En Bretagne, des offres d’em­ploi pour dealers affi­chées sur les arrêts de bus


L’histoire ne dit pas si cette offre d’emploi a eu des candidats ou que la police s’est présenter comme espère cette petite communauté de riverain.
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En Bretagne, des offres d’em­ploi pour dealers affi­chées sur les arrêts de bus


Crédits : Ouest France

par  Adrien Gingold

Des offres d’em­ploi ont été placar­dées sur des arrêts de bus de Vannes, propo­sant des jobs de dealers et de guet­teurs. 

« Dans le cadre du déve­lop­pe­ment du trafic de drogues au bois de Kermesquel, nous recher­chons rapi­de­ment DEALER / GUETTEUR ».

Les affiches inter­pellent. Elles n’ont pas été rédi­gées par des vendeurs de drogue mais par des rive­rains excé­dés par le trafic dans le quar­tier, selon Ouest France.

Elles sont la solu­tion qu’ils ont trou­vée pour atti­rer l’at­ten­tion des forces de l’ordre sur ce point de vente où le trafic perdu­re­rait.

« Prin­ci­pales missions : aver­tir le plus rapi­de­ment possible de l’ar­ri­vée de la police, accueillir les clients, inti­mi­der les rive­rains, dété­rio­rer l’es­pace natu­rel », peut-on y lire.

Par cette offre pleine de sarcasme, les habi­tants du quar­tier disent vouloir chas­ser le trafic du bois. On ne sait pas s’ils ont reçu des candi­da­tures.

Source : Ouest France

https://www.ulyces.co

Bretagne : des gouttes de pluie datant de 300 millions d’années raconte son passé


Des scientifiques ont pu analyser des gouttes de pluie en Bretagne qui ont tombé il y a 300 millions d’années. Ils ont pu donner de multiples informations, par exemple,  ou était situé la Bretagne à cet époque, ainsi que son rôle dans la radioactivité naturelle qui se trouve sur terre
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Bretagne : des gouttes de pluie datant de 300 millions d’années raconte son passé



Nathalie Mayer
Journaliste

Il aura fallu aux chercheurs de longs mois de travail minutieux pour toucher au but. Mais leur patience a été récompensée. Ils sont parvenus à analyser des traces d’eaux de pluie plus anciennes que les dinosaures. Et à partir de là, ils ont réussi à retracer la topographie de surface de la Bretagne pour nous emmener dans un vertigineux voyage dans le temps… et l’espace.

En analysant les eaux de pluie, les chercheurs peuvent aisément remonter à des données relatives à la pollution atmosphérique. Mais ils peuvent également réussir à reconstruire tout un pan de l’histoire — et même de la géographie — d’une région. C’est ce que montrent des travaux menés par une équipe internationale (France, Royaume-Uni et Allemagne) sur des échantillons d’eaux de pluie prélevés en Bretagne, eaux de pluie dissimulées dans des roches granitiques échouées sur la côte, entre Brest et Nantes.

Pour estimer l’âge de ces traces d’eaux de pluie, les chercheurs ont d’abord eu recours à une méthode très classique de datation radiométrique. Résultat : ces pluies se sont abattues sur la région il y a environ 300 millions d’années.

Et ce sont ensuite des analyses, par spectrométrie de masse notamment, qui ont permis aux scientifiques d’en apprendre plus sur « l’altitude et la latitude » sous lesquelles ces pluies sont tombées. De quoi confirmer qu’à la fin du Carbonifère, le Massif armoricain se situait… au niveau de l’équateur, au cœur de la chaîne varisque formée par le rapprochement de deux continents qui allait donner la Pangée, positionné à une altitude proche de celle des Alpes mais dont il ne reste aujourd’hui que peu de reliefs.

Des scientifiques examinant des roches originaires de la ceinture varisque sur la presqu’île de Quiberon (Bretagne). © Camille Dusséaux, Université de Plymouth

Des scientifiques examinant des roches originaires de la ceinture varisque sur la presqu’île de Quiberon (Bretagne). © Camille Dusséaux, Université de Plymouth

Des eaux de pluie à l’origine de la radioactivité naturelle locale

Les chercheurs ont également tiré une autre information intéressante de cette étude. Il y a entre 320 et 300 millions d’années, l’eau de pluie qui tombait sur la chaîne varisque a lixivié (filtré) le minerai d’uranium du granite qui composait les montagnes. Puis, elle l’a transporté jusqu’au continent où il a été fixé par les sédiments que sont par exemple les schistes noirs.

Ce processus a permis de créer les gisements d’uranium, encore exploités récemment en France, mais aussi ceux d’oxydes d’uranium, eux-mêmes à l’origine de la formation de radon, un élément naturellement radioactif qui constitue la principale source de radioactivité à laquelle un Homme moyen est exposé.

L’eau de pluie pourrait être à l’origine de processus importants

« Cette étude montre comment la géochimie des isotopes et une pétrographie minutieuse des minéraux formés profondément dans la Terre peuvent éclairer les conditions de surface, même avant que les dinosaures ne parcourent la Terre, conclut Catriona Menzies, chercheur en géosciences à l’université d’Aberdeen (Écosse). De telles infiltrations profondes d’eau de pluie ont été trouvées dans d’autres montagnes, anciennes comme plus récentes. Cela suggère que l’eau de pluie pourrait être à l’origine de processus importants tels la distribution des ressources minérales ».

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des eaux de pluie vieilles de 300 millions d’années ont été découvertes en Bretagne.

  • Leur analyse montre qu’à l’époque où elles sont tombées, la région était montagneuse.

  • Et se trouvait du côté… de l’équateur.

  • Ces travaux mettent aussi en lumière le rôle de l’eau de pluie dans la distribution de la radioactivité naturelle.

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Cette ville bretonne offre 2000 € à qui déchif­frera ces inscrip­tions mysté­rieuses


Une inscription sur un rocher datant peut-être XVIIIe siècle avec des inscriptions inconnu. Le maire à lancer un appel pour quelqu’un qui pourra traduire les inscriptions avec une petite récompense de 2 000 euros qui équivaut à un peu plus de $ 3 000 cad.
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Cette ville bretonne offre 2000 € à qui déchif­frera ces inscrip­tions mysté­rieuses

Crédits : Ouest-France

par  Mathilda Caron

Dans le Finis­tère, la mairie de Plou­gas­tel-Daou­las offrira 2 000 euros à celui ou à celle qui résou­dra « le mystère de Cham­pol­lion », rappor­tait Ouest-France le 2 mai dernier. 

Ces étranges inscrip­tions gravées sur une roche, dans l’anse du Caro, datent proba­ble­ment du XVIIIe siècle.

Le texte est essen­tiel­le­ment composé de lettres capi­tales mais il y a égale­ment quelques dessins dont un voilier.

« Des gens nous disent que c’est du basque, d’autres nous disent que c’est du vieux breton mais on a encore jamais réussi à déchif­frer le texte », explique Domi­nique Cap, le maire de la ville.

La mairie a fait appel aux linguistes et aux histo­riens pour décryp­ter ce message. Un jury sélec­tion­nera ensuite l’hy­po­thèse la plus probable et décer­nera le prix au vainqueur.

Source : Ouest-France

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Les origines de Stonehenge se trouvent en France


Il semble que les premiers monuments mégalithiques aient une origine de la Bretagne en France,au temps des chasseurs-cueilleurs, il y a environs 7 000 ans. Par la suite, ces monuments dont le Stonehenge au Royaume-Uni, seraient propagé à travers l’Europe
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Les origines de Stonehenge se trouvent en France

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Selon une archéologue de l’université de Göteborg (Suède), les tout premiers sites mégalithiques seraient apparus dans le nord-ouest de la France. De là, la pratique se serait propagée par les mers notamment et jusqu’au célèbre Stonehenge.

Des monuments mégalithiques, il en existe sur de nombreux sites un peu partout en Europe. Mais le plus célèbre d’entre eux est sans nul doute Stonehenge (Royaume-Uni). Un lieu mythique et énigmatique. Aujourd’hui, une étude suggère que les racines de toutes ces structures remonteraient à un unique groupe de chasseurs-cueilleurs installés en Bretagne (France) il y a quelque 7.000 ans.

Une conclusion qui va à l’encontre de l’idée qui voudrait que les monuments mégalithiques tirent leur origine de cinq ou six régions différentes d’Europe. Et pour en arriver là, Bettina Schulz Paulsson, archéologue à l’université de Göteborg (Suède) a analysé des montagnes de données de datation au radiocarbone afin de reconstruire la chronologie de 2.410 sites européens.

Bettina Schulz Paulsson a parcouru l’Europe pendant une dizaine d’années afin de rassembler un maximum de données différentes sur les monuments mégalithiques et de définir leur racine. Sur cette carte, les dates estimées pour le début de l’apparition de mégalithes dans différentes régions de l’Europe avec une probabilité de 95 % (et de 68 % pour les dates entre parenthèses). © Bettina Schulz Paulsson, Université de Göteborg

    Bettina Schulz Paulsson a parcouru l’Europe pendant une dizaine d’années afin de rassembler un maximum de données différentes sur les monuments mégalithiques et de définir leur racine. Sur cette carte, les dates estimées pour le début de l’apparition de mégalithes dans différentes régions de l’Europe avec une probabilité de 95 % (et de 68 % pour les dates entre parenthèses). © Bettina Schulz Paulsson, Université de Göteborg

    Une pratique propagée par la mer

    Pour plus de précision, elle a également pris en compte des tombes dites prémégalithiques et des informations sur l’architecture des sites, l’utilisation des outils et les coutumes funéraires. Résultat : les tout premiers mégalithes sont apparus dans le nord-ouest de la France – sur le site de Carnac, notamment – aux environs de 4.700 ans avant J.-C. et se seraient ensuite disséminés à partir de là.

    Vers -4.300, on commence à trouver des sites sur les côtes sud de la France, autour de la Méditerranée et de la côte atlantique de la péninsule ibérique. Puis des structures mégalithiques apparaissent un peu partout autour des côtes européennes. Et Stonehenge, particulièrement, aurait donc été érigé vers 2.400 avant J.-C. sur le modèle breton. De quoi suggérer également une maîtrise de la navigation bien plus précoce qu’imaginé.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les premiers monuments mégalithiques auraient été construits en Bretagne (France).

  • Puis la pratique se serait propagée sur toutes les côtes européennes par voie de mer.

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Dans l’Ain, un taux anormal d’enfants nés sans bras ou sans mains


    Entre 2009 et 2014, il y a eu 7 enfants avec des malformations autour d’un village près des champs de maïs ou tournesol. Il est difficile de savoir les causes présentement, mais on pourrait aisément croire que les pesticides, insecticides, herbicides… en seraient les conséquences. La Bretagne semble signalée des cas similaires qui pourraient donc mieux cernés les causes
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Dans l’Ain, un taux anormal d’enfants nés sans bras ou sans mains

 

Dans l'Ain, un taux anormal d'enfants nés sans bras ou sans mains

 

C’est un chiffre qui fait peur. En quelques années, sept enfants nés autour d’un petit village de l’Ain, sont nés sans bras ou sans mains. À qui la faute ?

À Druillat, des bébés nés sans bras ou sans mains

Les faits se sont déroulés entre 2009 et 2014 dans un rayon de sept kilomètres autour d’un petit village de l’Ain, Druillat. En tout, sept enfants sont nés sans bras ou sans mains. Des malformations qui, après une enquête poussée auprès des parents, ne semblent ni génétiques ni liées la prise de médicaments ou de drogue pendant la grossesse.

Pourquoi donc dans ce petit périmètre de campagne de l’Ain, ce taux de malformation est-il 58 fois plus élevé que la norme ? L’enquête, menée par l’épidémiologiste et directrice du Remera qui recense les malformations de la régions, Emmanuelle Amar, a trouvé un point commun entre ces bébés : toutes les mamans habitaient, pendant leur grossesse, en zone rurale, au milieu de champs de maïs ou de tournesol.

La pollution augmenterait les risques de malformations

Est-ce à dire que la pollution rurale – et par conséquent les herbicides, pesticides, insecticides, fongicides- déversée dans les champs, serait responsable de ces malformations intra-utérines ? Emmanuelle Amar aurait aimé en savoir plus, mais depuis quelque temps, les fonds versés à ce registre régional d’enregistrements et d’observations des malformations ont été suspendus.

« Les conséquences sont très simples. C’est la fin de la surveillance des malformations, c’est à dire la fin de l’alerte aussi », explique t-elle au micro de France 2.

Mais une autre affaire pourrait relancer le débat car en Bretagne où, en quelques moi seulement, d’autres parents ont signalés la naissance d’enfants nés également sans bras ou sans mains.

https://www.7sur7.be/

Le Saviez-vous ► Canicule : 10 conséquences inattendues


    Avec les changements climatiques, les experts en environnement peuvent donner un aperçu de ce que l’on doit s’attendre. Il y aussi des conséquences que l’on ne sait pas et voici quelques-unes qui étaient imprévues. C’est surtout en Europe, mais on peut sûrement voir des phénomènes similaires en Amérique.
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    Canicule : 10 conséquences inattendues

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Les températures relevées ces dernières semaines en Europe et dans plusieurs autres régions du monde battent des records : 33 °C en Laponie norvégienne, 46 °C au Portugal, et même 51,3 °C dans le Sahara australien. Sous l’effet de la chaleur, on observe des phénomènes bien étranges.

    Des températures exceptionnellement élevées sont relevées dans plusieurs pays du monde. Elles ont des conséquences sur la santé humaine mais aussi d’autres, plus inattendues. En voici quelques-unes.

    Les rennes envahissent les tunnels en Norvège

    Avec des températures dépassant les 30 °C dans le nord de la Norvège, les rennes plutôt habitués aux grands froids ont bien du mal à trouver un peu de fraîcheur. Alors, pour se trouver une place à l’ombre, ils se réfugient… dans les tunnels. Les responsables de la sécurité routière appellent donc les automobilistes à la vigilance, même si aucun accident grave n’a encore été signalé. En Finlande voisine, 4.000 accidents impliquant une collision avec un renne sont à déplorer chaque année.

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Le plus haut sommet suédois perd son statut de point culminant

    Les chaleurs exceptionnelles enregistrées ces derniers jours en Suède ont fait fondre le glacier recouvrant le sommet sud du massif du Kebnekaise de quatre mètres au cours du seul mois de juillet, rapporte Gunhild Ninis Rosqvist, professeur de géographie à l’université de Stockholm. Son altitude est désormais inférieure à celle du sommet nord (2.096,8 mètres) alors qu’en 2017, il le dépassait de deux mètres. Pour autant, la canicule de cette année ne fait qu’accentuer la tendance, puisque le sommet fond déjà d’un mètre par an depuis les années 1980.

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Une hausse de 15 % des accidents de la route

    Le nombre d’accidents les jours de canicule est 15 % plus élevé que la moyenne, indique l’Institut belge pour la sécurité routière. Plusieurs explications sont avancées : d’abord, les piétons et cyclistes plus nombreux sur les routes ; deuxièmement, la diminution de la concentration des conducteurs et, troisièmement, la fatigue due à des nuits peu reposantes et au report des trajets à des heures plus fraîches. En 2016, une étude avait montré une augmentation de 9 % du nombre d’accidents lorsque les températures dépassent les 27 °C.

    De moins bons résultats aux examens

    La chaleur ramollit-elle le cerveau ? D’après une étude de l’université de Harvard, les étudiants qui passent un examen par des températures supérieures à 32 °C ont 12 % de chances en moins de l’obtenir par rapport à ceux qui passent les mêmes épreuves à 22 °C. Une précédente étude de 2016 avait déjà montré une réduction de 10 % des capacités cognitives chez les personnes habitant des logements sans air conditionné. Faut-il alors relever artificiellement les notes des étudiants n’ayant pas bénéficié de la climatisation, comme le suggèrent les auteurs de la première étude ?

    Le prix des céréales explose

    La situation est « catastrophique », s’affole Andrée Defois, une analyste de Stratégie Grains, un cabinet d’études spécialisé dans les marchés des céréaleset oléagineux.

    La récolte de blé dans l’UE ne dépassera pas les 130 millions de tonnes cette année, soit la production la plus faible depuis six ans, estime le consultant. La sècheresse et la chaleur ont dévasté le blé, l’orge et le colza dans les grands pays producteurs comme l’Allemagne, les pays baltes, la Pologne et la Suède. De quoi provoquer une flambée des prix : le blé a dépassé les 200 euros la tonne fin juillet.

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    Les routes et les immeubles fondent

    À Glasgow, en Écosse, les températures ont dépassé les 32 °C ces derniers jours. Trop chaud pour le centre des Sciences, dont les jointures en goudron ont commencé à fondre, laissant des traînées noires sur le dôme. Le centre s’est voulu rassurant, expliquant qu’il n’y avait aucun risque sur la solidité de la structure. Aux Pays-Bas, certaines sections d’autoroutes ont dû être fermées car l’asphalte a commencé à fondre sous le soleil écrasant. Il faut dire qu’en plein soleil, la surface de la route peut facilement s’échauffer jusqu’à 60 °C ou 70 °C.

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    Des munitions de la seconde guerre mondiale mises au jour

    Vingt-quatre grenades, des mines et autres engins explosifs ont été retrouvés à plusieurs endroits la semaine dernière sur les rives de l’Elbe, en Saxe-Anhalt (Allemagne). Un arsenal découvert par des promeneurs à des endroits généralement recouverts d’eau, mais mis à nu en raison de la sécheresse qui sévit cette année dans la région : à certains endroits, la hauteur de l’Elbe ne dépasse pas les 46 centimètres. 

    « Même après des décennies passées au fond de l’eau, les munitions peuvent encore être dangereuses », a averti le Bureau de la police technique (TPA).

    Les piscines virent au vert

    Dans de nombreux jardins, l’eau des piscines devient soudainement verte. En cause, la hausse de la température de l’eau. Lorsqu’elle dépasse 28 °C, le pH augmente, ce qui favorise la prolifération d’algues et réduit l’efficacité du chlore, utilisé comme désinfectant contre les micro-organismes. En plus, le chlore libre de l’eau a tendance à s’évaporer sous l’effet des rayons ultraviolets. Mais attention, jeter des dizaines de pastilles de chlore dans la piscine peut provoquer des irritations des yeux et de la peau, mettent en garde les professionnels.

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les trains arrivent en retard

    En Bretagne, plusieurs trains ont accusé entre cinq et trente minutes de retard ces derniers jours. Et cette fois, ce ne sont ni la grève ni un incendie qui sont responsables, mais la canicule. À partir de 45 °C, les rails se dilatent et se déforment, obligeant la SNCF à réduire la vitesse pour éviter tout risque de déraillement. Les caténaires aussi s’allongent et se détendent. Si les contrepoids chargés de garder le fil bien tendu atteignent le sol, la caténaire risque de toucher le toit du train et d’être arrachée par le pantographe.

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les centrales nucléaires au ralenti

    Malgré les besoins en énergie pour alimenter les climatiseurs, EDF a dû mettre à l’arrêt un réacteur nucléaire et en ralentir deux autres pour respecter les normes environnementales de température de l’eau. Les centrales se servent en effet de l’eau des fleuves pour refroidir les turbines et la rejettent dans l’environnement. Or, avec les fortes chaleurs, l’eau est déjà trop chaude : plus de 28 °C dans le Rhône. Pour autant, EDF assure qu’il n’y aura aucun problème d’approvisionnement, d’autant que la production solaire est elle à son zénith : elle a battu un record en juin, à 1.284 GWh.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le plus haut sommet de Suède a fondu de quatre mètres en juillet.

  • Les rennes se réfugient dans les tunnels pour se mettre à l’ombre.

  • La sécheresse et la chaleur dévastent les récoltes de céréales.

  • Température de l’eau trop élevée : les piscines virent au vert et des réacteurs nucléaires sont à l’arrêt.

    https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► À Cancale, le bourreau était une femme


Le métier de bourrelle (bourreau au masculin) était plutôt rare, celles qui pouvaient faire ce travail exerçaient la flagellation comme torture seulement sur des femmes. Ce métier fut abandonné en 1601. Les faits racontés ici est une femme qui a passé quelques années dans la peau d’un homme. Elle aurait fait une excellente tueuse en série suite à son enfance si cela avait été à notre époque.
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À Cancale, le bourreau était une femme

 

C’est une étrange histoire que nous raconte Chloé Chamouton, dans son livre Histoires Vraies en Bretagne. L’histoire de Marguerite Le Paistour, une Cancalaise qui se plaisait à écarteler, brûler et marquer au fer rouge les condamnés au supplice.

 

Je l’ai trouvée en fouinant dans un vieux numéro d’Historia de 1980. Le magazine consacrait seulement trois, quatre lignes à cette femme bourreau. Et comme je suis de nature curieuse, j’ai eu envie d’en savoir plus. J’ai mené des recherches. Et là, je me suis rendu compte qu’il existait beaucoup d’écrits mentionnant son histoire. Notamment sur Internet où de nombreux sites sont consacrés aux bourreaux. L’histoire de Marguerite Le Paistour y figure en bonne place.

Le destin de cette femme bascule en fait dès sa naissance 

Sa mère meurt, alors qu’elle n’avait que 9 jours. Sans ce drame, elle aurait sans doute connu une existence paisible. Son père se remarie et comme dans Cendrillon, les deux femmes, au fil des années, vont se prendre en grippe pour finir par se détester. La haine qu’elle va éprouver envers sa belle-mère va façonner son avenir.

Ne pouvant plus la supporter, elle quitte Cancale et le foyer paternel à l’âge de 20 ans, et s’en va tenter sa chance en dehors de la Bretagne…

Elle cherche avant tout à passer inaperçue. Et pour cela, elle se coupe les cheveux et emprunte les habits de son frère aîné. Sur son chemin, elle rencontre un prêtre à qui elle propose ses services comme servant de messe. Le saint-homme ne se rend pas compte de la supercherie. Elle restera des années à son service sans jamais être démasquée.

Elle arrive même à se faire ensuite enrôler dans l’armée.

L’armée avait des besoins et n’était pas toujours très regardante… Et puis, Marguerite Le Paistour avait l’art de se travestir.

Et vous racontez là que la guerre lui paraît trop fade…

Oui. Elle ne répond pas assez à ses pulsions et ses envies de vengeance. Elle ressent ce besoin de tuer à tout prix. Et la guerre est trop facile pour elle. En plus, elle ne connaît pas l’adversaire. Il n’y a pas cette proximité qu’elle recherche avec la victime. Bourreau, elle verra la terreur dans le regard de ceux qu’elle va tuer. Et se vengera de sa belle-mère en le faisant payer aux femmes. Elle le confiera d’ailleurs en racontant avoir pris bien plus de plaisir à occire les femmes que les hommes.

Elle va ensuite quitter l’armée et errer quelques temps avant de faire une rencontre qui va finir de chambouler son destin !

Elle n’a pratiquement plus un sou en poche quand elle est abordée dans une rue de Strasbourg par un homme qui lui propose de travailler pour lui. Cet homme, c’est l’exécuteur de la ville. Par un simple regard, il semble avoir détecté chez elle ce potentiel pour accomplir cette tâche.

Et elle devient vite une élève modèle.

Elle est concentrée, rigoureuse et ne ressent pas la moindre émotion. Elle est reconnue pour ses qualités de bourreau. Et va vite gravir les échelons pour devenir bourreau en titre de Lyon. Elle est intronisée en grande pompe exécuteur de la seconde ville de France et est à ce titre, considérée, comme un haut dignitaire de la ville.

Et elle continue de se faire passer pour un homme en se faisant appeler Henri…

Personne n’imagine qu’une femme puisse se cacher derrière ce bourreau qui accomplit si bien sa tâche. C’est même inconcevable de le penser. À Lyon, le subterfuge va ainsi durer trois ans. Jusqu’au jour où, malgré ses précautions, elle se fera démasquer par sa servante. Le procureur est aussitôt prévenu. Le scandale éclate et notre bourreau-bourrelle conduit en prison.

Et tout celà est bien sûr une histoire vraie 

Durant ses dix mois de prison, elle reçoit la visite régulière d’un religieux qui lui inspire confiance. Elle éprouve sans doute le besoin de se confier et lui raconte alors le détail de ses aventures, ses sentiments et émotions. Un recueil que l’homme d’église consignera à son tour dans ses mémoires qui parviendront jusqu’à nous.

Finalement, l’histoire se termine plutôt bien.

En prison, elle rencontre l’amour avec qui elle reviendra s’installer à Cancale. De leur union et, ironie de l’histoire, naîtra une petite fille. On perd ensuite sa trace. J’ai fait quelques recherches mais ça reste assez flou. Je suppose qu’elle a mené une vie de famille normale, tout ce que finalement, elle n’avait pas connu enfant.

Recueilli par
Samuel SAUNEUF

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