Fautes d’orthographe dans un bulletin scolaire


Personnellement, je suis consciente que je fais beaucoup de fautes, surtout avec les accords de verbes et les prépositions, et mes tournures de phrases, cependant, avec ma faiblesse en langue écrite, je n’aurais pas travaillé dans l’enseignement ou la direction d’une école. Je peux comprendre que l’école ne pouvait pas revenir en arrière, mais dès le départ, ces erreurs n’auraient pas dû exister et leur excuses est trop simpliste surtout pour un si court message qui accompagne le bulletin
Nuage

 

Bulletin scolaire

Fautes d’orthographe dans un bulletin scolaire

 

PHOTO ISABELLE MAHER

Alexandre Bourré et sa mère, Suzanne Aubé, ont été choqués de recevoir un bulletin accompagné d’un message signé de la direction dans lequel se sont glissées des fautes.

Dans un envoi massif de messages accompagnant le dernier bulletin scolaire, la direction d’une école secondaire signe un envoi destiné aux élèves dans lequel se sont glissées des fautes d’orthographe.

«Repose toi bien et revient nous en forme.»

Cette phrase contenue dans un message qui accompagnait le dernier bulletin scolaire a fait sursauter le jeune Alexandre Bourré.

«Ça m’a sauté aux yeux. Il me semble que ça ne s’écrit pas de même», s’est exclamé l’élève de 17 ans qui ne se considère pourtant pas comme particulièrement doué en français.

«J’ai montré le message à mon frère qui est plus “bolé” que moi en français et il m’a confirmé qu’il y avait bien des fautes», relate-t-il.

L’erreur est humaine, concède l’adolescent, mais venant de la direction de l’École l’Horizon à Repentigny, ça passe moins bien, croit la mère de l’élève de cinquième secondaire.

«On reproche à nos jeunes de ne pas savoir bien écrire leur français. Je trouve aberrant et choquant que l’école ne donne pas un meilleur exemple», confie Suzanne Aubé.

Une erreur de procédure

C’est la directrice de l’École l’Horizon, Huguette Guilbault, qui a rédigé le message avant de l’acheminer à sa secrétaire pour qu’elle l’insère dans le bulletin.

«Normalement la secrétaire retourne une version finale de l’envoi afin de le faire approuver par la direction, mais cette fois ça n’a pas été fait», explique Éric Ladouceur, coordonnateur aux communications à la commission scolaire des Affluents.

Lorsque la direction a réalisé que le message contenait des fautes de français, il était trop tard, les 1500 copies de trois pages (recto verso) du bulletin avaient été imprimées. On a donc tout de même pris la décision de les poster.

«Pour des raisons de délais et de coûts, la direction a choisi de ne pas réimprimer d’autres bulletins. Nous avons des dates à respecter pour le ministère de l’Éducation et il fallait vite envoyer le document pour que les élèves en difficulté aient le temps de s’inscrire aux cours d’été», précise M. Ladouceur.

«Je comprends que c’est une erreur qui aurait dû être évitée, mais la fin de l’année est une période particulièrement occupée», ajoute-t-il.

Cette année, Alexandre Bourré a multiplié les périodes de récupération afin d’améliorer ses notes en français. Grâce à son acharnement, il a vu sa note augmenter, raconte-t-il fièrement.

«Le français, c’est notre langue et notre culture. Il faut le préserver. Que le milieu de l’éducation fasse ce genre de fautes, ça paraît mal», conclut-il.

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