Les changements climatiques pourrait transformer la planète en «étuve»


Nous sommes devant les conséquences de notre inaction face aux changements climatiques. Cet été, on entend parler presqu’à tous les jours de feux de forêts, inondations, fonte des glaces, chaleurs intenses, animaux en danger, la liste est longue. Et cela est un non-retour. Cependant, pour nos enfants et petits enfants, nous devrions faire des efforts pour que cela arrive trop vite.
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Les changements climatiques pourrait transformer la planète en «étuve»

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

On n’aurait pas fini d’avoir chaud

La transition vers une économie verte est plus que jamais urgente pour la Terre, la pollution due aux énergies fossiles risquant de pousser la planète Bleue dans un état durable et dangereux « d’étuve », ont alerté lundi des chercheurs internationaux.

Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d’être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre chaque année des records, la Terre va franchir un point de rupture.

Un basculement qui pourrait intervenir « dans quelques décennies seulement », ont prévenu des scientifiques dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Passer ce seuil signifie, selon eux, « une température de 4 à 5 degrés Celsius plus élevée qu’à la période préindustrielle et un niveau de la mer 10 à 60 mètres plus haut qu’aujourd’hui. »

«Terre étuve»?

« Une Terre étuve est probablement incontrôlable et dangereuse pour beaucoup », selon les conclusions de scientifiques de l’université de Copenhague, de l’Université nationale australienne et de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique en Allemagne.

Les rivières déborderaient, les ouragans feraient des ravages sur les côtes et les récifs de corail disparaîtraient –le tout avant la fin de ce siècle, voire plus tôt.

Les températures moyennes mondiales dépasseraient celles de toute période interglaciaire –ces cycles séparant deux glaciations– depuis 1,2 million d’années.

La fonte des calottes polaires provoquerait à elle seule une hausse très importante du niveau des océans, engloutissant des régions côtières où habitent des centaines de millions de personnes.

« Des endroits sur Terre deviendront inhabitables si la +Terre étuve+ devient une réalité », met en garde Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Centre.

Point de rupture

Les chercheurs suggèrent que le point de rupture pourrait être atteint lorsque la température de la Terre sera supérieure de 2 degrés à celle de l’ère préindustrielle. Elle l’est déjà d’un degré et continue d’augmenter à un rythme de 0,17 degré par décennie.

« Un réchauffement de 2 degrés pourrait activer d’importants éléments de rupture, augmentant ainsi encore davantage la température ce qui pourrait activer d’autres éléments de rupture par un effet domino qui pourrait entraîner la Terre vers des températures encore plus élevées », prévient le rapport.

Les experts s’inquiètent également de phénomènes comme les feux de forêts qui se multiplieraient à mesure que la planète se réchauffe et s’assèche.

La méthode

Cette étude a exploité de précédents travaux scientifiques sur les points de rupture de la Terre.

Les scientifiques ont également examiné des périodes lointaines, comme l’ère du Pliocène il y a cinq millions d’années quand le niveau de CO2 dans l’atmosphère était de 400 parties par million (ppm), comme aujourd’hui.

Durant la période du Crétacé –l’ère des dinosaures– il y a quelque 100 millions d’années, le CO2 a même atteint 1 000 ppm en grande partie à cause de l’activité volcanique.

Déterminer qu’une hausse de 2 degrés est un point de non-retour « est nouveau », selon Martin Siegert, co-directeur du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres, qui n’était pas impliqué dans l’étude.

Comment l’empêcher?

Il est nécessaire de changer immédiatement de mode de vie pour protéger la Terre, ont averti les chercheurs, expliquant que les énergies fossiles devaient être remplacées par des sources à faibles, voire sans, émissions de CO2.

Ils ont notamment préconisé une meilleure gestion des sols, de meilleures pratiques agricoles, la protection des terres et des côtes ou encore le développement de techniques de capture du CO2, planter des arbres et arrêter la déforestation.

Mais, même en cas d’arrêt des émissions de gaz à effet de serre, la tendance actuelle de réchauffement pourrait déclencher d’autres processus du système terrestre –appelés rétroactions–, faisant davantage monter les températures.

Parmi ces processus: fonte du pergélisol, déforestation, absence de couverture neigeuse dans l’hémisphère nord, de banquise et de calottes polaires.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Arctique, Antarctique : quelles sont les différences ?


Antarctique, Arctique les différences sont notables. Par l’emplacement évidemment ainsi que la température, l’environnement, la population humaine et animale. Avec les changements climatiques cependant risque d’avoir beaucoup de changements dans ces lieux reculés
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Arctique, Antarctique : quelles sont les différences ?

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Arctique, antarctique. Pôle nord, pôle sud. Mais au-delà de cette localisation géographique, existe-t-il de réelles différences entre les deux ?

Entre l’Arctique et l’Antarctique, on peut parfois s’y perdre. Ces deux endroits de la planète situés aux antipodes l’un de l’autre présentent de nombreuses différences.

Le terme arctique vient du grec arktos qui signifie ours. Dans l’antiquité, les navigateurs prenaient la direction de la Grande Ourse et de la Petite Ourse pour s’y rendre. Celles-ci brillent en effet toujours au-dessus de l’horizon nord.

Arctique et Antarctique : des différences géologiques

Il faut avant tout noter que l’Antarctique constitue un continent à part entière. Situé du côté du pôle sud de notre planète, il est recouvert de glace à quelque 98 %. Les limites de l’Arctique, quant à elles, sont plus floues. Le territoire entoure le pôle nord et s’étend sur plusieurs continents puisqu’il intègre six pays bordant l’océan Arctique : le Canada, les États-Unis, le Groenland (Danemark), la Russie, la Norvège et l’Islande. On y ajoute parfois aussi une partie de la Suède et de la Finlande. Et l’Arctique est essentiellement composé d’un océan gelé que l’on nomme banquise.

En Antarctique, on trouve essentiellement des paysages montagneux et quelques volcans surplombant l’océan. L’Arctique est plus plat, même s’il présente aussi quelques paysages alpins.

 

Le manchot empereur est l’un des symboles de l’Antarctique. © MemoryCatcher, Pixabay, CC0 Public Domain

Le manchot empereur est l’un des symboles de l’Antarctique. © MemoryCatcher, Pixabay, CC0 Public Domain

Des populations différentes

Très peu d’espèces animales peuplent l’Antarctique et toujours en colonies, comme les célèbres manchots empereurs. Idem concernant les humains. Vous n’y trouverez guère que quelques scientifiques installés là le temps de leurs recherches.

En Arctique en revanche vivent de nombreuses espèces animales : le renard, le renne, le morse, le phoque et bien sûr, le fameux ours polaire ! Des peuples indigènes (les Inuits, les Lapons, etc.) se sont également adaptés aux conditions climatiques difficiles qui y règnent.

Température : lequel est le plus froid ?

C’est en Antarctique qu’ont été relevées les températures les plus froides jamais enregistrées sur Terre. Le résultat d’une combinaison de facteurs : l’altitude, le faible ensoleillement, l’isolement par un courant océanique et le pouvoir réfléchissant de la glace qui recouvre le continent. Si sur les côtes, la température moyenne est de -10 °C, à l’intérieur des terres, elle atteint -20 °C à 1.000 m d’altitude et -55 °C à Vostok qui se trouve à 3.500 m d’altitude.

En Arctique, même si parfois le thermomètre descend bien bas — jusqu’à -70 °C enregistrés à North Ice —, la moyenne annuelle se situe autour des -10 °C. Notamment parce que les amplitudes annuelles — différences de températures entre l’été et l’hiver — peuvent être importantes. Et depuis quelques années, les températures moyennes enregistrées ne cessent de grimper. Ainsi en novembre 2016, elles plafonnaient à 15 à 20 °C au-dessus des normales saisonnières : -5 °C au lieu de -25 °C !

COP21 : La banquise Arctique disparait à une vitesse inquiétante La Nasa étudie depuis la fin des années 1970 la calotte polaire arctique. À l’aide d’images satellites et de graphiques, des chercheurs ont pu reconstituer l’évolution de la glace au cours des années. Il semblerait qu’elle fonde à vive allure… La banquise pourrait même disparaître en été à partir de 2016.

http://www.futura-sciences.com/