Le Saviez-Vous ► La décennie se termine-t-elle à minuit?


Ce soir, nous changeons de calendrier, car nous serons dans une nouvelle année. Certains dirons qu’une autre décennie, c’est terminée, et ils auront tort ! La prochaine décennie ne sera pas en 2020, mais bien en 2021, car notre ère n’a jamais eu l’an zéro.
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La décennie se termine-t-elle à minuit?

Une flèche entre 2019 et 2020, symbolisant le changement d'année et de décennie.

Quand change-t-on de décennie? Photo : Radio-Canada/Olivia Laperrière-Roy

À quel moment la nouvelle décennie commence-t-elle? En janvier 2020? Ou en janvier 2021?

UN TEXTE DE CATHERINE LACHAUSSÉE

Ce n’est certainement pas la première fois que nous sommes confrontés à cette question, et le sujet est souvent source de débats.

D’abord la réponse : la décennie actuelle s’est entamée en 2011. Le décompte de 10 nous mène au 31 décembre 2020. La prochaine décennie débutera officiellement le 1er janvier 2021.

L’explication remonte à loin. L’idée de définir les ères en partant de la naissance du Christ, fixée à l’an 1 du calendrier, apparaît au 6e siècle en Occident. On se réfère alors au calendrier julien, créé du temps de Jules César.

L’idée de compter à partir du zéro n’est pas dans l’air du temps. Elle sera importée du monde arabe des siècles plus tard.

Quand le calendrier grégorien est mis au point au 16e siècle, pour corriger le retard de 10 jours pris au fil du temps par le calendrier julien, il perpétue l’idée de partir de l’an 1, comme du temps des Romains.


Une erreur répandue

L’erreur d’associer le 0 et le début des décennies est répandue.

Même le président français Valéry Giscard d’Estaing avait été corrigé publiquement lorsqu’il avait déclaré que la première année de la décennie, l’année 1980, serait difficile.

Le journal Le Monde en avait profité pour rappeler que la décennie ne commencerait officiellement qu’en 1981.

Il y avait eu le même débat en 2000, rappelle l’historien Jean-François Caron. On a tous fêté la fin du millénaire en 1999, alors qu’on n’est entré dans le nouveau qu’en 2001!

Mais dans la vie de tous les jours, rien n’empêche de prendre le point de départ qu’on veut pour se référer à une période de temps.

On peut ainsi très bien parler des années 1980 comme d’une période couvrant 10 ans, et répéter l’exercice pour toutes les décennies.

C’est d’ailleurs la pratique la plus courante dans les livres d’histoire.

D’après moi, on s’est toujours mêlés, pense Jean-François Caron. C’est sans doute dû au fait qu’un changement de dizaine envoie un signal fort, et que partir du zéro pour compter est devenu intuitif. Sauf que l’an zéro, ça n’existe pas au calendrier. Tout démarre à l’an 1, et c’est sans doute ce qui contribue à brouiller les cartes.

De quoi faire parler les amis et les familles lors des festivités du Nouvel An.

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Nouvel empereur : le Japon craint un nouveau bogue de l’an 2000


Le 1 er mai au Japon, un nouvel empereur régnera. Le pays se préparer a l’an 1 d’une nouvelle ère. Cette nouvelle ère sera peut-être compliquée, car les calendriers, les systèmes informatiques devront être mis à zéro. On craint à un bogue comme celui dont tout le monde parlait à la venue de l’an 2000. Certains comme des grandes entreprises pourront s’en sauver, car ils ont décidé de fonctionner sur le calendrier grégorien. Il semble que ce calendrier soit en hausse à comparer du calendrier impérial. Reste à savoir après la mise a zéro, si le Japon va préférer faire comme le reste du monde. ou rester traditionnel.
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Nouvel empereur : le Japon craint un nouveau bogue de l’an 2000

 

Le prince Naruhito et son père, l'empereur Akihito, lors de la cérémonie du Nouvel An 2019.

Le prince Naruhito (à gauche) succédera à son père, l’empereur Akihito (à droite), le 1er mai. Photo: AFP / Jiji Prince

Radio-Canada

À minuit le 1er mai, un nouvel empereur montera sur le trône du chrysanthème au Japon. Pour le reste du monde, rien ne changera, mais au Japon, les calendriers – y compris ceux des systèmes informatiques – devront être remis à zéro. Un casse-tête qui fait craindre à nouveau un bogue comme à la veille de l’an 2000.

L’accession au trône d’un nouvel empereur est synonyme du début d’une nouvelle ère au Japon. L’ère actuelle, celle de Heisei, est en cours depuis le couronnement de l’empereur Akihito, en 1989. La nouvelle ère, celle de Reiwa, commencera à son abdication et à l’arrivée de son fils aîné, l’actuel prince héritier Naruhito.

Alors qu’on imagine que les précédents changements d’ère ont été des cauchemars pour les imprimeurs de calendriers, ce sont cette fois les informaticiens qui sont préoccupés. Il s’agit en effet du premier changement d’ère impériale depuis la démocratisation de l’informatique.

De nombreux systèmes informatiques, y compris tous ceux du gouvernement japonais, doivent être rapidement mis à jour pour que leur système de datation affiche l’an 1, le matin du 1er mai. Le nouveau nom d’ère devra également être reflété sur les sites et les formulaires officiels.

Les experts craignent de nombreux bogues causés par cette mise à jour inédite, tels que des pertes de données, des courriels perdus et des connexions interrompues. La petite ville de Koga, au nord de Tokyo, a par exemple effacé accidentellement 1650 factures d’eau en raison des changements apportés à ses systèmes.

Un coût considérable

« Le changement de nom d’ère aura un énorme effet sur les grandes entreprises qui ont des systèmes complexes », a indiqué au New York Times Gaku Moriya, directeur adjoint de la division de l’innovation des technologies de l’information au ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

Ce changement pourrait en effet coûter cher aux entreprises et aux différents paliers de gouvernement. Par exemple, la ville de Nagoya, avec ses 2,3 millions d’habitants, estime qu’elle devra dépenser l’équivalent d’environ 5,8 millions de dollars en lien avec ce changement.

Les grandes entreprises devraient majoritairement être épargnées, puisqu’elles utilisent pour la plupart le calendrier grégorien. Mais les entreprises dont les systèmes informatiques sont vieux et celles qui ne disposent pas d’assez de ressources pour effectuer les mises à jour à temps, telles que les PME et les petites institutions financières, risquent fort d’être touchées par les conséquences du changement d’ère.

« Certaines entreprises privées ne sont peut-être pas suffisamment sensibilisées au problème et ne savent pas quels désagréments elles rencontreront, a ajouté M. Moriya. Certaines entreprises japonaises utilisent le même système depuis deux ou trois décennies. L’intérieur de ces systèmes s’est transformé en boîte noire [pour les informaticiens]. »

L’impossibilité de mettre à jour les vieux serveurs et ordinateurs pourrait donc avoir l’avantage de forcer les entreprises à se moderniser.

L’adoption du calendrier grégorien en hausse

Les citoyens ordinaires seront eux aussi affectés par l’arrivée de l’ère de Reiwa. Des lettres frauduleuses circulent actuellement dans l’archipel, appelant les destinataires à envoyer leurs informations personnelles pour s’assurer que leurs comptes bancaires sont bien mis à jour, selon le diffuseur public NHK.

Les préoccupations suscitées par le changement d’ère et ses conséquences sur les systèmes informatiques ont alimenté un mouvement grandissant pour l’adoption officielle du calendrier grégorien. La plupart des Japonais se servent déjà de ce calendrier largement répandu dans le monde, et le gouvernement l’utilise également dans ses relations internationales et pour les Olympiques de Tokyo de 2020.

Même la Chine, d’où le calendrier impérial japonais a été importé, est passée au calendrier grégorien.

Entre modernité et tradition

Mais la culture japonaise entretient une relation complexe avec la modernité et les traditions. Le Japon est par exemple encore largement dépendant du fax, une méthode de transmission de documents ayant presque disparu ailleurs sur la planète.

Beaucoup de Japonais ne sont pas prêts à tourner entièrement le dos au calendrier impérial, puisque ses différentes ères sont très évocatrices dans ce pays. Tandis que l’Occident a ses années 1960 et que le Commonwealth, son ère victorienne, les Japonais se réfèrent aux ères impériales pour se remémorer les périodes marquantes de l’archipel.

« C’est une façon de diviser l’histoire, a indiqué à Reuters Jun Iijima, un avocat de 31 ans. Si vous ne faisiez que compter les années, le système occidental serait probablement suffisant. Mais le [système impérial] donne une certaine signification à une période historique. »

Cette résistance au changement sera mise à l’épreuve le 1er mai, alors que les Japonais pourront finalement mesurer les conséquences réelles du « bogue de l’an 2019 ». Ce n’est qu’à ce moment que les informaticiens du pays pourront conclure si Reiwa, ou « belle harmonie » en japonais, est un nom bien choisi pour l’ère qui s’amorcera.

Avec les informations de The New York Times et Reuters

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Le Saviez-Vous ► L’Église médiévale a inventé l’instrument de torture qui vous réveille tous les matins


Pour arriver à l’heure après un sommeil ou une sieste, mieux vaut mettre le réveil-matin. Et j’avais oublier de mettre mon réveil pour demain matin. Beurk ! Pauvre de nous, c’est cet objet qu’il soit sur le téléphone, une montre, un réveil-matin, un radio-réveil qui contrôle la fin de notre sommeil. Ce sont les moines du Moyen-Âge qui ont cru bon de trouver une solution pour que les frères désignés qui doivent veiller pour réveiller les autres. Car être un veilleur n’empêche pas pour autant de s’assoupir.
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L’Église médiévale a inventé l’instrument de torture qui vous réveille tous les matins

 

Horloge à eau et tambour hydraulique probable actionnant des clochettes (vers 1250) | Bible moralisée via Wikimedia Commons

Horloge à eau et tambour hydraulique probable actionnant des clochettes (vers 1250) | Bible moralisée via Wikimedia Commons

Florian Besson et Nonfiction

Chaque matin, c’est la même rengaine: votre réveil sonne. Mais qui doit-on remercier pour cette habitude?

Qui n’a jamais haï son réveil? Injurié silencieusement (ou pas) cette petite sonnerie qui vous intime de vous lever? Cherché à désobéir, à grappiller encore quelques minutes de sommeil, avant de céder? Tous les matins (ou presque), nous obéissons à une machine. Et si je vous disais que c’est la faute des moines médiévaux?

Le souci religieux de la ponctualité

Dès le haut Moyen Âge apparaît l’idée que les prières sont plus efficaces si elles sont simultanées. Dans les monastères, on va alors imposer un emploi du temps strict, articulé autour «d’heures» qui sont autant de moments de prières: soit, dans l’ordre, les vigiles (2h du matin), les matines (4h), les laudes (5h), prime (6h), tierce (9h), sexte (midi), none (15h), vêpres (19h). Parmi ces offices, les offices nocturnes, surtout les vigiles, sont les plus difficiles: ils imposent une servitude temporelle stricte en coupant en deux la nuit de sommeil.

Dès lors, comment réveiller les moines? Une solution serait de maintenir un veilleur qui compte le temps avec une clepsydre et va ensuite réveiller ses frères. C’est d’ailleurs le sens premier du mot «vigile»: celui qui reste éveillé, celui qui veille, qui voit. C’est la solution préconisée encore au VIe siècle par une règle monastique appelée la Règle du Maître: deux moines doivent rester réveillés, et on les appellera «les coqs vigilants». Mais, évidemment, ce n’est pas très fiable: facile de s’endormir quand on joue la sentinelle… Or pour un moine, rater une messe est gravissime.

Cette faute est bien sûr immortalisée dans une célèbre comptine qu’on retrouve dans toutes les langues européennes:

«Frère Jacques, dormez-vous, dormez-vous? Sonnez les matines…» (et voilà, maintenant vous l’avez dans la tête pour la journée. De rien.).

Les moines médiévaux avaient très peur d’être des frères Jacques malgré eux. Au XIe siècle, un moine, Raoul Glaber, rapporte ainsi qu’il a été visité un matin par le diable, qui le tente en lui conseillant de rester au lit:

«Pourquoi sautes-tu si vite du lit dès que tu as entendu le signal? Tu pourrais t’abandonner encore un peu à la douceur du repos, au moins jusqu’au troisième signal…».

C’est comme nous le matin, quand on active la fonction snooze pour voler quelques minutes! Raoul ne se laisse pas prendre au piège: il comprend que le diable veut lui faire rater la messe, ce qui pourrait compromettre son salut. Pensez-y, la prochaine fois que vous grognerez péniblement «Encore cinq minutes…».

Organiser le temps

Ce souci monastique de la ponctualité s’inscrit plus globalement dans une volonté de l’Église d’organiser le temps, à toutes les échelles. C’est ainsi qu’elle met en place un calendrier complexe, articulé autour de dizaines de fêtes et de célébrations. Plusieurs de ces fêtes sont dites «mobiles»: elles ne tombent pas à une date fixe mais dépendent du calendrier lunaire et/ou solaire. C’est le cas de la fête de Pâques, qui se décale chaque année (comme le début du Ramadan en terre d’islam). Pour calculer cette date, les meilleurs scientifiques du temps élaborent de savantes tables de calcul, les computs.

Ce souci du temps est omniprésent et c’est même l’un des domaines scientifiques proprement médiévaux. Autant le Moyen Âge occidental est, par rapport à l’Antiquité romaine ou au monde musulman, en retard au niveau de la médecine, de l’optique, de l’ingénierie, autant il est en avance dans ce domaine-là: mesurer le temps.

Les machines disent l’heure

L’Église va dès lors apprendre à fabriquer des instruments mécaniques de réveil. Dès le VIIe siècle, on fabrique des clepsydres, de plus en plus perfectionnées. Le XIIIe siècle sera le temps des horloges mécaniques, qui se multiplient dans les grandes villes, mais aussi dans les abbayes. Elles permettent non seulement de savoir l’heure qu’il est, ce qui est crucial pour imposer un temps en commun, mais surtout les horloges servent à prévoir l’heure qu’il sera. Elles ne sont pas seulement des outils d’information, mais de maîtrise du temps.

On trouve cette dimension en toutes lettres dans la règle de l’abbaye de Villers, en 1268: s’adressant au sacristain, chargé de sonner les cloches de l’abbaye, la règle note

«Tu règleras soigneusement l’horloge, et alors seulement tu pourras dormir tranquillement».

La règle cistercienne, rédigée un siècle et demi plus tôt, consacre déjà de longs paragraphes aux soins à apporter aux horloges des abbayes.

Ces horloges sont en réalité des minuteries. On s’en sert encore pour les œufs à la coque: celles du Moyen Âge fonctionnent de la même façon, sauf que ça tictaque pendant des heures avant de sonner pour réveiller un moine. C’est le rôle de Frère Jacques: il doit se réveiller pour aller «sonner les matines» afin que les cloches réveillent tous les autres moines. En latin, on dit horologia excitatoria. Les contemporains ont eu conscience qu’il s’agissait de nouvelles machines, et ont forgé des nouveaux mots: les Hollandais disent klokke, les Anglais clock. Or, ce clock renvoie à la cloche: les premières machines à dire le temps furent des cloches automatisées. De même, en anglais montre se dit watch, c’est-à-dire littéralement garde, veille. Savoir l’heure, c’est donc avant tout pouvoir se réveiller.

Bref, l’Église médiévale invente du même geste le réveil-matin et l’autodiscipline temporelle. Comme des moines bien disciplinés, nous réglons, chaque soir, notre réveil avant d’aller dormir. Nous obéissons à la sonnerie, et nous nous levons en même temps que des dizaines de milliers de personnes. La diffusion des horloges a favorisé l’émergence de la notion d’horaire, de retard, d’emploi du temps. Ces notions contribuent à la naissance d’une société disciplinaire, comme l’analyse Michel Foucault: une société dans laquelle le pouvoir découpe le temps pour mieux contrôler les corps et les vies. Décidément, Frère Jacques aurait mieux fait de se rendormir: on ferait tous et toutes de belles grasses mat’, personne n’arriverait jamais en retard, on ne serait pas angoissés par l’idée de perdre son temps.

Quand on vous dit que c’est la faute des moines…

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Le Saviez-Vous ► 7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe


Quelle heure est-il ? On peut voir l’heure partout maintenant. Ce n’a pas été toujours le cas. Il a fallu comprendre les saisons, la course du soleil et de la lune et commencer a élaborer des moyens pour se repérer dans le temps.
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7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe

 

par Manon Rprs

La mesure du temps est une compétence acquise depuis les premières civilisations (égyptiennes et chinoises). Il est très vite devenu essentiel de trouver un rythme, de comprendre ce phénomène, pour organiser au mieux les institutions et, de manière générale, la vie en société.

Des cycles se sont d’abord révélés, avec l’évolution des saisons, le mouvement des ombres et le déplacement de la Lune. Le temps s’est ensuite formellement instauré comme une grandeur physique avec comme unité légale la seconde. Sans plus attendre, découvrez s’en davantage sur la mesure du temps et notamment sur les objets curieux qui ont été inventés depuis lors pour le décoder.

La mesure du temps est une préoccupation majeure depuis les prémisses de l’Antiquité, un fait essentiel pour comprendre et quelque peu maîtriser les évolutions périodiques qui se produisent autour de nous. L’Homme a rapidement remarqué la répétition des phénomènes qui se réalisaient sous ses yeux : des changements de saisons jusqu’aux mouvements de la Lune. Il a alors conçu des dispositifs de mesure du temps, qui se sont d’ailleurs précisés avec le temps. Si nos montres actuelles nous permettent de lire l’heure facilement, il n’en a évidemment pas toujours été ainsi. Des unités de mesure ont d’abord vu le jour, permettant de connaître l’heure de manière instantanée, et ce, peu importe où l’on se trouve.

Au tout début, l’Homme mesurait le temps en se guidant des étoiles, une façon de repérer le moment de la journée où il se trouvait. Puis il s’est mis à développer des calendriers qui définissaient les jours, les mois et les années. Chaque civilisation a d’ailleurs créé son propre calendrier : romain, grégorien, hébreu, musulman, hindou, inca… Des systèmes complexes qui nous ont amené à la création d’un système de mesure perçu comme universel pour diviser le temps entre le lever et le coucher du Soleil. Découvrez notre sélection d’objets les plus curieux inventés pour mesurer le temps :

1. Le cadran solaire

Vous avez très certainement entendu parler de ce système de mesure du temps considéré comme l’un des tout premiers élaboré par l’Homme. Il s’agissait de fixer un bâton à la verticale sur une table de mesure graduée et de se laisser guider par le Soleil. L’ombre réalisée sur la table (généralement plane) rejoignait une heure gravée dessus, qui évoluait régulièrement au cours de la journée.

Le premier cadran solaire, « le gnomon », aurait été confectionné au IIIe millénaire avant J.-C.. Les historiens se divisent pourtant sur l’origine première de ce système. Selon Marie-Christine de La Souchère, ce sont les Chinois qui les auraient utilisés dès 2 600 avant J.-C. tandis que selon Pierre-Yves Frei, les origines sont basées en Égypte où l’on aurait découvert le plus ancien cadran solaire datant de 1 500 ans avant J.-C.

Cependant, le cadran solaire a rapidement connu ses limites. Dépendant du Soleil, il ne permettait pas de connaître l’heure lorsque la nuit venait. De plus, la présence du Soleil évolue selon les saisons et rendait alors les heures bien flexibles.

cadran solaire

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Crédits : mcsc1995/Pixabay

2. Les clepsydres

Ce nom qui vous est peut-être inconnu signifie étymologiquement « voleuse d’eau ». Il s’agit d’un récipient percé rempli d’eau et la laissant ainsi s’écouler. Le récipient a été gradué à l’intérieur et permettait de mesurer le temps grâce à un flotteur. Un système astucieux qui aurait été créé en Égypte en 1530 avant J.-C. avant d’être récupéré par les Grecs puis par les Romains.

Ils furent d’ailleurs à l’origine du premier système de réveil, notamment utilisé dans les monastères pour déclencher les heures de prière. Elles connurent d’ailleurs de belles évolutions pour devenir de vraies horloges à eau au 18e siècle.

3. Le sablier

Selon la même logique de l’écoulement, on retrouve le sablier. Le premier d’entre eux daterait de l’an 1000. Il s’agit d’un système initialement confectionné pour limiter la durée des oratoires. Pour autant, il n’était pas très pratique, nécessitant d’être retourné régulièrement. Par ailleurs, il ne s’agissait pas de véritables grains de sable à l’intérieur, mais de coquilles d’œufs écrasées.

sablier

Crédits : annca/Pixabay

4. La bougie

En plus de nous permettre de nous éclairer depuis des lustres, la bougie graduée pouvait également donner une indication sur l’heure. Cette « chandelle horaire » a été créée vers 870 par Alfred Le Grand un roi anglo-saxon. Il a ainsi mesuré la vitesse de combustion d’une bougie. Celles-ci avaient été réalisées pour durer quatre heures. On note toutefois leur imprécision. Les Chinois aimaient également ce système, qu’ils remplacèrent par des bâtons d’encens.

bougie graduée

Crédits : webandi/Pixabay

5. Les horloges

Les débuts des horloges mécaniques remontent au 13e siècle. Les premières sont conçues avec un foliot, une tige supportant deux poids et ne permettant d’indiquer que les heures. Puis rapidement, les foliots se sont vus remplacer par des balanciers. L’amélioration nette s’est observée avec Christian Huygens, au 17e siècle, qui ajouta aux horloges un pendule pour les régulariser. Ce fut le début des pendules.

En 1920, le quartz fut choisi comme oscillateur sur les horloges. Les charges électriques qui fluctuent à sa surface au rythme des vibrations en font un matériau de choix, on parle d’effet piézo-électrique. Un véritable progrès à cette époque !

Puis vient l’horloge atomique en 1947. Certainement le système le plus précis que l’on connaisse, elle a été crée par un certain Harold Lyons. Elle a connu une évolution en 1967, devenant l’horloge atomique à jet de césium et définie depuis lors la seconde, l’unité du système international.

6. Le chronomètre

C’est en 1737 qu’apparaît le premier chronomètre, réalisé par John Harrison, un charpentier-horloger anglais. Celui-ci, conçu pour la marine, pesait tout de même 32,5 kilos. Puis, quelques années plus tard, en 1761, il réduisit son modèle pour lui donner la forme d’une montre.

chronomètre

Crédits : Free-Photos/Pixabay

7. Les montres

La chronologie nous amène tout naturellement vers les montres. Confectionnée par celui dont nous parlions précédemment, John Harrison. Et celle-ci évolua ensuite à partir du début du 20e siècle. En 1905 apparut la montre la plus plate du monde, puis elles se portèrent au poignet vers 1910. Arriva la montre électrique en 1952 puis la montre électronique seulement 7 ans plus tard. Ensuite, en 1968, la montre à quartz analogique, en 1990 la montre radioélectrique, en 1991 la montre parlante et en 1993, la montre à télécommande étant capable de recevoir des messages. On n’arrête pas le progrès !

Source

https://lesavaistu.fr

 

Le plus vieux texte d’Amérique


Le plus vieux texte de l’Amérique vient des Mayas. Ce fut un calendrier des mouvements de Vénus qui ne serait qu’une partie d’un document qui aurait probablement contenu 20 pages
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Le plus vieux texte d’Amérique

 

 

Le texte le plus ancien jamais retrouvé en Amérique est exposé dans un musée de Mexico pour la première fois. Il s’agit d’un traité maya d’astronomie a été écrit entre 1021 et 1154. Tout à fait fascinant!

Le Saviez-Vous ► Année bissextile et 29 février : origines et fonctionnement


Nous sommes en une année bissextile, donc une journée de plus avec un 29 février sur le calendrier. Alors profitons pour notre gouverne ou pour tout simplement se rappeler l’origine de cette journée additionnelle tous les 4 ans.
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Année bissextile et 29 février : origines et fonctionnement

 

 

Rozenn Nicolle
Rédactrice – MétéoMédia

La date de lundi sera bien particulière : il s’agira du 29 février, journée qui n’existe que tous les 4 ans. Mais d’où vient cette idée d’avoir un mois de février plus ou moins long ? On vous explique…

Premièrement, il faut savoir que tout ce qui façonne notre actuel calendrier nous provient des astres, et d’un en particulier : le soleil. Et la raison est simple : le mouvement que notre planète fait par rapport au soleil est ce qui détermine le jour, la nuit et les saisons.

Une année est donc basée sur le temps que met la Terre à faire le tour du soleil et une journée est basée sur le temps qu’elle met à faire un tour sur elle-même.

Ceci étant dit, combien de temps précisément faut-il à notre planète pour faire sa révolution autour du soleil ? En général, la réponse est 365. En vérité, c’est un peu plus : 365.2422199, soit 365 jours, 48 minutes et 45 secondes, montre en main.

D’ailleurs, nos jours ne durent pas exactement 24 heures non plus, mais 23 heures, 56 minutes et 4 secondes.

Seulement, pour des raisons pratiques, il nous faut un nombre entier de jours dans le calendrier, et pendant longtemps on a utilisé 365 jours. Sauf qu’au fil des années, les saisons se sont décalées, et il a fallu trouver une nouvelle façon de compter les jours.

Un peu d’Histoire…

Jules César

C’est aux Romains, et plus particulièrement à Jules César, que nous devons l’ancêtre de notre calendrier : le calendrier julien.

Celui-ci, alors à la tête de l’Empire romain, était soucieux de constater que les années solaires ne suivaient pas correctement les années civiles du système de l’époque. Il fit alors appel à l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie, afin de régler ce décalage trop important.

S’inspirant des Égyptiens, celui-ci proposa alors la solution d’une année à 365 jours et d’une journée « intercalaire » tous les quatre ans afin de compenser. Une année étant proche de 325,25 jours, cela signifie qu’ajouter un jour tous les 4 ans, permettait de caler le calendrier civil sur le calendrier solaire.

Mais là encore, un décalage se faisait sentir à hauteur de trois jours de trop par tranche de quatre siècles. Et c’est au pape Grégoire XIII que l’on doit le nom de notre calendrier actuel, dit grégorien, car c’est lui qui a initié la dernière réforme en 1582.

Il fut donc décidé que les années bissextiles (jusque-là concernant toutes les années divisibles par 4) ne seraient plus que les années divisibles par 4 non divisibles par 100 et les années divisibles par 400. L’année 1900 par exemple, est divisible par 4 et par 100 donc elle n’est pas bissextile.

L’instauration du calendrier grégorien a donc permis de rattraper l’avance du calendrier civile sur le calendrier solaire en supprimant des jours et en ralentissant le rythme, ôtant trois années bissextiles tous les 400 ans.

Le calendrier grégorien n’a pas été adopté tout de suite par tous les pays, mais est maintenant devenu le calendrier civil quasi universel. Il n’est toutefois pas encore parfait, puisqu’il engendre tout de même un décalage de trois jours tous les 10 000 ans !

Étymologie

Le jour intercalaire du calendrier julien fut placé avant le 24 février, qui se trouvait être, à l’époque, le 6e jour avant les calendes (le début) de mars (qui était à l’époque le premier mois de l’année). En ajoutant ce jour, on doublait donc le 6e jour, ce qui se traduisait en latin par bis (doubler) sextus (sixième). C’est de là que nous vient l’adjectif « bissextil », qui caractérise une année de 366 jours.

Les mois de juillet et aôut prennent également leurs origines dans ce calendrier julien. En effet, Jules César a humblement rebaptisé ces deux mois en son honneur, Julius et Augustus (devenus juillet et août) leur accordant à chacun 31 jours, en volant au passage un à ce fameux mois de février qui n’en décompte donc que 28… ou 29 !

En anglais, on se fatigue moins avec les racines étymologiques latines, et on appelle communément le 29 février « leap day » et une année comportant 366 jours une « leap year ».

Natifs du 29 février

Chaque pays a sa propre façon de considérer le 29 février. Ainsi, si vous êtes nés un 29 février à Taïwan, votre passeport indiquera une naissance le 28, alors qu’au Canada on conserve cette date de naissance dans tous les documents officiels. Quant au jour de votre majorité lors d’une année normale, elle n’est généralement prise en considération qu’à partir du 1er mars.

Cela ne vous empêchera pas toutefois de payer votre permis de conduire chaque année au Québec !

Et concernant la célébration, le 28 février comme le 1er mars (ou les deux) permettent tout aussi bien de faire la fête ! Même Facebook n’oubliera pas de vous souhaiter une bonne fête en cas d’année non bissextile (et vos amis non plus, donc !)

SOURCES : Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides | Conseil National de Recherche Canada | Metronews

http://www.meteomedia.com/

Le Saviez-Vous ► L’histoire de la lune à travers les siècles


La lune a toujours fasciné l’être humain, mais avant de comprendre le rôle de la lune, des croyances, des légendes et des superstitions ont d’abord meublé l’esprit des hommes.
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L’histoire de la lune à travers les siècles

 

 

La lune est présente chaque nuit pour éclairer notre terre. Elle est là depuis longtemps et a pu observer notre évolution. L’homme a toujours été fasciné par elle et depuis des millénaires, il l’a longtemps observé pour la comprendre. Malgré tout, elle reste un mystère à part entière.

Que ce soit en astronomie ou en astrologie, la lune a une place importante. Elle est visible et a servi à mesurer le temps dans le passé. Elle a servi à calculer les saisons et a servi de repère. Grâce à ses changements de forme, elle a permis à l’homme de comprendre le temps. Sa lumière provient du soleil et grâce à cela, nous pouvons admirer le cycle lunaire. Elle est considérée comme le marqueur du temps.

Les dessins des grottes de Lascaux démontrent la place importante de la lune. Ces derniers prouvent la fascination de l’homme pour la lune et grâce à elle, il a pu comprendre le monde qui l’entourait. Au fur et à mesure du temps, l’homme a également compris qu’elle était liée au soleil. Stonehenge témoignage parfaitement de cette fascination. En effet, le site est un véritable observatoire et un gigantesque calendrier lunaire à ciel ouvert. Ce site témoigne de la compréhension de la lune.

Dans les récits mythologiques, le soleil et la lune occupent une place importante. Ils sont représentés par des dieux. Dans la mythologie égyptienne, c’est Horus qui représente la lune et le soleil. Il symbolise l’harmonie et le temps sur la terre. Pour l’aider, le dieu Thot a inventé le calendrier pour compter les mois régis par les phases de la lune. Thot devient le seigneur du temps. La création de ce calendrier a permis à l’agriculture de voir le jour. On parle aussi de la naissance de la vie sociale. En effet, la lune mesure le passage des jours, des mois et le soleil mesure les saisons.

Aujourd’hui, tout le monde se sert du calendrier solaire grégorien. Pourtant, pendant des millénaires l’homme s’est servi de la lune pour mesurer le temps. De plus, la terre vit au rythme de la lune, il suffit d’observer le rapport entre notre astre et les marées. La lune joue également un rôle dans la reproduction marine et sur le mode de vie des animaux. La lumière de la lune a aussi un rôle sur les méthodes de chasses des prédateurs.

L’être humain interroge souvent la lune, car pour lui elle possède des pouvoirs surnaturels. Elle est souvent comparée à la femme, car son cycle est de 28 jours et représente également la femme enceinte. Elle sert de symbole dans beaucoup de cultures différentes, sous diverses formes et dans diverses religions. Dans la plupart des récits, elle symbolise la fertilité. Aujourd’hui encore, certaines religions se servent du calendrier lunaire comme les musulmans. Même en ce qui concerne le christianisme, il y a un rapport évident avec le cycle lunaire.

Au fur et à mesure du temps, l’homme a déformé les récits mythologiques et petit à petit, les croyances sont devenues des superstitions. Beaucoup pensent qu’au moment de la pleine lune, les accouchements sont plus nombreux. Rien n’a été prouvé scientifiquement et cette croyance provient essentiellement du symbole de fertilité qu’elle représente. Elle est aussi porteuse de mort. On parle alors de la face sombre de la lune et elle est incarnée par une sorcière. Pour beaucoup, la pleine lune est synonyme de loup-garou et de vampires en chasse. Il est vrai que sa lumière nous montre un monde sombre et angoissant.

Notre astre joue un rôle prédominent dans l’astrologie. Elle est au coeur des horoscopes. L’astrologie est le fondement de l’astronomie. Grâce à cela, les premiers astronomes ont pu prédire les éclipses. Si les éclipses solaires effrayaient la population par le passé, les éclipses lunaires étaient tout autant redoutées. En effet, lors d’une éclipse lunaire, celle-ci prend une teinte rougeâtre qui effrayait les hommes. Malgré tout, c’est grâce à ces phénomènes que les astronomes ont compris que la terre était ronde, mais tous pensaient que la terre se trouvait au centre du système solaire. Aristote expliquait que la lune était la frontière entre la terre et le cosmos.

C’est au 7ème siècle et avec l’Islam que l’astronomie a évolué, mais celle-ci est restée prisonnière des pensées anciennes. Petit à petit, des instruments sont apparus pour observer la lune. C’est l’apparition de l’horloge mécanique. En 1543, Copernic a publié un article révélant la véritable position de la terre dans le système solaire. A partir du 17 ème siècle, l’astronomie a évolué avec l’apparition des premiers télescopes. Galilée a confirmé la théorie de Copernic dans un ouvrage, mais cet article lui a coûté une condamnation par le Vatican. Par la suite, Kepler a pris le relais dans l’observation de la lune. C’est Newton qui est à l’origine de la découverte de la force de gravité de la lune sur la terre. En 1969, c’est le début des missions Apollo et l’homme a enfin pu poser le pied sur la lune. Nous avons pu la découvrir grâce aux images magnifiques, malgré beaucoup de mystères l’entourent encore.

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