Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes


Comment payer une dette de 4 000 dollars avec 7.50 dollars par jour ? Les changements climatiques vont amener d’autres sortes de réfugiés et dans certains pays, ils seront des esclaves a un salaire ridicule pour payer des dettes qu’il sera impossible d’honorer et pire encore, elle augmentera d’année en année.
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Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes

 

Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes

Bien que la semaine de travail soit de 48 heures au Cambodge, les ouvriers effectuent dans des fabriques au minimum 60 heures par semaine.

Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP

Après des semaines de sécheresse, Chenda, criblée de dettes, a été contrainte d’abandonner sa rizière au Cambodge pour travailler avec ses quatre enfants dans une fabrique de briques, comme des milliers de réfugiés climatiques de ce pays d’Asie du Sud-Est.

« Beaucoup d’industries dans le monde emploient des réfugiés climatiques. Mais ce qui est unique dans les usines de briques au Cambodge c’est que la très grande majorité des ouvriers sont emprisonnés dans la servitude pour dettes », relève Naly Pilorge, directrice de l’association des droits de l’homme Licadho.

C’est le cas de Chenda, le propriétaire de l’usine de briques ayant racheté son emprunt.

Elle travaille avec sa fille Bopha, 14 ans, dans le village de Thmey à une quarantaine de kilomètres au nord de Phnom Penh, le long d’une route de terre où des centaines de fours à briques semblables à de petites pyramides flamboient sous le soleil.

Cinquante-six heures par semaine, Bopha, adolescente à la chevelure d’ébène, charge des pavés d’argile sur des chariots.

« Je ne vais pas à l’école. J’essaye d’aider à rembourser les 4000 dollars qu’on doit même si cela prendra des années », raconte-t-elle à l’AFP, avant de rejoindre sa mère près de la cahute en tôle où la famille est logée dans l’enceinte même de la fabrique.

Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes

Ces fabriques font travailler « une main-d’oeuvre d’adultes et d’enfants ».

Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP

« Pour 10 000 briques transportées, nous touchons 7,50 dollars », ajoute-t-elle.

Le Cambodge est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique.

Et, comme Chenda, plusieurs dizaines de milliers d’agriculteurs cambodgiens ont abandonné les rizières à la suite de vagues de sécheresse et d’inondations, incapables de rembourser l’argent qu’ils avaient emprunté auprès d’une banque ou d’un organisme de microfinance pour cultiver leur lopin de terre.

Ils ont trouvé un travail dans une des centaines de manufactures de briques qui fleurissent dans le royaume pour répondre au boom de la construction dans les grandes villes du pays.

Dette exponentielle

Ces fabriques font travailler « une main-d’oeuvre d’adultes et d’enfants », relevaient en octobre des chercheurs de l’Université de Londres, dénonçant « une forme d’esclavage moderne ».

Au vu de ce qu’ils gagnent, les ouvriers sont souvent incapables de rembourser et leur dette grossit au fur et à mesure des années.

Sov a emprunté 2500 dollars quand elle a commencé à travailler à la fabrique. Vingt ans plus tard, à 57 ans, elle doit le double.

« Je vais devoir laisser cette dette à mes enfants », s’inquiète-t-elle. Mais « il faut les nourrir, je suis souvent malade et les traitements coûtent cher ».

Maladies respiratoires ou de la peau, maux de tête, saignements de nez : les ouvriers travaillent sans gant ni masque et les problèmes de santé sont légion près des fours qui crachent une épaisse fumée noire.

Sov pourra bientôt prendre deux jours de vacances pour retourner dans son village de la province de Stoeng Treng dans le nord du pays, mais sans son mari et ses enfants qui doivent rester à la fabrique. 

« Le patron a peur que nous prenions la fuite sans payer », explique-t-elle.

Pour autant, elle ne se plaint pas du propriétaire « qui ne nous traite pas mal ».

Dans d’autres manufactures, la situation est pire.

« Certains patrons sont violents. Ils sont assez riches pour corrompre la police et les autorités locales. Et, malgré les abus, aucun n’a jamais été poursuivi », relève Sok Kin, président du syndicat de travailleurs BWTUC. 

Quant aux ouvriers, « aucun n’est syndiqué, ils ignorent leurs droits et ont peur de perdre leur emploi », ajoute-t-il.

Au Cambodge, la durée hebdomadaire de travail est fixée à 48 heures et le travail des enfants de moins de 15 ans est interdit par la loi.

Mais, dans la fabrique de Thmey, les ouvriers effectuent au minimum 60 heures par semaine.

Et, sur la trentaine d’enfants, un seul va à l’école, les autres travaillant dès l’âge de sept ou huit ans pour aider leur famille. 

Le gouvernement a indiqué à plusieurs reprises qu’il allait enquêter et punirait les propriétaires des fours si des cas de travail d’enfants étaient avérés.

« Mais le problème perdure depuis des années et rien n’est fait », soupire Naly Pilorge.

Contacté, le ministère du Travail n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Pour Sok Kin, « des mesures doivent être prises en urgence : établir un salaire minimum, lancer des enquêtes anticorruptions et une campagne d’information à l’échelle nationale pour faire connaître leurs droits aux ouvriers ».

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Des élèves cambodgiens collectent les déchets pour pouvoir étudier


C’est une très bonne idée. C’est un ancien directeur d’hôtel qui a eu cette initiative, en donnant l’occasion à des enfants défavorisés d’aller à l’école au Cambodge. La condition est de rapporter des déchets pour construire l’école. Ils peuvent apprendre diverses matières comme les mathématiques, le khmer, l’informatique et l’anglais.
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Des élèves cambodgiens collectent les déchets pour pouvoir étudier

 

Située à une centaine de kilomètres de Phnom... (Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP)

Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

 

SUY SE
Agence France-Presse
Kirirom

Des déchets plastiques en guise de frais d’inscription : au sommet d’une montagne dans un luxuriant parc national, une petite école a été édifiée à partir de pneus, de bouteilles et d’emballages que les élèves collectent pour pouvoir étudier.

Roeun Bunthon, ancien enfant des rues, est l’un d’eux.

« J’ai arrêté de mendier. C’est comme si on m’avait donné une seconde chance », raconte l’adolescent de 12 ans, tout en prenant des notes pendant un cours d’anglais.

Sun Sreydow, 10 ans, espère, elle, que cet apprentissage lui permettra d’accomplir son rêve : devenir médecin.

Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

Ouverte en 2017, elle ne remplace pas l’école publique à laquelle les enfants sont toujours tenus d’aller, mais complète l’enseignement dans plusieurs matières – l’anglais, les mathématiques, le khmer, l’informatique – tout en apprenant aux élèves à recycler.

Le but de Ouk Vanday, un ancien directeur d’hôtel à l’origine de cette initiative, est double.

Il s’agit d’abord d’offrir une éducation complémentaire aux enfants les plus défavorisés dans un pays où ces derniers sont souvent envoyés mendier pour contribuer à subvenir aux besoins de leur famille.

Soutenue par des enseignants bénévoles et des dons, Coconut School, qui accueille une soixantaine d’élèves, « ne demande pas d’argent, même si elle n’est pas gratuite pour autant », souligne Ouk Vanday.

Pour s’acquitter du droit d’entrée et payer les frais mensuels, les élèves apportent des emballages plastiques qui serviront notamment à agrandir l’établissement.

« Je dis toujours aux enfants : donnez-moi des ordures et je vous donnerai une instruction », souligne Ouk Vanday, 34 ans, qui a lancé une première école de ce type sur une île près de Phnom Penh en 2013.

3,6 mégatonnes de déchets

L’objectif est aussi de lutter contre la prolifération des déchets alors que le petit pays d’Asie du Sud-Est en a produit 3,6 millions de tonnes en 2017, d’après les statistiques du ministère de l’Environnement. 

Seuls 11 % des ordures sont recyclées dans le royaume, 48 % sont brûlées ou jetées dans des rivières, le reste étant acheminé vers des sites d’enfouissement ou des dépotoirs en constante expansion, ce qui comporte de grands risques sanitaires et écologiques.

Ouk Vanday estime qu’il faudra peut-être « 10 à 15 ans » aux Cambodgiens pour prendre conscience de ces enjeux, mais espère que ses élèves vont aider au changement.

« Ces jeunes deviendront de nouveaux militants (environnementaux) au Cambodge, qui auront compris comment utiliser, gérer et recycler les déchets », relève-t-il.

En attendant, il a plusieurs projets en tête. 

Il souhaite construire à partir de déchets recyclés, notamment de pneus usagés, une réplique du célèbre temple Angkor Vat et ouvrir « un musée des ordures ».

Il prévoit aussi en 2022 une école flottante à partir des déchets jetés dans le lac Tonlé Sap près de Siem Reap (centre), le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est.

Quant à Coconut School, une classe maternelle va ouvrir l’année prochaine et l’établissement espère pouvoir accueillir prochainement quelque 200 enfants.

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Au Cambodge, un café à reptiles pour apprivoiser ces animaux "incompris"


Les cafés chats ou même chien, je trouve que c’est une belle initiative surtout si cela aident ces bêtes à trouver un foyer. Mais des reptiles, je suis moins sure. Ce ne sont pas des animaux qui devraient être domestiqués.
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Au Cambodge, un café à reptiles pour apprivoiser ces animaux « incompris »

 

Au Cambodge, un café à reptiles pour apprivoiser ces animaux Au Cambodge, un café à reptiles pour apprivoiser ces animaux « incompris » © AFP / TANG CHHIN Sothy

Terrifiés par les scorpions et pythons albinos ? Un Cambodgien vient d’ouvrir un café qui leur est consacré à Phnom Penh afin de permettre d’approcher, voire de caresser, ces animaux « incompris ».

Il s’agit du premier bar de ce type au Cambodge, mais le modèle fait déjà fureur au Japon. A Phnom Penh, les clients peuvent boire leur café au milieu de reptiles importés de Thaïlande. Les murs du café sont couverts de terrariums contenant des serpents de toutes tailles aux multiples couleurs.

Certains clients les regardent avec appréhension, d’autres s’en approchent et acceptent même que les reptiles leur grimpent dessus: une femme éclate de rire quand un python albinos se glisse derrière sa tête, un homme caresse un dragon barbu, lézard robuste et massif doté de griffes acérées, perché sur une table.

Mais à Phnom Penh, où manger des insectes comme des araignées frites ne choque personne, le « Reptile Café », la démarche s’affirme pédagogique, pour que les clients osant pousser la porte « ne perçoivent plus ces animaux comme des créatures effrayantes » ou consommables, espère Chea Rathy, le propriétaire des lieux.

Son café commence à se tailler une certaine popularité, notamment chez les jeunes, qui « se mettent des pythons autour du cou pour prendre des selfies », raconte Chea Rathy.

Des voix se sont élevées cependant pour critiquer le concept du « reptile-café », s’indignant que les animaux ne soient pas en liberté. Mais Chea Raty avance que ces animaux, nés en captivité, ne pourraient pas survivre dans la nature s’ils étaient relâchés.

Un autre café, consacré aux chats, a ouvert ses portes au Cambodge. Originaires de Taïwan, les « neko cafés » ou bars à chats sont devenus légion au Japon et le concept s’importe de plus en plus à travers le monde.

  Phnom Penh

http://www.lepoint.fr/insolite/

Les tarentules, victimes de la déforestation et des gastronomes


Les tarentules au Cambodge sont en difficulté et la cause est humaine.D’abord par la déforestation et qu’il est un aliment très prisé pour ses protéines, mais aussi pour la médecine traditionnelle du pays.
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Les tarentules, victimes de la déforestation et des gastronomes

 

VASILY FEDOSENKO / REUTERS

Qui l’eut cru?

Les tarentules grillées font le bonheur des touristes au Cambodge, intrigués par cette curiosité culinaire locale. Mais elles sont de moins en moins nombreuses dans le pays, victimes de la déforestation et des chasseurs approvisionnant le marché en araignée fraîche.

« Les a-pings sont fameuses au Cambodge, mais se font maintenant de plus en plus rares », se lamente Chea Voeun, qui vend des tarentules fraîches ou déjà cuites depuis vingt ans sur le marché de Skun, une petite ville située à 75 kilomètres de la capitale Phnom Penh.

Skun s’est spécialisée dans la tarentule zèbre, dite « a-ping » en khmer, ce qui lui a valu le surnom de « ville des araignées ». Certains touristes viennent spécialement de Phnom Penh pour visiter son marché, d’autres y font une halte gastronomique sur la route menant à Siem Reap et aux temples d’Angkor.

Une touriste australienne, Elisabeth Dark, décrit « le croustillant » de la chair de la tarentule, dont le nom scientifique est Cyriopagopus albostriatus. Ces araignées sont aussi présentes en Thaïlande et en Birmanie voisines.

« Je n’ai mangé que les pattes de l’araignée, c’est la première fois que je goûtais ça, alors j’avais un peu peur », explique cette touriste, qui a poursuivi son expérience gastronomique avec des grenouilles et des criquets, vendus eux aussi sur le marché de Skun.

« Ce n’est pas ce que je mangerais chez moi, mais je suis ici donc c’est l’occasion d’essayer », explique-t-elle.

La tarentule, souvent cuisinée trempée dans de l’ail et du sel puis grillée à l’huile, est désormais vendue près d’un euro pièce sur le marché de Skun. Soit dix fois plus cher qu’il y a encore quelques années.

En cause, la raréfaction de l’animal, expliquent les vendeurs: les tarentules sont de plus en plus difficiles à dénicher dans les jungles avoisinantes des provinces de Kampong Thom et Preah Vihear.

La tarentule ne fait pas partie des espèces menacées au Cambodge, contrairement au léopard, au tigre ou à l’éléphant d’Asie. Mais comme l’ensemble de la faune de ce pays d’Asie du Sud-Est, elle subit de plein fouet les conséquences d’une déforestation massive, qui détruit leur habitat naturel.

« Le Cambodge est un des pays d’Asie du Sud-Est doté de la plus grande biodiversité », mais « la forêt a reculé de 20% depuis 1990 », s’inquiète l’ONG Fauna & Flora International (FFI):

à cause du développement des plantations, notamment d’arbres à caoutchouc, de la coupe illégale de bois précieux, souvent exportés vers la Chine, mais aussi de la construction de routes et de l’absence de quotas de chasse.

Chasse non régulée

« En Asie du Sud-Est, c’est la chasse non régulée dans les forêts plutôt que la destruction de l’habitat qui a le plus grave impact sur la biodiversité », souligne Tom Gray, un biologiste de l’ONG Wildlife Alliance interrogé par l’AFP.

Mais pour l’heure, les vendeurs de Skun réussissent toujours à offrir chaque jour des centaines de tarentules fraîches, qui grouillent dans d’énormes sacs de jute, à ceux qui veulent les cuisiner eux-mêmes ou en faire des potions de médecine traditionnelle.

Certains commerçants comme Chea Voeun proposent aux touristes d’apprendre à les cuisiner et de s’initier à la technique de capture des tarentules, dans les prés alentour. Il s’agit de creuser un puits à la verticale de leur terrier souterrain, reconnaissable par la toile d’araignée obstruant l’entrée.

« La tarentule est réputée dans le monde entier pour son goût délicieux et ses qualités médicinales », assure Chea Voeun.

On peut acheter sur le marché des décoctions de tarentules, macérées dans de l’alcool de riz: les croyances populaires leur prêtent les vertus de remèdes anti-toux et anti-mal de dos.

On trouve au Cambodge comme en Thaïlande, des araignées grillées, des criquets et des scorpions, les insectes étant un aliment traditionnel dans le Sud-est asiatique.

Et au Cambodge, les tarentules se sont révélées être une source de protéine prisée pendant la période des Khmers rouges, qui a vu près de deux millions de Cambodgiens mourir, souvent de malnutrition dans des camps de travail.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce garçon dort avec un python toutes les nuits depuis 11 ans


Des fois, il y a des choses étranges avec les animaux. Pourquoi ce serpent quand il était petit est revenu dans la chambre du bébé ? Comment un serpent peut se laisser toucher par un enfant sans pour autant l’attaquer ? Il est bien, nourrit est-ce la seule raison ?
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Ce garçon dort avec un python toutes les nuits depuis 11 ans

 

 

Avoir un python comme animal de compagnie, ce n’est pas franchement banal. Mais c’est pourtant le cas de Sambath, un jeune cambodgien qui vit depuis 11 ans aux côtés d’une femelle python de 6 mètres et plus de 120 kilos.

Et ce n’est pas un hasard: quelques jours avant la naissance de Sambath, sa mère a rêvé qu’un serpent protégeait sa famille. Trois mois plus tard, Sambath n’est qu’un nourrisson quand son père découvre un minuscule serpent sous son lit. Après l’avoir rendu à  la nature, il se rend compte que le serpent revient invariablement à  son point de départ: la chambre du jeune garçon. La famille adopte alors le python, baptise Chomran.

Cela fait maintenant 11 ans que Chomran vit avec sa nouvelle famille. Il a même sa propre chambre et mange une dizaine de kilos de poulet ou de canard par semaine.

«Il y a un lien spécial entre eux. Mon fils jouait avec le serpent quand il apprenait à marcher et l’autre à ramper. Ils dormaient ensemble dans le berceau», confie son père.

De son côté, Sambath n’est pas prêt de laisser tomber son Chomran:

«Je ne laisserai personne l’emmener loin de moi, ça n’arrivera jamais. Je l’aime trop!»

http://fr.canoe.ca/

Le plus grand empire du XIIe siècle découvert sous la jungle


Les avancées technologiques aident les archéologues à faire des découvertes dont certaines sont vraiment étonnantes. Au Cambodge, des cités datant de 900 à 1400 ans semblent enfouie sous la forêt. Reste maintenant, à confirmer
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Le plus grand empire du XIIe siècle découvert sous la jungle

 

A Cambodian child runs in front of Angkor Wat temple in Siem Reap le 25 mai 2008. | TANG CHHIN SOTHY / AFP

A Cambodian child runs in front of Angkor Wat temple in Siem Reap le 25 mai 2008. | TANG CHHIN SOTHY / AFP

Repéré par Mélissa Bounoua

C’est l’une des découvertes archéologiques les plus importantes de ces dernières années. Ces villes médiévales couvrent une superficie comparable à celle de la capitale du Cambodge.

Des archéologues ont découvert plusieurs cités médiévales non loin du temple d’Angkor Vat, révèle le Guardian. 

Grâce à une nouvelle technologie qui se base sur le laser, le docteur australien Damian Evans a pu détecter des bâtiments moyenâgeux, et il est en mesure d’affirmer que des villes vieilles de 900 à 1400 ans se trouvent actuellement sous la forêt près du site d’Angkor. Et certaines ont une taille comparable à la capitale du Cambodge, Phnom Penh. Si ces recherches sont bien confirmées –les résultats détaillés seront publiées dans le Journal of Archaelogical Science lundi–, ces villes densément peuplées constituaient le plus grand empire au monde au XIIè siècle.

L’archéologue australien explique:

«Nous avons découvert des villes entières sous la forêt dont personne ne connaissait l’existence –sur le site de Preah Khan de Kompong Svay et Mahendraparvata sur Phnom Kulen, en partie révélé en 2012. Cette fois, nous avons tout et c’est immense, de la taille de Phnom Penh.»

Ce sont ses premiers résultats en 2012 qui lui ont permis d’obtenir des fonds pour continuer ses recherches et dévoiler l’ampleur de ce système urbain vieux de neuf siècles. Les archéologues se demandaient depuis des années s’il pouvait y avoir une ville sous le Mont Kulen et ont trouvé des preuves. C’est en faisant voler un hélicoptère au dessus de ces sites très touristiques que les lasers ont pu produire des images détaillées du sol qui ont conduit à cette découverte. Considérée comme l’une des plus importantes par les archéologues depuis des années, celle-ci pourrait remettre en cause les hypothèses sur la façon dont l’empire Khmer s’est constituté et la chute d’Angkor. Par ailleurs, les historiens ne s’attendaient pas à trouver des systèmes hydrauliques si élaborés.

Michael Coe, professeur d’anthropologie à l’université de Yale, spécialiste d’Angkor et l’empire khmer explique:

«Cette techologie de laser aéroportée marque la plus grande avancée de ces 50 ou 100 dernières années pour notre connaissance la civilisation d’Angkor.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ►7 sites archéologiques à visiter une fois dans sa vie


Aimant vraiment l’archéologie, j’aimerais un jour visiter des sites qui ont marqué l’Histoire de l’humanité.
Nuage

 

7 sites archéologiques à visiter une fois dans sa vie