Le Saviez-Vous ► 13 mythes sur la santé qui sont finalement vrais


Vos parents vous ont sans doute déjà dit que manger une pomme par jour éloignait les médecins, ou de ne pas s’asseoir trop près de la télé pour protéger nos yeux ou autres. Parmi toutes les croyances populaires certaines semblent vraies.
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13 mythes sur la santé qui sont finalement vrais

Dawn Yanek

On a longtemps cru que ces croyances populaires n’étaient que des mythes sur la santé, mais la science a donné la preuve du contraire. Voici comment distinguer le vrai du faux sur ces affirmations concernant la santé.

Confirmé : une pomme chaque jour éloigne le docteur pour toujours

Manger une pomme chaque jour ne vous empêchera probablement pas d’attraper le virus qui sévit à votre bureau, mais elle pourrait apporter des bienfaits pour votre santé.

Des chercheurs de l’Université Oxford ont estimé que le nombre d’infarctus et d’AVC mortels au Royaume-Uni pourrait diminuer de 8500 cas par an, si tous les adultes de plus de 50 ans mangeaient une pomme tous les jours.

Les scientifiques de l’Université Cornell ont établi un lien entre les flavonoïdes antioxydants de la pomme et la prévention du cancer du sein.


Confirmé : le manque de sommeil se rattrape

On a prouvé les effets négatifs d’un manque de sommeil récurrent. Ils vont d’une chute croissante de productivité et de concentration au risque accru de cardiopathies, de diabète, ou même de décès précoce.

Les scientifiques ont longtemps cru qu’on ne pouvait rattraper le manque de sommeil. Dans une étude, des chercheurs suédois ont démontré que le groupe de sujets qui ne dormaient que 5 h ou moins par nuit courait 65% plus le risque de mourir avant le groupe de sujets qui dormaient de 6 à 7 h. Cependant, ce déficit se rattrapait par un sommeil prolongé durant la fin de semaine, et remettait à égalité l’espérance de vie des deux groupes.

Mythes sur la santé : manger tard favorise l’embonpointVladislav Noseek/Shutterstock

Confirmé : manger tard favorise l’embonpoint

Des recherches suggèrent que les gens qui mangent tard le soir seraient plus enclins à l’embonpoint et à un indice de masse corporelle élevé. Ceci n’aurait aucun lien avec la valeur calorique qui s’accroîtrait après 22 heures, mais plutôt au choix des aliments, selon plusieurs études citées dans le U.S. News & World Report.

Manger tard porterait à grignoter et à consommer plus de calories. D’autres parlent d’un dérangement du rythme circadien et de la capacité de l’organisme à réguler les taux de sucre sanguins. Manger durant la journée équilibrerait également les hormones de la faim (ghréline et leptine), qui mènent à un sentiment de satiété durant la soirée, et donc à une envie moindre de grignoter.

Confirmé : sortir sans manteau vous fera attraper le rhume

Si vous attrapez un rhume, c’est que vous avez été exposé à un microbe; mais si vous avez froid et que vous frissonnez, vous êtes encore plus exposé. Une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences suggère que les cellules immunitaires nasales et celles des lobes pulmonaires supérieurs sont mois efficaces quand il fait froid.

De plus, le froid peut stimuler les virus, selon l’Institut national américain de la santé (NIH). Ceci résulte de la solidification de la membrane extérieure du virus : il devient plus résistant et plus volatile. Lorsque le virus arrive dans les voies respiratoires, cette membrane se liquéfie et relâche le virus dans l’organisme.


Confirmé : s’asseoir trop près de la télé endommage la vue

Ce n’est vrai qu’en partie. Selon les recherches, regarder de près la télé ne serait pas aussi mauvais pour les yeux qu’on l’a dit. Mais cela peut causer de la pression et de la fatigue oculaire. Par contre, passer du temps à lire sur votre téléphone cellulaire peut perturber votre vision.

Selon les chercheurs de l’université de Toledo, en Ohio, la lumière bleue du téléphone et de l’ordinateur peut endommager la rétine; elle peut aussi provoquer la cécité chez les gens qui souffrent de dégénérescence maculaire. D’autres scientifiques s’inquiètent en particulier pour les enfants : chez ceux-ci, le fait de passer plus de sept heures par semaine devant un ordinateur ou un jeu vidéo multiplie par trois le risque de myopie.

Les enfants qui tiennent leurs cellulaires à 20 à 30 cm (8 à 12 po) de leurs yeux risquent aussi de subir un strabisme convergent temporaire, c’est-à-dire loucher.

Mythes sur la santé : les mets épicés font perdre du poidsYurii_Yarema/Shutterstock

Confirmé : les mets épicés font perdre du poids

Il ne s’agit pas simplement de manger de temps en temps des piments jalapeños. Mais une étude suggère que la capsaïcine des piments forts peut accélérer la perte de poids par thermogénèse, soit la production d’une chaleur corporelle qui favorise l’élimination du gras corporel.

Selon d’autres recherches, les épices comme le poivre de Cayenne coupent l’appétit et l’envie d’aliments gras, sucrés ou salés, et empêchent ainsi la surconsommation.

Confirmé : les allergies disparaissent aux premiers froids

C’est vrai pour l’allergie automnale à l’herbe à poux, une plante qui meurt durant l’hiver. Mais cela ne s’applique pas aux allergies hivernales, comme celles au sapin de Noël, aux moisissures ou aux acariens.

Le froid peut même causer une éruption cutanée et de l’œdème chez ceux qui souffrent du rare syndrome de l’urticaire au froid.

Mythes sur la santé : le jus de cornichon soulage les crampesFascinadora/Shutterstock

Confirmé : le jus de cornichon soulage les crampes

Absolument vrai. Une étude publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise démontre que le jus de cornichon calme les crampes musculaires en une minute et demie, soit 45 fois plus vite que si les gens ne prennent rien.

Sans être certains de la cause de cet effet, les scientifiques croient que le jus de cornichon provoque un réflexe à l’arrière de la gorge, qui inhibe l’activité neuromusculaire dans tout le corps et réduit conséquemment les crampes. La moutarde aurait des effets comparables, selon d’autres recherches.

Le jus de cornichon serait aussi efficace pour soulager la gueule de bois.

Confirmé : l’activité physique rend plus intelligent

En plus du bien-être qu’elle procure, l’activité physique est également bénéfique pour le cerveau. Elle déclenche la production métabolique d’une molécule nommée irisine, qui stimule les gènes de l’apprentissage et de la mémoire, selon les chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute et de l’École de médecine de Harvard. L’augmentation qui s’ensuit du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) stimule la production de nouveaux neurones.

Ce facteur de croissance peut également réduire les taux de cortisol (hormone du stress), et activer l’esprit critique par action sur l’humeur. D’autres études attribuent cette stimulation neuronale à une plus grande oxygénation cérébrale et à l’effet que la compétition sportive a sur le mental.


Confirmé : les brûlures d’estomac font pousser les cheveux du fœtus

Il arrive parfois qu’un mythe urbain soit fondé. Une étude de l’Université John Hopkins a révélé que les femmes enceintes présentant des brûlures moyennes ou sévères de l’estomac donnaient naissance à des bébés chevelus.

Au contraire, les bébés de celles qui n’en ont pas souffert étaient plutôt glabres. Le lien de cause à effet n’est pas évident. Les chercheurs pensent qu’un niveau particulièrement élevé d’œstrogènes et d’hormones de grossesse peut stimuler cette croissance des cheveux chez le fœtus, en plus de relâcher le sphincter œsophagien supérieur, créant ainsi un reflux d’acidité gastrique.


Mythes sur la santé : le fromage au coucher déclenche des rêves étrangesMaraZe/Shutterstock

Confirmé : le fromage au coucher déclenche des rêves étranges

C’est ce que révèle une étude du British Cheese Board, qui relie également le type de fromage au style de rêve conséquent. Ainsi, 85% des participants qui avaient mangé du Stilton auraient eu des rêves bizarres, alors que 60% de ceux qui avaient consommé du Red Leicester avaient rêvé de leur enfance.

Ceci est peut-être causé par la présence de tryptophane dans le lait, un acide aminé qui favorise le sommeil et réduit le stress. Aucun cauchemar n’a été rapporté, mais le site Men’s Health suggère que ces rêves étranges reliés au fromage pouvaient résulter d’un problème de digestion interrompant le sommeil (hypothèse de détresse alimentaire). L’intolérance au lactose pourrait également provoquer des rêves étranges.


Confirmé : il faut entraîner son cerveau

Un grand nombre d’études démontrent que la mise à l’épreuve constante du cerveau peut atténuer le risque de déficit cognitif, de démence, et même de maladie d’Alzheimer.

Une recherche portant sur des participants de 55 à 75 ans a démontré que le simple fait de jouer à un jeu vidéo pouvait améliorer le fonctionnement cérébral et augmenter la matière grise dans l’hippocampe. Des gens plus âgés qui s’adonnaient couramment à des activités exigeantes, comme la lecture ou les mots croisés, ont obtenu des résultats supérieurs aux tests d’acuité mentale.

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9 conseils pour éviter les brûlures d’estomac


Les brûlures d’estomac sont très désagréables, mais avant d’avoir recours aux médicaments, certains changements alimentaires pourraient faire la différence
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9 conseils pour éviter les brûlures d’estomac

 

Brûlures d’estomac et remontées acides sont très désagréables. Suivez les conseils de Medisite et du Pr Robert Benamouzig, gastro-entérologue pour les éviter ou les soulager rapidement.

Pas de sieste tout de suite après le repas

sieste repas

« Le fait de s’allonger après le repas contrarie la vidange naturelle des aliments vers le bas et peut entraîner le reflux des aliments dans l’œsophage » explique le Pr Benamouzig.

Que faire : Attendre la fin de la vidange gastrique pour faire la sieste, soit environ 2h après un repas léger et jusqu’à 4h pour un repas plus copieux. Et préférez le fauteuil au lit ! Il est aussi conseillé de dîner tôt et de surélever le haut du corps avec des oreillers au coucher

Limitez certains aliments

aliments gras

« Les aliments riches en matières grasses peuvent contribuer à l’apparition de brûlures d’estomac car ils réduisent le tonus du sphincter oesophagien*, qui peine ainsi à jouer son rôle d’anti-reflux. Ils retardent aussi l’absorption du bol alimentaire, qui en séjournant plus longtemps dans l’estomac, stimule excessivement la production d’acides », explique le Pr Benamouzig.

D’autres aliments mal tolérés par les muqueuses de l’estomac peuvent aussi favoriser les brûlures. Cela peut varier selon chacun.

Que faire : Eviter les fritures, les viandes grasses (agneau, mouton porc), la charcuterie, le beurre, les oignons, les tomates, la moutarde, les cornichons, le vinaigre, le café, le thé.

A savoir : Pour lutter contre l’acidité, augmentez votre consommation de fruits et de légumes.

Méfiez-vous de vos médicaments !

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Certains médicaments diminuent la protection des muqueuses de l’estomac, facilitant l’apparition de douleurs et de brûlures. C’est le cas notamment des inhibiteurs calciques utilisés pour soigner l’hypertension artérielle ou de certains traitements prescrits contre l’asthme.

Que faire : « Si on présente ces symptômes, il faut consulter son médecin. Il pourra proposer un autre traitement ou des médicaments pour prendre en charge le reflux gastro-oesophagien et les brûlures d’estomac », explique le Pr Benamouzig. 

Ne pas courir après avoir mangé

courir mangé brulure estomac

« Certains exercices intensifs comme courir juste après un repas ou qui demandent de se pencher en avant contrarient la vidange des aliments et peuvent provoquer le reflux des aliments ingérés dans l’oesophage », explique le Pr Benamouzig. Résultat : des remontées acides et/ou des brûlures.

Que faire : Oubliez les efforts trop poussés tout de suite après avoir mangé. Et préférez plutôt une marche à un rythme modérée qui améliore la digestion.

Vin blanc et boissons gazeuses : pas trop !

Vin, apéritifs… L’alcool augmente la production de sucs gastriques et rend le contenu de l’estomac plus acide.

« L’alcool détend aussi le sphincter oesophagien inférieur* », explique le Pr Benamouzig.

Résultat : les aliments sont plus enclins à remonter vers l’œsophage occasionnant brûlures et acidité.

Autres boissons à risque : les boissons gazeuses (sodas, eaux…). Elles augmentent la quantité d’air dans l’estomac et compriment le muscle qui protège l’oesophage du reflux acide.

Que faire : Limitez-vous à 1 verre d’alcool par jour. Soyez tout particulièrement vigilant(e) avec la bière et le vin blanc qui sont plus agressifs au niveau des muqueuses intestinales. Préférez les tisanes et eaux non gazeuses dans vos boissons quotidiennes.

Ne mangez pas trop !

« Les repas trop riches avec de grosses quantités réduisent le tonus du sphincter oesophagien*, le muscle qui empêche les aliments de remonter de l’estomac vers l’œsophage. Ils retardent aussi l’absorption du bol alimentaire, qui en séjournant plus longtemps dans l’estomac, stimule excessivement la production d’acides », explique le Pr Benamouzig. 

Que faire : Mangez lentement, évitez les repas copieux le soir, et ne pas trop boire pendant les repas pour éviter de créer du volume supplémentaire dans l’estomac.

A savoir : L’excès de poids peut favoriser les brûlures d’estomac. La perte de quelques kilos peut suffire à les soulager.

Oubliez le tabac

repas copieux brulures estomac

« Le tabac augmente l’acidité dans l’estomac, limite la sécrétion de salive et favorise la faiblesse des muqueuses de l’estomac, entraînant des reflux acides », explique le Pr Benamouzig.

Que faire : Mieux vaut cesser sa consommation de tabac. Parmi les moyens mis à votre disposition : les substituts nicotiniques (patchs, comprimés, gommes à mâcher…), le suivi personnalisé par un tabacologue, des séances d’hypnose ou d’acupuncture. 

Essayez les antiacides

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« Les antiacides sont utiles quand les brûlures d’estomac sont rares, soit une ou deux fois par an. Quand cela est plus violent, il faut mieux prendre des antisécrétoires », explique le Pr Benamouzig.

Les antiacides agissent en neutralisant les acides sécrétés par l’estomac. Mais leur action est de courte durée. Les antisécrétoires, plus efficaces, bloquent l’action de certains récepteurs qui stimulent la sécrétion acide de l’estomac.

Lesquels :

. Maalox®, Rennie Déflatine®… pour les antiacides

. Mopralpro®… pour les antisécrétoires.

Contre-indications : Ces médicaments peuvent ralentir l’absorption d’autres médicaments comme les antibiotiques et réduire par conséquent leur efficacité. Demandez conseil à un pharmacien.

Sans amélioration au bout de 7 jours, consultez votre médecin traitant.

Brûlures d’estomac : quand consulter ?

Les brûlures d’estomac et les remontées acides qui en découlent peuvent avoir plusieurs causes, dont un dysfonctionnement du sphincter oesophagien inférieur*, le stress, une mauvaise tolérance à certains aliments…

Quand consulter ? « Si vous avez plus de 50 ans, que les brûlures sont récentes, associées à une perte de poids ou d’appétit, à une fatigue sans aucune raison, à un teint jaune voire des vomissements avec du sang. Elles peuvent être le symptôme d’une pathologie plus grave », explique le Pr Benamouzig. Il faut donc consulter !

A savoir : Les brûlures d’estomac répétées peuvent entraîner des complications, comme l’oesophagite, une inflammation de la paroi de l’oesophage. Il faut traiter donc parlez-en à votre médecin.

* le muscle qui empêche les aliments de remonter de l’estomac vers l’oesophage.

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