Néandertal ne respirait pas comme nous


L’homme de Néandertal avec une plus grande capacité pulmonaire que l’homme moderne. Grâce à la technologie 3D, ils ont reproduit une cage thoracique vieux d’environ 60 000 ans ils ont pu comprendre que l’homme du Néandertal avait besoin de plus d’oxygène pour nourrir les muscles. Ceci dit, il est aussi intéressant que les scientifiques on remarquer que ces hommes se tenaient plus droit que nous.
Nuage

 

Néandertal ne respirait pas comme nous

 

Neandertal

Crédits : Allan Henderson / Flickr

par Brice Louvet

En reconstituant la cage thoracique d’un homme de Néandertal, une équipe de chercheurs confirme aujourd’hui que nos cousins disparus ne respiraient pas de la même manière que les humains modernes. Ils avaient des capacités pulmonaires supérieures.

Une équipe internationale d’anthropologues a récemment pu reconstituer en 3D la cage thoracique du squelette de Néandertal, le plus complet jamais découvert à ce jour (celui d’un homme probablement mort il y a 60 000 ans). De quoi apporter un nouvel éclairage sur la façon dont nos lointains cousins respiraient. Il en ressort que ces derniers avaient des capacités pulmonaires supérieures à Homo Sapiens, permettant ainsi de « nourrir » leurs muscles massifs. Les détails de l’étude sont rapportés dans Nature Communications.

Neandertal

Le squelette d’un homme de Néandertal découvert en Israël en 1983 permet aujourd’hui de recréer sa cache thoracique. Crédits : Wikipedia

« La forme du thorax est essentielle pour comprendre le comportement des Néandertaliens dans leur environnement, car elle nous informe sur leur respiration et leur équilibre, explique Asier Gomez-Olivencia, de l’Université du Pays basque et principal auteur de l’étude. Les Néandertaliens sont étroitement liés à nous et ont des adaptations culturelles complexes très similaires à celles de l’Homme moderne, mais leur forme physique est différente de nous de manière importante, poursuit-il. Comprendre leurs adaptations nous permet de mieux comprendre notre propre chemin d’évolution ».

En s’appuyant sur des tomodensitogrammes, les chercheurs ont ici pu recréer virtuellement et en 3D le thorax de cet homme de Néandertal, mort 60 000 ans plus tôt. La forme de la cage thoracique semble alors proposer un diaphragme plus grand que celui d’Homo Sapiens, permettant d’emmagasiner un maximum d’air. Il en ressort également que les Néandertaliens s’appuyaient davantage sur le diaphragme pour respirer (Homo Sapiens s’appuie sur diaphragme et sur une expansion de la cage thoracique).

Il semblerait par ailleurs – en témoigne la disposition des côtes qui se connectent à la colonne vertébrale vers l’intérieur – que Néandertal se tenait également plus droit que nous.

neandertal

Reconstruction virtuelle du thorax. Les côtes s’attachent à la colonne vertébrale dans une direction interne, forçant une posture plus droite que chez l’Homme moderne. Crédits : Gomez-Olivencia, et al

Sur le plan pulmonaire, cette nouvelle découverte a un sens. Les Néandertaliens étaient en effet beaucoup plus massifs que les Hommes modernes sur le plan musculaire. Un plus grand volume pulmonaire était donc essentiel pour alimenter ces muscles en oxygène.

Source

https://sciencepost.fr/

Une cage thoracique en titane imprimée en 3D


L’imprimante 3D peut-elle encore nous surprendre en médecine ? Il semble rien n’est impossible avec cette technologie
Nuage

 

Une cage thoracique en titane imprimée en 3D

 

 

La prothèse de cage thoracique et de sternum. © Anatomics

La prothèse de cage thoracique et de sternum. © Anatomics

Par Lise Loumé

En Espagne, un patient s’est fait implanter un sternum et une portion de cage thoracique en titane, imprimés en 3D. Une première opération du genre.

Dans le domaine médical, l’impression 3D n’en finit pas de changer la vie des patients, en permettant la fabrique de prothèses « sur mesure ». Les exemples ne manquent pas : vertèbre implantée à un jeune garçon atteint d’un cancer, trachées destinées à trois enfants atteints d’une maladie grave des voies respiratoires, ou encore un plancher orbitaire gauche destiné à une personne qui souffrait d’une perte osseuse au niveau du plancher de l’orbite et dont l’œil tombait… Et la dernière prouesse chirurgicale réalisée grâce à l’impression 3D a de quoi impressionner : il s’agit d’un sternum et d’une portion de cage thoracique en titane destinés à un Espagnol âgé de 54 ans, qui souffrait d’une tumeur cancéreuse touchant sa paroi thoracique et complexe à opérer. Douze jours après l’opération, le patient a bien récupéré.

Une prothèse plus sûre

Ce projet a été porté par les chirurgiens de l’hôpital universitaire de Salamanque en Espagne, l’entreprise australienne Anatomics, spécialisée dans les équipements médicaux innovants, et un laboratoire australien duCSIRO (Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle), spécialisé en impression 3D.

« L’impression en 3D du sternum permet de reconstituer de manière plus précise la forme de celui-ci chez le patient ; c’est un procédé intéressant qui permet de personnaliser le dispositif, d’autant qu’aucun corps n’est identique », explique dans un communiquéAlex Kingsbury, chercheur associé au projet et travaillant pour le CSIRO.

L’impression 3D présente également d’autres avantages. Elle produit plus rapidement le sternum et la cage thoracique à implanter, limitant ainsi le temps d’attente du patient avant son opération. De plus, elle permet une fixation plus sûre au niveau de la cage thoracique, alors que les implants traditionnels sont fixés au moyen de vis.

« Ces derniers peuvent se desserrer au fil du temps et augmenter le risque de complications », commente l’entreprise Anatomics.

Reste à savoir si le patient se portera en bonne santé sur le long terme.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cette prothèse, regardez la vidéo  (en anglais).

http://www.sciencesetavenir.fr/