Les filets de bulles des baleines à bosse comme vous ne les avez jamais vues


Un groupe de baleine à bosse a mis une technique de pêche efficace pour se nourrir. Elles font des bulles qui agissent comme un filet de pêche.
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Les filets de bulles des baleines à bosse comme vous ne les avez jamais vues

Des chercheurs nous offrent des images inédites de baleines à bosse en train de se nourrir à l’aide de filet de bulles. © Wwelles14, Wikipedia, CC by-3.0

Des chercheurs nous offrent des images inédites de baleines à bosse en train de se nourrir à l’aide de filet de bulles. © Wwelles14, Wikipedia, CC by-3.0


Nathalie Mayer
Journaliste

Pour piéger leurs proies, certaines baleines à bosse font… des bulles !

 Des tubes de bulles qui forment comme un filet dans lequel elles piègent les poissons. Pour se nourrir, elles n’ont ensuite plus qu’à les parcourir la gueule grande ouverte. Une technique qui ne semble pas innée et qui repose sur la coopération entre tous les individus d’un groupe.

Et pour la première fois, des biologistes marins de l’université d’Hawaï (États-Unis) ont pu filmer cette stratégie étonnante simultanément grâce à des caméras embarquées sur les baleines et fixées à l’aide de ventouse et grâce à un drone survolant le groupe.

Bien que l’espèce ne soit plus considérée en voie de disparition, récemment les observations de baleines à bosse se sont faites de plus en plus rares. En étudiant leur technique de chasse, les chercheurs espèrent comprendre si un lien doit être fait avec le déclin observé ou si la cause est à chercher ailleurs.

https://www.futura-sciences.com/

Les chercheurs décodent le son du robinet qui goutte (et proposent une solution)


La goutte qui dans la nuit retenti d’un robinet mal fermé ou d’une fuite est plutôt agaçant, c’est dans ce contexte qu’un chercheur a décidé de chercher le mystère de la goutte et le moyen d’y remédier en attendant de réparer la fuite
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Les chercheurs décodent le son du robinet qui goutte (et proposent une solution)

 

© getty.

Source: AFP

Ploc, ploc, ploc… L’énigme qui se cache derrière le bruit horripilant du robinet d’eau qui goutte vient d’être dissipée par des chercheurs, qui proposent un moyen simple pour y remédier : le liquide vaisselle.

Ce n’est pas la goutte d’eau en elle-même qui génère ce bruit agaçant lorsqu’elle tombe à la surface du liquide. Mais l’oscillation d’une petite bulle d’air créée lors de l’impact et entraînée sous la surface, soulignent ces chercheurs dans une étude publiée vendredi dans Scientific Reports.

« En l’absence de bulle, il n’y pas de bruit », déclare à l’AFP Peter Jordan, chercheur CNRS à l’Institut Prime rattaché à l’université de Poitiers et co-auteur de l’étude. « En oscillant, cette bulle d’air fait vibrer la surface de l’eau. Celle-ci agit comme une enceinte acoustique, qui génère le bruit que nous connaissons tous. »

Un ploc, ploc bref, clair et plutôt aigu, qui devient vite exaspérant la nuit. L’un des auteurs de l’étude, Anurag Agarwal, du département Ingénierie de l’Université de Cambridge, s’est intéressé au sujet après avoir été gêné par le bruit d’une petite fuite d’eau venant du toit de la maison d’un ami.

« Alors que je n’arrivais pas à dormir à cause du bruit de l’eau tombant goutte à goutte dans un seau, j’ai commencé à réfléchir au problème », raconte-t-il.

Il en a parlé le lendemain avec cet ami et un autre chercheur.

« Nous avons été surpris de découvrir que personne n’avait réellement trouvé la cause de ce son », souligne Anurag Agarwal, cité dans un communiqué de l’Université de Cambridge.

Bulle d’air

Pourtant, le son produit par une goutte d’eau tombant à la surface de l’eau est « un objet de curiosité scientifique depuis plus d’un siècle », rappelle l’étude.

La mécanique est désormais bien connue. Au moment de l’impact, il se forme une sorte de cavité, puis l’émission d’un petit jet de liquide et la création d’une bulle d’air. Côté bruit, jusqu’à présent, les scientifiques s’étaient surtout intéressés au son que produit la chute de la goutte sous l’eau, plutôt qu’à celui qu’elle génère également dans l’air, relève Peter Jordan.

Les chercheurs ont effectué des mesures avec un microphone pour analyser le son se propageant dans l’air et avec un hydrophone pour capter celui se diffusant dans l’eau. Ils ont également réalisé des images à très haute vitesse de la chute de la goutte, obtenant un film au ralenti permettant de voir ce qui se passe précisément au niveau de la surface du liquide.

Ensuite ils ont corrélé ce qu’ils voyaient et la signature acoustique de la goutte, mesurée dans l’eau et dans l’air. En ajoutant ensuite du liquide vaisselle à l’eau, ils ont modifié les propriétés élastiques du liquide.

« Nous avons constaté que cela empêchait la bulle d’air de se former et que, du coup, il n’y avait pas de bruit », explique Peter Jordan.

Conclusion:

« Un peu de liquide vaisselle dans l’eau peut potentiellement régler le problème. Toutefois notre étude est valable pour une certaine vitesse d’impact, une certaine taille de goutte d’eau. »

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Une mouche fait des bulles pour se rafraîchir


Les mouches du genre mouche à viande ont une technique assez inusitée pour se rafraîchir. Elles font de grosses bulles avec leur salives au besoin
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Une mouche fait des bulles pour se rafraîchir

 

Les scientifiques ont observé que la goutte de... (Photo fournie par l'Université de Sao Paulo via AFP)

Les scientifiques ont observé que la goutte de salive, de couleur rougeâtre, se refroidissait rapidement. Elle perd jusqu’à huit degrés Celsius par rapport à la température ambiante en 15 secondes environ, indique l’étude.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DE SAO PAULO VIA AFP

 

Agence France-Presse

Pour réguler leur température corporelle par évaporation, les humains transpirent, les chiens halètent, les chats lèchent leurs poils. Une mouche des régions chaudes a adopté une autre technique : elle fait des bulles…

L’ingénieuse Chrysomya megacephala fait sortir de sa bouche des gouttes de salive avant de les aspirer à nouveau, ce qui lui permet de se rafraîchir, révèle une étude publiée dans Scientific Reports.

« Lorsque le fluide sort, il se produit une évaporation qui fait baisser la température » de ce suc gastrique. « Puis la mouche remet cette gouttelette dans sa bouche, ce qui fait diminuer la température du corps de la mouche », explique à l’AFP Denis Andrade, de l’Université de Sao Paulo (Brésil), coauteur de l’étude.

Ce comportement « semble être un moyen très efficace pour ces mouches » de faire baisser la température de leur corps par évaporation, ajoute-t-il.

Ces insectes aux yeux rouges, qui vivent dans les régions tropicales et subtropicales, sont un type de mouche à viande qui pond ses oeufs dans des excréments et des animaux en décomposition.

On avait déjà observé que cette mouche faisait des bulles de salive, mais sans vraiment en comprendre la raison.

Les gouttes sont de taille conséquente : elles peuvent faire la moitié de la tête de la mouche.

Les chercheurs ont utilisé des caméras infrarouges pour détecter les changements de température sur le corps de l’insecte pendant qu’il émettait ces gouttes de salive.

Les scientifiques ont observé que la goutte de couleur rougeâtre se refroidissait rapidement, perdant jusqu’à huit degrés Celsius par rapport à la température ambiante en 15 secondes environ, indique l’étude.

Les mouches ingèrent à nouveau la goutte rafraîchie, ce qui permet de baisser la température de la tête, du thorax et de l’abdomen de l’insecte de 1 degré la première fois, de 0,5 degré la deuxième, de 0,2 degré la troisième fois. Si l’opération est répétée, c’est encore plus efficace.

Les mouches soufflent davantage de bulles de salive lorsque la température de l’air augmente et elles en produisent moins dans les environnements humides, car l’humidité de l’air gêne le phénomène d’évaporation, a remarqué l’équipe.

Toutes ces observations apportent des « preuves convaincantes » que ces bulles « servent au moins en partie à réguler la température du corps », selon Denis Andrade. Elles sont sans doute également utiles pour la digestion.

http://www.lapresse.ca/

Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !


Des bulles, pas des bulles de savon, ni quelques boissons pétillantes, plutôt des bulles fossilisées qui témoigne le début des cyanobactéries qui ont permit après plus d’1 milliard d’années à transformer la Terre accueillante pour que la faune et la flore puisse prospérer sur terre grâce à l’oxygène. Vous imaginez comment l’homme détruit en peu de temps l’environnement, alors que pour réussir a y vivre, cela a pris des millions, des milliards d’années pour arriver a pouvoir respirer sur notre planète bleue 
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Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !

Bulles des cyanobatéries

Bulles fossilisées et tissus cyanobactériens provenant de tapis microbiens phosphatés âgés d’1,6 milliard d’années.

STEFAN BENGTSON

Par Joël Ignasse

Ces bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries qui ont transformé la Terre en produisant de l’oxygène. 

Il y a 1,6 milliard d’années, la vie florissait déjà sur Terre (et depuis presque deux milliards d’années) et la planète était peuplée de microorganismes divers dont des cyanobactéries, encore appelées algues photosynthétiques. Ces microbes ont joué un rôle capital pour l’évolution de la vie : ce sont eux qui sont à l’origine de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène et qui ont ainsi rendu l’air respirable pour les plantes et les animaux modernes.

Bulles témoins

Ce bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries et de leur capacité à produire des gaz dont de l’oxygène. Elles proviennent de roches phosphatées du Supergroupe Vindhyan, au centre de l’Inde et ont été analysées par Therese Sallstedt et ses collègues de l’Université du Sud du Danemark, du Muséum d’histoire naturelle de Suède et de l’Université de Stockholm. A l’époque s’étalait dans cette zone une mer peu profonde dont les fonds étaient tapissés d’un lit de matière microbienne constitué de microbes actifs et de déchets organiques. Lorsqu’elles ont été produites par des colonies de cyanobactéries, les bulles ont été piégées dans le tapis microbien et figées ainsi au fil du temps au lieu de remonter à la surface. La description de ce fossile original fait l’objet d’une publication dans la revue Gebiology.

Les bulles vues au microscope électronique. Crédit: Stefan Bengtson.

L’enrichissement de la terre en oxygène a commencé lorsque les premières cyanobactéries ont utilisé la photosynthèse pour avoir de l’énergie, il y a environ 2,7 milliards d’années. Dans ce processus, ces bactéries transforment le carbone et l’eau en carbone organique et en oxygène libre, ce dernier se combinant presque instantanément avec de l’hydrogène et du carbone pour former d’autres composés. Ce qui explique que l’oxygène libre ne se soit pas accumulé facilement dans l’atmosphère. En fait, il faudra attendre près de 300 millions d’années pour que ces sources d’oxygène soient suffisamment nombreuses et compensent cette consommation immédiate en enrichissant l’atmosphère qui, dans le même temps, s’allègent en méthane (détruit par les rayons ultraviolets du Soleil).

https://www.sciencesetavenir.fr/

L’hypnotisante nébuleuse de la Bulle photographiée par Hubble


Grâce à des vents vraiment puissant que cette nébuleuse est en forme de bulle. Hubble nous permet d’admirer encore une fois, un des merveilles de l’espace
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L’hypnotisante nébuleuse de la Bulle photographiée par Hubble

 

The Bubble Nebula, also known as NGC 7635, is an emission nebula located 8 000 light-years away. This stunning new image was observed by the NASA/ESA Hubble Space Telescope to celebrate its 26th year in spac

Baptisée SAO 20575, celle-ci dégage de puissants vents stellaires (à plus de 100 000 km/h), qui donnent à la nébuleuse cette forme en bulle de savon. D’une taille de 10 années-lumière, elle devrait continuer de grandir jusqu’à ce que l’étoile achève son existence en supernova dans 10 à 20 millions d’années.

Découverte en 1787 par l’astronome germano-britannique William Herschel, elle avait déjà été photographiée par Hubble.

http://www.nationalgeographic.fr/

 

L’étonnant système de communication des bélugas décrypté


Vous avez déjà vu les belles bulles que font les bélugas ? À quoi servent ces bulles ? Il semble que ces mammifères marins ont à leur répertoire 4 formes de bulles pour exprimer les humeurs
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L’étonnant système de communication des bélugas décrypté

 

L'étonnant système de communication des bélugas décrypté

Les bélugas font des bulles pour communiquer.Capture d’écran Gentside Découverte

Les bélugas sont des mammifères marins très intelligents. Leurs humeurs et états intérieurs peuvent de ce fait s’avérer particulièrement complexes par rapport à d’autres animaux. En conséquence, ces spécimens disposent d’un système de communication évolué permettant d’exprimer leurs sentiments à travers des bulles.

Cette conclusion est tirée d’une vaste étude menée par des chercheurs du comportement animal du Canisius College, aux États-Unis. L’équipe a passé près de huit ans à étudier les bulles de ces cétacés du parc zoologique Marineland situé à Niagara Falls, au Canada.

UN COMPORTEMENT CONTRE-INTUITIF

Durant longtemps, la fonction des bulles soufflées par les bélugas est restée un mystère. De part leur système respiratoire, ces mammifères marins ont besoin de remonter à la surface pour reprendre leur souffle. Durant chaque plongée, ceux-ci doivent donc retenir leur respiration, et faire des bulles revient en quelques sortes à perdre une partie de l’air nécessaire à leur survie sous l’eau.

Les chercheurs ont donc longtemps soupçonné que ce comportement avait un rôle important, même si sa nature en terme de communication n’avait jusqu’à présent pas encore été identifiée. Pour en arriver à  une telle observation, l’équipe du Canisius College a répertorié et analysé plus de 11 000 événements de formation de bulles.

Les résultats de ces travaux de recherche révèlent l’existence dans 97,2% des cas de quatre types distincts de bulles sous-marines. Ces différentes manifestations permettent au béluga d’exprimer une humeur bien précise.

QUATRE TYPES DIFFÉRENTS

Les gouttes formées par les évents et les anneaux soufflés par la bouche, semblent par exemple emprunter une fonction ludique. Ces bulles sont davantage utilisées par les femelles que par les mâles.

Les exhalations d’air par les évents se produisent en revanche lorsqu’un spécimen est effrayé ou surpris. Ce genre de jaillissement a été principalement observé chez des femelles adultes, visiblement plus réactives que leurs congénères mâles.

Ces derniers manient de leur côté davantage les jets de bulles formés par leurs évents. Selon les chercheurs, ce genre de manifestations pourrait suggérer l’agression même si les scientifiques ont également observé des situations dans un contexte extrêmement pacifique. 

http://fr.canoe.ca/

La Voie lactée éjecte à toute allure deux énormes bulles de gaz


Dans l’espace, tant de choses restent à découvrir. Hubble a confirmé ce que d’autres avaient vue qu’il existe dans notre galaxie un super 8, enfin deux bulles  géantes qui s’étendent de plusieurs années-lumières
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La Voie lactée éjecte à toute allure deux énormes bulles de gaz

 

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Vue d’artiste des bulles de Fermi éjectées de part et d’autre de la Voie lactée. © NASA/Goddard Space Flight Center.

par Pierre Barthélémy

Si grand huit il existe dans notre galaxie, c’est bien celui-là. Constitué de deux lobes symétriques émergeant de part et d’autre du centre de la Voie lactée, ce 8 gigantesque s’étend au total sur 50 000 à 60 000 années-lumière de haut.

 

Pendant longtemps, malgré sa taille immense, il est passé inaperçu des astronomes car il est loin d’être aussi voyant que sur la vue d’artiste ci-dessus. Quelques indices existaient auparavant mais c’est à l’automne 2010, grâce au télescope spatial Fermi de la NASA, lequel travaille dans la partie la plus énergétique du spectre électromagnétique, les rayons gamma, qu’on a réellement pu l’identifier et en dessiner les contours. Et la structure a pris le nom de « bulles de Fermi », en hommage à l’instrument qui l’avait mise au jour.

Depuis un peu plus de quatre ans, cette double bulle aussi titanesque que mystérieuse de gaz surchauffés a été observée par différents instruments mais il fallait le plus célèbre d’entre eux, le télescope spatial Hubble, pour la sonder, tenter d’en déterminer la composition et le mouvement, afin de mieux cerner ses origines. C’est chose faite depuis peu et l’astronome américain Andrew Fox, du Space Telescope Science Institute (STScI, qui gère la recherche effectuée grâce à Hubble), vient de l’annoncer au 225e congrès de l’American Astronomical Society qui s’est tenu à Seattle il y a quelques jours. Les résultats de cette étude internationale seront prochainement publiés dans les Astrophysical Journal Letters.

Les auteurs de ce travail ont effectué une sorte de ponction virtuelle, un carottage immatériel, de la bulle nord, en profitant, comme on peut le voir ci-dessous, de la position excentrée de notre Système solaire dans la Voie lactée. Ils ont programmé Hubble pour qu’il observe à plusieurs reprises un quasar situé de l’autre côté de la bulle, PDS 456. Pour mémoire, un quasar est une galaxie lointaine dotée d’un trou noir central supermassif, dont l’activité intense s’accompagne d’une fantastique émission de lumière. C’est cette lumière qui, lors de sa traversée de la bulle de Fermi, joue le rôle de sonde, se chargeant au passage d’informations sur le milieu, sa composition, sa vitesse de déplacement.

Hubble

Schéma du dispositif expérimental destiné à sonder une bulle de Fermi. © NASA, ESA, A. Fox & A. Feild (STScI).

Le principal résultat dit que cette bulle est en train de gonfler, de s’étendre dans l’espace. En effet, sa bordure opposée s’éloigne de nous tandis que celle qui nous fait face se rapproche. Selon l’étude, les lobes de plasma enflent à la vitesse prodigieuse de 900 kilomètres par seconde, soit plus de 3,2 millions de km/h. Etant donné la taille des bulles, les chercheurs estiment que l’événement qui leur a donné naissance s’est produit entre 2,5 et 4 millions d’années. Cela peut sembler très lointain dans le passé – à l’époque, les australopithèques gambadaient en Afrique – mais, à l’échelle des temps astronomiques et vu l’âge canonique de la Voie lactée (13,2 milliards d’années), il s’agit plutôt d’un événement récent. Mais quel est-il ?

Les observations effectuées par Hubble ne suffisent pas pour le dire. Le télescope spatial a permis de déterminer que les bulles étaient enrichies avec des éléments lourds (silicium, carbone, aluminium) forcément issus des forges stellaires. Mais cela n’autorise pas les chercheurs à trancher pour l’une ou l’autre des deux grandes hypothèses expliquant la création de ces immenses ballons galactiques. La première part de l’idée que le centre des galaxies concentre des pouponnières où naissent des étoiles massives – et donc à courte vie car plus une étoile est massive plus vite elle « flambe ». On aurait donc là une éjection de gaz consécutive à la mort explosive de plusieurs très gros astres. La seconde hypothèse met en scène le trou noir central de notre galaxie. Même s’il est calme depuis longtemps, cela n’empêche pas qu’il ait pu, peut-être après avoir englouti quelques étoiles, provoquer l’expulsion de jets de gaz surchauffé, ainsi qu’on l’observe dans d’autres galaxies.

Dans les deux cas, les bulles pourraient fort bien être le résultat d’événements récurrents. Andrew Fox a ainsi émis l’idée que ces expulsions galactiques étaient comme une sorte de « hoquet » :

« Il se peut qu’il y ait eu des éjections répétées de matériel et que nous ayons attrapé la dernière. En étudiant la lumière provenant des autres quasars qui se trouvent dans notre programme, nous pourrions être capables de détecter les vestiges de précédentes éjections. »

Le chercheur américain a en effet précisé que PDS 456 n’était que le premier d’une liste de vingt quasars destinés à sonder davantage les actuelles bulles de Fermi et, peut-être, à détecter les traces fossiles de bulles plus anciennes…

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/

La vidéo la plus fun jamais réalisée dans l’espace


Dans l’espace, sur la Station spatiale internationale, tout ce qui est libre flotte, alors l’eau flotte. Alors rien n’empêche de faire des bulles d’eau et d’y ajouter une caméra
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La vidéo la plus fun jamais réalisée dans l’espace

 

 

bulle eau espace Reid Wiseman iss nasa

L’astronaute  Reid Wiseman joue avec une bulle d’eau et une mini caméra. Photo : Capture d’écran YouTube/Nasa

VIDEO – A bord de la Station spatiale internationale, un astronaute fait ce qu’on rêverait tous de faire : jouer avec des bulles d’eau dans une atmosphère avec zéro gravité. Le résultat est bluffant.

Est-ce qu’on s’ennuie à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ? Non mais on sait parfois prendre le temps de se détendre. Et quand c’est le cas, forcément les divertissements sont un tantinet différents de ceux sur Terre. Ainsi, trois astronautes ont entrepris de jouer avec une bulle d’eau qu’ils ont fait peu à peu grossir dans cet atmosphère spatial sans gravité ou presque.

Une mini caméra dans une bulle d’eau

L’été dernier, Steve Swanson, Reid Wiseman et Alexander Gerst, deux Américains et un Allemand, ont officiellement exploré le « phénomène de tension superficielle de l’eau en microgravité », indique la Nasa, qui vient de dévoiler ces images de l’ISS seulement maintenant.

Mais, ne nous mentons pas, on voit bien que les trois astronautes jouent.

Et le résultat est bluffant : ils sont parvenus à former une boule d’eau suffisamment grande pour y insérer une mini caméra qui filme de l’intérieur. Et quand Steve Swanson se met à jouer avec la bulle entre ses mains et que celle-ci se déforme au gré de ses gestes, on ne peut que rêver d’être là-haut et de, nous aussi, faire joujou avec de l’eau. On est bien peu de chose…

http://www.metronews.fr/