Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


On parle beaucoup de d’extinction d’animaux, moins des plantes. Pourtant, il y a plus de plantes qui disparaissent dans le monde que d’animaux. C’est dramatique, car les plantes sont liés aux animaux. Il semble que ce soient surtout les plantes vivaces et certains arbres et buissons qui sont le plus touché. La majorité des plantes disparues viennent des régions tropicales et des petite iles. On ne doute pas que ce soit l’activité humaine qui en est la grande cause, que ce soit par l’agriculture, barrage, urbanisation, déforestation ….
Nuage


Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


Photo: iStock

Renaud Manuguerra-Gagné

Depuis 1900, trois espèces de plantes disparaissent chaque année. C’est le double des disparitions qu’on remarque chez les animaux et c’est 500 fois plus rapide que ce que l’on observerait si la nature en était la seule responsable.

Selon de nombreux scientifiques, la Terre se trouve actuellement au début d’une sixième extinction de masse. Un récent rapport de l’ONU a d’ailleurs montré que plus d’un million d’espèces risquent de disparaître d’ici le prochain siècle à cause de l’activité humaine.

Jusqu’à maintenant, la majeure partie de l’attention et des efforts de conservation a été dirigée vers les animaux, comme les mammifères ou les oiseaux. Or, une nouvelle étude, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, montre que le nombre de plantes à avoir disparu de la surface de la Terre au cours des 250 dernières années est deux fois plus élevé que ce qu’on a constaté du côté des animaux (Nouvelle fenêtre).

Puisque les plantes sont à la base de nombreux écosystèmes, cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes pour plusieurs autres espèces animales qui les utilisent comme source de nourriture ou comme habitation.

Les îles et les régions tropicales particulièrement touchées

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont ratissé large, passant en revue des études scientifiques, des bases de données d’organismes internationaux ainsi que des archives de musée. De toutes les espèces de plantes cataloguées depuis 1753, environ 571 ont maintenant disparu de la surface de la Terre.

Carte du monde montrant le nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1750. Carte du nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1753. Photo : Nature Ecology & Evolution

Bien que ce chiffre soit quatre fois plus élevé que ce qu’on retrouve actuellement sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les chercheurs croient que leur premier bilan sous-estime largement l’ampleur du problème.

Ces derniers soulignent que les données actuelles restent limitées et que de l’information supplémentaire provenant de plusieurs régions à travers le monde permettrait d’avoir un portrait plus global de la situation.

Ces résultats ont quand même montré que les plantes touchées avaient des origines génétiques ou évolutives assez variées, ce qui signifie que ces extinctions ne sont pas nécessairement liées à des caractéristiques biologiques.

Malgré tout, les chercheurs ont relevé que des plantes vivaces comme certains arbres ou buissons étaient les plus touchés par ces disparitions. De plus, leurs données indiquent que certains endroits sont plus concernés que d’autres, et que la majorité des plantes disparues provenait de régions tropicales ou de petites îles.

De toutes les régions étudiées, c’est dans l’archipel d’Hawaï que l’on a retrouvé le plus d’espèces éteintes, avec 79 plantes aujourd’hui disparues. Le triste palmarès concerne aussi l’Afrique du Sud, avec 37 espèces, ainsi que des régions comportant des biodiversités uniques, comme Madagascar, l’Australie, l’Inde et le Brésil.

Dans ces régions, la principale cause d’extinction est attribuable aux activités humaines, comme l’agriculture, l’urbanisation, la déforestation ou la construction de barrages.

Des espèces en fin de vie

Une partie de la difficulté de faire un bilan des espèces disparues vient du fait qu’il faut plusieurs années pour confirmer qu’une variété de plantes s’est éteinte. Pour les chercheurs, parcourir le monde entier à la recherche des derniers survivants d’une espèce est souvent impossible.

À cela, il faut aussi ajouter qu’il existe plusieurs espèces surnommées « mortes-vivantes », c’est-à-dire que leurs derniers représentants n’ont plus aucune chance de reproduction et sont condamnés à disparaître au cours des prochaines années.

De plus, puisque la communauté scientifique découvre plusieurs milliers de nouvelles espèces chaque année, il est probable que plusieurs espèces se seront éteintes avant même qu’on ne les découvre et ne puissent jamais faire partie de ce recensement.

Heureusement, il arrive que des espèces considérées comme éteintes soient redécouvertes par la suite, lorsque des populations inconnues sont répertoriées pour la première fois. Ces espèces ne sont toutefois pas nécessairement hors de danger, et leur faible nombre leur occasionne un risque élevé de disparaître de nouveau.

Pour les chercheurs, ce type de recensement est essentiel pour faciliter le travail de conservation, en déterminant non seulement les espèces les plus à risques, mais aussi les lieux où la biodiversité a été fragilisée par les activités humaines.

https://ici.radio-canada.ca/

Une drôle d’invasion frappe une ville de Californie


Ceux qui ont déjà vu des westerns américains ont déjà vu des tumbleweeds (herbes qui virevoltent) qui roulaient au gré des vents. On envahi une ville en Californie causant des ennuis aux habitants. Ces herbes ne sont pas originaires des États-Unis et ils sont très prolifiques, car chaque plante produit 250 000 graines.
Nuage

 

Une drôle d’invasion frappe une ville de Californie

 

Victorville, en Californie, a subi un phénomène impressionnant le 18 avril : une invasion de « tumbleweeds » s’est abattue sur la ville au point que certains habitants ne peuvent même plus sortir de chez eux.

Ces buissons virevoltants, poussés par les vents et souvent visibles dans les westerns, sont malheureusement source d’une importante pollution.

Vous avez sûrement déjà dû voir ces boules de branches sèches en train de virevolter sur une route dans les westerns. Ces « tumbleweeds« , ou « herbes qui virevoltent », en français, sont des branches de buissons qui sèchent, s’envolent et qui forment des boules, un peu comme des moutons de poussière. Cette plante, importée par les Russes au 19ème siècle, se reproduit très vite. En effet, chaque plante produit 250 000 graines qui s’envolent et font pousser des buissons un peu partout. En somme, une vraie prolifération qui présente plusieurs inconvénients majeurs.

Certains habitants n’ont pas pu sortir de chez eux

Les migrations de Tumbleweeds prennent parfois l’allure d’une invasion. Le 18 avril, c’est Victorville, en Californie, qui en a fait les frais. La ville a pu voir des milliers de ces buissons envahir ses rues, poussés par les vents chauds qui soufflent depuis plusieurs jours au Colorado et en Oklahoma.

Les rues, mais aussi 150 habitations, ont été bloquées par ces « virevoltants » accumulés le long des façades. On ne voit même plus plus les fenêtres ni les portes sur des images relayées par le presse américaine. Certains habitants n’ont d’ailleurs pas pu sortir de chez eux. Habituellement, les habitants peuvent en voir une ou deux rouler au milieu de la rue, poussées par le vent. Mais cette fois les habitants de Victorville ont été désagréablement surpris.

https://www.ladepeche.fr/