En Chine, des «asticots gloutons» contre les déchets alimentaires


La Chine serait un pays où il y a beaucoup de gaspillage alimentaire et pour contrer à ce problème, des asticots pour se gaver de reste d’aliments, excréments, animaux morts, etc. Puis les asticots bien dodus sont vendus pour l’alimentation d’animaux d’élevage qui se retrouvera dans la chaine alimentaire humaine
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En Chine, des «asticots gloutons» contre les déchets alimentaires

 

«En moyenne, un kilo d'asticots peut manger deux... (Photo WANG Zhao, Agence France-Presse)

«En moyenne, un kilo d’asticots peut manger deux kilos de déchets en quatre heures», explique Hu Rong, la gérante de cet élevage situé près de la ville de Pengshan.

PHOTO WANG ZHAO, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

LUDOVIC EHRET
Agence France-Presse
PENGSHAN

La Chine croule sous les déchets de cuisine: près de 30 kilos par habitant chaque année. Pour recycler ces nutriments dans la chaîne alimentaire, les élevages d’asticots «gloutons» dévoreurs d’ordures s’y multiplient.

Dans une ferme de la province du Sichuan (sud-ouest), des milliers de larves blanches grouillent dans des bacs remplis de restes brunâtres de viande, légumes, fruits, oeufs, nouilles ou riz.

«En moyenne, un kilo d’asticots peut manger deux kilos de déchets en quatre heures», explique Hu Rong, la gérante de cet élevage situé près de la ville de Pengshan.

Ces larves voraces sont celles de la «mouche soldat noire» (Hermetia illucens), originaire du continent américain. Ces insectes sont connus comme les champions du monde de la digestion de «mets» un peu particuliers: déchets alimentaires, excréments, cadavres d’animaux et globalement toute matière organique en décomposition.

«Si vous mettez un poisson dedans, il ne ressort que son squelette blanc», sourit Wang Jinhua, directeur de Chengwei Environment, entreprise qui récupère les restes de 2000 restaurants de la métropole de Chengdu, puis en vend à Mme Hu.

Le gaspillage de nourriture, problème mondial, est particulièrement grave en Chine pour des raisons culturelles, explique-t-il.

«Quand on invite au restaurant, la coutume veut qu’on commande toujours plus de plats que nécessaire, pour montrer son hospitalité. Et forcément, ce qui reste est jeté».

Poulets et poissons

Et même s’il est courant après un repas d’emporter ses restes dans une barquette en plastique, «les quantités jetées restent tout de même plusieurs fois supérieures à celles enregistrées à l’étranger», souligne-t-il.

En Chine, chaque citadin produit 150 grammes de déchets de table en moyenne par jour, selon des statistiques officielles, un chiffre en augmentation. Chaque année, ce sont 40 millions de tonnes de déchets qui sont produites à l’échelle du pays (soit 29 kilos par personne).

L’intérêt de la mouche soldat noire, bestiole plutôt longue et fine, ne se limite cependant pas à l’élimination physique des déchets.

Une fois engraissées, une partie des larves sont vendues vivantes ou séchées pour servir de nourriture animale (poulets, poissons, tortues). Elles sont intéressantes en raison de leur composition très nutritive (jusqu’à 63 % de protéines et 36 % de lipides).

En clair, ces asticots permettent de récupérer les protéines et les graisses encore présentes dans les déchets. Puis de les réinjecter dans le cycle alimentaire humain, via l’alimentation des animaux d’élevage.

La Chine est l’un des pays les plus ouverts dans ce domaine, avec d’autres comme l’Australie ou l’Afrique du Sud, où nourrir poissons et poulets destinés aux assiettes humaines avec des insectes est autorisé.

«Aux États-Unis, c’est plus restrictif. Tout comme dans l’Union européenne (UE)», résume Christophe Derrien, secrétaire général de l’IPIFF, la fédération européenne des producteurs d’insectes.

«À partir de juillet 2017, il sera toutefois possible dans l’UE d’alimenter les élevages de poissons avec des protéines d’insectes transformées. C’est un premier pas encourageant, car l’UE s’ouvre de plus en plus», souligne M. Derrien.

Ultime avantage: les excréments des larves peuvent être utilisés comme engrais bio dans l’agriculture.

Rentable?

Les premières fermes à mouche soldat noire ont commencé à ouvrir il y a trois ans un peu partout en Chine.

«Cette année, on espère ouvrir trois ou quatre nouveaux sites autour de Chengdu», prévoit M. Wang. «L’idée, c’est de transformer ces déchets en substance utile.»

L’intérêt n’est pas qu’environnemental, il est aussi économique. Grâce à la vente de larves vivantes et d’engrais, Hu Rong vit confortablement. Après avoir réglé les coûts (achats des déchets, électricité, main-d’oeuvre, livraison), elle dit conserver un revenu annuel de 200 000 à 300 000 yuans (2200 à 3400 euros par mois), une somme importante en Chine.

Le retraitement des déchets alimentaires, voie économique d’avenir? Les huiles de cuisson des restaurants, parfois réutilisées illégalement en Chine, pourraient à moyen terme être elles aussi recyclées. Le géant pétrolier Sinopec vient d’annoncer la construction en 2018 à Ningbo, dans la province du Zhejiang (est), d’une usine visant à les recycler en «biocarburant» pour les avions de ligne, une alternative bio au kérosène.

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Le Saviez-Vous ► Votre chien peut-il manger votre cadavre?


Question glauque, mais cela mérite quand même une réponse qui pourrait décevoir les amoureux des chiens .. Je crois que généralement, quand cela arrive, c’est une question de survie, mais est-ce toujours le cas ?
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Votre chien peut-il manger votre cadavre?

 

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

Brian Palmer

Selon la croyance populaire, le meilleur ami de l’homme préfèrerait se laisser mourir de faim plutôt que de s’attaquer à son maître chéri…

Après la mort de leurs maîtres, un couple de Canadiens, dans leur maison de la campagne du Saskatchewan, leurs sept chiens ont pu survivre plus d’une semaine durant en se nourrissant de leurs cadavres. Alors, la sagesse populaire, selon laquelle un chat pourrait sans problème manger le corps de son maître tandis qu’un chien préfèrerait se laisser mourir de faim, c’est du flan?

Oui. Les chiens sont parfaitement disposés à se nourrir de cadavres humains, et rien ne permet d’avancer qu’ils traiteraient celui de leur maître différemment d’un autre cadavre.

Dans beaucoup de cultures, on considère les chiens impurs du fait de cette propension à manger nos restes. Dans l’Iliade, Homère fait neuf fois référence à des chiens se nourrissant de cadavres. Dans l’Ancien Testament, le corps de la princesse Jezebel est dévoré par des chiens, après qu’elle se fut défenestrée.

Il existe des preuves selon lesquelles dans la Rome antique, on considérait la crucifixion sur une croix basse comme forme de supplice bien plus cruelle que la version haute, car elle permettait aux chiens de mettre le corps en lambeaux.

Certains historiens laïcs pensent même que le corps de jésus fut dévoré par des chiens, et que ses acolytes fabriquèrent le mythe de la mise au tombeau en guise de mécanisme de survie. Certaines communautés musulmanes d’Afrique de l’Est les abhorrent, car ils croient que le corps du prophète Mahomet fut mangé par des chiens.

Les chiens d’aujourd’hui se comportent de la même façon et beaucoup se sont nourris du corps de leur maître après sa mort. Un certain nombre d’articles de presse ont traité des cas de chiens dévorant des membres de leur famille, d’autres n’ont pas été rapportés (amis des chats, inutile de vous sentir supérieurs. Vos amis félins ne font pas mieux).

Mangeurs d’hommes depuis la nuit des temps

 

Les chiens qui se nourrissent du corps de leur maître ne font que remplir la tâche qui leur a été assignée au cours de l’évolution. Voici 10 000 à 12 000 ans, les proto-chiens vivaient en périphérie des campements humains et se nourrissaient des restes : nourriture, déjections et autre déchets humains.

Les hommes, pense-t-on, constatant l’intérêt de la chose, ont laissé les individus les moins agressifs vivre parmi eux. Il est probable que ces compacteurs à ordure canins traitaient les cadavres comme n’importe quel autre type de déchet. Leurs descendants ne font pas autrement.

 Certains chiens n’attendent même pas la mort de leur maître pour passer à l’action. De nombreux rapports font état de chiens mangeant les orteils blessés de membres de la famille. Souvent, les victimes souffrant de diabète — qui provoque une insensibilité du pied — ne sentent pas les chiens leur ronger les petons.

Les études épidémiologiques contredisent également ce désir de croire que jamais Youki ne pourrait se retourner contre son maître. Chaque année, plus de 900 personnes se rendent aux urgences pour des morsures de chien, des attaques qui ont eu lieu à la maison dans plus de la moitié des cas.

Enfin, il est à noter qu’il y avait non pas un seul, mais sept chiens mangeurs d’homme dans ce foyer du Saskatchewan. Les béhavioristes soulignent que les chiens sont plus agressifs en meute (PDF) et qu’une fois que ceux-ci sont passés à l’attaque contre des humains, ils sont rejoints par les individus les plus timides.

Brian Palmer

L’explication remercie Raymond Coppinger, coauteur de Dogs: A New Understanding of Canine Origin, Behavior and Evolution. Merci également à notre lecteur Stephen Roddick pour sa question

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Les «éboueurs» de Facebook finissent souvent traumatisés


On n’y pense probablement pas, mais les modérateurs qui scrutent les signalements d’indésirables le contenu fait par les utilisateurs de Facebook en voient de toutes les couleurs et peuvent être vraiment déstabilisant pour eux. C’est des employés en Allemagne qui font ce sale boulot et pour ce qui aide de l’aide psychologique, cela laisse vraiment à désiré.
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Les «éboueurs» de Facebook finissent souvent traumatisés

 

Facebook | bykst via Pixabay CC License by

Facebook | bykst via Pixabay CC License by

Repéré par Annabelle Georgen

En Allemagne, les employés en charge de la modération des contenus ont confié anonymement leur désarroi face à leur tâche.

Dans le jargon, on les appelle ça de la modération de contenus. Mais ceux qui s’y sont frottés préfèrent parler de «ramassage des ordures numériques», précise l’hebdomadaire SZ Magazin, qui a publié en décembre 2016 une longue enquête sur le quotidien des employés chargés de modérer les contenus indésirables qui pullulent sur Facebook. L’article, qui se base sur de nombreux témoignages anonymes recueillis auprès de salariés et d’ex-salariés d’une entreprise allemande qui fait de la sous-traitance pour le géant américain, est disponible en ligne ici.

Les employés de l’entreprise Arvato, filiale du groupe Bertelsmann, n’apprennent le nom de leur client prestigieux et en quoi consistera exactement leur travail que le jour de leur embauche, et sont tenus par contrat de ne divulguer aucune information relative à leur mission. Car Facebook, malgré les pressions, continue de garder secrètes ses règles de modération, sous le prétexte que les rendre publiques aiderait les internautes à mieux les contourner.

«Au début, on faisait encore des blagues»

Au terme d’une formation express de deux semaines au cours de laquelle leur est enseignée la politique de modération du géant américain, les employés sont lâchés dans les ténèbres du web 2.0, tenus qu’ils sont de regarder à la chaîne les contenus signalés comme indésirables par les utilisateurs du réseau social et à trier ces déchets numériques: photos de cadavres, de pénis érigés en gros plan, d’animaux torturés, vidéos d’agressions sexuelles, de mise à mort…

«Au début, on faisait encore des blagues pendant la pause de midi au sujet des nombreux pornos qu’on devait regarder. Mais au bout d’un moment on est devenus de plus en plus abattus», raconte un témoin.

Un autre ajoute: «Il arrive encore et toujours que les gens bondissent de leur siège. Partent en courant. S’effondrent en larmes.»

«Je ne peux plus partager une intimité avec mon partenaire»

Plusieurs témoins rapportent être poursuivis par les images qui les ont traumatisés, comme cet homme:

«Il y a une vidéo que je n’arrive pas à me sortir de la tête: une femme en chaussures à talon piétine un chaton dans une vidéo fétichiste. Je ne pensais pas que les gens sont capables de ce genre de choses.»

Ou le témoignage de cette femme:

«Depuis que j’ai vu du porno avec des enfants, je pourrais devenir bonne sœur. Le sexe, c’est fini. Je ne peux plus partager une intimité avec mon partenaire depuis plus d’un an. Dès qu’il me touche, je commence à trembler.»

À défaut d’un psychologue, l’entreprise emploie une assistante sociale à laquelle les employés peuvent s’adresser et qui anime des séances collectives auxquelles aucune des personnes interviewées par le SZ Magazin n’a participé, par peur d’évoquer leurs problèmes en présence des autres. Une ancienne employée raconte qu’elle n’a d’ailleurs jamais réussi à obtenir un rendez-vous individuel auprès d’elle, malgré plusieurs demandes.

«Tu peux démissionner»

Pire, un témoin rapporte que quand il a voulu s’ouvrir du malaise que provoquait chez lui le visionnage intensif de ces images à sa chef d’équipe, celle-ci lui aurait répondu:

«Si ce boulot ne te convient pas, tu peux démissionner.»

Interviewée par l’hebdomadaire Der Spiegel, la direction d’Arvato a démenti les dires des témoins, arguant que l’entreprise mettait des médecins d’entreprise et des psychologues à disposition de ses employés. Une porte-parole de Facebook a également déclaré que la firme américaine «rejett[e] formellement le reproche selon lequel nous ne occuperions pas assez des employés de notre partenaire en Allemagne»

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Le Saviez-Vous ► Que se passe-t-il si on meurt sur Mars?


Si Mars One réussit a amener des gens pour coloniser la planète Mars qu’arrivera-t-il avec les corps de ceux qui mourront en terre martienne. D’après les constations, il n’y a pas de bactéries pour décomposer les corps ? Alors la crémation ? Avec quoi ? Le compostage ? Point de vue morale cela peut être difficile à concevoir
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Que se passe-t-il si on meurt sur Mars?

 

Le cratère Santa Maria sur Mars photographié par la Nasa | Reuters

Le cratère Santa Maria sur Mars photographié par la Nasa | Reuters

Repéré par Alix Fieux

Attention spoiler. Votre corps pourrait se conserver longtemps. Très longtemps.

Il est tout à fait possible qu’une personne aujourd’hui vivante sur notre Terre puisse un jour mourir sur Mars. C’est en tout cas le souhait qu’a fait Elon Musk. Le millionnaire âgé de 41 ans a annoncé que son plus grand regret serait de ne pas pouvoir un jour poser les pieds sur la planète rouge de son vivant. Le magazine Atlas Obscura s’est donc demandé de ce qu’il adviendrait d’un corps humain laissé sans vie sur Mars.

Et la réponse est plutôt suprenante. À l’inverse d’une dépouille qui, sur notre planète se décomposerait assez rapidement, un cadavre sur Mars peut en réalité se conserver très très longtemps. En effet, sur Terre, les bactéries affluent au bout de quelques heures seulement autour de nos corps sans vie et se nourrissent de matière organique pour alimenter leur propre survie. Or, sur la surface martienne, nous ne connaissons pas encore d’éléments biologiques de ce type.

Très longue conservation

 

Qui plus est, sachez que les nuits sur Mars sont plutôt froides: le froid polaire stoppe le travail et la prolifération des bactéries, agissant comme un agent conservateur sur notre peau et nos organes. Au risque de vous faire peur, c’est donc un processus long proche de la momification qui risquerait de s’opérer, si un corps venait à jour à périr sur Mars. À ce rythme, on pourrait imaginer trouver des os humains encore composés plus de 100 millions d’années après le décès.

D’ailleurs, on peut aisément imaginer que si le scénario d’une mort humaine sur la surface martienne se produisait, le corps serait enterré. Au froid, et au sec, la dépouille pourrait même se conserver encore plus longtemps.

Crémation ou compostage des corps?

 

Mais alors, pourquoi n’a-t-on jamais trouvé de traces de vie sur la surface martienne? Impossible à cet égard de répondre catégoriquement, mais les scientifiques expliquent partiellement l’absence de toute trace de vie –même ancienne– par le fait qu’il existe sur Mars des rayonnements ionisants à des niveaux inédits sur Terre, détruisant rapidement toute matière organique.

Pour disposer d’un corps, les explorateurs de Mars devraient recourir à la crémation ou à une décomposition délibérée. À titre d’exemple, Mars One, un projet qui vise à l’installation d’une colonie humaine sur la planète a déjà évoqué la crémation des premières dépouilles humaines sur Mars. Mais cela reviendrait à extraire ou fabriquer deux composants jusqu’ici inexistants sur Mars: l’oxygène et le carburant.

Communication

 

Une option moins conventionnelle est également évoqué: le compostage des corps humains. Cependant, à en croire un bioéthicien spatial interrogé par Slate.com, l’éventualité est peu probable pour des raisons morales évidentes :

«Il y a des sociétés qui ont désespérément besoin d’engrais et qui n’ont jamais utilisé leurs cadavres à cet effet». 

Pourtant il y a quelques années, certaines astronautes ont déjà bu de l’urine recyclée. Est-ce donc à imaginer qu’une fois le tabou de la mort dépassé, nous pourrons sans problème composter des corps humains? Cela reste à voir.

Chris Hadfield, le premier astronaute canadien à avoir marché dans l’espace s’est également intéressé au sujet de la mort dans l’espace. Il a tiré de son expérience quelques réponses à ces questions rares mais essentielles, lorsqu’elles surviennent: Que faire avec le cadavre et son odeur? À quelle vitesse un corps se décomposera-t-il? Comment la famille de la personne doit-elle être avisée? Comment l’équipe de relations publiques doit-elle répondre? Bien sûr, rien de tel que le vécu pour répondre de manière certaine à toutes ces interrogations. Mais prendre les devants pour prévoir une fin de vie est toujours conseillé.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi la Terre n’est pas recouverte de cadavres


Des milliards d’être humains sont morts depuis son apparition et encore plus chez les animaux. Heureusement pour les vivants, toutes cette  »population » de cadavres sont décomposés grâce aux bactéries et insectes pour que ne marchons pas sur nos ancêtres, sauf ceux qui ont été momifiés par l’homme ou par l’environnement dans des conditions spéciales
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Pourquoi la Terre n’est pas recouverte de cadavres

 

Photo :  Peter Barritt/SUPERSTOCK/SIPA

Notre bonne vieille planète ne serait pas ce qu’elle est sans ses habitants, humains comme animaux. Nous observons souvent la vie, présente depuis 4 milliards d’années. Mais comment se fait-il que, depuis tout ce temps, nous ne marchions pas sur les corps des êtres trépassés ?

► Les faits

 Cette grande boule bleue à l’équilibre fragile aurait nourrit le balais incessant de la vie et de la mort pendant 4,1 milliards d’années, à en croire une étude récente. L’homme quant à lui squatterait la terre depuis près de 2,8 millions d’années, jusqu’à atteindre les 7,4 milliards d’individus.

Mais ce n’est rien à côté des animaux. On estime aujourd’hui à près de 10 milliards le nombre d’espèces animales, sachant que 500 vers peuvent peupler un seul mètre carré de terre. Or tous ces êtres vivants pullulent, vivent et meurent. Comment se fait-il donc que nous ne croulions pas sous les corps inanimés, accumulés depuis tout ce temps ?

► Pourquoi

⇒ La décomposition, une alliée morbide mais efficace

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme, disait l’autre. Et cet adage est évidemment valable pour les cadavres. Si vous ne marchez pas sur des dépouilles (excusez la trivialité), c’est avant tout grâce au phénomène de décomposition des corps trépassés.

Les bactéries et les insectes – stars nécrophages de ce processus – ont certes des goûts morbides, mais aident les corps encombrants à se réduire en dévorant les chairs et ne laissant que les os.

⇒ Les animaux retournent plus vite à la terre

Pour des raisons évidentes donc, la désintégration post-mortem de notre minuscule ami le ver (qui n’a pas d’os) ne dure qu’une poignée de jours. Et vous l’aurez remarqué : les vers morts ne sont pas légions. Mais pour ce qui est du corps humain, c’est une autre affaire.

Complexe et imposante, l’anatomie humaine peut mettre jusqu’à deux ans pour se décomposer, selon le lieu où gît le corps. Dans les zones humides, favorables à la prolifération des bactéries, la chair peut s’altérer en quelques mois seulement. En revanche, un lieu de conservation sec, comme le sable, va favoriser la momification.

⇒ 13 morts pour un vivant : peu de défunts sur Terre

Mais la putréfaction n’explique pas tout. Et de plus en plus de cimetières se disent saturés, la décomposition des corps humains étant de plus en plus longue (probablement parce que nous ingérons davantage d’antibactériens qui, par définition, font fuir les bactéries). Mais nos villes ne sont pas un remake de Walking Dead pour autant.

Pour comprendre, il faut s’astreindre à une petite gymnastique temporelle. Certes, l’être humain peuple la terre depuis près de 3 millions d’années. Mais il a fallu attendre l’an 1800 pour atteindre le premier milliard d’humain sur Terre (rappelons que nous sommes aujourd’hui 7,4 milliards).

Jusqu’alors, notre espèce était loin d’inonder la planète. Depuis la naissance de l’humanité, le chercheur Carl Haub avait estimé en 2011 le nombre de personnes ayant vécu sur Terre à 107,6 milliards. Le site FiveThirtyEight avait donc tout simplement retranché la population de vivants actuels pour obtenir le nombre de morts sur Terre : 100,8 milliards depuis que l’homme est né.

En faisant un le calcul, nous approchons donc de 13 morts (dont certains ont largement eu le temps de se décomposer) pour un vivant. De quoi être tranquille un moment avant de voir les cadavres tapisser nos rues.

► Conclusion

Face aux vivants, les morts sont 13 fois plus nombreux. Cependant, les défunts en question se décomposent pour la plupart depuis plusieurs centaines de milliers d’années. De quoi laisser un temps confortable aux petites bêtes nécrophages, chargée de la décomposition des corps, de grignoter les chairs.

Cependant, la population humaine s’accroît aujourd’hui de façon exponentielle (140 millions de naissances par an), augmentant ainsi le nombre de décès (59 millions par an en moyenne). Les cimetières se remplissent de plus en plus, risquant d’être saturés. Pour des raisons sanitaires notamment, la crémation se voit d’ailleurs davantage encouragée qu’auparavant.

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Donner son corps à la science


Certains font le choix de donner leurs organes après leurs morts, d’autres préfère le donner à la science pour que des étudiants puissent peaufiner leur apprentissage dans les professions dont l’anatomie est importante
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Donner son corps à la science

 

Un reportage de Maxime Corneau

Une civière arrive au laboratoire d’anatomie de l’Université Laval. Sur cette civière se trouve un homme décédé il y a quelques heures; son coeur a flanché. Il avait décidé avant sa mort de donner son corps à la science. Sa dépouille devient donc au service des étudiants.

Dans le laboratoire, de petits groupes d’étudiants travaillent sur des corps et des organes humains. Mathieu Chamberland, étudiant de deuxième année, tient dans ses mains un cerveau rattaché à sa moelle épinière. Il expose à ses collègues les différentes parties du système nerveux central.

« Fait intéressant, votre moelle épinière grandit plus lentement que votre colonne vertébrale. C’est le principe qui nous permet de faire des ponctions lombaires », explique Mathieu.


Mathieu Chamberland est l’un des étudiants, appelés moniteurs, qui sont responsables des ateliers dans les laboratoires. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Pour Laurence Lalancette, qui écoute l’exposé, ce type de démonstration permet d’aller beaucoup plus loin que la matière proposée dans les livres d’anatomie.

« Dans les livres, tout est en couleurs. Mais en vrai, tout est comme jaune. Donc, ça permet vraiment de distinguer [chaque élément]. Parce que dans la vraie vie, il n’y aura pas de rouge, il n’y aura pas de bleu », mentionne la jeune femme.

Au Québec en 2015, 204 personnes ont donné leur corps à la science. Leurs dépouilles ont été remises aux universités Laval, McGill, de Sherbrooke, de Trois-Rivières et au Collège Rosemont. L’Université Laval a reçu cette année une soixantaine de corps.


Un corps est apporté à l’Université Laval par des employés d’une résidence funéraire. Les cendres de la personne seront remises à sa famille après la période de recherche scientifique. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Certains corps seront embaumés, puis disséqués par des étudiants de divers programmes. Des étudiants de médecine, de physiothérapie, de kinésiologie et de dentisterie auront la chance d’observer différents aspects propres à leurs futurs métiers.

D’autres corps sont congelés, puis utilisés par les aspirants chirurgiens pour des pratiques en situation réelle.


Les tables de travail du laboratoire sont aussi des coffres dans lesquels sont préservés les corps embaumés. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Développer la confiance

Yvan Douville, le directeur du département de chirurgie, croit que ces pratiques font des médecins beaucoup plus confiants et compétents lors de leurs premières interventions.

« Se pratiquer sur des cadavres, ça permet de maximiser l’apprentissage des gestes chirurgicaux », dit le docteur. Selon lui, de telles pratiques n’ont rien de morbide, bien au contraire. « On finit par oublier qu’on travaille sur un cadavre. On travaille avec l’idée qu’on va travailler sur quelqu’un de vivant. »


Un coeur humain sert d’exemple pour montrer les variantes anatomiques entre les individus. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Premier contact avec la mort

Le Dr Éric Philippe travaille de près avec les étudiants pour les préparer aux premiers laboratoires réalisés avec des corps humains.

« C’est souvent un premier contact avec la mort », note le spécialiste.

Il estime qu’il est important de bien expliquer la théorie avant ces laboratoires, pour que les étudiants puissent pleinement tirer profit de ces corps donnés à la science.

« Il est indispensable d’avoir eu un cours théorique avant, où l’on explique la relation entre structure des organes et la fonction. Ensuite, on passe au laboratoire », mentionne-t-il.

Un « deuil différé »

« C’est un don ultime », explique Rénald Bergeron, doyen de la Faculté de médecine à l’Université Laval.

Le doyen est conscient que les familles des donneurs sont aussi touchées par le geste de leur proche.

« Elles acceptent de différer le deuil. On prend le corps pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, et la mise en terre se fait en différé. J’appelle ça un deuil différé. »

Lorsque les dépouilles ne peuvent plus être utilisées par les étudiants, elles sont incinérées puis remises aux familles.

L’Université Laval a également érigé un monument à la mémoire des donneurs au cimetière Notre-Dame-de-Belmont. Les cendres de nombreuses personnes y sont enterrées à la demande des familles.


L’Université Laval salue la mémoire de ceux qui donnent leur corps à la science. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Cinq choses à savoir sur le don du corps :

  • Les personnes intéressées doivent signer les formulaires nécessaires devant témoins et en aviser leur famille. Les documents sont disponibles auprès du ministère de la Santé;
  • Les corps donnés à la science doivent respecter certains critères, dont ne pas excéder 200 livres et mesurer au plus 1,82 mètre;
  • Le corps d’une personne atteinte d’une maladie transmissible (sida, hépatite, SRAS, etc.) sera généralement refusé pour protéger la santé des étudiants et du personnel;
  • Le donneur doit conserver tous ses organes. Ce processus est donc incompatible avec celui du don d’organes;
  • Les dépouilles doivent être acheminées en moins de 48 heures aux établissements d’enseignement. Il n’est pas possible d’être exposé dans un salon funéraire avant le don.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des cadavres simulent la vie pour les chirurgiens du futur


Les étudiants en médecine qui se spécialise en chirurgie doivent faire leurs preuves sur des cadavres qui est un peu loin de la réalité. En France, avec un peu de bricolage, il est possible de rendre ces morts un peu plus « vivants » qui rendent l’exercice beaucoup plus réel
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Des cadavres simulent la vie pour les chirurgiens du futur

 

Des cadavres simulent la vie pour les chirurgiens du futur

Les nouvelles directives: «Jamais sur le patient la première fois».Photo Guillaume Souvant / AFP

Emmanuel Coupaye

 

Le coeur bat, le sang circule, les poumons se gonflent… pourtant, le corps humain sur lequel les élèves chirurgiens se font la main est bien un cadavre, doucement sorti de la congélation pour lui redonner un simulacre de vie. Un système présenté comme unique au monde.

Baptisé «Simlife», il a été inventé, fabriqué et breveté au laboratoire d’anatomie de la Faculté de médecine de Poitiers, en France, par Cyril Brèque, spécialiste en biomécanique.

Jusqu’à présent, les étudiants en médecine et pharmacie apprenaient leur métier sur des corps inertes ou, au mieux, des mannequins interactifs.

 Mais «on se rendait bien compte que les dissections classiques ne répondaient plus aux attentes», explique le Pr Jean-Pierre Richer, responsable du Centre de simulation de la faculté, inauguré fin janvier.

«Il fallait évoluer alors que dans le même temps, la formation pratique de l’interne a beaucoup diminué (…) On n’apprend plus au bloc, à côté du chirurgien et d’un vrai patient», souligne le chirurgien. En France, «les nouvelles directives nationales disent bien « Jamais sur le patient la première fois »».

Le pari de Simlife est de pouvoir mettre le futur chirurgien en situation «en collant au plus près de la réalité» mais sans risque pour le vrai patient.

Alors que dans une vaste salle, une trentaine d’étudiants s’exercent encore à la suture sur des pieds de cochon, dans un bloc opératoire voisin, une étudiante assiste à une double ablation des reins sur un Simlife qui présente toutes les apparences du vivant.

L’abdomen à la peau rosée se soulève régulièrement, le pouls est stable lorsque les deux chirurgiens incisent le corps du plexus au nombril pour faire apparaître les viscères. Seules l’odeur forte et une couleur verdâtre trahissent le fait qu’il s’agit d’une dépouille, décongelée avec soin pour passer en seulement quelques jours de -22 °C à + 37 °C.

BRICOLAGE ET JARDINERIE

Le sang artificiel qui circule redonne rapidement leur couleur naturelle aux organes et aux tissus.

«Tu vois, là, la veine cave, elle est vraiment comme ça dans la réalité, rosée et bleutée», explique le Pr Jean-Pierre Faure, co-responsable de l’école de chirurgie de l’Université de Poitiers.

Les intestins sont sortis en douceur et enveloppés pour ne pas entraver la suite de l’opération.

«Un tour de main comme ça, l’interne ne va pas y penser. Il peut perdre une heure, gêné par des intestins qui glissent et qu’il risque d’abîmer», insiste le Pr Faure.

Après une heure de travail, un rein est prélevé, mais une hémorragie survient, rapidement résorbée par une équipe dont la tension est palpable.

«Vous voyez, nous avons deux professionnels mais ils sont complètement absorbés par leur travail, ils ont oublié que c’est une simulation. C’est la vraie vie dans un bloc avec tous ses aléas. Ce qui est irremplaçable pour un chirurgien, c’est d’avoir le toucher. Si on simule la respiration sur ces corps, c’est aussi pour gêner le travail du chirurgien», commente le Pr Richer.

Derrière le champ opératoire qui dissimule le visage du «patient» se cache aussi la machinerie du Simlife: deux chariots à roulettes surmontés d’un simple moniteur.

«Là, c’est la partie pneumatique pour la respiration, et là, la partie hydraulique pour la circulation sanguine», détaille Cyril Brèque, autant médecin que bricoleur. Tournevis en main, il adapte sur une valve la pression d’injection du faux sang. »

Un peu de peinture, un additif pour approcher la viscosité du vrai sang, tout le matériel provient de magasins de bricolage et de jardinerie», sourit-il.

Des tuyaux d’arrosage, des valves de système d’arrosage… Au total, quatre Simlife ont été conçus pour seulement 20 000 euros (31 000 $CAN environ).

«À terme, tout cela sera miniaturisé et piloté en WI-FI depuis une tablette. Nous sommes en train de travailler sur un logiciel qui permettra d’intégrer à l’avance un certain nombre de scénario. Ce qui rend notre système unique, c’est qu’il est adaptatif», assure le Pr Richer.

Après la phase de test, une vingtaines d’internes en fin de cursus s’exerceront à la chirurgie sur Simlife dès la rentrée 2016.

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Le Saviez-Vous ► Si vous saviez ce que les mouches déposent sur votre nourriture…


Bon, ce n’est pas vraiment ragoutant, mais cela ne nous rends pas plus malade pour autant
Nuage

 

Si vous saviez ce que les mouches déposent sur votre nourriture…

 

On a l’habitude de voir des mouches atterrir sur la nourriture, et on se contentait juste de les chasser par un geste de la main. Et cela, sans jamais se soucier de ce qui se passe au moment où elles s’y déposent.

Selon des études scientifiques, les mouches transportent des centaines d’éléments nocifs issus des cadavres, des déchets humains, des poubelles… de l’environnement en général. Et à chaque qu’elles atterrissent sur la nourriture, ces saletés qu’elles transportent s’y collent.

En plus, les mouches ont une sale habitude que vous ne saviez pas aussi. Elles laissent tomber une substance qui fait fondre la nourriture qu’elles veulent déguster. On dit généralement qu’elles vomissent sur la nourriture !

Alors après ces observation, quelle sera votre réaction si jamais ne mouche se pose sur votre sandwich ?

http://histoiresdunet.com/

Une quarantaine de cadavres d’animaux découverts chez une bénévole d’association animale


Quelle surprise qu’on dut avoir les responsables de refuge pour animaux qu’une de leur bénévole faisait mourir les animaux dont un des chiens qu’ils lui ont laissé en famille d’accueil. Ces animaux sont mort de faim, de soif …
Nuage

 

Une quarantaine de cadavres d’animaux découverts chez une bénévole d’association animale

 

Parmi les chiens dont s'occupait la bénévole, des bullmastiffs.

Parmi les chiens dont s’occupait la bénévole, des bullmastiffs.

Photo: SIPA/ILLUSTRATION

FAIT DIVERS – Une quarantaine de cadavres d’animaux dont ceux de 28 chiens ont été découverts fin novembre près de Brest, au domicile d’une jeune femme bénévole pour une association de protection des animaux bretonne. La responsable Klervie Talarmain est encore sous le choc.

« Elle a rejoint l’association en avril, et jusqu’à très récemment, je ne me doutais de rien », déclare Klervie Talarmain, des trémolos dans la voix.

La responsable de l’association de protection des animaux Les Alfredes n’imaginait pas une seule seconde en acceptant comme bénévole Elodie la suite tragique des événements.

Entre fin novembre et début décembre, une quarantaine de cadavres d’animaux ont été retrouvés au domicile de la bénévole, à Milizac, près de Brest (Finistère). Les restes de 28 chiens, deux chats, cinq lapins, une poule et une oie ont été retrouvés dans des enclos fermés, a révélé Ouest France ce mercredi.

« Mensonge sur mensonge »

Elodie s’était présentée aux Alfredes au mois d’avril dernier pour être famille d’accueil alors que l’association venait de prendre en charge un molosse.

« Elle connaissait très bien ce genre de chiens car elle avait eu un élevage à Milizac jusqu’en 2010 », indique Klervie Talarmain àmetronews. « Elle n’avait que de bonnes recommandations, on l’a prise tout de suite. »

En août dernier, Elodie se propose d’accueillir Zeus, un american staff de deux ans abandonné par ses propriétaires.

« J’ai demandé des nouvelles du chien en septembre, elle m’a dit que tout allait très bien », poursuit Klervie Talarmain. « Début octobre, j’ai voulu aller voir Zeus, mais notre bénévole a annulé en disant qu’elle était malade. Ça peut arriver ».

Mi-octobre, Klervie Talarmain cherche de nouveau à voir le molosse pour prendre des photos.

 « Elle m’a dit encore une fois que je ne pouvais pas, car le chien était à Mililzac, là où elle avait son élevage jusqu’en 2010. Elle m’a dit qu’elle avait gardé la propriété et qu’elle devait la rendre en juin prochain. Elle m’a précisé qu’elle avait mis le chien là-bas car il était ‘un peu speed’ et qu’elle voulait le travailler. Elle a une formation en éducation canine », raconte la responsable.

Klervie Talarmain demande alors à Elodie de lui prendre des photos et de lui remettre. Mais les clichés n’arrivent jamais.

« Elle trouvait toujours des excuses. Elle annulait les rendez-vous. Je ne pouvais jamais voir le chien. C’était mensonge sur mensonge. Dans un premier temps, j’ai cru qu’elle l’avait perdu. »

« Elle avait mangé son panier »

Ne parvenant à voir le jeune molosse, la responsable des Afredes se rend le 26 novembre sans prévenir à Milizac et finit par retrouver le cadavre de Zeus dans un enclos.

« Le matin, au téléphone, elle m’avait dit que le chien allait très bien… Je l’ai rappelée le soir, sans lui parler de la macabre découverte que je venais de faire. Elle a continué à mentir et à me dire que Zeus allait très bien. »

Klervie Talarmain retourne alors sur place avec les gendarmes.

« Je n’imaginais pas trouver autant d’animaux morts. Nous avons découvert des chiens, des chats, des lapins… Ils étaient dans des enclos à même le sol, dans un puits… Certains sont morts de soif sans doute. D’autres, de faim. Dans une niche, nous avons découvert le squelette d’un chien qui avait mangé son panier et griffé toute la paroi. C’était horrible. »

L’association Les Alfredes a porté plainte. Le Refuge, 30 Millions d’amis et Bêtes en scène, d’autres associations de protection des animaux se sont constituées partie civile. Elodie, elle, serait dans le déni total. L’ex-bénévole, ainsi que sa mère et son beau-père avec qui elle vivait, sont toujours entendus par les gendarmes.

http://www.metronews.fr/

Un homme regardait la télé avec le cadavre de son père


Le deuil est trop souvent difficile et chacun le vit à sa façon. C’est une bonne chose que cet homme ne sera pas poursuivi, mais une aide psychologique lui serait salutaire
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Un homme regardait la télé avec le cadavre de son père

 

La police britannique a décidé vendredi de ne pas inculper un homme de 59 ans qui, « incapable d’accepter la mort de son père », avait installé sa dépouille dans son fauteuil préféré et continué à regarder la télévision avec lui.

Timothy Brown et le squelette de son père décédé vivaient ainsi depuis quatre mois dans une maison de Stafford, au centre de l’Angleterre, lorsque la police, alertée par un voisin « sous le choc » par cette vision digne du film « Psychose » d’Alfred Hitchcock, a arrêté le fils pour « dissimulation de cadavre ».

« Depuis ma cuisine, je pouvais entendre leur téléviseur allumé à fond. Je suis allé voir, la porte de derrière était entrebâillée, et j’ai discuté quelques instants avec Tim depuis le palier. Il était dans le salon en train de regarder une émission. Quand j’ai ouvert la porte en grand, j’ai vu le fauteuil et un crâne qui dépassait, ça m’a sacrément secoué », a raconté le voisin aux enquêteurs, selon les médias britanniques.

Le fils a expliqué à la police qu’il avait installé son père Kenneth, 94 ans, dans son fauteuil préféré près de la cheminée après qu’un incendie provoqué par un radiateur d’appoint défaillant s’était déclaré dans sa chambre un soir de juin.

« Un bol de soupe » l’avait revigoré, pensait-il. Mais le lendemain, Timothy a retrouvé son père mort dans son fauteuil. Plutôt que d’appeler les secours ou la police, le fils a alors décidé de le laisser là, toujours vêtu d’un pyjama, et de continuer à regarder la télévision avec lui.

« Il n’arrivait pas à accepter le fait que son père était mort. Ils étaient très proches et vivaient reclus. Le fils avait conscience qu’il aurait fallu signaler le décès de son père, mais il n’arrivait pas à le faire », a tranché Andrew Weatherley de la police de Stafford au moment de classer l’affaire sans suite.

À cause de l’état de décomposition avancé du corps du père, l’enquête n’a pas réussi à éclaircir tous les mystères sur sa mort. L’autopsie a seulement révélé quelques côtes fracturées, consécutives sans doute à une chute de son lit au moment de l’incendie.

La police a estimé que le fils n’avait « aucune raison » de le tuer et a donc décidé d’abandonner les poursuites.

« Car en fin de compte, c’est d’abord l’histoire d’un fils qui a perdu son père », a conclu Andrew Weatherley.

http://quebec.huffingtonpost.ca/