Le Saviez-Volus ► 12 troubles du sommeil (autres que l’apnée) que vous devriez connaître


On peut avoir des troubles pour dormir de temps à autre, alors que d’autres ces troubles sont vraiment un problème important. Il existe plusieurs troubles du sommeil, les plus connus sont l’apnée du sommeil, les insomnies et plusieurs que nous ne connaissons pas vraiment
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12 troubles du sommeil (autres que l’apnée) que vous devriez connaître

 

Il n’y a pas que l’apnée du sommeil qui peut vous valoir une nuit exécrable. Si vous éprouvez de la difficulté à dormir pendant plusieurs nuits consécutives ou que ces troubles se manifestent toutes les quelques semaines, vous souffrez peut-être d’un trouble du sommeil.

Insomnie

 

L'insomnie est une réelle souffrance. Les insomniaques ont non seulement du mal à dormir et à rester endormi, mais ils ont en plus du mal à se rendormir s'ils se réveillent.

Marcos Mesa Sam Wordley/Shutterstock

Il vous suffit de regarder les yeux cernés de noir d’une personne frappée d’insomnie pour comprendre à quel point ce trouble est une souffrance. Essayez l’une de ces tisanes pour retrouver le sommeil. Selon Sabrina Magid Katz, dentiste et experte en sommeil, les insomniaques ont non seulement des problèmes à dormir et à rester endormi, mais ils ouvrent l’œil bien avant la sonnerie du réveil et n’arrivent pas à se rendormir. Ces épisodes d’éveil peuvent s’étirer sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Pour tenter de mettre fin à ces longs face à face avec le marchand de sable, la Dre Magid recommande «de ralentir bien avant d’aller se coucher. Cela peut vouloir dire par exemple de baisser les lumières, d’éviter de grignoter ou de boire et de se déconnecter de tous vos appareils technos. Attention aussi à la caféine qui peut se cacher dans certains produits, surtout avant de vous coucher. Les techniques de méditation peuvent aussi aider.»

Que faire si rien de tout cela ne vous fait dormir? Discutez-en avec un médecin pour essayer de trouver d’autres voies.

Ronflement

 

Vous avez sans doute entendu parler de la forme la plus grave de ronflement : l’apnée du sommeil. Caractérisé par un très fort ronflement et par des interruptions de respiration qui peuvent durer plus d’une minute, ce grave trouble du sommeil doit immédiatement être traité médicalement. Il existe cependant bon nombre d’autres raisons pour lesquelles vous pouvez produire des bruits de moteur durant la nuit. Cela ne vous dérange peut-être pas d’émettre des grognements de grizzly dès que vous posez la tête sur l’oreiller, mais votre partenaire n’est peut-être pas du même avis. Commencez par essayer l’un de ces remèdes naturels, mais si cela ne marche pas, parlez-en à un médecin. Le ronflement peut entraîner des problèmes plus graves et peut altérer votre sommeil. Steven Davis, directeur médical du Breathe Clear Institute, soutient que le ronflement peut-être traité, mais vous devez d’abord savoir si vous en êtes coupable. Si vous êtes célibataire ou préférez dormir seul, il existe différentes applications qui peuvent vous aider à le découvrir. Que faire ensuite ? Il recommande les bandes nasales, les dispositifs buccaux anti-ronflements, les vaporisateurs nasaux. Dans les cas extrêmes, une petite chirurgie pourrait rapidement régler le problème.

Obstruction des voies aériennes supérieures

 

Il s'agit d'un autre type de ronflement, caractérisé par de courtes interruptions de la respiration.

Africa Studio/Shutterstock

Nous parlons ici d’un autre type de ronflement.

«Il se manifeste lorsque les ronflements sont entrecoupés de courtes interruptions de la respiration, explique le Dr Davis. Bien que la somnolence diurne soit un symptôme commun à l’apnée du sommeil et à l’obstruction des voies aériennes supérieures, cette dernière n’est pas associée aux mêmes risques pour la santé

Comme les autres types de ronflement, vous pouvez essayer de régler le problème en prenant des produits qui vous aideront à respirer ou en subissant une chirurgie ambulatoire.

Mouvements périodiques nocturnes des membres

 

Si vous avez l’impression que quelque chose rampe sur vos jambes au moment de vous endormir, n’ayez pas peur, vous n’êtes pas en train de perdre la boule, mais souffrez plus vraisemblablement de mouvements périodiques nocturnes des membres. La Dre Magid explique que ce trouble du sommeil peut être assez courant, surtout en prenant de l’âge, et peut être soigné grâce à des médicaments qui vont aider vos jambes à se «reposer». Lorsque tout rentrera dans l’ordre et que ce sentiment bizarre d’avoir de vilaines petites bêtes qui rampent sur vos jambes disparaîtra, vous dormirez profondément et vous réveillerez prêt à affronter vos journées

Grincements de dents

 

Vous vous êtes déjà réveillé avec le cou raide et la mâchoire crispée en vous disant que vous sortez d’une sale nuit ? Selon la Dre Magid, il est possible que vous ayez passé la nuit à grincer des dents. De nombreux adultes (et enfants) frottent les dents les unes contre les autres durant la nuit, et cela vaut franchement le coup d’aller chez les dentistes pour régler le problème. Le grincement de dents, ou «bruxisme», peut être résolu par le port d’une gouttière de plastique rigide appelée plaque occlusale; elle protègera votre bouche. Le grincement de dents peut aussi indiquer un problème plus sérieux tel que l’apnée du sommeil. Pour des solutions pour cesser de grincer des dents, lisez ceci.

Somnambulisme et terreurs nocturnes

 

Le somnambulisme et les terreurs nocturnes, qui se caractérisent par des mouvements anormaux durant la nuit, peuvent être très perturbants.

Africa Studio/Shutterstock

Si vous avez grandi avec un frère ou une sœur qui hurlait dans son sommeil ou arpentait les couloirs, alors vous savez ce que sont les terreurs nocturnes et le somnambulisme, et vous savez également à quel point ces manifestations peuvent être perturbantes. Le Dr Magid explique que ces affections portent le nom de «parasomnies», un phénomène qui s’accompagne d’excitation et de mouvements anormaux durant le sommeil. Si vous ou l’un de vos proches souffrez de ce mal, consultez un médecin – il serait risqué, pour vous et pour les autres, de ne rien faire.

Narcolepsie

 

On se moque souvent cette maladie chronique dans les séries télé et les films, mais la réalité de ceux qui en souffrent n’a rien de drôle. Ils peuvent s’endormir n’importe quand, même en plein milieu d’une phrase, dit le Dr Raghu Idupuganti, MD, anesthésiste au NYC Surgical Associates. Et il n’y a pas que la somnolence.

«La maladie est aussi parfois associée à une perte totale du tonus musculaire», note le médecin.

Quelle en est la cause ? La plupart des narcolepsies restent un mystère, constate le Dr Idupuganti, mais les experts pensent que le manque d’une hormone appelée hypocrétine pourrait causer la maladie. Il n’existe malheureusement aucun traitement pour le moment, mais certains médicaments peuvent vraiment soulager les symptômes.

Hypersomnie

 

Ceux qui souffrent d'hypersomnie sont fatigués constamment et auraient besoin de toujours plus de sommeil.

Stokkete/Shutterstock

Le nom traduit bien le mal : vous êtes fatigué toute la journée et vous voulez dormir plus, toujours plus !

«Les causes les plus fréquentes sont, entre autres, la narcolepsie, le manque de sommeil, l’apnée du sommeil obstructive, la consommation d’alcool, les médicaments tels que les somnifères et l’excès de caféine», énumère la Dr Idupuganti.

N’allez cependant pas vous inquiéter si vous dormez davantage que les huit heures recommandées : le diagnostic d’hypersomnie requiert toute une batterie de tests. Le Dr Idupuganti ajoute que dans les pays d’Afrique subsaharienne, la mouche tsé-tsé véhicule un parasite qui peut donner la «maladie du sommeil», une forme d’hypersomnie.

Excès de sommeil durant le jour

 

Vous avez peut-être besoin de faire une sieste en début d’après-midi après une nuit trop courte – et la sieste a vraiment des vertus. Mais si vous somnolez constamment, surtout pendant la journée, il se pourrait bien que vous soyez aux prises avec un problème de somnolence diurne excessive.

«La plupart du temps, c’est dû à un manque de sommeil, mais cela peut aussi trahir des pathologies sous-jacentes telles que la dépression, l’hypothyroïdisme ou l’anémie», indique le Dr Idupuganti.

 Traiter les causes sous-jacentes règle généralement le problème, toutefois, si la somnolence diurne excessive persiste, certains médicaments peuvent vous aider à rester éveillé, conclut le médecin.

Troubles du sommeil paradoxal

 

Le sommeil paradoxal, caractérisé par des mouvements oculaires rapides (REM), est une phase du sommeil au cours de laquelle le cerveau est actif et les muscles paralysés, ce qui nous empêche d’agir pendant nos rêves, explique le Dr Idupuganti. Chez les gens qui souffrent d’un trouble du sommeil paradoxal, les muscles restent actifs, ce qui provoque des gesticulations durant les rêves – les personnes peuvent alors se blesser ou blesser leur partenaire. Ce phénomène peut se manifester lorsqu’une personne essaie de se sevrer de l’alcool, des sédatifs ou de certains antidépresseurs, observe le Dr Idupuganti. Chez certains, ce mal peut aussi être le signe avant-coureur d’une maladie neurologique, aussi est-il important de consulter rapidement.

«Il existe un lien entre ce problème de sommeil paradoxal et divers troubles neurologiques tels que la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy et l’atrophie multisystématisée, précise l’anesthésiste. Il est indispensable de faire un polysomnogramme pour établir un diagnostic et une médication orale convient généralement au traitement.»

Paralysie du sommeil

 

La paralysie du sommeil peut être inquiétante parce que votre esprit prend conscience que vous n'arrivez pas à bouger, même si vous essayez.

Africa Studio/Shutterstock

La paralysie qui vous frappe durant vos rêves existe pour vous protéger, mais si vous vous rendez compte que vous êtes incapable de bouger, comme cela arrive à certaines personnes, il est possible que vous paniquiez.

«Heureusement, observe le Dr Idupuganti, rares sont les personnes pour qui la perception de cette paralysie devient chronique, mais la plupart des gens vont en faire l’expérience à un moment de leur vie. On en attribue généralement la cause au manque de sommeil, à certains troubles psychiatriques, à l’usage de stupéfiants et de certains médicaments.»

La plupart du temps, vous pouvez faire disparaître ce phénomène en dormant bien de six à huit heures.

Syndrome de Kleine-Levin

 

Bien qu’il se manifeste surtout chez les garçons adolescents, ce syndrome est parfois qualifié de Syndrome de la Belle au bois dormant parce que, lorsqu’il est en phase active, les personnes qui en souffrent peuvent dormir plus de 20 heures par jour – alors qu’elles dorment normalement d’habitude. Et durant les quelques heures où elles sont réveillées, elles peuvent sembler confuses, rêveuses ou se comporter comme des enfants.

«Durant leurs heures d’éveil, ajoute le Dr Idupuganti, les gens souffrant de ce syndrome peuvent être pris de fringales excessives et de pulsions sexuelles. Ces attaques surviennent sans avertissements et, une fois la crise passée, la personne redevient parfaitement normale.»

Les médecins essaient de traiter ce mal mystérieux à l’aide de certains médicaments destinés à stimuler les patients, ils ont beaucoup de difficulté à le soigner.

http://selection.readersdigest.ca/

8 choses que votre bouche révèle sur votre état de santé


À chaque année, il est conseillé de voir son dentiste, même si cela est vraiment stressant. En fait, c’est aussi important que d’aller voir son médecin de famille, car l’examen fait par le dentiste peut déceler d’autres problèmes de santé.
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8 choses que votre bouche révèle sur votre état de santé

 

Oprah.com  |  Par Emma Haak

Votre dentiste peut découvrir bien des choses sur votre santé.

1. Ce qu’observe votre dentiste. Ou, en l’occurrence, ce qu’il sent. Votre haleine empeste.

Les causes possibles. Si, le plus souvent, une haleine pas très fraîche est la conséquence d’une hygiène buccale déplorable ou d’un problème de gencives, l’halitose peut aussi être le signe d’une infection des sinus. Surtout si votre dentiste remarque l’odeur même quand vous expirez par le nez, explique le docteur Mark Wolff, chirurgien dentiste et directeur du service de cardiologie à l’université de médecine dentaire de New York. Il peut également s’agir d’un reflux gastrique (uneétude publiée dans le Journal of General Internal Medicine démontre la forte corrélation entre le reflux gastro-œsophagien et la mauvaise haleine) ou une apnée du sommeil, indique Ruchi Sahota, porte-parole de l’association américaine des chirurgiens-dentistes. Les victimes d’apnées du sommeil respirent davantage la bouche ouverte, ce qui peut assécher la langue, autre facteur de mauvaise haleine.

Ce qu’il faut faire. Si votre dentiste détermine que le brossage des dents et les gencives ne sont pas en cause, il va probablement vous orienter vers votre généraliste pour identifier l’origine du problème.

2. Ce qu’observe votre dentiste. Vos gencives saignent sous l’effet du fil dentaire, comme à la maison.

Les causes possibles. Il est tout à fait normal, quand on reprend l’habitude de se passer du fil dentaire, de constater un saignement les premiers jours, souligne le docteur Sahota.

En revanche, si le phénomène persiste, “cela peut indiquer que vous êtes pré-diabétique, diabétique mais que vous l’ignorez, ou bien que vous avez un souci de glycémie non maîtrisée”.

Bien que l’on ne sache pas exactement en quoi les problèmes de gencive et le diabète sont liés (ni s’il existe une relation de cause à effet), l’Académie américaine de parodontologie estime que les diabétiques sont plus enclins à développer cette pathologie parce que celle-ci les rend plus vulnérables aux infections.

Ce qu’il faut faire. Si vous êtes diabétique et que vos gencives continuent à saigner, voyez avec votre généraliste comment résoudre le problème. Et si le dentiste est le premier à soupçonner que vous êtes diabétique, il ou elle vous conseillera d’effectuer un examen de glycémie.

3. Ce qu’observe votre dentiste. Des taches blanches sur votre langue ou l’intérieur de vos joues.

Les causes possibles. Votre système immunitaire est peut-être affaibli. Un muguet buccal – prolifération de champignons du type Candida, ou levure, dans la bouche –, dont la présence se manifeste par des taches blanches crémeuses sur la langue ou l’intérieur des joues, peut en être le signe. La levure est présente dans toutes les bouches, mais elle reste modérée quand le système immunitaire joue efficacement son rôle. Une chimiothérapie ou une maladie immunosuppressive de type HIV peuvent favoriser l’émergence de ce phénomène, tout comme une faiblesse du système immunitaire due à un rhume ou une prise d’antibiotiques ou de corticoïdes pour des maladies telles que l’asthme.

Ce qu’il faut faire. Un traitement antifongique peut aider à se débarrasser des taches.

4. Ce qu’observe votre dentiste. Vos dents sont usées.

Les causes possibles. Vous êtes plus stressé que vous ne le pensez et, à force de grincer des dents, vous les abîmez.

“Dans des cas extrêmes, elles peuvent être complètement usées”, affirme le docteur Wolff. Votre type de personnalité peut aussi vous prédisposer au bruxisme (ou grincement de dents).

Une étude publiée en 2010 dans le Journal of Research in Personnality nous apprend que les individus les plus enclins à la neurasthénie grinçaient davantage des dents. Une autre étude, parue en 2014 dans l’International Journal of Oral Science, signale qu’une crispation soutenue des mâchoires – autre caractéristique du bruxisme – peut sérieusement endommager les tissus de l’articulation qui relie la mandibule au reste du crâne.

Ce qu’il faut faire. Votre dentiste peut vous installer un protège-dents en acrylique à porter la nuit pour limiter les dégâts.

5. Ce qu’observe votre dentiste. Vos dents sont étincelantes, mais vos gencives, enflammées.

Les causes possibles. C’est un cas rare (le docteur Wolff ne l’a vu qu’une fois en trente-quatre ans de carrière), mais certains types de leucémie myéloïde aiguë peuvent s’étendre jusqu’aux gencives et créer saignement, gonflement et inflammation.

“Ce qui peut mettre la puce à l’oreille, ce sont des gencives rouge vif qui saignent dès qu’on les touche, tandis que les dents elles-mêmes sont d’un blanc immaculé et pratiquement dépourvues de plaque”, dit-il.

Si vous montrez également des signes de fatigue et de perte de poids, consultez un généraliste.

Ce qu’il faut faire. Si vous présentez ces symptômes, prenez rendez-vous chez votre médecin traitant.

6. Ce qu’observe votre dentiste. Vos radios dentaires sont curieuses.

Les causes possibles. Les os de votre mâchoire peuvent être touchés par l’ostéoporose, et ressembler à du verre dépoli sur une radio, prévient le docteur Wolff. L’ostéoporose augmente également les risques de perdre ses dents. Les patientes atteintes de cette maladie ont en moyenne 3,3 dents de moins que les autres femmes, révèle une étude du Journal of Clinical Periodontology.

Ce qu’il faut faire. Demandez à votre médecin de vous prescrire un examen de densité osseuse. Si celui-ci montre que vous souffrez d’ostéoporose ou que vous êtes un sujet à risque, vous pouvez envisager des médicaments ou d’autres façons de ralentir sa progression.

7. Ce qu’observe votre dentiste. Vous avez la bouche vraiment très sèche.

Les causes possibles. Des médicaments tels que les antihistaminiques peuvent l’assécher, mais si vous êtes incapable d’avaler un biscuit sans boire un verre, vous présentez l’un des symptômes caractéristiques du syndrome de Sjögren, une maladie auto-immune dans laquelle les globules blancs s’attaquent aux glandes salivaires. Elle survient le plus souvent après l’âge de 40 ans et touche à 90 % les femmes. Notre spécialiste demande aux patients qui souffrent d’une telle sécheresse s’ils prennent des médicaments susceptibles de causer un tel effet secondaire et s’ils ont aussi les yeux trop secs (un autre symptôme de Sjögren). L’absence de salive risque également de provoquer des caries.

Ce qu’il faut faire. S’il suspecte un syndrome de Sjögren, le docteur Wolff oriente ses patients vers un rhumatologue.

8. Ce qu’observe votre dentiste. Des lésions tout au fond de votre bouche.

Les causes possibles. Il peut s’agir d’un cancer de la bouche qui, sans être commun, n’est pas rare non plus. L’American Cancer Society estime que 45 780 nouveaux cas de cancer de la cavité buccale ou du pharynx seront diagnostiqués en 2015, soit plus de la moitié du nombre de cancers de la peau attendus. Les cancers de la base de la langue et des amygdales (appelés tumeurs oropharyngées) sont le plus souvent dus au virus du papillome humain (VPH). Si les lésions peuvent surgir n’importe où dans la bouche, elles sont plus susceptibles de se développer sur la base de la langue et près de l’œsophage, indique le docteur Judith Haber, du programme Teaching Oral-Systemic Health (TOSH) mis en place par l’école d’infirmières de l’université de New York. Les tumeurs oropharyngées et de la cavité buccale surviennent deux fois plus souvent chez les hommes que chez les femmes, et l’American Cancer Society a fait état d’une légère hausse des cas de liés au VPH.

Ce qu’il faut faire. Si votre dentiste constate de telles lésions, il peut vous interroger sur votre activité sexuelle dans la mesure où les caresses bucco-génitales sont l’un des principaux vecteurs de propagation du VPH, explique le docteur Haber. Il peut alors vous orienter vers votre médecin traitant ou un cancérologue pour procéder à des examens.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le syndrome de Sadam ou syndrome de Costen


Un syndrome qui peut toucher 8 à 10% de la population et peut-être assez dérangeante. Certains vont guérir tout seul d’autres demanderont des traitements
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Le syndrome de Sadam ou syndrome de Costen

 

 

Également appelé syndrome de Costen, le syndrome de Sadam désigne un dysfonctionnement de l’articulation mandibulaire se traduisant par une douleur de la mâchoire, des craquements et par d’autres symptômes très divers. Hyper-contraction musculaire, stress, bruxisme, lésion, voire traumatisme font partie des facteurs pouvant expliquer la survenue de ce syndrome.

    Le syndrome de Sadam : un dysfonctionnement musculaire au niveau de la mâchoire mandibulaire

    Sadam sont les initiales de Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l’Appareil Mandicateur. Le syndrome de Sadam touche donc l’articulation entre l’os temporal et la mandibule (ou maxillaire inférieur), autrement dit, celle qui fait la liaison entre la mâchoire inférieure et les os du crâne.

    Il implique un dysfonctionnement musculosquelettique de cette articulation (trouble musculaire, dislocation ou lésion du ménisque situé entre les mâchoires) se traduisant par une douleur locale mais pas seulement.

    Comment se manifeste le syndrome de Sadam ?

    Les manifestations du syndrome de Sadam sont très diverses :

    • Une douleur au niveau de la mandibule.

    • Des craquements articulaires.

    • Des blocages.

    • Une limitation de l’ouverture de la bouche.

    • Des douleurs dentaires.

    • Des douleurs au niveau des tempes et/ou des oreilles (otalgies).

    • Des acouphènes.

    • Des douleurs faciales (névralgies).

    • Des céphalées.

    • D’autres symptômes, encore plus éloignés de la sphère buccale, peuvent aussi survenir, comme des douleurs au niveau des cervicales, un mal de dos, un torticolis, de la fatigue, des vertiges, des troubles de l’équilibre, etc.

    On retiendra néanmoins que les symptômes les plus communs sont représentés par les douleurs mandibulaires et dans les oreilles.

    Qui est à risque de Sadam ?

    On estime que 8 à 10 % de la population serait atteinte d’un syndrome de Sadam et trois fois plus souvent des femmes que des hommes, particulièrement entre 20 et 45 ans, l’incidence de ce syndrome diminuant après la ménopause.

    Une malocclusion dentaire et le bruxisme (lié au stress et à l’anxiété), susceptible d’augmenter l’usure du cartilage, font partie des causes les plus fréquentes du syndrome de Sadam. Les traumatismes de la face font aussi partie des causes déclenchantes.

    Mais très peu de personnes consultent pour cette affection. Or si le syndrome de Sadam est le plus souvent bénin avec une guérison spontanée, il arrive parfois (dans 10 % des cas) que les douleurs deviennent chroniques avec de fortes répercussions dans la vie quotidienne.

    Un diagnostic difficile

    Le diagnostic est souvent difficile de par la diversité, l’imprécision et la non spécificité des symptômes. Souvent associé au stress, ce syndrome peut être confondu avec des crises de spasmophilie ou de fibromyalgie. Il est confirmé par une radio panoramique dentaire ou une IRM montrant les lésions anatomiques de l’articulation.

    Quel est le traitement du syndrome de Sadam ?

    Il est pluridisciplinaire, faisant intervenir dentiste, kinésithérapeute, médecin généraliste, psychologue, voire chirurgien en dernier recours.

    Traitement médicamenteux : anti-inflammatoires pour soulager les douleurs et myorelaxants pour décontracter les muscles de la mâchoire.

    Relaxation de la mâchoire : repos articulaire et changement de certaines habitudes (alimentaires, tics nerveux, réduction du stress…) puis/ou exercices et massages réalisés par le kinésithérapeute pour détendre les muscles, augmenter la souplesse des articulations.

    Correction des malocclusions : soins dentaires, orthodontie.

    Traitement du bruxisme : gestion du stress, port de gouttières dentaires.

    Chirurgie : en dernière intention, on peut envisager la chirurgie. Réalisée par arthroscopie, elle consiste à repositionner le ménisque de l’articulation ou à procéder à son ablation si celui-ci est détruit.

    par Isabelle Eustache

    Sources : Manuel Merck, Éditions Larousse

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    http://www.e-sante.fr/

    Santé: 10 habitudes nuisibles


    Nous avons tous des mauvaises habitudes qui nuisent à notre santé, certains sont connu car on en parle beaucoup, alors que d’autres sont fait souvent inconsciemment … mais pour chaque mauvaises habitudes il y a des solutions … qu’il suffit de trouver celle qui pourrait nous aider
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    Santé: 10 habitudes nuisibles

     

    habitudes nuisibles sante

    Photo :istockphoto.com

     

    Amberly McAteer et Andrée-Anne Guénette ,

    Pas besoin d’attendre la nouvelle année pour prendre des nouvelles résolutions en matière de santé. Voici 10 mauvaises habitudes et comment s’en débarrasser.

    Fumer, se nourrir de fast-food et faire tout son exercice sur le sofa… On sait toutes que ces mauvaises habitudes peuvent nous causer des problèmes de santé assez rapidement. Mais il en est d’autres, plus sournoises, en apparence anodines, qui peuvent aussi nous nuire à moyen ou à long terme. Les voici, avec des conseils pour s’en débarrasser.

    1. Se coucher sans se brosser les dents
    La journée s’achève, on tombe de fatigue. Le lit nous tend les bras et on se dit que ça peut bien attendre à demain matin.

    Le problème. Quelle idée de donner aux bactéries toute une nuit pour s’attaquer à nos dents! De manière plus générale, l’accumulation de plaque dentaire peut causer des maladies des gencives, qui peuvent elles-mêmes mener à des problèmes plus graves comme le diabète et l’ACV, selon Santé Canada.

    La solution. Se brosser les dents tout de suite après le souper. Ce sera fait, et on sera moins tentée de grignoter dans la soirée.

    2. Ne pas déjeuner le matin
    Bousculée le matin, on prend le strict nécessaire: un bon café pour se remettre les yeux vis-à-vis des trous.

    Le problème. Lorsqu’on ne déjeune pas, notre organisme se met au ralenti afin de conserver son énergie et un maximum de calories, dont il prévoit qu’il va bientôt manquer. Résultat: notre métabolisme est plus lent qu’il ne devrait et on risque d’avoir du mal à se concentrer, selon Gloria Tsang, diététiste. De plus, pour compenser, il y a de bonnes chances qu’on s’empiffre au dîner… On n’est donc pas surprise de lire que, selon plusieurs études publiées dans le American Journal of Epidemiology, les gens qui sautent le petit-déjeuner ont tendance à être non seulement gros, mais carrément obèses.

    La solution. On mange dans les deux heures suivant notre réveil. Le secret d’un petit-déjeuner efficace: un bon équilibre entre les protéines, les matières grasses et les glucides. Quelques exemples: du pain de grains entiers avec du fromage faible en gras, des céréales de grains entiers ou encore des gaufres à l’avoine.

    3. Se peser tous les jours
    Tentant, n’est-ce pas? Surtout si on cherche à perdre
    du poids.

    Le problème. Associer un chiffre à notre bien-être est une attitude qui n’est ni saine ni pratique.

    «Ça vire facilement à l’obsession, prévient Marie Breton, diététiste. Le mieux: bien s’alimenter et ne pas se soucier du pèse-personne.»

    Au lieu de vérifier constamment notre poids, on réfléchit à comment on se sent et on se fie à l’ajustement de nos vêtements (c’est un bon indicateur).

    La solution. On range le pèse-personne, et on le sort au plus une fois par semaine. Si on perd du poids de façon saine (en coupant un maximum de 500 calories par jour), on se rassure en se disant qu’on perd environ 1 kilo par deux semaines – et on oublie la balance!

    4. S’endormir sur le sofa
    Après une journée fatigante et une soirée de devoirs, il ne faut pas grand-chose pour s’endormir sur un sofa bien moelleux.

    Le problème. Pour être réparateur, selon le Conseil canadien pour un meilleur sommeil, ce dernier doit durer de sept à huit heures, sans interruption et dans un endroit sombre. Autrement dit, somnoler devant la télé allumée, puis se lever pour aller au lit, ce n’est pas s’offrir du bon sommeil. De plus, ce sommeil interrompu peut déranger notre métabolisme et notre production hormonale, ce qui peut mener à une prise de poids et à un affaiblissement du système immunitaire. Une étude réalisée à l’Université Laval a révélé en effet que les gens qui ne dorment pas sept à huit heures par nuit ont un niveau réduit de leptine, une hormone qui régule l’appétit et transmet le signal de satiété.

    La solution. Pour du sommeil de qualité, on éteint la télé (et l’ordi) au moins une heure avant d’aller au lit. On profite de ce moment de calme pour se raconter notre journée, écouter de la musique ou sortir se promener avec notre conjoint.

    5. Se laisser distraire au volant
    Un petit appel sur la route pour avertir chéri qu’on sera en retard? L’appel ne dure que 20 secondes, où est le danger? On est plusieurs à penser que c’est inoffensif, visiblement. L’an dernier seulement, la SAAQ a relevé plus de 56 000 infractions en lien avec l’utilisation du cellulaire au volant.

    Le problème. Conduire tout en faisant une autre activité (écouter nos messages téléphoniques, par exemple) augmente considérablement notre niveau de stress. Sans compter qu’une toute petite distraction suffit pour avoir un accident.

    «À mon avis, la plupart des Canadiens surestiment leur habileté à conduire, dit Cam Woolley, expert en circulation. Une seconde suffit. Quitter la route des yeux même un instant pour répondre au téléphone ou retirer les mains du volant pour prendre ou manger quelque chose peut vous coûter la vie.»

    La solution. Éviter de faire autre chose en conduisant. Et surtout ne jamais composer de numéro de téléphone ou rédiger de textos. De toute façon, la loi l’interdit depuis 2008.

    6. Finir l’assiette des enfants
    On n’a pas le coeur de voir toute cette bonne nourriture se perdre. Et puis, il n’y en a pas tant que ça!

    Le problème. Même si l’assiette ne contient, disons, que 100 calories (l’équivalent d’une demi-tasse de macaroni au fromage), après sept semaines de ce régime, on aura pris une livre de gras!

    La solution. On se contente de ce qu’il y a dans notre assiette, on ne sert pas de trop grosses portions, ni pour nous ni pour les enfants, et on apprend à reconnaître nos signaux de satiété. Oui, mais les restes? On en fait des lunchs ou on suit le bon exemple de Marie Breton, qui rassemble les restes des soupers de la semaine et les sert, façon buffet, le vendredi soir. Chacun choisit ce qui lui tente et en plus, on obtient congé de cuisine!

    7. Prendre des extras avec son café
    Un peu de crème fouettée, un trait de sirop, une lampée d’alcool… et voilà notre café transformé en un dessert riche de plusieurs centaines de calories.

    Le problème. Une cuillerée de crème fouettée ajoute environ 140 calories et chaque trait de sirop, environ 20, estime Marie Breton. Rien qu’en omettant ces petits extras, c’est quelque 41 600 calories par année qu’on supprime – ce qui représente plus de 5 kilos!

    La solution. On boit notre café sans tout le tralala et avec du lait écrémé ou faible en gras. À titre comparatif, une tasse de café avec un trait de lait faible en gras n’apporte qu’un maigre petit 10 calories, environ.

    8. Manger trop rapidement
    Pressée par le temps, on gobe notre repas à la vitesse de l’éclair.

    Le problème. Cela cause du reflux gastrique, des ballonnements et des flatulences. Sans compter qu’on risque de trop manger.

    La solution. On se donne le temps et on fait l’effort mental de goûter et d’apprécier ce qu’on est en train de manger. On mange dans un autre endroit que notre bureau et on s’accorde au moins 20 minutes pour le faire. On prend le temps de bien mastiquer la nourriture et on fait des pauses entre les bouchées, en déposant notre fourchette.

    «Surtout, on évite de manger devant la télé, conseille Marie Breton. L’idéal, c’est de manger à la table de cuisine, en bonne compagnie dans un environnement convivial et détendu.»

    9. Se ronger les ongles
    Le faire de façon compulsive est un signe de stress, une façon inconsciente de donner à notre cerveau «un os» à gruger.

    Le problème. En transportant les microbes de notre bouche à nos ongles, on risque de causer des inflammations et d’infecter nos ongles. Dans les cas extrêmes, le lit de l’ongle peut se voir endommagé de façon permanente. Ce n’est pas tout: ronger ses ongles peut aussi causer des problèmes de dentition. Une étude publiée dans la revue américaine General Dentistry a montré que les gens qui le font courent un risque plus élevé de faire du bruxisme, ce réflexe de grincer des dents pouvant causer des douleurs faciales, des maux de tête, une hypersensibilité des dents, la parodontite et même la perte de dents.

    La solution. Garder une lime à ongles à portée de la main (dans notre sac, sur la table de chevet, dans la voiture et au bureau). Chaque fois qu’on est tentée de ronger nos ongles, on la sort et on les lime.

    10. Avoir une mauvaise posture
    Bien des gens adoptent inconsciemment une position voûtée. Il est vrai que ça demande moins d’effort que de se tenir droit… mais il y a un prix à payer.

    Le problème. Être assise le corps penché et la tête en avant peut causer des tensions cervicales, une surchage aux trapèzes et même des douleurs et troubles musculo-squelettiques dans les bras, explique Marie-Pierre Dufort, ergothérapeute et consultante en santé au travail. Le problème, c’est que c’est souvent cette position qu’on adopte inconsciemment en position assise au travail, puisqu’on s’avance pour mieux voir notre écran ou notre document.

    La solution. Prendre conscience de notre posture et ajuster au besoin notre poste de travail, selon Marie-Pierre Dufort.

    «Je suggère d’incliner l’assise de notre chaise de 5 à 10 degrés vers l’arrière, ce qui nous encourage à être droite. On prend la peine de s’asseoir bien au fond de sa chaise, en s’appuyant au dossier.»

    On s’assure également que nos pieds sont à plat au sol ou sur un repose-pieds. Idéalement, celui-ci serait légèrement incliné de manière que les orteils soient un peu plus hauts que les talons. On change de position souvent, en favorisant l’alternance des tâches (marcher vers le photocopieur, prendre nos courriels, faire des appels téléphoniques).

    http://www.coupdepouce.com

    Bruxisme: des grincements de dents qui font souffrir


    Quand le sommeil réparateur n’est pas au rendez-vous et que c’est très fréquent, il a lieu de chercher le ou les causes. Parmi ces causes, il y a les grincements de dent ..
    Nuage

     

    Bruxisme: des grincements de dents qui font souffrir

     

    CAROLINE RODGERS collaboration spéciale
    La Presse

    Avant de découvrir qu’elle souffrait de bruxisme, un grincement de dents involontaire qui survient pendant le sommeil, Valérie Lapierre a eu mal aux oreilles pendant des mois. Elle croyait avoir une otite qui n’en finissait pas de guérir.

    «J’ai commencé à ressentir des symptômes l’an dernier, dit-elle. C’était une période de grand stress, car je venais d’acquérir une propriété. J’ai commencé à avoir mal aux oreilles et j’ai cru que j’avais une otite. Le médecin que j’ai d’abord consulté l’a cru aussi. Après deux mois d’antibiotiques inutiles, la douleur avait augmenté au lieu de disparaître. C’est en consultant un oto-rhino-laryngologiste que le diagnostic a été posé.»

    La qualité de son sommeil était mauvaise.

    «Je me réveillais en pleine nuit parce que je venais de serrer les dents plus fort, et cela me faisait mal au point de me réveiller. Pendant la journée, j’éprouvais des maux de tête affreux et j’étais fatiguée.»

    Un protecteur buccal moulé sur la forme de ses dents, appelé plaque occlusale, a permis d’atténuer les symptômes en créant un tampon qui réduit la pression sur les dents et la mâchoire. Mais comme la situation avait eu le temps de se dégrader, elle a d’abord dû prendre des médicaments pour guérir la douleur et l’inflammation.

    Aujourd’hui, grâce à la plaque occlusale, les symptômes ont pratiquement disparu et Mme Lapierre dort beaucoup mieux.

    Le bruxisme

    Le bruxisme est un grincement ou un serrement des dents survenant pendant le sommeil. Il peut causer une usure prématurée des dents, des maux de tête, un bris des obturations, des couronnes ou des prothèses dentaires, des douleurs. Il peut aussi réveiller le conjoint à cause du bruit. On estime que 8% des adultes et près de 14% des enfants grinceraient des dents quelques fois par semaine. Le bruxisme est souvent lié au stress et à l’anxiété, et peut être diminué par la relaxation et la physiothérapie. Le port d’une plaque occlusale pendant la nuit protège les dents des dommages. Il est recommandé aux patients d’éviter les excès d’alcool, de fumer en soirée, de dormir sur le dos et d’avoir du bruit dans la chambre à coucher.

    Source: Ordre des dentistes du Québec

    http://www.lapresse.ca/

    Grincement des dents Plus qu’un problème dentaire


    Grâce a ces recherches des grincement de dents, il sera probablement plus facile de chercher des causes adjacentes a ce problèmes a d’autres niveau de la santé ainsi aider les enfants a mieux réussir au niveau scolaire
    Nuage

    Grincement des dents

    Plus qu’un problème dentaire

    Plus qu’un problème dentaire

    Le bruxisme, ce serrement ou grincement des dents qui peut se produire plusieurs fois par nuit, n’est pas qu’un simple problème dentaire. C’est une maladie du sommeil qui entraîne plusieurs autres troubles.

    C’est ce qu’indique une recherche réalisée par une dentiste et étudiante au doctorat à l’Université de Montréal.

    Selon Maria Clotilde Carra, les enfants atteints de bruxisme souffrent aussi fréquemment de maux de tête -trois fois plus que les autres. Ils sont souvent incapables de s’endormir dans la demi-heure qui suit le coucher. Ils se sentent peu reposés au réveil. Lorsqu’ils sont assoupis, leur respiration est bruyante. Plusieurs ronflent et au lever, ils ont la bouche sèche.

    Le jour, les bruxeurs sont fatigués, peu concentrés sur leurs tâches scolaires et souvent agités. Ils sont facilement distraits, interrompent les autres et ne semblent pas écouter leur interlocuteur.

    «Tout cela peut évidemment conduire à des problèmes d’apprentissage», observe Maria Clotilde Carra.

    Pour parvenir à ces conclusions, elle s’est penchée sur la prévalence et les facteurs de risque du bruxisme chez un groupe de 600 enfants âgés de 7 à 17 ans ayant besoin de soins orthodontiques. Sur ce nombre, 15% souffrait de bruxisme.

    La dentiste a aussi constaté que ces enfants souffrent de désordres temporomandibulaires qui se manifestent notamment par l’usure prématurée des dents, une occlusion dentaire inconfortable, une fatigue des muscles de la mâchoire et de la difficulté à bâiller.

    Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le dernier numéro de l’European Journal of Oral Sciences.

    http://tvanouvelles.ca