Le Saviez-Vous ► Les protections solaires du néolithique à nos jours


Depuis des millénaires que l’être humain se protège du soleil sans savoir vraiment le côté néfaste des rayons UV. À chaque époque, il y avait des solutions plus ou moins efficaces, mais le vêtement fut vraiment la meilleure protection. Dans les années 1200, on affirmait que la femme parfaite devait avoir la peau blanche pour éviter de ressembler à une paysanne. Odieux n’est pas ? Puis viens les grandes marques et la mode de bronzage qui apparaissent XIXe siècle qui était au début plus ou moins efficaces surtout qu’être bronzé était signe de santé.
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Les protections solaires du néolithique à nos jours

 

Photo : ec.gc.ca

Depuis le néolithique, hommes et femmes enduisent leurs corps de différentes substances ou se couvrent pour se protéger du soleil. Découvre les astuces au fil des siècles.

(Toutes les illustrations sont de l’Agence Rol, sur Gallica et datent des années 1920)

PAR MARINE GASC

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La protection solaire durant l’Antiquité

Des petits récipients contenant des poudres d’ocre et de cendres, ont été retrouvés, ils datent d’au moins cent siècles avant notre ère et il est possible d’imaginer que les hommes et les femmes s’en servaient de maquillage mais aussi et surtout de protection solaire. Aucune source sure. Il faut attendre l’Égypte antique pour lire sur un papyrus toute une liste de produits utilisés pour se protéger des rayons du soleil. On peut d’abord citer le mesdemet, le fameux khôl, dont on s’entoure les yeux pour se protéger du soleil, des insectes et du vent. Mais aussi des huiles (de jasmin) ou encore de l’Aloe Vera, des corps gras qui apaisent la peau et qui protègent du soleil lorsqu’on les mélange à différentes poudres comme la céruse de plomb (qui fait tomber les dents et file le saturnisme) ou le charbon.

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La méthode la plus efficace et sans risque reste le coton, eh oui ! Il n’y a rien de tel qu’un bon t-shirt pour se protéger, mais aussi d’un chapeau ou d’une ombrelle. Il faut savoir qu’en Egypte, en Mésopotamie et en Chine tout le monde utilisait des ombrelles. D’ailleurs, on a rendu l’ombrelle imperméable pour se protéger de la pluie, mais dans un premier temps, il s’agissait vraiment d’éviter les coups de soleil. Dans d’autres contrées, telles que l’Inde ou l’Afrique du Nord, on utilise plutôt des turbans, des chapeaux à larges bords ou différents voiles. En Grèce, durant l’Antiquité, on se couvre la tête, et Celsus (un savant, qu’ils disent) conseille de se frotter les parties du corps exposées au soleil avec du pétrole. L’épaisseur du pétrole protège la peau. Mais on imagine qu’il y a des effets secondaires peu agréables comme des irritations cutanées, des problèmes respiratoires et on parle aujourd’hui de perturbations endocriniennes. On évitera donc la méthode grecque. Les Tibétains, à la même époque, utilisaient une crème solaire à base de goudron et d’herbes…

Le saviez-vous ?

Déjà durant l’Antiquité, on recommande en Grèce et à Rome de s’exposer quelques minutes par jour au soleil afin de d’améliorer son moral et ses humeurs mais il faut attendre 1888 pour que le médecin Paul Pouzet mette au point l’Héliothérapie…

Le soleil médiéval, on en fait quoi alors ?

Figurez-vous que je n’ai pas trouvé grand chose à propos des protections solaires au Moyen-Age, différents écrits parlent cosmétiques, maquillages, onguents, mais rien qui s’intéresse véritablement au soleil. Et pourtant, on sait que la haute-société fuit ses effets et que les paysans qui y sont confrontés toute l’année doivent bien se protéger, sans doute avec des chapeaux et des tenues en coton !

Dans tous les cas, la femme parfaite doit avoir la peau blanche, comme le décrit Jean de la Halle en 1276 :

« De la tête aux pieds, sa peau est blanche. Son front est large, dégagé ; l’arête du nez belle et droite ; les sourcils forment un arc fin et bien dessiné ; les yeux, noirs, sont grands sous de fines paupières ; la bouche est fine, mais charnue en son centre, vermeille comme la rose. La nuque est fine, blanche et ronde, sans la moindre pilosité. La gorge est blanche et longue et les seins petits et durs, les bras fins et longs et les mains fines et blanches. » (Les diktats sur les corps féminins existent depuis toujours hein)

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Trotula, une célèbre médecin dont je vous parlerai dans un prochain article, donne une recette pour se protéger de la déshydratation cutanée provoquée par la chaleur. Tout d’abord l’eau de rose. Il faut s’en enduire le visage et appliquer ensuite de l’huile de lis et bien masser pour faire pénétrer. Elle le conseille « pour protéger le visage, le soir devant le feu ». On peut aisément penser que cette méthode était également utilisée pour les coups de soleil mais Trotula n’y fait pas référence. En revanche, elle donne aussi des astuces pour se blanchir la peau à base d’argile blanche, de céruse et de poudre d’alun. A Versailles, on utilise une autre solution : la saignée ! Eh oui, en évacuant une partie du sang, on permet au visage d’avoir l’air blême et malade. Et c’est souvent la véritable conséquence.

Cette mode de la peau laiteuse ne disparaît que bien plus tard, aussi, jusqu’à la fin du XIXe siècle, on reste autant que possible à l’ombre ou on se protège avec des vêtements amples en coton épais, des chapeaux et des voiles. Hommes et femmes se poudrent le visage avec des produits à base de plomb, on sait aujourd’hui que ça en a tué plus d’un ! Au XIXe siècle, dans le tableau « La promenade », Claude Monet illustre bien la protection de femmes contre le soleil : vêtements longs, chapeau, ombrelle…

Les grandes découvertes du XIXe siècle

Au XIXème siècle, les bains de mer commencent à se répandre sur toutes les côtes, il existe alors les cabanes de plage pour se protéger du soleil, mais l’ombrelle se démocratise et elle évolue aussi. On l’agrandit et on la renforce, c’est l’apparition du parasol ! Ainsi protégée, toute la famille peut partir sur la plage sans risquer de bronzer et de ressembler à un paysan.

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Si jusqu’à la fin des années 1800, la peau laiteuse était une mode, on comprend à cette même époque que les UV peuvent avoir des impacts positifs sur l’homme, c’est ce que l’on va travailler avec l’héliothérapie, mais on découvre surtout la radiation des ultraviolets et leurs effets néfastes sur l’organisme. En 1820, le docteur anglais Everand Home observe les effets de la chaleur sur la peau mais sans rien de plus. En 1858, le docteur français Charcot note que les ultraviolets provoquent des inflammations des yeux et de la peau. Et en 1891, Widmark et Hammer recommandent de se protéger du soleil avec des crèmes à base de quinine, mais on n’y fait pas grand cas, car à l’heure de la Belle Époque, on sort, on danse et l’heure n’est pas à la prévention des cancers de la peau et autres maladies photosensibles et puis après la Première Guerre mondiale, on part à la plage avec les congés payés !

Les congés payés, la plage et le bronzage

A vrai dire, la crème solaire telle qu’on la connaît est apparue avant les congés payés, elle date de 1928 et a initialement été commercialisée aux États-Unis. En revanche, en France, c’est bien en 1936, année des premiers congés payés que l’Oréal met en vente sa crème solaire qu’il teste déjà depuis plusieurs années. Son slogan « bronzer sans brûler ».

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Eh oui, durant les années 1920, il existe des produits dont l’efficacité n’est pas optimale hein. La mode est au bronzage depuis qu’en 1920 Coco Chanel a pris un coup de soleil énorme sur la croisette. Ses fans ont décidé de reproduire son bronzage en prenant des coups de soleil (depuis toujours je dis que la mode c’est de la merde). Il faut être rouge puis bronzé pour être hype, on oublie le teint clair et la peau laiteuse, il faut prouver qu’on part en vacances, alors hommes et femmes s’exposent au soleil durant de longues heures avec des crèmes solaires approximatives. En 1925 Joséphine Bakerest sur toutes les affiches et on lui envie son teint, de plus, on donne au soleil de nombreuses vertus.

Jean Cocteau écrit lui-même :

« Fais-moi le corps tanné, salé / fais ma grande douleur s’en aller / […] Soleil, je supporte tes coups / tes gros coups de poing sur mon cou » ou encore « Tu grises mieux que l’opium ».

Le soleil devient une drogue et le bronzage le fruit d’une addiction.

Vogue en 1931 donne de nombreux conseils pour éviter les taches de rousseur, les faire disparaître, ou encore bronzer sans cramer ! En réalité, il y avait déjà beaucoup de publicités dans Vogue.

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Le teint bronzé est désormais signe de bonne santé. Beaucoup de personnes utilisent des huiles végétales comme le coco ou la vanille, ça sent bon, c’est exotique, ça hydrate mais en aucun cas ça ne protège !! Comme la graisse à traire, oui ça stimule le bronzage mais il n’y a aucun filtre pour les UV et ça crame ! La graisse à traire c’est uniquement un corps gras que l’on met sur les mamelles des vaches pour éviter les crevasses due à la traite pendant l’hiver… Alors si tu fous ça sur le dos de ton gamin sur la plage de la Grande-Motte, faut pas s’étonner si tu rentres à la maison avec une écrevisse et un mélanome. En 1940, c’est la crème Deliel marron qui est la plus efficace. Mais l’Ambre Solaire cartonne avec ses publicités mettant en avant des pin-up au corps sculpté et au bronzage parfait.

L’évolution des protections solaires

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats dans le Pacifique utilisent une protection solaire à base de pétrole : « dark red veterionary petrolatum ». Il s’agit d’un corps gras et rouge, semblable à de la vaseline, mais qui pue… Mais c’est efficace. La marque Coppertone améliore la composition est connaît un grand succès avec son slogan « Je bronze plus vite avec Coppertone ». Eh oui, faut rentabiliser les vacances ; On reste peu longtemps sur la plage mais il faut être vite bronzé.

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Il faut attendre les années 1950 pour voir les premières grandes évolutions, on trouve différentes textures : mousse, spray, huile et on obtient des protections solaires avec des indices anti-UV un peu plus importants et efficaces. En 1960 on se rend compte qu’il faut protéger la peau du soleil toute l’année et en particulier lors des vacances au ski. Garnier lance en premier une gamme pourles sports d’hiver. Le problème c’est que ça empêche de bronzer efficacement alors comment prouver qu’on est en bonne santé et qu’on a du fric pour partir en vacances ? La solution est toute trouvée mais il faut attendre les années 1980 et l’apparition de l’autobronzant… Ça donne un aspect bronzé et un teint halé. Enfin, avouons-le, durant les années 1980, la peau est plutôt orange que caramel. Les années 1990 sont marquées par l’apparition des protections solaires waterproofs !

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A ce jour, des chercheurs britanniques recherchent une solution sur le long terme, une pilule qui protégerait la peau contre le soleil pendant plusieurs semaines.

http://www.racontemoilhistoire.com

Ces deux types de cancer de la peau sont en hausse


Si une chose qui doit être primordiale pour un enfant, c’est de le protéger des rayons UV pour éviter que plus tard, il puisse souffrir du cancer de la peau. Même les adultes devraient se prémunir des rayons UV en tout temps, et de laisser tomber les salons de bronzage, car ces cancers sont en augmentation
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Ces deux types de cancer de la peau sont en hausse

 

HuffPost Canada  |  Par Joy D’Souza

Selon les chercheurs, deux types de cancer de la peau soit le carcinome épidermoïde (SCC) et carcinome basocellulaire (BCC) – ont considérablement augmenté entre 2000 et 2010.

Les diagnostics de carcinome épidermoïde ont augmenté de plus de 260 % au cours des 10 dernières années. Le cancer de la peau sans présence de mélanome se produit dans les cellules de la peau, explique la Société canadienne du cancer. Il peut se développer et détruire les tissus à proximité.

Le carcinome basocellulaire représente 75% à 80% des types de cancer de la peau tandis que le carcinome épidermoïde représente environ 20% de tous les cancers de la peau. Les deux types ont tendance à se développer lentement et peuvent être détectés assez tôt.

« Nous savons que le soleil et certaines sources de lumière solaire artificielle [comme les lits de bronzage] émettent des rayons ultraviolets ou UV, qui endommagent la peau », a déclaré Christian Baum, dermatologue et auteur principal de l’étude. « Ces dommages cutanés s’accumulent avec le temps et peuvent souvent conduire à un cancer de la peau. »

Les résultats de l’étude de Baum sont appuyés par Statistiques Canada et la Société canadienne du cancer, qui affirment que 41 % des Canadiens ne prêtaient pas attention à l’indice UV quotidien, ce qui pose un risque plus élevé de mélanome, rapporte Global News.

« Il n’y a aucun moyen sûr d’obtenir un bronzage. La peau bronzée est une peau endommagée », ont-ils réitéré. « Éventuellement, les coups de soleil de votre jeunesse peuvent devenir plus tard un ou plusieurs cancers de la peau », a déclaré Baum.

Alors, que pouvez-vous faire pour protéger votre peau? Utilisez un écran solaire, insiste Baum.

« Les rayons UV peuvent pénétrer dans les fenêtres des voitures et la peau est exposée aux rayons UV, même lorsque le soleil ne brille pas. Les rayons UV rebondissent sous les nuages, hors de la neige, des bâtiments, et même pendant les jours gris.

Selon la Fondation canadienne du cancer de la peau, il y a plus de 80 000 diagnostics de cancer de la peau chaque année. On estime qu’un Canadien sur six sera diagnostiqué avec un cancer de la peau au cours de sa vie.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Cette femme atteinte d’un cancer de la peau vous met en garde contre le soleil et le bronzage


Il y a des cancers qu’on peut éviter, comme le cancer de la peau surtout quand il est causé par l’abus du soleil ou des séances de bronzage. Ce n’est pas après 30-40 ans qu’il faut faire attention, mais dès le très jeune âge. Quand on passe la journée dehors, il devrait avoir un automatisme de se mettre de la crème solaire aux enfants et adultes
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Cette femme atteinte d’un cancer de la peau vous met en garde contre le soleil et le bronzage

 

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Une femme a partagé des photos sur Facebook pour rappeler les dangers de l’exposition au soleil, et somme la population d’utiliser de l’écran solaire.

Judy Cloud, qui se bat contre un cancer de la peau depuis des années, a publié sur Facebook des images de son visage après ses opérations et elles sont rapidement devenues virales, attirant plus de 102 000 partages.

La femme de 49 ans révèle des photos de sa douloureuse rémission.

« J’ai eu ma quatrième intervention chirurgicale pour enlever les taches cancéreuses, écrit-elle. Le cancer de la peau continue de revenir. Ce fut la chirurgie contre le cancer de la peau la plus invasive que j’ai eue jusqu’à maintenant.»

« J’ai eu une chirurgie de trois-quatre heures, et j’étais sous anesthésie général. J’ai passé deux heures en récupération. Vingt-trois parties de mon corps ont été retirées en une journée – dix par excision et treize interventions au laser.»

Elle a aussi décrit, en détail, le lendemain de l’opération – y compris combien de temps elle a dû prendre congé au travail et comment elle avait de la difficulté à mâcher.

Cloud a expliqué qu’elle était insouciante lorsqu’elle se faisait bronzer dans sa jeunesse.

« C’est le résultat d’avoir été dans les cabines de bronzage quand j’étais plus jeune. C’est le résultat d’avoir eu plusieurs coups de soleil quand j’étais enfant et adolescente, et de ne pas avoir été assidue lorsque venait le temps d’appliquer de la crème solaire, et d’être restée trop longtemps au soleil à l’adolescence, dans la vingtaine, et même au début de la trentaine. »

Elle a aussi dit que ça lui faisait mal de voir les gens abuser du soleil.

 « J’entends trop de personnes dire qu’ils se sentent mieux après avoir été faire un tour dans les salons de bronzage ou après avoir cuit sous le soleil pendant des heures. Regardez ces photos. Ça pourrait être vous .»

« Tout le monde peut attraper un cancer de la peau, même les personnes avec une peau plus foncée. C’est une fausse idée de penser que seules les personnes à la peau claire peuvent être atteintes du cancer de la peau. Le cancer ne fait pas de discrimination. »

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Quand le bronzage vire à la dépendance


Je trouve que ceux qui sont très bronzés années après année, paraissent plus vieux, car il semble que cela accentue les rides du visages
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Quand le bronzage vire à la dépendance

 

Quand le bronzage vire à la dépendance

Lucinda Earlam, dans un salon de Sydney.Photo Greg Wood / AFP

MADRID – Par une chaude soirée du mois d’août à Madrid, des clients hâlés défilent dans un centre de bronzage: même en Espagne, un des pays les plus ensoleillés d’Europe, le besoin de soleil peut tourner à l’addiction. 

Madrid compte 2749 heures d’ensoleillement par an, soit le double de Londres. Ce qui n’empêche pas Macarena Garcia, étudiante, de s’adonner aux rayons UV.

«ça ne plaît pas beaucoup aux membres de ma famille, ils me disent que ce n’est pas sain (…) mais eux vivent à la plage ! Ici, je travaille et j’ai aussi envie de bronzer», explique-t-elle en sortant du salon «Solmania», au centre de Madrid.

«J’arrêterais si je n’avais pas le choix, mais ça ne me plairait pas», admet Jose Manuel Rodriguez, ténébreux danseur de 36 ans, qui fait jusqu’à trois séances de bronzage par semaine pour «ne pas perdre son hâle naturel».

Jose Carlos Moreno, de l’Académie espagnole de dermatologie (Aedv), n’hésite pas à parler d’addiction.

«Ce sont des personnes bronzées qui ne se sentent jamais suffisamment bronzées», tels des «anorexiques qui se trouvent toujours trop gros».

Leur profil: surtout des femmes et des jeunes de moins de 40 ans, qui bronzent plus de deux fois par semaine, au point de prendre une couleur excessivement orangée ou chocolatée.

LE BRONZAGE, UNE DROGUE

Les cabines de bronzage sont apparues dans les années 80 aux États-Unis. Et les chercheurs américains ont été parmi les premiers à se pencher sur cette addiction, couramment appelée tanorexie, dans les années 2000.

Envie de bronzer au réveil, besoin de «doses» croissantes, anxiété en cas d’arrêt, culpabilité, agacement face aux remarques de l’entourage: ses symptômes sont similaires à ceux de l’addiction à l’héroïne, observe Joel Hillhouse, chercheur à l’Université d’East Tennessee.

Dépendantes, certaines personnes «continuent d’utiliser des cabines alors qu’elles ont un cancer de la peau, volent de l’argent à leurs proches ou s’achètent un lit bronzant pour satisfaire les envies nocturnes», ajoute-t-il.

«Il n’y a pas que le paraître qui pousse les gens à bronzer, il y a aussi le bien-être», assure Steve Feldman, dermatologue à l’Université Wake Forest (Caroline du Sud).

Les rayons UV, une drogue? «Absolument», répond-il.

Le soleil stimule la production de mélanine, pigment qui colore la peau, et ce phénomène libère des endorphines, souligne le Dr Feldman, ces hormones proches de la morphine donnant une sensation de bien-être et apaisant la douleur.

À cela s’ajoute une pression sociale. Les mannequins à la parfaite peau caramel, les footballeurs riches, beaux, bronzés comme la star du Real Madrid Cristiano Ronaldo: autant de figures que les jeunes ont envie d’imiter.

CHANGER LES MENTALITÉS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pourtant classé les appareils à UV comme cancérigènes en 2012. L’usage de ces appareils «augmente le risque de mélanome de 20%», indique Vanessa Rock, du comité australien de lutte contre le cancer, en citant plusieurs études.

En cas d’usage avant l’âge de 35 ans, le risque de mélanome augmente même de 75%, affirme une étude publiée en juin 2010.

Le Brésil a été le premier à complètement interdire ces appareils en 2009, suivi de l’Australie en 2014.

L’incidence du mélanome – cancer de la peau le plus agressif – reste en Australie la plus élevée du monde avec 11 000 cas par an. Mais le cancer de la peau tend à s’y stabiliser chez les moins de 45 ans grâce «aux campagnes publiques de sensibilisation et à une meilleure prise de conscience», se félicite Vanessa Rock.

Mais en Espagne, où l’on diagnostique 3600 cas de mélanomes par an, «les cabines de bronzage pullulent, aussi bien sous forme de centres que de services complémentaires dans des instituts de beauté ou des salles de sport», s’inquiète le docteur Moreno. Pour autant, «la population consulte de plus en plus tôt» grâce aux campagnes d’information.

Il n’existe pas encore de soins spécialisés pour les tanorexiques.

Aux États-Unis, où les cabines de bronzage font l’objet d’un avertissement renforcé depuis 2014 et sont, dans certains États, interdits aux moins de 18 ans, les chercheurs suggèrent la création de groupes de soutien, à l’image des alcooliques anonymes, et tentent de substituer au bronzage des alternatives relaxantes telles que le massage ou le yoga.

M. Moreno verrait bien une mise en garde explicite dans les centres de bronzage «comme sur les paquets de cigarettes qui évoquent clairement les maladies liées au tabagisme».

http://fr.canoe.ca/

Campagne Miss UV au Québec «Tu ne gagnes rien à bronzer»


Avec la saison estivale, le soleil est important après avoir passé un hiver long et froid, un printemps bougonneux, on espère un bel été pour prendre des couleurs. Tout le monde, enfant et adultes doivent prendre des précautions pour éviter les coups de soleil, car la peau brûlé le restera tout le temps, même si ce n’est pas apparent à l’oeil
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Campagne Miss UV au Québec «Tu ne gagnes rien à bronzer»

 

TVA Nouvelles

Un seul coup de soleil augmente les risques de cancer de la peau. La Société canadienne du cancer porte ce message dans une quarantaine d’écoles et de collèges avec la campagne «Miss UV».

La campagne vise particulièrement les jeunes. Près de la moitié d’entre eux croient qu’un teint bronzé est plus attirant.

À l’aide d’un photomaton UV, les personnes ayant fait le test peuvent voir les tâches causées par l’exposition au soleil.

«Il y a quelques taches déjà et j’ai seulement 23 ans. Donc, c’est important de protéger ma peau», mentionne Laurence Martel qui s’est prêtée au jeu.

Les spécialistes mentionnent que ces problèmes ne sont pas visibles à l’œil nu sur une peau plus jeune.

«C’est des dommages qui sont permanents, qui s’accumulent avec le temps», explique Marie-Michelle Voyer, chargée de projet à la Société canadienne du cancer.

Un choc brutal

 

Atteint d’un cancer de la peau, Sylvain Poissant mentionne qu’il faut faire très attention.

«L’image vaut mille mots. Souvent, c’est un cliché qu’on peut utiliser. À partir de cette photo-là, on ne peut pas donner un diagnostic, mais ça peut allumer une petite lumière d’alarme.

M. Poissant participe à la campagne de prévention de la Société canadienne du cancer auprès des jeunes de 15 à 24 ans. Tout comme Martine Provost, qui a elle aussi reçu un diagnostic de mélanome.

«Ce fut un choc brutal. C’est très, très surprenant, étant donné que j’ai le teint foncé, les cheveux foncés. Et je ne croyais pas avoir des habitudes néfastes», avoue-t-elle.

Les cancers de la peau se développent pendant des années. Et il n’y a aucune façon sécuritaire de bronzer.

«C’est les coups de soleil qui sont un facteur très important pour le développement d’un cancer de la peau dans l’avenir», explique le Dr Manish Khanna.

Selon les avis des spécialistes, tous les cancers de la peau peuvent être évités en limitant son exposition au soleil. Il faut donc bien se protéger avec des vêtements ou avec une crème solaire.

http://tvanouvelles.ca/

Tanorexie : Une addiction dangereuse


Avec la belle saison qui s’en vient, les salons de bronzages sont sûrement très occupés. Certaines en font une addiction qui met leur vie en danger a cause des cancers de la peau. Est-ce que cela vaut-il vraiment la peine ?
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Tanorexie : Une addiction dangereuse

 

Vous n’avez jamais entendu parler de tanorexie ? Ces personnes accros du bronzage, prêtes à mettre leurs vies en danger pour avoir un hâle de peau parfait, commencent à faire parler d’elles.

La tanorexique ne supporte pas la couleur naturelle de sa peau et cherche à être bronzée tout au long de l’année, on parle alors de dépendance pathologique au bronzage. Pour ce faire, l’accro au bronzage a recours à tout : crème auto bronzante, séances d’UV à gogo dans les instituts, vacances au soleil… Bien sûr, les conséquences sur la santé passent au second plan.

Il y a peu, l’histoire d’une mère tanorexique qui forçait sa fillette de 5 ans à des séances d’UV a fait beaucoup de bruit. Cette maman de 44 ans complètement accro aux cabines de bronzage, voulait que sa fille soit aussi bronzée qu’elle. Peu après, le tabloid The Sun consacrait un article sur le témoignage d’une jeune fille de 15 ans, addict des produits de bronzage. Elle raconte se lever tous les matins à 4 heures afin de se tartiner de crème bronzante, puis se rend dans des instituts pour profiter de multiples séance d’UV. Une attitude inquiétante puisque cette addiction n’est pas sans risque.

Certes, la vitamine D qui provient du soleil est bonne pour l’organisme, mais comme toute chose, à trop haute dose, elle n’est pas sans risque. Les cabines de bronzage sont chaque année la cause de 800 décès par an en Europeselon le British Medical Journal et provoquent des cancers cutanés de la peau incurables. Mais ces risques ne semblent pas faire peur aux tanorexiques, le bronzage passe avant tout…

http://www.aufeminin.com/

Anti-âge : une mauvaise hygiène de vie nous fait paraître 10 ans de plus


Personne ne veut paraitre plus vieux que son âge, et c’est gratifiant de paraitre plus jeune. Il y a la génétique qui peut-être un atout, mais aussi de bonnes habitudes de vie qui serait un allié a une peau plus jeune
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Anti-âge : une mauvaise hygiène de vie nous fait paraître 10 ans de plus

 

Anti-âge : une mauvaise hygiène de vie nous fait paraître 10 ans de plus

© Hemera

La cigarette, les cabines de bronzage et une mauvaise alimentation ont un point en commun : elles nous font vieillir avant l’âge. Une étude internationale illustre l’influence du style de vie sur la peau.

On sait que de mauvaises habitudes peuvent nous faire prendre un coup de vieux. Ne pas manger assez de fruits par exemple, sources de vitamines bonnes pour la peau, accélère le vieillissement de la peau.

Le tabac, l’exposition au soleil, ou un manque d’hydratation de la peau sont des facteurs qui nous donnent l’air d’avoir dix ans de plus ! Cette observation a été faite au terme d’une étude internationale menée pendant huit ans auprès de 585 femmes espagnoles, britanniques et chinoises. Après avoir été questionnées sur leurs habitudes de vie (alimentation, tabac, brossage de dents…),les femmes ont été photographiées de façon à ce qu’on puisse estimer leur âge. Sur les photos, les femmes qui n’avaient pas un mode de vie très sain paraissaient beaucoup plus vieilles qu’elles ne l’étaient en réalité.

Rester jeune : des gestes tout bêtes

« La génétique représente environ 50% de la façon dont on perçoit les personnes et leur âge, mais nous ne savions pas quel était l’impact de leur mode de vie », justifie le Dr Andrew Mayes de l’Université de Manchester et auteur de l’étude réalisée pour la marque de cosmétiques britanniques Skincare.

Le chercheur a donc trouvé sa réponse. Le mode de vie influencerait à hauteur de 33 % notre apparence et donc l’apparition des rides.

« Une peau en bonne santé, c’est plus qu’une affaire de crèmes et de lotions, explique le chercheur, c’est avant tout une question de mode de vie et de l’attention que nous portons à notre corps ».

Prendre soin de soi pour avoir l’air jeune ne signifie pas passer par la case bistouri. Des choses toutes bêtes comme une bonne alimentation et une routine beauté adaptée luttent efficacement  contre le vieillissement prématuré de la peau.

http://www.topsante.com