Malgré les incendies en Californie, Trump n’a pas changé d’avis sur le réchauffement climatique


Le président américain a accusé la mauvaise gestion des forêts alors que cette gestion, c’est surtout l’État qui en est en charge. Donald Trump, ne crois pas aux changements climatiques et c’est l’héritage qu’il laisse a ses enfants et petits enfants. Mais comme c’est un être égoïste, il doit s’en foutre éperdument en autant que lui puisse profiter de sa vie et que cela ne l’empêche pas d’aller jouer au golf.
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Malgré les incendies en Californie, Trump n’a pas changé d’avis sur le réchauffement climatique

 

TASOS KATOPODIS-POOL/GETTY IMAGES

Sebastian Smith
Agence France-Presse

Sur les lieux dévastés par le «Camp Fire», le président des États-Unis a reproché à la Californie sa mauvaise gestion des forêts.

Fumée épaisse, maisons en ruines, voitures calcinées: Donald Trump a assisté à un spectacle de désolation à Paradise, petite ville presque totalement rasée par l’incendie le plus meurtrier de l’histoire de la Californie.

Le visage grave sous sa casquette « USA », le président américain, qui ne portait pas de masque malgré l’épaisse fumée qui enveloppe toujours la région, a constaté l’ampleur des dégâts aux côtés de la maire de Paradise, Jody Jones.

« C’est très triste à voir », a-t-il déclaré après avoir passé une vingtaine de minutes dans un camp de mobile-homes, où seul un drapeau américain apportait une touche de couleur au milieu des cendres.

« En ce qui concerne le nombre de morts, personne ne sait véritablement à ce stade, il y beaucoup de personnes portées disparues », a-t-il ajouté.

Le « Camp Fire » a ravagé près de 60 000 hectares dans le nord de la Californie. Cinq morts supplémentaires ont été comptabilisés samedi soir, portant le bilan à 76 personnes tuées dans l’incendie, selon les autorités. Et plus de 1.000 personnes sont encore portées manquantes.

Le feu, qui a débuté il y a dix jours et est désormais maîtrisé sur 55% de sa surface, a détruit près de 10 000 maisons et plus de 2 500 autres bâtiments.

Interrogé sur le fait de savoir si cette visite avait fait évoluer sa position sur le changement climatique, le président américain a répondu:

« Non, non, j’ai un avis tranché. Je veux un super climat et nous allons l’avoir ».

Le 45e président des États-Unis a plusieurs fois ouvertement mis en doute, au mépris du consensus scientifique, l’impact des activités humaines sur le changement climatique en cours.

Dans le sud de l’État, près de Los Angeles, le « Woolsey Fire » a brûlé près de 40 000 hectares, dont une partie de la célèbre station balnéaire de Malibu, prisée des stars. Il a fait au moins trois morts.

Près de 9 000 pompiers sont déployés sur les deux brasiers, qui ont entraîné l’évacuation de dizaines de milliers d’habitants, dont beaucoup n’ont pas encore été autorisés à regagner leurs foyers.

L’essentiel des opérations de recherche des personnes disparues a lieu à Paradise, où vivaient de nombreux retraités qui n’ont pas réussi à fuir à temps. Des sauveteurs passent de maison en maison avec des chiens renifleurs à la recherche de personnes portées manquantes.

« Je vais continuer à chercher et espérer que cela ira », confie à l’AFP Jonathan Clark, à la recherche de son frère, de sa belle-soeur et de leur fils.

Visible à plus de 200 km

Dès les premiers jours de l’incendie meurtrier, M. Trump a dénoncé la mauvaise gestion des forêts par les autorités du « Golden State », oubliant que celles-ci sont en majorité sous le contrôle de l’Etat fédéral.

M. Trump a aussi menacé de couper les fonds fédéraux alloués à la lutte contre les incendies. Samedi, juste avant son départ, il a de nouveau enfoncé le clou:

« Il nous faudra de la gestion différente, je dis cela depuis longtemps ».

Le réchauffement climatique a « peut-être un peu contribué » à la progression fulgurante des flammes, mais « le plus gros problème, c’est la gestion » des forêts, avait-il expliqué la veille sur Fox News.

Une explication qui ne convainc pas Roslyn Roberts, 73 ans, une électrice de Trump qui a dû fuir sa maison.

« Ce feu n’a rien à voir avec une mauvais gestion de la forêt. Des milliers et des milliers de maisons ont été détruites alors qu’il n’y avait pas d’arbres alentours », affirme cette dame réfugiée dans un centre de la Croix-rouge installé dans une église.

Au passage du cortège présidentiel, plusieurs pancartes remerciaient Donald Trump de sa venue mais l’un d’elle le qualifiait de « demeuré ».

L’impact du « Camp Fire » est visible à plus de 200 km au sud de Paradise, jusqu’à San Francisco, où les autorités ont lancé vendredi une alerte à la pollution. Les écoles publiques y ont été fermées vendredi et le pont du Golden Gate était enveloppé d’un épais brouillard.

« C’est très mauvais », commente un habitant de la ville, Melvin Karsenti. « Il y a ce nuage permanent sur la ville. L’air semble plus épais. Je n’ai jamais vu autant de gens portant des masques ».

Plus au sud, le « Woolsey Fire » était pour sa part contenu à près de 80% et les pompiers espéraient l’éteindre d’ici lundi.

L’enquête se poursuit pour connaître l’origine des deux incendies.

Une plainte a été déposée contre le fournisseur local d’électricité Pacific Gas & Electric (PG&E), qui a évoqué un incident sur une ligne à haute tension juste avant le déclenchement du brasier à Paradise.

La Californie, victime de sécheresse chronique depuis plusieurs années, a connu plusieurs incendies majeurs depuis un an, qui ont fait plus de 100 morts et brûlé des centaines de milliers d’hectares.

https://quebec.huffingtonpost.ca

La Californie toujours en proie aux flammes, des milliers de pompiers déployés


Plusieurs villes et campagnes vont changer complètement avec tout ces incendies destructrices et meurtrières.Donald Trump accusent les autorités locales à la mauvaise gestion des forêts, alors que la sècheresse et les vents n’aident en rien pour atténuer ces feux.
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La Californie toujours en proie aux flammes, des milliers de pompiers déployés

 

AP

Les pompiers californiens luttaient toujours samedi contre les incendies ravageurs qui ont fait au moins neuf morts et détruit des milliers de maisons, sans grand espoir de maîtriser les sinistres dans les jours à venir.

Plus de 250 000 personnes en tout ont reçu l’ordre d’évacuer dans une vaste région près de la capitale de cet Etat de l’ouest des États-Unis, Sacramento, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie.

Jusqu’ici, les corps de neuf personnes ont été retrouvés dans la ville de Paradise, dans le comté de Butte, au nord de Sacramento.

Depuis jeudi matin, plus de 6 700 bâtiments, la majorité des maisons, ont été dévorés par l’incendie «Camp Fire», désormais devenu le plus destructeur jamais enregistré en Californie.

L’incendie a pour le moment consumé plus de 40 000 hectares et n’est maîtrisé qu’à 20%, selon CalFire.

Trois des 3 200 pompiers déployés ont été blessés.

Les autorités estiment qu’il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes. 

«L’ampleur de la destruction que nous avons vue est vraiment incroyable et à fendre le coeur», avait dit Mark Ghilarducci, du bureau des services d’urgence du gouverneur de Californie.

Plus au sud, toute la ville de Malibu, où vivent de nombreuses célébrités, a reçu l’ordre d’évacuer à cause du «Woolsey Fire», qui a dévoré près de 15 000 hectares.

Plusieurs personnalités comme Kim Kardashian ou Alyssa Milano ont dû quitter leur domicile. L’acteur Martin Sheen, brièvement porté disparu selon son fils Charlie, était en train d’évacuer.

L’incendie a également détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO «Westworld».

Sur Twitter, le président américain Donald Trump a critiqué les autorités locales.

«Il n’y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n’est que la gestion des forêts est tellement insuffisante», a-t-il lancé.

La Californie a été frappée depuis la fin de l’année 2017 par de nombreux incendies meurtriers, rendus particulièrement violents par la sécheresse et les vents.

http://journalmetro.com

Un mythe un peu glauque concernant Disneyland vient d’être confirmé


Je peux comprendre qu’on peut aimer un endroit particulièrement, cependant quand nous sommes mort, l’endroit ou nous sommes n’a aucune importance. De toute manière, je trouve demander a des proches de disperser les cendres (pour ceux qui choisissent la crémation) quand c’est illégal, c’est être égoïste même dans la mort.
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Un mythe un peu glauque concernant Disneyland vient d’être confirmé

 

disneyland

Crédits : Heather Cowper / Wikipedia

par Brice Louvet

Selon un récent article publié dans The Wall Street Journal, les parcs Disney, aux États-Unis, seraient des lieux de prédilection pour disperser les cendres des défunts qui en auraient fait la demande avant de mourir.

Les parcs Disney sont des lieux magiques où la féérie l’emporte sur le reste. Certain·e·s sont d’ailleurs tellement enchanté·e·s qu’ils souhaiteraient y reposer pour toujours. C’est du moins ce que suggère un récent article publié dans le Wall Street Journal. Il semblerait en effet que de nombreuses personnes répandent les cendres de leurs proches dans les parcs d’Anaheim, en Californie, et à Walt Disney World, à Bay Lake, en Floride.

Le phénomène est tel que les membres du personnel de ces deux parcs ont un code spécial pour ce genre de cas – Clean HEPA – rapporte le journal. Quelqu’un arrive ensuite sur les lieux avec un aspirateur équipé d’un filtre à particules, et aspire ce qui doit être aspiré.

« Des cendres humaines se sont répandues dans les parterres de fleurs, sur les arbustes et sur les pelouses de Magic Kingdom, devant les grilles du parc et lors de feux d’artifice ; sur l’attraction Pirates des Caraïbes et dans le fossé situé sous les éléphants volants de la randonnée Dumbo, peut-on lire dans le Wall Street Journal. Mais le plus souvent, selon les gardiens et les travailleurs du parc, les cendres sont dispersées dans la Maison Hantée (…) peuplée de fantômes imaginaires ».

maison hantée disney disneyland parc cendre

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the Haunted House, Disneyland, California, 2002. Crédits : Wikipedia

Les « cendres » des défunts ne représentent en soi aucun danger de santé publique. Les tissus mous et micro-organismes sont brûlés lors de la crémation. Ne restent finalement que les os broyés en poudre. Mais le fait que la pratique soit sans danger ne signifie pas pour autant qu’elle est légale.

« Ce type de comportement est strictement interdit, a notamment déclaré un porte-parole de Disney. Les clients qui tenteront de le faire seront escortés hors de la propriété », peut-on lire.

 

https://sciencepost.fr/

L’ingrédient horrible de ces cookies ingérés par plusieurs élèves


Si l’histoire est vraie, il faut être tarée pour ajouter un ingrédient humain dans ces biscuits, mais si c’est faux, c’est toujours aussi glauque, mais en plus, cela implique les soi-disant victimes et tout le processus d’enquête mis en marche pour une blague Quoiqu’il en soit, la ou les personnes en causes devraient en subir les conséquences.
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L’ingrédient horrible de ces cookies ingérés par plusieurs élèves

 

© thinkstock.

Par: Deborah Laurent

Des lycéens de Californie ont peut-être mangé des cookies contenant des cendres humaines. La police, en tout cas, mène l’enquête.

Selon la chaîne CBS, deux étudiants du lycée Da Vinci Charter Academy High School à Davis auraient distribué des cookies dans lesquels ils avaient mis les cendres de l’un de leurs grands-parents.

Le lieutenant Paul Doroshov trouve la situation très étrange.

« Je n’ai pas entendu parler de malade ou de blessé, ni physiquement ni mentalement. »

Neuf étudiants auraient ingéré ces biscuits. L’enquête a débuté après des propos d’une jeune fille dans les couloirs de l’école.

« Cette fille dit à tout le monde qu’elle a apporté à l’école des cookies à base de cendres humaines », témoigne un élève sur la Fox.

L’école a exprimé son inquiétude mais ne désire pas commenter l’affaire pour l’instant.

https://www.7sur7.be/

Manifestation planétaire sur le climat: Montréal est du nombre


Aujourd’hui, samedi, il y a eu des rassemblements dans plus de 85 pays à travers le monde pour le changement climatique. A Montréal, les manifestants ont profité de la période électorale pour s’attarder à l’environnement. L’ouverture du Sommet mondial d’action pour le climat ayant cours du 12 au 14 septembre 2018. Je doute que les politiciens en tiennent compte
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Manifestation planétaire sur le climat: Montréal est du nombre

 

Au Québec, les manifestants prenant part à cette... (Photo Lillian Suwanrumpha, AFP)

Au Québec, les manifestants prenant part à cette mobilisation internationale espèrent également avoir l’oreille des partis en campagne électorale.

PHOTO LILLIAN SUWANRUMPHA, AFP

 

La Presse Canadienne

Des rassemblements citoyens ont eu lieu dans des centaines de villes, dont Montréal, samedi, pour réclamer des mesures urgentes de lutte contre les changements climatiques.

La journée Dans nos rues pour le climat – Rise for Climate se tenait à quelques jours de l’ouverture du Sommet mondial d’action pour le climat ayant cours du 12 au 14 septembre, à San Francisco, en Californie.

Au Québec, les manifestants prenant part à cette mobilisation internationale espèrent également avoir l’oreille des partis en campagne électorale.

Nicolas Chevalier, porte-parole d’un des organismes écologistes présents au rassemblement dans le Vieux-Port de Montréal, veut interpeller les politiciens et mettre au clair qu’« on veut entendre parler » d’environnement.

Après un été marqué par une canicule meurtrière et des incendies de forêt dévastateurs, M. Chevalier déplore que ces enjeux soient mis « sous le tapis » par ceux qui aspirent à former le prochain gouvernement.

« C’est encore une fois une poussée vers le redressement de l’économie, alors que l’économie va s’effondrer quand les changements climatiques vont prendre le dessus », relève-t-il.

Le représentant de Leap Montréal reproche aux formations politiques d’offrir des « solutions faciles » pour rassurer les citoyens qui ne sont pas prêts à être confrontés à la réalité des changements climatiques.

M. Chevalier s’alarme que la Coalition avenir Québec, en avance dans les intentions de vote, a récemment retiré en catimini les mots « pétrole » et « gaz de schiste » de son site web.

Le parti affirmait auparavant souhaiter une « exploitation responsable du pétrole » et évoquait la possibilité de « l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique ». Ses orientations ne parlent désormais que « d’exploitation des ressources naturelles ».

De Montréal à Paris

Les Montréalais ne sont pas seuls dans cette démarche puisque près de 800 rassemblements du genre étaient organisés samedi dans plus de 85 pays, dont la France.

Plus de 18 000 personnes ont pris d’assaut les rues de Paris pour réclamer à leurs élus de placer le dossier du réchauffement climatique en tête de liste de leur ordre du jour politique.

Ils s’étaient donné rendez-vous devant l’hôtel de ville de Paris avant d’entamer une marche de près de deux kilomètres jusqu’à la place de la République.

Le Sommet mondial d’action pour le climat prendra place en Californie sous l’invitation du gouverneur Jerry Brown, qui s’était proposé comme hôte après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat par le président américain Donald Trump.

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La victoire juridique contre Monsanto pourrait créer un précédent


Monsanto risque de faire de gros cauchemars avec les futurs poursuites judiciaires avec ce procès perdu contre un jardinier qui ne reste plus longtemps à vivre à cause d’un cancer de la peau. Bien que la compagnie veut aller en appel, on peut enfin voir une justice contre leurs produits qui nuisent à l’environnement, mais aussi a l’humain.
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La victoire juridique contre Monsanto pourrait créer un précédent

 

Dewayne Johnson, le plaignant dans le procès qui... (Photo Josh Edelson, Associated Press)

Dewayne Johnson, le plaignant dans le procès qui obligera Monsanto à lui verser 289 millions de dollars.

PHOTO JOSH EDELSON, ASSOCIATED PRESS

PAUL ELIAS
Associated Press
San Francisco

 

La victoire juridique d’un jardinier face au géant de l’agrochimie Monsanto pourrait faire prendre du galon à des milliers de causes pendantes, se réjouissent ses avocats.

Dewayne Johnson, à qui un jury a consenti une compensation financière de 289 millions de dollars US, vendredi, avance que l’herbicide Roundup a provoqué le cancer auquel il succombera sous peu.

La Cour supérieure de la Californie a statué que le Roundup avait effectivement contribué à la naissance du lymphome non hodgkinien chez le plaignant de 46 ans et que Monsanto aurait dû signaler la possible dangerosité de son produit sur son étiquette.

La cause de M. Johnson a été la première procédure intentée contre Monsanto par une personne atteinte d’un cancer à se rendre en procès. Le traitement de son dossier a été accéléré puisqu’il est mourant et son gain de cause pourrait créer un important précédent.

« Je suis heureux d’être ici pour pouvoir aider une cause beaucoup plus grande que moi », a-t-il déclaré en conférence de presse après l’annonce du verdict.

« Un jury unanime de San Francisco vient de dire à Monsanto: « Assez. Vous avez fait quelque chose de mal et maintenant vous devez payer »», a déclaré Brent Wisner, l’avocat principal de M. Johnson.

« Il y a 4000 autres actions intentées à travers les États-Unis et d’innombrables autres personnes qui souffrent d’un cancer parce que Monsanto ne leur a pas donné le choix … Nous avons maintenant un moyen d’avancer. »

Monsanto nie tout lien entre l’ingrédient actif du Roundup et le cancer, affirmant que des centaines d’études ont établi que le glyphosate est sans danger.

Un porte-parole de Monsanto a indiqué que la société porterait la cause en appel. Scott Partridge a souligné que deux agences gouvernementales ont déjà conclu que Roundup ne cause pas le cancer.

« Nous sympathisons avec M. Johnson et sa famille, a-t-il déclaré. Nous interjetterons appel de cette décision et continuerons à défendre vigoureusement ce produit, qui est utilisé depuis 40 ans en toute sécurité et qui continue d’être un outil vital, efficace et sûr pour les agriculteurs et autres. »

Dewayne Johnson utilisait le Roundup et un produit similaire, le Ranger Pro, pour lutter contre les ravageurs dans un district scolaire de la baie de San Francisco. Il en aspergeait de grandes quantités à partir d’un réservoir de 50 gallons attaché à un camion et le vent soufflait parfois le produit dans sa direction, enduisant son visage, a rapporté Me Wisner.

Une fois, lors d’un bris de tuyau, l’herbicide a recouvert tout son corps.

M. Johnson avait lu l’étiquette et même contacté l’entreprise après avoir développé une éruption cutanée, mais il n’a jamais été mis en garde contre le caractère potentiellement cancérigène du produit, a souligné son avocat. On lui a finalement diagnostiqué un lymphome non hodgkinien en 2014.

« C’est un fait: il va mourir. C’est juste une question de temps », a déclaré Me Wisner dans sa déclaration liminaire devant le jury.

Mais selon George Lombardi, un avocat de Monsanto, le lymphome non hodgkinien met des années à se développer et le cancer de M. Johnson aurait donc pris naissance bien avant qu’il ne travaille pour le district scolaire.

L’agence de protection de l’environnement des États-Unis affirme que l’ingrédient actif de Roundup est sans danger pour les personnes qui l’utilisent conformément au mode d’emploi figurant sur l’étiquette.

Or, le Centre international de recherche sur le cancer, qui fait partie de l’Organisation mondiale de la santé, le catégorise depuis 2015 comme un « cancérigène probable » pour les humains. L’État de la Californie a pour sa part ajouté de glyphosate à sa liste de produits chimiques causant le cancer.

Les avocats de M. Johnson ont demandé et obtenu 39 millions US en dommages-intérêts compensatoires, en plus de 250 millions US sur les 373 millions US demandés en dommages-intérêts punitifs.

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Les vastes incendies rendent l’air vicié dans une partie de la Californie


La Californie a des troubles respiratoires du moins sur une partie de son territoire. Avec plusieurs incendies qui durent depuis des semaines, une fumée malsaine enveloppe l’air. Ce qui est le plus terrible, est qu’un de ces feux est fait par un pyromane.
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Les vastes incendies rendent l’air vicié dans une partie de la Californie

 

Les environs de Lake Elsinore sont enveloppés d'une... (PHOTO Patrick Record, AP)

Les environs de Lake Elsinore sont enveloppés d’une fumée dense et toxique.

PHOTO PATRICK RECORD, AP

 

ROBYN BECK, ELODIE MAZEIN
Agence France-Presse
LAKE ELSINORE, WASHINGTON

Près d’un mois après le début de vastes incendies qui perdurent en Californie, l’air est tellement vicié dans une partie de cet État que les autorités conseillent aux personnes les plus sensibles de rester à l’intérieur.

«Les images satellites détectent une fumée étendue ce matin provenant des incendies dans l’ouest des États-Unis, qui se déplacent vers le nord-est à travers les Rocheuses vers l’ouest et le centre du Canada, puis vers le sud à travers les plaines du nord» des États-Unis, a indiqué vendredi matin le service météorologique américain (NWS).

La forêt nationale de Kaibab, en Arizona, signalait vendredi matin que «les incendies dans l’ouest créent un brouillard régional» dans la région.

Mais c’est surtout dans le nord de la Californie et le sud de l’État voisin de l’Oregon que les relevés sur la qualité de l’air étaient les plus mauvais, avec un air «malsain» voire «très malsain» à proximité des brasiers les plus importants, les incendies Mendocino Complex et Carr.

Le premier, détenteur depuis le 6 août du record du plus destructeur en superficie, était circonscrit à 60 %, selon un bilan à 10 h du service des pompiers de Californie Calfire.

Constitué de deux foyers mitoyens au nord de San Francisco, il a réduit en cendres plus de 124 000 hectares depuis le 27 juillet et détruit près de 120 maisons.

Plus au nord, près de la ville de Redding, l’incendie «Carr» était maîtrisé à 51 % vendredi matin et avait détruit plus de 73 400 hectares. Trois pompiers et cinq civils sont morts du fait de cet incendie, qui a démarré le 23 juillet.

Il est à ce stade, pour la Californie, le dixième plus destructeur en superficie et le treizième plus meurtrier.

Un pyromane présumé

Au total, depuis le début mi-juillet de cette vague de gros incendies dans l’État le plus peuplé des États-Unis, au moins dix personnes sont mortes.

L’un des derniers à avoir commencé, lundi, est l’incendie Holy, situé à une centaine de kilomètres au nord de San Diego et qui a rapidement pris de l’ampleur. Selon le dernier bilan disponible, il a quasiment doublé de taille entre jeudi soir et vendredi matin, passant de 4000 hectares à plus de 7300 hectares.

Un homme de 51 ans, Forrest Gordon Clark, a été arrêté et devait être formellement inculpé vendredi devant un juge du comté d’Orange pour notamment incendie volontaire avec circonstances aggravantes, destruction de propriétés habitées, incendie de forêt. Il risque la prison à vie.

Shane Sherwood, chef des pompiers de ce comté, a expliqué que le feu avait commencé «près» de l’habitation du quinquagénaire dans le Holy Jim Canyon. «Nous sommes en train d’enquêter sur la façon dont le feu a débuté».

Selon plusieurs témoignages, les autorités ont découvert des «preuves physiques» sur place ayant conduit à considérer Forrest Gordon Clark comme le suspect numéro un.

Avant son arrestation, il avait affirmé à des journalistes qu’il n’avait rien à voir avec ce sinistre:

«Je n’ai aucune idée» de ce qui s’est passé, avait-il dit. «J’étais endormi. J’avais mis des bouchons d’oreilles».

«Je me suis réveillé et mes affaires brûlaient», avait-il ajouté.

Plus de 7400 maisons et plus de 21 400 personnes ont été évacuées à cause du Holy Fire, d’après les services forestiers. De nouvelles évacuations obligatoires ont été instaurées vendredi matin et des écoles fermées face à l’avancée rapide des flammes.

«Il y a des moyens énormes à travers tout le pays, mais nous sommes en compétition avec un certain nombre de feux du nord au sud de la Californie, mais aussi au niveau national», a remarqué Kate Kramer, porte-parole de la Cleveland National Forest. «Mais au fur et à mesure que ces incendies sont maîtrisés, des pompiers sont libérés et ils peuvent venir ici en renfort».

Vendredi matin, Calfire répertoriait neuf incendies et les prévisions météo faisaient craindre de nouveaux foyers.

«Un système très chaud et sec se maintient au-dessus de l’ouest avant de se déplacer vers le nord des Rocheuses et des plaines ce week-end», a prévenu le NWS. «De nombreux feux continuent de brûler à travers la région et un front froid arrivant dans le nord-ouest pourrait exacerber le problème».

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Californie: les pompiers peinent à circonscrire les incendies


La Californie brûle. Avec des températures comment la Floride connait, la sécheresse, un rien peut déclencher un feu. Dans un des combats que les pompiers se battent, le feu avait commencé par une défaillance mécanique d’une automobile.
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Californie: les pompiers peinent à circonscrire les incendies

 

Selon un bilan jeudi matin du service des... (Photo Mark Ralston, Agence France-Presse)

Selon un bilan jeudi matin du service des pompiers CAL FIRE, le Carr Fire a détruit près de 51 000 hectares depuis son départ le 23 juillet à la suite de la «défaillance mécanique d’un véhicule».

PHOTO MARK RALSTON, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
LAKEPORT, Californie

Les milliers de pompiers luttant contre les nombreux incendies en Californie peinaient à circonscrire les deux plus importants brasiers, dont l’un brûle depuis presque trois semaines et l’autre est désormais l’un des plus destructeurs de l’État.

Selon un bilan jeudi matin du service des pompiers CAL FIRE, le Carr Fire a détruit près de 51 000 hectares depuis son départ le 23 juillet à la suite de la «défaillance mécanique d’un véhicule».

Il a aussi réduit en cendres 1465 structures, dont un millier de résidences, ce qui en fait le sixième plus destructeur à ce stade de cet État de la côte ouest américaine.

Les plus de 4200 pompiers déployés – deux ont été tués la semaine dernière – sont parvenus à le circonscrire à 35%. Quatre civils ont également péri à cause de ce feu.

«La nuit dernière, le vent, le terrain escarpé et la sécheresse ont compliqué la tâche des pompiers», a indiqué CAL FIRE, prévoyant «de légers vents de sud-est pour aujourd’hui avec des conditions climatiques chaudes et sèches».

Autre foyer important: le Ferguson Fire, qui a débuté le 13 juillet. Après presque trois semaines, il n’était circonscrit jeudi matin qu’à 39%. Il a brûlé 27 765 hectares, dont 2300 dans la seule nuit de mercredi à jeudi.

«Le système de haute pression au-dessus de l’incendie s’est affaibli au cours de la semaine, entraînant des conditions plus chaudes et plus sèches», a relevé Inciweb, service d’information sur les incendies.

Cet incendie sévit près du très touristique parc national de Yosemite, dont la fermeture partielle a été prolongée par le service des parcs nationaux jusqu’au 5 août si les conditions le permettent.

Quand au Mendocino Complex, composé de deux foyers, quelques progrès ont été enregistrés: le River Fire était contenu à 50% après avoir brûlé plus de 14 200 hectares et le Ranch Fire à 33%, avec plus de 30 300 hectares détruits.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû évacuer face à l’avancée des flammes. Depuis quelques jours, une partie d’entre elles a été autorisée à retourner sur place

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Incendie en Californie: des milliers d’évacués


J’ai l’impression que l’on va être de plus en plus  témoin de d’évacuation à cause du feu. Il y a trois feux différents de Californie qui ont détruit beaucoup d’hectares, fait des morts chez les pompiers et blessés. Cependant, un brasier peut être aussi criminel. Justement un homme de 32 ans à été arrêté et il est soupçonné de 9 incendies.
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Incendie en Californie: des milliers d’évacués

 

Des bâtiments réduits en cendres par le feu... (Photo Noah Berger, Associated press)

Des bâtiments réduits en cendres par le feu Carr au nord de la ville de Redding, dans le nord de la Californie, le 28 juillet.

PHOTO NOAH BERGER, ASSOCIATED PRESS

 

Agence France-Presse
LOS ANGELES

Environ 7000 personnes ont dû être évacuées face à l’« avancée rapide » d’un incendie dans le sud de la Californie, pour lequel un pyromane présumé a été arrêté, ont annoncé samedi matin des autorités.

« Plus de 1300 pompiers se battent contre le feu Cranston, qui a détruit cinq maisons et a entraîné la fermeture de routes et l’évacuation d’environ 7000 personnes », a indiqué le service national des forêts.

Le brasier, qui sévit depuis mercredi dans la forêt nationale de San Bernardino, à près de 150 kilomètres au sud-est de Los Angeles, a réduit en cendres près de 5000 hectares et n’était circonscrit qu’à 16 % samedi matin. Il menace environ 4900 bâtiments, et trois pompiers ont été blessés.

Un homme de 32 ans, Brandon McGlover, a été arrêté peu après le départ de ce feu. Il est soupçonné d’être à l’origine de neuf incendies dans le sud-ouest du comté de Riverside et a été inculpé vendredi matin de 15 chefs d’accusation d’incendie criminel pour lesquels il a plaidé non coupable.

Le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a décrété l’état d’urgence dans ce comté – ce qui permet de débloquer des moyens supplémentaires -, affecté par des coupures d’électricité à cause de dégâts causés par les flammes sur plusieurs kilomètres du réseau de distribution.

Le service des urgences du gouverneur de Californie a prévenu que « le risque d’incendie continue d’augmenter en Californie. Assurez-vous que votre famille et vos amis sont prêts à évacuer. Soyez sur vos gardes », a-t-il gazouillé.

Plus au nord, le feu Ferguson continuait sa progression près du parc national de Yosemite, qui a dû fermer en partie, notamment la vallée de Yosemite, qui ne devrait rouvrir au public que le 3 août en fin de journée.

Selon un point sur la situation diffusé samedi matin, le service d’informations Inciweb a indiqué que cet incendie qui a démarré le 13 juillet avait détruit 20 000 hectares et restait circonscrit à 29 %, comme vendredi. Un pompier a perdu la vie, et sept personnes ont été blessées.

En ce qui concerne le feu Carr au nord de la ville de Redding, dans le nord de la Californie, qui a causé la mort de deux pompiers jeudi dans des incidents distincts, le dernier bilan des pompiers vendredi soir faisait état de près de 20 000 hectares brûlés en quatre jours, de 500 bâtiments détruits et 75 endommagés.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des dernières espèces découvertes


    Entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE dois trouver les 10 meilleurs découvertes de la dernière années écoulées et ils le font à chaque année d’ailleurs. Ces choix ne doivent pas être très évidents
    Nuage

     

    Top 10 des dernières espèces découvertes

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Chaque année, des milliers d’animaux et plantes jusqu’ici inconnus sont mis au jour par les scientifiques de l’International Institute for Species Exploration (IISE).

    Au menu du palmarès 2018 des découvertes les plus importantes : un énorme arbre d’Amazonie, un curieux invertébré aux couleurs chatoyantes, un poisson des profondeurs ou un orang-outan déjà en grand danger.

    La biodiversité demeure encore largement méconnue sur Terre. Rien qu’en Amazonie, une nouvelle espèce est découverte tous les deux jours. C’est pour mettre à l’honneur ces nouveaux arrivés que le College of Environmental Science and Forestry (ESF) et l’International Institute for Species Exploration (IISE) dévoilent chaque année leur liste des 10 spécimens les plus emblématiques, découverts dans l’année écoulée. Mais si le jury a dû choisir entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE rappelle que dans le même temps, 20.000 espèces disparaissent chaque année, certaines avant même d’avoir eu la chance de se faire connaître.

    Un amphipode bossu

    Nommé Epimeria quasimodo en référence au personnage de Victor Hugo à cause de son dos bossu, cet invertébré est l’une des 26 espèces d’amphipodes nouvellement découvertes dans les eaux glaciales de l’océan Antarctique. Ses couleurs éclatantes et sa structure morphologique étrange ont naturellement attiré l’attention des scientifiques.

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Un orang-outan déjà menacé

    En 2001, on avait séparé les orangs-outans de Sumatra (Pongo abelii) et de Bornéo (Pongo pygmaeus) en deux espèces distinctes. Cette année, de nouvelles analyses morphologiques, comportementales et génétiques ont conduit les chercheurs à sous-découper encore la population de Sumatra en une nouvelle espèce baptisée Pongo tapanuliensis. À peine mis au jour, ce grand singe est déjà classé en grand danger de disparition : il reste à peine 800 individus éparpillés dans des espaces fragmentés par la déforestation.

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Un arbre aux fruits géants

    Avec ses 40 mètres de haut, ses 60 tonnes et ses énormes fruits de 50 centimètres de long, on se demande comment le Dinizia jueirana-facao a pu passer inaperçu. En réalité, on pensait jusqu’ici qu’il n’existait qu’une seule espèce de Dinizia, un arbre de la famille des légumineuses, avant de s’apercevoir que celle-ci était différente. Hélas, ce magnifique végétal est déjà en danger : on n’en connaît que 25 individus, dont la moitié dans la réserve du nord du Brésil où il a été découvert.

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Un coléoptère qui joue les passagers clandestins

    Découvert au Costa Rica, Nymphister kronaueri est un minuscule coléoptère d’à peine 1,5 millimètre. Il vit exclusivement au milieu des colonies de fourmis nomades, Eciton mexicanum, et reste deux à trois semaines à un endroit pour se nourrir. Lorsque la colonie se déplace, il profite de sa ressemblance avec l’abdomen des fourmis pour s’y accrocher et se faire transporter gratuitement. 

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Le poisson des profondeurs extrêmes

    Capturé dans la fosse des Mariannes (Pacifique), Pseudoliparis swirei semble être le poisson qui vit le plus profondément dans les abysses, entre 7.000 mètres et 8.000 mètres. Un autre poisson a bien été observé à 8.143 mètres, mais il n’a jamais pu être retrouvé. De la famille des poissons-limaces, qui comprend environ 400 espèces, il est capable de résister à des pressions jusqu’à 1.000 fois supérieures à celle de la surface. Il doit son nom à un officier de la mission HMS Challenger, la première grande campagne océanographique mondiale à l’origine de la découverte de la fosse des Mariannes en 1875.

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Des « cheveux de Venus » sur le cratère d’un volcan

    Lorsque le volcan sous-marin Tagoro, dans les îles Canaries, est entré en éruption en 2011, il a entraîné une brutale hausse des températures et rejeté de grosses quantités de sulfure d’hydrogène et de gaz carbonique, détruisant une grande partie de l’écosystème. Trois ans plus tard, des chercheurs ont découvert qu’une bactérie filamenteuse, surnommée « cheveux de Venus » (Thiolava veneris pour le nom scientifique), colonisait la nouvelle couche autour du cratère. À 130 mètres de profondeur, elle forme un épais matelas recouvrant environ 2.000 mètres carrés.

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Une fleur mauve sans photosynthèse

    Alors que la plupart des végétaux sont autotrophes, c’est-à-dire qu’ils fabriquent eux-mêmes leur matière organique par la photosynthèse, Sciaphila sugimotoi est hétérotrophe : elle puise ses nutriments dans des champignons avec lesquels elle vit en symbiose. Sa découverte sur l’île d’Ishigaki, au Japon, constitue une réelle surprise car la flore japonaise est déjà très précisément documentée. Cinquante spécimens seulement de cette fleur de 10 centimètres de haut ont été dénombrés dans une forêt

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Un lion marsupial aux dents longues

    Wakaleo schouteni vivait il y a plus de 23 millions d’années dans les forêts du Queensland, en Australie. La découverte du fossile de ce féroce lion marsupial a permis d’établir son portrait. Pesant autour de 25 kg, le poids d’un chien husky sibérien, il passait une partie de son temps… dans les arbres et avait sans doute adopté un régime omnivore. Il s’agirait de la deuxième espèce de lion marsupial de l’Oligocène après Wakaleo pitikantensis, découvert en 1961.

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Un coléoptère cavernicole

    Habitant des cavernes, Xuedytes bellus s’est adapté à vivre dans l’obscurité totale : ce coléoptère a perdu ses ailes, ses yeux et sa pigmentation. Il a aussi subi une élongation de sa tête et de son thorax, et mesure neuf millimètres environ. Il a été découvert dans une grotte du sud de la Chine, dans la province du Guangxi. Cette région karstique est particulièrement riche en grottes dans lesquelles on recense une grande variété de carabidés : pas moins de 130 espèces réparties en 50 genres y ont été identifiées.

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Un eucaryote harponneur

    Découvert par hasard dans un aquarium de San Diego (Californie), cet eucaryote unicellulaire nommé Ancoracysta twista possède un génome particulièrement riche et une activité mitochondriale. Son flagelle en forme de fouet lui sert de harpon pour immobiliser ses proies et pour se propulser dans l’eau. Il doit son nom au mouvement qu’il fait en se déplaçant (twirlsignifiant tournoyer en anglais).

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    https://www.futura-sciences.com/