Au Canada, des milliers d’autochtones n’ont toujours pas l’eau potable chez eux


Des milliards ont été dépensé et certaines réserves des Premières Nations n’ont toujours pas d’eau portable. Mais cela ne suffit pas, car il y a trop de bureaucratie pour faire des plans, être dans les normes etc … Si cela se passerait au coeur de la capital, Ottawa, je suis certaine que les problèmes seraient vite résolues
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Au Canada, des milliers d’autochtones n’ont toujours pas l’eau potable chez eux

 

Un robinet | « м Ħ ж » via Flickr CC License by

Un robinet | « м Ħ ж » via Flickr CC License by

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Washington Post

Pourtant, le Premier ministre Justin Trudeau s’était engagé à résoudre ce problème qui mine les réserves des Premières Nations depuis des années.

Pour boire un verre d’eau, ou même pour prendre une douche, certaines communautés des Premières Nations canadiennes ne peuvent pas se contenter d’ouvrir le robinet. Dans de nombreuses réserves du pays, l’eau courante est contaminée par les algues bleues, ou encore par des bactéries ou du mercure, rappelle dans un récent article le Washington Post.

Gérés par le Gouvernement fédéral, de nombreux systèmes d’épuration font de ce fait l’objet d’avis de non-consommation de l’eau. Certains sont entrés en vigueur récemment, mais d’autres durent depuis des années:

«À Neskantaga, une réserve isolée du Nord de l’Ontario, les résidents font bouillir leur eau depuis 23 ans, décrit le Washington Post, après la panne d’une station de traitement construite en 1993.»

En novembre 2015, 105 avis préventifs «de longue durée»étaient en vigueur. Depuis, 71 ont été levés, mais 35 nouveaux ont dépassé le délai de 12 mois correspondant à cette définition. En résumé, 69 stations canadiennes fournissent de l’eau non potable depuis plus d’un an. «Et il y a toujours un risque qu’une nouvelle station rejoigne cette longue liste, ou qu’un avis de « courte durée » soit prolongé au-delà de 12 mois», prévient le quotidien américain.

Pourtant, le Gouvernement Trudeau a déjà dépensé 2 milliards d’euros pour mettre fin à ce fléau digne du«tiers-monde», selon les mots du chef d’une des réserves concernées.

Une somme qui reste insuffisante, indiquait dans un rapport de 2017 un comité de surveillance.

Lourdeurs administratives et manque de personnel

Tout cet argent ne semble en effet pas suffire pour lever toutes les «lourdeurs administratives» qui empêchent de remettre en état de marche les stations défaillantes. Des études de faisabilité, des mesures, des plans, des remises aux normes… les démarches n’en finissent plus pour que les avis restrictifs prennent fin.

«Je sais qu’il y a une volonté politique de la part du Premier ministre, remarque Erwin Redsky, chef d’une réserve indigène de quelques 290 personnes, mais si la bureaucratie ne change pas, rien ne changera».

Et quand bien même elles viendraient à bout de la paperasse administrative, les réserves peinent ensuite à trouver du personnel qualifié pour travailler dans ces stations de traitement des eaux; les opérateurs sont mieux formés, et mieux payés dans les grandes villes. Le Gouvernement soutient en ce sens des programmes visant à inciter ces techniciens à rester dans les réserves.

Justin Trudeau a promis que les avis de «long terme» interdisant la consommation d’eau courante seraient levés d’ici mars 2021. Mais après des années à se méfier de l’eau du robinet, les autochtones vont-ils vraiment oser la boire?

 Dawn Martin-Hill, professeur d’anthropologie et résident de la réserve des Six Nations, assure qu’un «problème plus important mettra plus longtemps à être résolu»: la confiance des habitants en l’eau de leur robinet.

http://www.slate.fr/

Né un 29 février: un casse-tête administratif


Pour la plupart des gens, le 29 février est une journée de plus dans l’année, mais pour ceux né à cette date, c’est assez compliqué. Même groupe existe pour ceux qui sont nés un 29 février, pour bien sûr souligner cette journée, mais aussi aider ceux qui éprouvent divers problèmes dus l’année bissextile
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Né un 29 février: un casse-tête administratif

 

Laura Pedersen célèbre une fois aux quatre ans son anniversaire à la date... (Photo Graeme Roy, PC)

PHOTO GRAEME ROY, PC

MICHELLE MCQUIGGE
La Presse Canadienne
Toronto

Laura Pedersen célèbre une fois aux quatre ans son anniversaire à la date exacte. Née un 29 février, elle rencontre toutefois des problèmes bureaucratiques au quotidien.

Les formulaires de demande en ligne soutiennent que la journée intercalaire n’existe pas. Les formulaires d’assurance indiquent la mauvaise date de naissance. Et peu importe le processus administratif, elle fait inévitablement face à des questions pour s’assurer qu’elle est effectivement née un 29 février.

« Je me suis mariée l’été dernier et quand j’ai inscrit ma date de naissance, le commissaire m’a demandé plusieurs fois : « Vous êtes sûre que c’est le 29 février? » », a-t-elle raconté en entrevue téléphonique.

Le scepticisme sur les naissances un 29 février est généralisé, selon un organisme formé en partie pour régler ce problème. Le groupe Honor Society of Leap Year Day Babies a été créé en 1997, non seulement pour célébrer cette fête qui ne survient qu’en année bissextile, mais pour sensibiliser les gens aux problèmes qui y sont liés.

Le cofondateur du groupe, Peter Brouwer, célébrera cette année son 15e anniversaire bissextile : il aura 60 ans. Selon lui, les pépins techniques qui empêchent de reconnaître le 29 février causent des problèmes depuis des dizaines d’années.

Des pages web qui se ferment ou des transactions bancaires en ligne interrompues sont fréquentes. M. Brouwer se souvient même d’un membre qui a été accusé d’utiliser un faux permis de conduire à cause de la date de naissance indiquée.

L’organisme a créé quelques campagnes de sensibilisation pour que les entreprises prennent des mesures pour reconnaître cette date de naissance bien particulière.

Malgré ses problèmes avec son assureur, Peter Brouwer croit que le vent a tourné au cours des dernières années.

« Je pense que les choses se sont vraiment améliorées. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai eu du mal à soumettre le 29 février comme date de naissance », a-t-il affirmé.

Laura Pedersen le seconde, ajoutant toutefois qu’elle a eu, par le passé, des problèmes sur Facebook.

Certains formulaires en ligne peuvent maintenant être complétés avec une simple astuce : sélectionner d’abord son année de naissance. Le 29 février apparaîtra alors.

Il n’y a plus qu’un seul accroc à régler, soutient Mme Pedersen : les programmes de récompense. Les entreprises qui offrent des promotions pour l’anniversaire d’un client oublient souvent les enfants de la journée intercalaire par mégarde, les privant de certaines aubaines.

Régler ces derniers petits pépins aiderait les bébés du 29 février à se réjouir de leur anniversaire, comme ce devrait toujours être le cas, plaide-t-elle.

« Si tu es contraint d’avoir un anniversaire aux quatre ans, aussi bien en être fier. »

http://www.lapresse.ca/