensé qu’un lien existait entre les breuvages sucrés et l’asthme. Après analyse des cas de 146 990 adultes américains, ils ont découvert que ceux qui consommaient au moins deux boissons de ce type par jour étaient plus à risque de développer une maladie respiratoire.

Le sucre pourrait être pire que le sel pour l’hypertension

Selon une étude parue en 2010 dans le Journal 
of the American Society of Nephrology, une alimentation riche en fructose peut faire monter votre pression sanguine au-delà du seuil de 120/80, la limite maximale pour une pression dite normale. Dans une étude parue en 2014 dans le BMJ Open Heart, des experts prétendent que le sucre ajouté peut avoir un effet encore plus néfaste que le sel sur la pression sanguine.

C’est mauvais pour votre indice de masse corporelle

Des chercheurs de l’Université Reading, de Cambridge et de l’Arizona State ont analysé la consommation de sucre de 1 700 hommes et femmes âgés de 39 à 77 ans à Norfolk, au Royaume-Uni. Selon leur étude parue en 2015, ceux qui consommaient le plus de sucre avaient 54% de chance de souffrir d’embonpoint (un indice de masse corporelle au-delà de 25), en plus d’être plus susceptibles d’avoir masqué la véritable quantité de sucre ingurgité.

Le sucre ruine votre dentition…

  1. Votre dentiste a bien raison : le sucre cause des caries. Comment? Voici ce qui se passe réellement :
  2. Vous buvez un breuvage sucré au café du coin.
  3. Les bactéries qui se trouvent dans votre bouche prospèrent grâce au sucre qui leur donne de l’énergie.
  4. Ces microorganismes se multiplient, créant du même coup une mince plaque à la surface de vos dents.
  5. Cette plaque libère un acide qui dissout les minéraux en surface qui solidifient vos dents.
  6. Plus la plaque s’épaissit, plus les dommages seront importants. De petits trous apparaissent, et deviennent à la longue une carie. …

… et fait saigner vos gencives

La plupart des enfants savent faire le lien entre les bonbons et les dents cariées. Mais il ne faut pas oublier qu’une alimentation riche en sucre cause de l’inflammation au niveau des gencives et augmente le risque de maladie parodontale. C’est ce que démontre une étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2014. Les indices de maladie parodontale incluent la mauvaise haleine, le saignement des gencives et l’hypersensibilité des dents.

Vous êtes peut-être accro

 

Même si certains chercheurs sont en désaccord sur l’idée que le sucre pourrait créer une dépendance, une étude du Massachusetts Institute of Technology parue en 2015 démontre que la consommation de sucre fait monter le niveau de dopamine, un neurotransmetteur qui « récompense » le cerveau comme le font la nicotine et la morphine.

« Il y a des preuves que la consommation de sucre provoque des besoins et des réactions de sevrage, des réactions propres aux problèmes de dépendance », selon la professeure Schmidt. « On peut en voir les effets par RIM ».

De leur côté, des chercheurs australiens ont découvert que la médication utilisée pour soigner la dépendance à la cocaïne et à la nicotine, comme la varénicline, pourrait venir en aide à ceux qui surconsomment des produits sucrés. Voir les 9 signes qui prouvent que vous consommez trop de sucre.

 

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Une centaine de cas de cancer chez les pompiers


Être pompier est une des professions les plus importantes dans nos villes. Leur travail n’est plus comme autrefois, ou il n’y avait que la fumée dense et le feu à se méfier. Aujourd’hui les matériaux informatiques, les plastiques, bois traités bref tout ce qui rend la fumée encore plus nocive autant directement chez les pompiers et les contaminants qui se retrouvent sur leurs vêtements et outils qui peuvent engendrer entre autres le cancer du poumon, vessie et du rein.
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Une centaine de cas de cancer chez les pompiers

 

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté... (Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la CNESST pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

Une centaine de cas de cancer ont été recensés chez les pompiers montréalais depuis 2002 en raison de leur exposition à des fumées nocives en combattant des incendies. Estimant que ses sapeurs font face à des risques accrus devant la prolifération des substances nocives, le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) introduira de nouvelles mesures en 2018 pour réduire la contamination.

Les incendies que les pompiers doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes dégageant des fumées nocives en brûlant.

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

Du lot, 87 demandes ont récemment été acceptées, tandis que 14 ont été refusées. Huit autres cas sont toujours en attente d’une décision. Les principaux cas reconnus touchent le cancer de la vessie (24), du rein (20) et du poumon (16). Ces informations ont été compilées par le SIM en vue du témoignage de son directeur, Bruno Lachance, devant la Commission de la sécurité publique, le 13 mars.

En 2010, une recherche de l’Institut atlantique de recherche sur le cancer confirmait le risque de cancer auquel s’exposent les pompiers dans leur travail.

En fait, les incendies qu’ils doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes. Ceux-ci dégagent en effet des fumées nocives en brûlant.

Les sapeurs se trouvent exposés de diverses façons, que ce soit en inhalant la fumée ou en entrant en contact avec des matériaux contaminés, comme leurs habits ou leurs outils.

Reconnaissance tardive au Québec

Le Québec a été l’une des dernières provinces à reconnaître les risques de cancer auxquels les pompiers s’exposent.

C’est seulement depuis avril 2016 qu’une demi-douzaine de cancers a été ajoutée à la liste des lésions professionnelles associées à ce métier. Ce changement faisait suite à plusieurs jugements de tribunaux québécois qui avaient reconnu des cancers liés au travail de sapeurs.

« Le Québec affichait un retard important en la matière », reconnaît le SIM.

Dans sa présentation, le 13 mars, le directeur Bruno Lachance exposera les efforts déployés par le SIM depuis 2016 pour contrer les contaminants et ainsi prévenir les risques de cancer.

Le corps de sapeurs a notamment contribué aux travaux de la CNESST pour publier un guide des bonnes pratiques pour l’entretien des habits de pompiers. Le SIM a de plus instauré une « politique de tolérance zéro » rendant obligatoire le port de la tenue intégrale de combat, dont la partie faciale de l’appareil respiratoire.

« Aucun pompier ne peut oeuvrer sans être muni de sa partie faciale sous air lors d’une intervention », précisera le directeur du service.

Les pompiers doivent prendre une douche et changer de vêtements après chaque intervention au feu.

Nouvelle procédure

Le SIM compte aller plus loin en 2018 en matière de prévention en mettant en place une nouvelle procédure de décontamination sur les lieux des incendies.

Après toute intervention au feu, les pompiers devront ainsi désormais faire un « nettoyage de routine » de leurs habits sur place ou dès le retour à la caserne. Tout résidu devra être enlevé avec l’aide d’une brosse, en rinçant à l’eau ou en utilisant du détergent si nécessaire.

Le SIM procédera également à un « nettoyage avancé » une fois par an. Les habits seront alors confiés à des firmes professionnelles pour effectuer cette tâche en profondeur.

« Les temps ont bien changé quant à la fierté d’être enfumé, d’être enduit de suie, ainsi qu’à l’image du pompier au feu en héros noirci », exposera le SIM.

En plus de leurs habits, les pompiers devront désormais se méfier de leurs véhicules. Sur les lieux d’un incendie, les sapeurs devront ainsi veiller à ne plus ouvrir les fenêtres de leurs camions. Ils devront de plus nettoyer l’intérieur de la cabine après toute intervention au feu. Et ce, en utilisant des gants et un masque filtrant les particules. Les outils utilisés lors des interventions devront aussi être nettoyés après utilisation.

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LE RADON, CE GAZ QUI TUE


    Justement, chez moi, ils ont mis un capteur de radon dans ma chambre pour savoir le taux de ce gaz dans le bâtiment. Cela ressemble a un cup de café du genre Nespresso. Le radon est un gaz naturel mais a tendance à s’infiltrer dans à travers les fondations et si le taux est trop haut, ils feront ce qui est nécessaire pour baisser le taux du radon
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LE RADON, CE GAZ QUI TUE

 

Gaz radon

Le radon est un gaz radioactif qui s’infiltre à travers les fondations.

ANDRÉ DUMONTCOLLABORATION SPÉCIALE

Seulement à Oka et à Mont-Saint-Hilaire, le radon ? Détrompez-vous ! Ce gaz radioactif s’infiltre dans les maisons de presque toutes les régions habitées du Québec. Et il provoque plus de morts que les accidents de la route. Heureusement, il est assez facile de l’évacuer de chez soi…

Le radon est un produit de la décroissance radioactive de l’uranium présent dans plusieurs types de roche, dans certains sols et même dans l’eau souterraine. Il s’infiltre par la moindre fissure dans la dalle de béton des sous-sols. Il y en a dans pratiquement toutes les maisons, la plupart du temps à une concentration très faible.

Selon Santé Canada, de 10 à 16 % des décès par cancer du poumon au Québec seraient associés au radon. Cela équivaut à plus de morts par année. C’est presque le double du nombre de décès qui surviennent sur nos routes !

Après le tabagisme, le radon serait donc la deuxième cause du cancer du poumon. Si vous fumez ou êtes un ancien fumeur, le radon multiplie vos risques d’être atteint du cancer du poumon.

Dans certains cas de cancer du poumon, c’est le médecin qui recommande un test de radon à domicile. On découvre alors que le patient a dormi pendant plusieurs années au sous-sol ou qu’il habite depuis 30 ans dans une maison où l’on mesure une concentration de radon supérieure à 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3).

Encore aujourd’hui, le radon reste associé à des municipalités comme Oka et Mont-Saint-Hilaire, où l’on retrouve effectivement un grand nombre de résidences où le taux de radon dans l’air justifie des mesures d’atténuation. Cependant, une étude de Santé Canada publiée en 2012 a révélé que très peu de régions habitées sont libres de radon et de ses conséquences sur la santé.

À l’échelle du Canada, 6,9 % de la population respire chez soi de l’air dont le taux de radon dépasse les 200 Bq/m3. Au Québec, 8,2 % de la population serait touchée.

Lorsque nous l’avons joint, Joël Valois venait de terminer l’installation d’un système de dépressurisation dans Ahuntsic.

« Il y a une ligne qui part de Mont-Saint-Hilaire et qui traverse Longueuil, Montréal, Laval, l’Ouest-de-l’Île et se rend jusqu’à Oka », dit-il.

Du radon en concentration élevée a été mesuré à des endroits aussi variés qu’Otterburn Park, Beaconsfield, Rosemère et Westmount.

« J’ai installé un système de dépressurisation chez un jeune homme de 38 ans qui avait le cancer du poumon. Il avait acheté la maison de ses parents. »  — Joël Valois, fondateur d’Action-Radon, une entreprise spécialisée en atténuation du radon

QUE FAIRE POUR UNE TRANSACTION IMMOBILIÈRE ?

Tout acheteur prudent devrait exiger des résultats de tests de radon en présentant une offre d’achat à Oka ou Mont-Saint-Hilaire.

« Dans des secteurs d’Oka, je préviens les vendeurs que des acheteurs pourraient demander un test de radon, dit le courtier immobilier Jean-Pierre Marois. C’est très rare que le taux excède les 200 Bq/m3 et si c’est le cas, il y a des solutions à coût raisonnable. »

Des dispositifs pour mesurer la concentration de radon en quelques jours sont vendus dans les quincailleries. Cependant, il est fortement recommandé d’effectuer un test sur une période d’au moins trois mois.

La concentration de radon dans l’air peut varier d’une maison à l’autre dans la même rue. Elle varie aussi selon les saisons et le temps qu’il fait à l’extérieur. Il est préférable d’effectuer les tests pendant l’hiver, quand moins de radon s’échappe par le terrain couvert de neige et de glace et que le chauffage et la ventilation créent une pression négative à l’intérieur, ce qui engendre une succion des gaz sous la maison.

Dans les centres Voyages CAA-Québec, on peut se procurer un dosimètre pour 40 $, taxes et analyse en laboratoire incluses. On doit le laisser dans une aire habitée pendant au moins trois mois.

« Personne ne devrait faire l’autruche. Les tests sont très abordables, et les moyens d’atténuation sont simples et peu coûteux. En trois heures, l’entrepreneur installe un système qui diminue les infiltrations. » — Jacques Gobeil, directeur du service-conseil en habitation chez CAA-Québec

Si le laps de temps entre l’offre d’achat et la prise de possession est trop court pour effectuer une mesure fiable, Jacques Gobeil suggère qu’une somme de 5000 $ soit conservée en fidéicommis chez le notaire. Selon les résultats, les fonds serviront à l’installation d’un système de dépressurisation ou seront versés au vendeur.

ATTÉNUATION

Les entrepreneurs spécialisés et certifiés en atténuation du radon sont rares au Québec. Joël Valois est l’un d’entre eux. La solution proposée consiste à sceller les ouvertures visibles et accessibles dans la dalle de béton du sous-sol, puis à installer un dispositif de dépressurisation.

Ce système comprend un tuyau qui s’enfonce sous la dalle, relié à un ventilateur scellé qui évacue vers l’extérieur l’air aspiré. Les matériaux et la main-d’œuvre coûtent entre 2000 $ et 3000 $. Une fois l’installation terminée, on mesure à nouveau la concentration de radon pour s’assurer qu’elle se situe désormais bien en deçà des 200 Bq/m3.

DU RADON PARTOUT

Pourcentage des habitations avec une concentration de radon supérieure à 200 Bq/m3 dans la grande région de Montréal

MONTRÉAL : 6,9 %

LAVAL : 12,1 %

LANAUDIÈRE : 3,9 %

LAURENTIDES : 10,3 %

MONTÉRÉGIE : 8,9 %

Source : Santé Canada, Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations, 2012

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Les antibiotiques font dérailler des traitements anticancéreux


En immunothérapie, il est observé que les antibiotiques pouvaient diminuer la réponse aux traitements pour certains cancers. Non pas qu’il faut enrayer les antibiotiques en cas de nécessité, il fallait trouver le pourquoi ! La réponse est que les antibiotiques éliminent certaines bonnes bactéries dont l’une d’elles serait importante pour la réussite du traitement en immunothérapie.
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Les antibiotiques font dérailler des traitements anticancéreux

 

Le docteur Bertrand Routy ouvrira un nouveau laboratoire au Centre de recherche du CHUM afin d’effectuer des tests sur des patients qui reçoivent l’immunothérapie.

PHILIPPE MERCURE
La Presse

L’immunothérapie est la nouvelle arme de prédilection des médecins contre certains cancers. Or, des chercheurs viennent de montrer que son efficacité pouvait être sapée par de simples… antibiotiques.

Et dès janvier, un nouveau laboratoire sera créé au CHUM pour en savoir plus sur cette découverte qui risque de changer les pratiques médicales.

En caractérisant le microbiote intestinal de patients - l'ensemble des... (PHOTO THIERRY MEYLHEUC, FOURNIE PAR L’INRA) - image 1.0

En caractérisant le microbiote intestinal de patients – l’ensemble des microorganismes qui vivent dans nos entrailles -, les chercheurs ont découvert qu’une bactérie en particulier est essentielle au succès de l’immunothérapie.

PHOTO THIERRY MEYLHEUC, FOURNIE PAR L’INRA

Imaginez que vous êtes médecin. Votre patient, atteint d’un cancer et affaibli, a contracté une petite infection urinaire. Avant de lui faire subir un traitement anticancéreux éprouvant, hop ! vous lui prescrivez un antibiotique pour qu’il soit dans la meilleure forme possible pour sa thérapie.

Le raisonnement est logique et abondamment appliqué – pas moins d’un patient sur cinq atteint du cancer consomme des antibiotiques. Or, la stratégie est peut-être à revoir. Selon une étude publiée cette semaine dans la prestigieuse revue Science, les antibiotiques peuvent faire dérailler les traitements d’immunothérapie, technique de pointe utilisée depuis quelques années, qui remplace la chimiothérapie contre certains cancers avancés du poumon, du rein et de la vessie.

« L’idée n’est pas d’être contre les antibiotiques – quand un patient souffre d’une infection bactérienne, il a besoin d’antibiotiques. Mais il faut s’assurer de donner les antibiotiques pour les bonnes raisons et de comprendre les conséquences », explique le docteur Bertrand Routy, médecin hématologue au laboratoire « immunologie des tumeurs et immunothérapie » à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, en France, et à l’Université Paris-Sud – Institut Gustave-Roussy.

La recherche vient expliquer, au moins en partie, pourquoi certains patients ne répondent pas à l’immunothérapie, pourtant considérée comme une révolution dans le traitement du cancer.

Elle s’appelait Akkermansia

C’est d’abord en étudiant les souris que les scientifiques ont découvert que celles qui prenaient des antibiotiques répondaient mal à l’immunothérapie. Voyant cela, le Dr Routy a eu l’idée de vérifier si la même chose se produisait chez les patients humains. En examinant les dossiers de 249 personnes traitées par immunothérapie, il a effectivement découvert que la prise d’antibiotiques avait un effet négatif sur la survie.

Comment un antibiotique peut-il faire dérailler un traitement contre le cancer ? En gros, parce qu’il tue de bonnes bactéries se trouvant dans notre système digestif.

Et pour savoir lesquelles, les chercheurs sont allés fouiller, littéralement, dans les selles des patients.

En caractérisant leur microbiote – l’ensemble des microorganismes qui vivent dans nos entrailles -, ils ont découvert qu’une bactérie en particulier est essentielle au succès de l’immunothérapie. Son nom : Akkermansia muciniphila. Pour prouver leur thèse, les chercheurs ont même créé des souris sans microbiote et leur ont greffé celui de patients qui répondaient mal aux traitements d’immunothérapie. Les souris, elles aussi, répondaient mal à la thérapie. Mais si on leur administrait Akkermansia muciniphila, l’immunothérapie reprenait du mordant contre le cancer.

Un labo à Montréal

La suite ? Bertrand Routy rêve déjà à des tests de selles qu’on ferait passer aux patients Hop ! Une pilule qui en contient, et le problème est réglé !avant leur traitement d’immunothérapie. La fameuse Akkermansia muciniphila ne s’y trouve pas ? Avant d’en arriver là, cependant, il faudra faire plus de tests sur les patients. Et c’est à Montréal qu’ils seront faits. Bertrand Routy, Français d’origine qui a grandi au Québec, mais est retourné en France pour y faire un doctorat, sera de retour en janvier pour ouvrir un nouveau laboratoire au Centre de recherche du CHUM à cet effet.

Le Dr Routy vérifiera si d’autres bactéries, outre Akkermansia muciniphila, sont liées au succès de l’immunothérapie. Et il en administrera à des patients atteints de cancer du poumon, du rein, de la vessie et du foie pour documenter leur effet.

« Ce qui est beau avec cette découverte, c’est qu’elle a le potentiel de changer la pratique médicale très rapidement, souligne le Dr Routy. Ce n’est pas qu’un truc de souris qui n’intéresse pas grand monde ! »

***

Immunothérapie

Administrée depuis quelques années seulement sur certains patients, l’immunothérapie est une toute nouvelle approche contre le cancer. Plutôt que d’utiliser des médicaments puissants pour attaquer le cancer, comme le fait la chimiothérapie, l’immunothérapie vise à stimuler ou renforcer le système immunitaire du corps pour qu’il puisse mieux trouver et attaquer les cellules cancéreuses. Le traitement est pour l’instant utilisé contre le mélanome métastatique et certains cancers du poumon, du rein et de la vessie.

En sachant que 70 % de nos cellules immunitaires se trouvent dans notre système digestif, on comprend mieux l’importance d’avoir un microbiote en santé pour que l’immunothérapie fonctionne. Les chercheurs croient que la bactérie Akkermansia muciniphila « encourage » certaines cellules immunitaires à quitter le tube digestif pour aller attaquer les tumeurs.

http://www.lapresse.ca/

La pollution en cause dans 1 décès sur 6 en 2015


Qu’est-ce qui peut causer 3 fois plus de mort que le Sida, la tuberculose et le paludisme réunis ? Ou 15 fois plus que les guerres et les autres formes de violence ? Cela en fait des morts prématurés par une cause que nous avons créer la population
Nuage

 

La pollution en cause dans 1 décès sur 6 en 2015

 

La pollution en cause dans 1 décès sur 6 en 2015

92% de ces décès surviennent en effet dans des pays à revenu faible ou moyen

© DOMINIQUE FAGET / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Un décès sur six survenu en 2015 dans le monde était lié à la pollution de l’air mais aussi de l’eau et des lieux de travail, révèle un rapport.

Un décès sur six survenu en 2015 dans le monde était lié à la pollution, essentiellement à la contamination de l’air, mais aussi de l’eau et des lieux de travail, estime un rapport publié le 20 octobre 2017 dans la revue The Lancet.

« On estime que les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 – soit 16% de l’ensemble des décès dans le monde », évalue ce rapport, issu de deux ans de travail d’une commission associant la revue médicale britannique, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d’environnement. Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le Sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », soulignent ses auteurs.

92% de ces décès surviennent en effet dans des pays à revenu faible ou moyen

La pollution de l’air (extérieur et intérieur) est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive. L’eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d’infections parasitaires.

La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800.000, via l’exposition à des substances toxiques ou cancérigènes.

Et cette évaluation est « probablement sous-estimée », ajoute The Lancet, compte tenu « des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier ».

Le phénomène touche en premier lieu « les populations pauvres et vulnérables », note le rapport.

92% de ces décès surviennent en effet dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées. Dans les pays en voie d’industrialisation rapide comme l’Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu’à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

Le rapport insiste aussi sur le poids économique de ces vies écourtées pour les pays concernés : plus de 4.600 milliards de dollars chaque année, soit l’équivalent de 6,2% de la richesse économique mondiale.

Or ce fardeau reste « négligé tant par les gouvernements que par les organisations pour le développement », déplore The Lancet dans un éditorial accompagnant le rapport.

La revue médicale appelle à « s’attaquer d’urgence à la situation » et à battre en brèche « le mythe selon lequel la pollution serait une conséquence inévitable du développement économique ».

https://www.sciencesetavenir.fr/

Hommes: 13 symptômes de cancer à ne jamais ignorer


Les hommes ont moins tendance à aller consulter quand certains symptômes qui peuvent apparaitre et pourtant, ils devraient être conscients que cela pourrait leur sauver la vie.
Nuage

 

Hommes: 13 symptômes de cancer à ne jamais ignorer

Plusieurs cancers fréquents chez les hommes ont les mêmes symptômes que d’autres maladies ou conditions médicales. Les hommes sont aussi reconnus pour avoir tendance à retarder les visites chez le médecin… Il est donc important de consulter un professionnel de la santé lorsque vous remarquez ces symptômes ou toute autre douleur ou changement inhabituels. 

PAR ALYSSA JUNG

1. De la difficulté à uriner peut indiquer un cancer chez les hommes

Si vous éprouvez fréquemment de la difficulté à uriner ou remarquez du sang dans vos urines, consultez votre médecin. Il faut également voir un médecin si vous remarquez du sang dans votre sperme ou éprouvez une dysfonction érectile. Ces symptômes pourraient en effet être des signes de cancer de la prostate.

« Malheureusement, il n’existe aucun symptôme du cancer de la prostate avant que la maladie soit rendue au stade agressif », explique le docteur Moshe Shike, gastroentérologue au Memorial Sloan Kattering Cancer Center, à New York.

Docteur Shike mentionne qu’il voit fréquemment des patients qui ignorent ces symptômes parfois jusqu’à 6 mois avant d’aller consulter. Or, plus tôt vous prenez votre santé en main, plus vous avez de chance de traiter la maladie à temps.

2. Des changements testiculaires peuvent aussi constituer un symptôme de cancer chez l’homme

Tout comme les femmes sont conscientes de la forme et de la sensation de leurs seins au toucher, les hommes devraient porter une attention toute particulière à leurs testicules. Si vous remarquez des changements au niveau de la taille d’un ou des deux testicules, consultez un médecin. En outre, si les testicules semblent enflés ou plus lourds qu’à l’habitude, ou si vous sentez une bosse, cela pourrait indiquer un cancer testiculaire, indique Maurie Markman, docteur et oncologue au Cancer Treatment Centers of America.

Le cancer testiculaire est surtout commun chez les jeunes hommes ou les hommes d’âge moyen.

3. Des changements visibles à la peau

Les hommes de 50 ans et plus ont 2 fois plus de chances que les femmes de développer ou mourir d’un cancer de la peau.

Les hommes sont ciblés par 40 % des cas de mélanomes, mais de 60 % des cas mortels, selon la Fondation du cancer de la peau. Pourquoi? Une étude menée par le National Sun Protection Advisory Council a montré que les hommes passent davantage de temps au soleil que les femmes et qu’ils ont moins tendance à protéger leur peau avec un écran solaire. Les hommes ont aussi moins de cheveux pour couvrir leur cuir chevelu et leurs oreilles, deux zones du corps où le cancer peut prendre forme. Enfin, les hommes consultent moins leur médecin que les femmes. Les cancers ne sont donc pas détectés aussi rapidement.

« Il est facile de passer à côté des premiers signes de cancer, déplore Rich Wender, directeur de la Société du cancer américain. Plusieurs personnes pensent que les grains de beauté, les acrochordons ou les taches sur la peau ne sont pas inhabituels ».

Si vous remarquez un grain de beauté qui change de couleur, de taille ou qui se soulève de la peau, consultez un médecin. Lorsqu’il s’agit d’un mélanome, les grains de beauté sont de formes irrégulières et plus foncées. Ils peuvent même contenir plusieurs couleurs.

« Les mélanomes sont beaucoup moins communs que d’autres cancers de la peau, mais ils sont plus graves et peuvent être mortels, explique le docteur Wender. Par contre, plusieurs mélanomes sont lents à se développer et sont relativement faciles à traiter s’ils sont découverts suffisamment tôt. »

4. Une douleur dans la bouche

Un feu sauvage qui guérit ou un léger mal de dents temporaire, après une visite chez le dentiste, n’est probablement rien d’alarmant. Par contre, si vous ressentez une douleur qui ne part pas, un feu sauvage qui ne semble pas vouloir guérir, des taches rouges ou blanches sur la langue ou sur les gencives, ou encore une enflure ou un engourdissement de la mâchoire, il pourrait s’agir de signes précurseurs d’un cancer de la bouche.

Les hommes qui fument ou qui mâchent du tabac sont plus susceptibles de développer un cancer de la bouche, dit le docteur Markman.

« Il y a davantage d’hommes que de femmes qui fument. Les fumeurs et les personnes qui mâchent du tabac doivent être beaucoup plus vigilants lorsqu’il est question des douleurs ou des lésions qui ne guérissent pas dans la bouche ou sur les lèvres », dit-il.

5. Une toux chronique peut être un symptôme de cancer

Une toux qui dure plus de trois semaines, sans autre symptôme comme un rhume ou des allergies, peut être une indication précoce de cancer du poumon. La leucémie peut aussi d’abord s’annoncer comme une bronchite.

« Si la toux n’est pas habituelle et qu’elle persiste, ou si vous remarquez la présence ou le goût du sang, il est très important de consulter un professionnel de la santé », affirme le docteur Markman.

Certains patients atteints du cancer du poumon ont aussi mentionné souffrir de douleurs à la poitrine qui s’étendent jusqu’à l’épaule, voire au bras.

6. Du sang dans les selles

Il ne pourrait s’agir que d’hémorroïdes, mais il pourrait aussi s’agir d’un cancer du côlon. Les examens pour ce type de cancer commencent habituellement autour de 50 ans, mais de plus en plus de cas apparaissent chez les plus jeunes. Voilà pourquoi il faut consulter un médecin aussitôt que vous remarquez quelque chose d’anormal.

« Il est facile de négliger du sang dans les selles en pensant qu’il s’agit de quelque chose de bénin, par exemple d’hémorroïdes ou de constipation, et ce, surtout quand le problème part et revient. Les gens ont donc tendance à se rassurer, et surtout les plus jeunes, explique le docteur Wender. Mais la présence de sang dans les selles n’est jamais normale. Il faut consulter un médecin dans les plus brefs délais. »

7. Des douleurs à l’estomac ou des nausées

Les petits maux d’estomac quotidiens sont rarement des signes avant-coureurs de cancer. Vous devriez cependant consulter un médecin si la douleur est persistante ou si vous vous sentez nauséeux très souvent. Cela pourrait indiquer un simple ulcère, mais il pourrait aussi s’agir de signes annonçant une leucémie. Il pourrait aussi s’agir d’un cancer de l’oesophage, du foie, du pancréas ou un cancer colorectal.

8. Une fièvre et des infections fréquentes peuvent également indiquer un cancer

Si vous êtes normalement en santé, mais que vous vous sentez malade et faites de la fièvre plus souvent qu’à l’habitude, cela pourrait être un symptôme de la leucémie. Ce cancer pousse le corps à produire un niveau anormal de globules blancs. Ceci a pour effet d’affaiblir le mécanisme de protection contre les infections et vous rend malade plus souvent. Soyez donc à l’affût des symptômes de grippe qui persistent.

9. De la difficulté à avaler pourrait cacher un cancer de la gorge

Un mal de gorge persistant pendant plusieurs semaines pourrait indiquer que vous souffrez d’un cancer de la gorge. Ces symptômes pourraient aussi indiquer un cancer du poumon ou de l’estomac.

10. Des ecchymoses fréquentes

Un petit bleu par-ci et par-là n’a rien d’inquiétant. Par contre, si vous remarquez que des ecchymoses apparaissent sans raison apparente et souvent, particulièrement dans des endroits où vous ne devriez pas vous cogner – une main ou un doigt, par exemple-, consultez un médecin.

Des ecchymoses inhabituelles peuvent être un signe de leucémie, selon le Cancer Treatment Centers of America. Avec le temps, la leucémie nuit à l’alimentation du sang en oxygène, ce qui cause des caillots.

11. Une perte de poids inexpliquée

Une perte de poids est une bonne nouvelle pour la plupart des gens. Mais si vous avez moins d’appétit et perdez du poids sans raison, vous devriez consulter un médecin, selon le docteur Markman.

Perdre du poids peut être un effet de certains types de cancers. Parmi ceux-ci, les cancers de l’oesophage, du pancréas, du foie ou du côlon. La perte de poids peut aussi être un symptôme fréquent de leucémie et de lymphome, ajoute le docteur Wender.

12. Une fatigue persistante

Tout le monde peut manquer d’énergie un jour ou l’autre. Mais si vous êtes toujours fatigué ou vous sentez essoufflé sans raison pendant plus d’un mois, consultez un médecin. La leucémie et le lymphome sont en effet des causes de fatigue persistante.

« La plupart du temps, il ne s’agit pas de cancer. Mais il faut tout de même surveiller ces symptômes de près », dit le docteur Wender.

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