Des milliers de cancers pourraient être évités avec ce changement des habitudes


Il y a des cancers qui sont peut-être génétiques, d’autres par l’environnement, mais il y a aussi ceux causé par une mauvaise alimentation. Manger trop de viande rouge, les aliments transformés, ainsi que les boissons sucrées seraient des causes de cancer qui pourraient pourtant être évités
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Des milliers de cancers pourraient être évités avec ce changement des habitudes


par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une étude récente suggère que plus de 80 000 cas de cancers diagnostiqués chaque année aux États-Unis pourraient être liés à une mauvaise alimentation. La consommation excessive de viande transformée et le manque de céréales complètes sont pointés du doigt.

S’appuyant sur un nouveau modèle mathématique, des chercheurs de l’université Tufts ont récemment estimé qu’en 2015, aux États-Unis, 80 110 nouveaux cas de cancers auraient été favorisés par un mauvais régime alimentaire. Cela représente environ 5% du nombre total de cas de cancer diagnostiqués cette année-là. D’après les chercheurs, c’est à peu de choses près équivalent au pourcentage de cas de cancers liés à la consommation d’alcool (4 à 6% des cas de cancers annuels). Ils détaillent leurs travaux dans la revue JNCI Cancer Spectrum.

Trop de viandes, pas assez de céréales complètes

Parmi les aliments sous-consommés par les Américains figurent notamment les céréales complètes, les fruits ou les légumes. En contrepartie, de nombreuses personnes se tournent vers les aliments connus pour favoriser la croissance de certains cancers. Cela inclut notamment les viandes rouges, ou transformées et les boissons sucrées.

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné les données de plusieurs enquêtes nationales sur le régime alimentaire américain. Grâce à un modèle informatique, ils ont ensuite pu établir un lien avec les cas de cancers déclarés en 2015. Parmi les maladies déclarées influencées par le régime alimentaire, on retrouve en premier lieu le cancer colorectal (38% du total). Sont également représentés les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, de l’utérus et du sein post-ménopausique. La tranche d’âge la plus touchée était celle des 45 – 64 ans.

“Nos résultats soulignent la possibilité de réduire le fardeau du cancer et les disparités aux États-Unis en améliorant la consommation de nourriture“, explique Fang Fang Zhang, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs appellent les autorités sanitaires à mieux informer les consommateurs, par le biais d’étiquettes, sur les bienfaits des céréales complètes et les dangers des viandes transformées.

Tourner le dos à la malbouffe

Rappelons qu’il y a quelques jours, une étude nous révélait que les aliments ultra-transformés nous poussent à manger davantage. Cela nous fait donc prendre plus de poids que la consommation d’aliments non transformés. Le fait de prendre conscience de ces mécanismes biologiques pourrait alors aider certaines personnes à se tourner malgré la tentation vers des alternatives plus saines.

On le rappelle, outre le fait de ne pas fumer et de faire un peu d’exercice, la clé d’une bonne santé est de tourner le dos aux aliments transformés riches en sucre, en sel et en gras. Contre les cancers, favorisez donc une alimentation riche en céréales complètes, fruits, légumes et haricots.

Source

https://sciencepost.fr

Colombie Des jeunes filles frappées par un mal étrange


Ce vaccin est donné aux jeunes filles contre le virus du papillome humain au Québec, et c’est la première fois qu’on entend ce genre de maladie qui touche des jeunes filles en Colombie. Il y a-t-il vraiment un rapport ou ces malaises sont causés par autre chose ?
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Des jeunes filles frappées par un mal étrange

 

Des jeunes filles frappées par un mal étrange

Crédit photo : Agence France-Presse

Des jeunes filles qui tremblent et s’évanouissent avec des convulsions. Un mal étrange frappe une petite localité dans le nord de la Colombie, où les habitants mettent en cause une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH).

À El Carmen de Bolivar, près du port caribéen de Carthagène, des dizaines d’adolescentes ont vécu les mêmes symptômes: les mains glacées, le visage blême et la perte de connaissance.

«Ils m’ont vaccinée en mai et les premiers évanouissements ont commencé en août. Mes jambes sont devenues lourdes, je ne sentais plus mes mains. Quand je me suis réveillée, j’étais à l’hôpital», raconte à l’AFP Eva Mercado, 15 ans, après sept pertes de connaissance en un mois.

Pour la plupart des familles touchées dans cette ville de 67 000 habitants, cela ne fait aucun doute. C’est le résultat de la campagne nationale de vaccination contre le VPH, une des infections sexuelles les plus courantes, qui peut déboucher sur des cancers de l’utérus.

(Photo Agence France-Presse)

Le modeste hôpital Notre Dame est submergée par l’arrivée d’adolescentes inconscientes. Il n’est pas rare de voir des pères paniqués, venant y transporter leur fille inanimée à moto, sur les routes en terre de Carmen de Bolivar.

Les médecins cherchent à constater une hypoglycémie ou une éventuelle trace de consommation de drogue. En vain.

Selon un des responsables de l’hôpital, Augusto Agamez, quelque 370 mineures ont été prises en charge. Parmi les patients, il y a aussi eu un garçon.

«Il n’y a pas de diagnostic, ni de traitement spécifique», explique-t-il à l’AFP, en soulignant que l’établissement aide aussi «les familles à gérer ces crises».

À leur réveil, les jeunes patientes se voient enseigner par les infirmières des techniques de respiration à travers un gant de latex. Elles reçoivent aussi du sérum physiologique et de l’oxygène. Une fois rétablies, elles repartent en attendant la prochaine rechute.

«Ils m’ont déjà emmenée seize fois à l’hôpital le mois dernier», témoigne Beatriz Martinez, 15 ans elle aussi.

Pour elle, tout a commencé par des maux de tête et de dos, avant que ses membres ne soient atteints. Sa mère doit l’aider à prendre son bain, car ses jambes ne la portent plus.

(Photo Agence France-Presse)

Les jeunes filles atteintes ne sortent plus s’amuser dans les rues, certaines restant même cloîtrées.

«Ma fille n’est plus la même», confie Jhon Jairo Mercaco, un vendeur ambulant.

Il assure qu’il ne l’avait jamais conduite à l’hôpital depuis sa naissance.

«Je suis désespéré», renchérit William Montes, un paysan qui a dû descendre de la montagne avec ses deux filles dans un hamac pour les faire soigner en ville.

Cette épidémie inexpliquée a soulevé un émoi dans tout le pays et le président Juan Manuel Santos est lui-même monté au créneau. Affirmant que la campagne de vaccination était sûre, le chef de l’État a évoqué un «phénomène de suggestion collective».

Une réaction qui a provoqué une immense colère à Carmen de Bolivar, une région déjà très éprouvée par le conflit armé secouant la Colombie depuis un demi-siècle. Dans les années 80, des affrontements entre guérilleros et paramilitaires y ont fait une centaine de victimes.

Le ministre de la Santé Alejandro Gaviria y a récemment été accueilli sous les huées et des incendies de pneus.

S’il a promis une série de mesures – recensement des patientes, nouveaux examens, aide psychosociale – , le ministre a toutefois écarté l’idée de suspendre les vaccinations.

«Nous n’avons pour le moment aucune raison d’arrêter», a fait valoir M. Gaviria.

Un discours qui est loin d’avoir convaincu les parents dont la vie familiale, mais aussi professionnelle se retrouve bouleversée.

«Ce n’est pas une hystérie collective, une manipulation. Si tu vois ta fille avec ces symptômes après la vaccination, à quoi d’autre s’en prendre?», lance Maria Veronica Romera, la mère d’une adolescente de 13 ans bien amaigrie.

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