22 photos qui prouvent que le Japon n’est pas comme les autres pays


Si le Japon m’intéresse autant, c’est que ma bru vient de ce pays. Parmi toutes ces photos Kurumi (ma petite fille) a été dans un de ces sièges assez pratiques dans des toilettes publiques lors du dernier voyage dans ce pays. Je trouve vraiment intéressante la façon de faire de ce pays. Je ne sais pas par contre si j’aimerais y vivre.
Nuage

 

22 photos qui prouvent que le Japon n’est pas comme les autres pays

22 photos qui prouvent que le Japon n’est pas comme les autres pays

Vous savez peut-être que le Japon abrite des animes, des lutteurs de sumo et des fleurs de cerisiers, mais qu’en est-il de leurs toilettes extrêmement innovantes ? Avez-vous déjà rêvé que votre train arrivait toujours à l’heure ? Avez-vous déjà vu des canaux de drainage qui ressemblent à des étangs de poissons koï ? Ou des distributeurs automatiques remplis d’oeufs frais ?

Ipnoze a dressé pour vous une liste de certaines inventions, pratiques culturelles et faits aléatoires sur la culture japonaise qui font du Japon une destination incontournable. Faites défiler vers le bas pour explorer cette nation insulaire et n’hésitez surtout pas à nous dire ce que vous en pensez dans les commentaires !

(source)

1. Les chauffeurs d’autobus au Japon étaient en grève, mais ils continuaient à travailler et à conduire leurs autobus tout en refusant de faire payer les passagers.

22 photos qui prouvent que le Japon n’est pas comme les autres pays

2. La plupart des écoles japonaises n’ont pas de concierge. Au lieu de cela, ce sont les élèves qui nettoient l’école tout en montrant leur gratitude envers l’établissement et en apprenant à devenir des membres productifs de la société.

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3. Le train à grande vitesse au Japon offre une douceur de roulement incroyable.

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4. J’ai récemment donné naissance au Japon. Voici quelques-uns des plats que j’ai mangés à l’hôpital.

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5. Les plaques d’égout au Japon sont magnifiques.

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6. Vous pouvez trouver ce type de toilettes un peu partout au Japon. Lavez-vous les mains et réutilisez l’eau pour votre prochaine chasse.

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7. Les amateurs de football japonais sont restés après la partie de la Coupe du Monde de la FIFA 2014 pour aider à nettoyer.

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8. Dans les trains, vous pouvez faire pivoter les sièges dans n’importe quelle direction.

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9. Il y a des sièges de bébé accrochés au mur dans la plupart des salles de bains.

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10. Une autre raison pour laquelle j’aime le Japon.

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11. J’ai oublié mon sac dans la rue à Osaka et quand je suis retourné pour aller le chercher plus tard ce jour-là, quelqu’un l’avait placé à côté d’un arbre.

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12. Une autre grande invention japonaise : les casiers à parapluie. Donc, vous n’avez pas à les transporter à l’intérieur d’un bâtiment et personne ne prend le vôtre accidentellement.

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13. La note en japonais dit : « J’ai accidentellement fait tomber votre vélo et j’ai brisé la sonnette. Je suis très désolé ».

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14. Le nom de chaque boisson est écrit en braille sur le dessus des cannettes.

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15. Cette gomme à mâcher japonaise vient avec de petites feuilles de papier dans lesquelles vous pouvez déposer votre gomme quand vous avez terminé.

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16. Les navetteurs à Tokyo ont poussé un wagon pour sauver une femme qui était tombée et était restée coincée entre le train et la plate-forme.

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17. Dans ces toilettes au Japon, il y a un système d’information sur les toilettes occupées et vacantes.

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18. Dans les toilettes japonaises, il y a souvent un bouton qui fait jouer des sons d’eau afin que vous puissiez faire caca sans que les autres personnes vous entendent.

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19. Il y a des poissons koï qui vivent dans les canaux de drainage au Japon.

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20. Au Japon, même les cerfs sont polis.

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21. Attentes vs réalité au Japon.

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22. « D’où venez-vous ? Veuillez s’il vous plaît répondre au sondage. » Les Japonais sont tellement disciplinés.

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https://www.ipnoze.com/

Le braille en déclin : aveugle et analphabète


La technologie permet aux non-voyants de sortir de leur isolement, malheureusement au Canada les gouvernements ne financent plus autant les écoles spécialisées en braille. Pourtant, l’utilisation des outils auditifs à la place du braille, il y a une baisse important de l’apprentissage de cette méthode reconnu depuis longtemps. L’utilisation d’outils auditifs a la place du braille, a un impact directe sur l’apprentissage de l’écriture, car maintenant ils écrivent au son. De toute manière, je crois que c’est imprudent de ne pas favorisé le braille tout utilisant les outils par ordinateur. La techno n’est pas toujours sans faille, alors que l’écriture sera là tant qu’on lui laisse la place.
Nuage

 

Le braille en déclin : aveugle et analphabète

 

Une photo en noir et blanc d'une personne qui a les yeux fermés.

Le braille est en déclin. Photo : iStock/Chantal Mainville

Les nouvelles technologies permettent à des milliers de personnes aveugles de sortir de l’isolement. Grâce à la lecture de textes par synthèse vocale, par exemple, plusieurs peuvent lire le journal ou accéder à Internet. Bien qu’utiles, ces outils technologiques ne font pas l’unanimité, car leur utilisation se fait au détriment du braille qui est en perpétuel déclin.

Un texte d’Angie Bonenfant

Au Canada, en 2012, on estimait que seulement 0,8 % des adultes de 15 ans et plus ayant une incapacité visuelle utilisait du matériel braille. C’est bien en deçà des chiffres répertoriés en 1991 où le taux avoisinait 1,6 % pour la population canadienne âgée de 15 à 64 ans.

Ce taux semble suggérer une diminution de l’usage, selon Statistique Canada.

Ce déclin s’explique parce que les écoles spécialisées de braille ne sont plus autant financées par les gouvernements. Depuis, les professeurs de braille se font rares.

Ce recul est aussi exacerbé par l’arrivée sur le marché de nouvelles technologies qui permettent à une personne aveugle de lire son courrier ou même de rédiger une lettre de façon totalement autonome. Sur le Web, des applications mobiles du même acabit pullulent.

Ces outils (synthèse et reconnaissance vocales, lecteur d’écran, etc.) font surtout appel au sens de l’ouïe. Ils sont particulièrement appréciés des personnes non voyantes, car ils leur procurent une certaine indépendance tout en étant très faciles à utiliser.

Par contre, en raison de ces outils technologiques auditifs plusieurs aveugles font le choix d’abandonner le braille. Un phénomène qui laisse un bon nombre d’experts perplexes : cette technologie est-elle en train de produire une nouvelle génération d’aveugles analphabètes?

Une personne aveugle qui lit du braille

Plusieurs aveugles font le choix d’abandonner le braille. Faut-il s’inquiéter? Photo : getty images/istockphoto/Olga_PRaktika

Le braille est-il toujours utile?

« Il n’y a pas de substitut à l’alphabétisation », lance d’emblée Jennifer Goulden, présidente de Littéracie Braille Canada. « Ces outils technologiques sont bien utiles, mais ils ne vous apprennent pas à lire. »

Le braille est pour une personne aveugle ce que l’alphabet, les chiffres et les notes de musiques sont pour les personnes voyantes.

« Si on ne vous apprend pas à lire, vous ne saurez pas épeler ni construire des phrases et des paragraphes qui ont une structure grammaticale correcte », déplore-t-elle.

« Vous ne diriez pas à un enfant d’arrêter d’apprendre à lire parce que les ordinateurs peuvent le faire pour lui, n’est-ce pas? Alors pourquoi serait-ce acceptable pour une personne aveugle? »

On n’apprend pas à lire dans un environnement audio!Jennifer Goulden, Littéracie Braille Canada

La traductrice Maryse Glaude-Beaulieu est devenue aveugle à l’âge de six mois. Elle a appris à utiliser le braille dès sa première année scolaire.

Le braille lui permet, entre autres, de prendre des notes, de lire un chiffrier électronique, de classer des documents, d’étiqueter différents produits.

Mme Glaude-Beauieu n’hésite pas à qualifier d’analphabètes ceux qui ne savent pas en faire usage.

« Le braille te donne beaucoup plus que l’audio. Il te donne l’orthographe des mots. Une synthèse vocale ne te dira pas que le verbe ‘‘aller’’ peut s’écrire de trois différentes façons », explique-t-elle.

Les gens qui apprennent le braille ont plus de facilité avec l’orthographe. Maryse Glaude-Beaulieu, traductrice, utilisatrice du braille

Ceux qui ne connaissent pas le braille écrivent au son, renchérit Mme Goulden.

« Lorsque je reçois un courriel, constate-t-elle, je peux facilement deviner que l’expéditeur ne sait pas lire, car l’orthographe et la ponctuation laissent à désirer. »

Des études faites aux États-Unis, soutient-elle, démontrent que les personnes qui utilisent le braille sont statistiquement plus susceptibles de terminer des études supérieures et d’être embauchées au niveau pour lequel elles sont qualifiées.

Au Québec, près de 65 % des personnes ayant une incapacité visuelle n’avaient pas d’emploi, en 2012.

Source : Enquête canadienne sur l’incapacité, Statistique Canada

Une étude révélatrice

Une étude menée par le professeur Doug Brent (et de sa femme Diane) de l’Université de Calgary, en 2000, a comparé le travail écrit d’étudiants qui utilisent les technologies audio, la plupart du temps, à ceux qui utilisent plutôt le braille.

Les textes de ceux qui utilisaient le braille étaient beaucoup plus structurés, tandis que l’écriture des autres élèves était phonétique, souvent désordonnée et incohérente.

« Grammaticalement, ont relevé les auteurs, les élèves aux technologies audio écrivent en utilisant des phrases très simples qui se répètent. Ils font des liens entre des idées, souvent sans rapport. Et, ils utilisent abondamment la conjonction ‘’et’’. »

Un homme aveugle lit un livre écrit en braille.

Un homme aveugle lit un livre écrit en braille. Photo : getty images/istockphoto/XiXinXing

Un sujet controversé

L’utilisation d’outils auditifs à la place du système d’écriture Braille est une question très controversée. Et, dans la communauté des personnes non voyantes, on est loin de tous voir ça d’un mauvais oeil.

Diane Bergeron, la vice-présidente de l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA), un organisme qui appuie les personnes malvoyantes, fait partie de ceux qui soulèvent un bémol.

« Selon moi, c’est toujours nécessaire d’apprendre le braille. Sauf que nous vivons dans un monde où il est tout aussi important d’apprendre les nouvelles technologies », avance-t-elle.

Le monde dépend de la technologie, les personnes aveugles aussi. Institut canadien national pour les aveugles

Une personne qui ne sait pas utiliser le braille n’est pas, selon Mme Bergeron, une analphabète. Il est toujours possible d’apprendre à lire et à écrire en utilisant uniquement un ordinateur, dit-elle, c’est juste plus difficile.

« Il y a des gens qui n’ont jamais appris à lire le braille et qui fonctionnent très bien de façon indépendante », souligne-t-elle.

C’est souvent le cas de personnes qui ont perdu la vue à un âge avancé. Pour les adultes, apprendre le braille peut être très difficile. Le braille, aussi, n’est pas fait pour tout le monde.

Un clavier en braille pour les personnes non-voyantes

Un clavier en braille Photo : iStock/zlikovec

Une combinaison essentielle

Le braille et la technologie sont tous les deux essentiels et se complètent parfaitement, poursuit Mme Bergeron. Les personnes aveugles doivent pouvoir faire un choix en fonction de ce qu’elles veulent accomplir.

Un point de vue que partage Maryse Glaude-Beaulieu : « Les instruments audio, pour moi, c’est un complément. Pour lire un document vite, je me vais me servir de l’audio, mais pour des trucs plus pointus, je vais me fier au braille. »

Enlever ce choix aux personnes aveugles, déplore Mme Bergeron, équivaut de permettre à une personne voyante d’utiliser un ordinateur, tout en lui interdisant le droit de toujours pouvoir utiliser un crayon et du papier.

https://ici.radio-canada.ca/

La première tablette pour mal-voyants


La technologie n’est pas nécessairement accessible a tout le monde, du moins avec certaines contraintes. Les non-voyants vont pouvoir utiliser une tablette tactile comme tout le monde à la différence qu’ils peuvent être complètement autonome grâce au braille.
Nuage

La première tablette pour mal-voyants

 

heso59

Insidevision lance la première tablette tactile en braille pour les mal-voyants. Une belle idée, très prometteuse.(CCM) —

 

C’est une tablette tactile à l’apparence traditionnelle, mais Inside One n’est vraiment pas comme les autres. Développée par Insidevision, elle permet de lire n’importe quel type de texte en braille. Elle possède une réglette en verre intelligente dont la surface permet d’afficher le texte en braille. Les non-voyants vont enfin pouvoir profiter pleinement de la mythique tablette tactile !

On doit cette invention aux ingénieurs Damien Mauduit et Denis Le Rouzo. Leur start-up Insidevision est installée à Station F au sein du programme Arts & Métiers Accélération. Elle vient de concevoir une tablette tactile en braille pour les aveugles, soit un marché potentiel de 253 millions de personnes dans le monde selon l’OMS.

Inside One va sans doute changer la vie de ces millions personnes malvoyantes en leur permettant naviguer sur internet, lire des contenus, envoyer des mails, utiliser les différentes applications, et même taper un document texte. En effet, tout ce qui est tapé avec ce clavier en braille est converti automatiquement en caractères noirs « classiques ». Et inversement, tous les textes affichés sur l’écran sont retranscrits en braille sur la réglette.La technologie d’Inside One permet aux aveugles d’avoir une traduction des textes en temps réel tout en restant autonomes. La tablette embarque un processeur Intel Quad Core Z8350 et une mémoire RAM de 4 Go. Une nouvelle révolution devrait faciliter la navigation tactile pour les personnes atteintes de cécité. Pour en savoir plus, la page dédiée sur le site d’Insidevision donne tous les détails de cette tablette tactile révolutionnaire.

Photo : © Insidevision.

 

http://www.commentcamarche.

 

Le Saviez-Vous ► Ils changent le monde avant d’avoir atteint 25 ans


Changer le monde avant 25 ans c’est possible que ce soit pour la sécurité en vélo avec le casque en papier, le soutien-gorge qui peut détecter un cancer du sein, ou ce jeune de 10 ans qui a inventé un boîtier au cas qu’un enfant est oublié dans l’auto, le vernis à ongles antiviol …. Ces jeunes femmes et ces jeunes hommes on créer pour mieux servir la population
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Ils changent le monde avant d’avoir atteint 25 ans

 

Quelques-unes des inventions les plus révolutionnaires de l'histoire - le... (Photomontage La Presse)

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

SAMUEL LAROCHELLE

Collaboration spéciale

La Presse

Quelques-unes des inventions les plus révolutionnaires de l’histoire – le téléphone, le braille, le cache-oreilles, la télévision, la planche à voile et le popsicle – sont l’oeuvre de femmes et d’hommes qui n’avaient pas encore atteint 25 ans. Voyons voir ce que les jeunes d’aujourd’hui ont inventé à leur tour.

Soutien-gorge pour diagnostiquer le cancer

Après que sa mère eut survécu à un cancer du sein, le Mexicain de 18 ans Julian Rios a eu l’idée d’intégrer 200 capteurs sensoriels à un soutien-gorge, afin d’analyser la température, la texture et la couleur des seins. En portant l’invention entre 60 et 90 minutes par semaine, une femme peut récolter plusieurs données qui seront analysées par une application mobile. Celle-ci transmettra ensuite un diagnostic à la femme et à son oncologue. Évidemment, l’invention du jeune homme ne se substitue pas à la mammographie. Toutefois, le concept lui a valu la victoire au concours international Global Student Entrepreneur Awards, qui récompense les étudiants entrepreneurs.

Rester connecté avec bébé

Selon l’association américaine Kids Car, plus de 800 enfants sont morts après avoir été oubliés dans une voiture depuis 1994. Il y a quelques mois, un Texan de 10 ans, Bishop Curry, a entendu parler d’un drame semblable survenu près de chez lui. Il a alors trouvé une solution: un boîtier attaché au siège d’auto du bébé, doté d’un ventilateur et d’une connexion WiFi, qui alerte les parents et les secours en cas d’oubli. Depuis son lancement sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe, en janvier 2017, le projet Oasis a récolté plus de 48 000 $.

Robot planteur

Les producteurs de vin du monde entier pourraient augmenter leur productivité grâce à Clément, un jeune Grenoblois de 13 ans, qui a inventé un robot avec un bras articulé, muni d’une pince et d’une bineuse, afin d’arracher et de planter la vigne.

«Je plante des vignes sous la pluie, ça fait mal au dos. On est toujours baissé, on doit creuser des trous et installer des piquets», a expliqué l’adolescent dans un reportage diffusé sur Europe 1.

 Son robot pourrait planter jusqu’à 60 pieds de vigne par heure, au lieu d’une centaine… par jour.

Vernis «antiviol»

Au cours des dernières années, quatre étudiants de l’Université de Caroline du Nord ont énormément fait parler d’eux après avoir inventé un vernis à ongles hors de l’ordinaire. Le produit change de couleur lorsqu’on trempe un ongle verni dans un liquide contenant des drogues, comme le GHB. Depuis 2014, le quatuor a récolté près de 5,5 millions de dollars afin de commercialiser le produit sous le nom d’«Undercover Colors», qui sera vraisemblablement accessible aux consommateurs au cours de l’année 2017. Le vernis permettrait également de repérer la présence de Xanax, d’ecstasy et de Rohypnol.

Barbe à papa

Un robot qui fabrique de la barbe à papa, voilà ce qu’ont inventé quatre jeunes Égyptiens.

«Ensuite, ils ont commencé à travailler avec moi pour former des enfants plus jeunes, afin que notre équipe grandisse et puisse s’engager dans de plus gros projets», a expliqué le fondateur de l’équipe de robotique Asama Zayed au site web Africa Top Success.

L’un de leurs rêves: présenter leur robot Big Hero 6 en septembre prochain au prestigieux World Maker Fair de New York, une conférence annuelle américaine où les concepteurs de robots présentent leurs toutes dernières créations.

Scanneur à pesticides

Allier nouvelles technologies et développement durable, c’est possible ! Parlez-en à Simon Bernard, un étudiant français qui a élaboré un scanneur capable de détecter la présence et la quantité de substances chimiques qui se trouvent sur et dans les fruits et légumes. Placé au-dessus d’un aliment, l’appareil émet une lumière infrarouge qui est absorbée selon le groupe chimique qu’il rencontre. Son invention a gagné le premier prix au concours Green Tech Écoles, organisé par le ministère de l’Environnement, au printemps 2016. Sa machine, nommée «scan eat», pourrait également repérer différents polluants dans l’eau et dans l’air.

Casque de vélo… en papier

Insouciants, les jeunes? Pas si on se fie à Isis Shiffer, une jeune diplômée en design industriel du Pratt Institute of Design de New York, qui a imaginé un casque en papier pliable capable de protéger la tête des usagers. Son EcoHelmet possède une structure dite «alvéolaire» qui résiste aux chocs, comme les casques en polystyrène. Fait de papier, le casque est imperméable à la pluie pendant des heures et pourrait être vendu dans les stations de vélo en libre-service au coût de 5 $. L’année dernière, la jeune femme a remporté le prix international James Dyson Award.

Bouteille biodégradable

Une bouteille en plastique prend entre 100 et 1000 ans pour se décomposer. Afin de contrecarrer ce fléau environnemental qui ne cesse de prendre de l’ampleur, l’étudiant islandais Ari Jonsson a créé une bouteille 100 % dégradable faite à partir d’agar-agar en poudre, un produit japonais qui se transforme en gel au contact de l’eau. Moulée par un processus de congélation, la bouteille se dégrade ensuite très vite, à partir du moment où le contenant est vide. Si l’eau n’est pas consommée rapidement après remplissage, elle peut prendre le goût naturel de l’agar-agar, une algue sans danger pour les humains.

http://www.lapresse.ca/

Dot : la montre connectée qui s’exprime… en braille !


Les non-voyants pourront auront enfin le droit de profiter de la technologie connectée avec une montre qui indique l’heure, mais aussi pourra être utilisé comme un smartphone, utilisé Google Map, lire les messages, etc.
Nuage

 

Dot : la montre connectée qui s’exprime… en braille !

 

Source : Dotincorp

Cet objet spectaculaire permet aux non voyants de se connecter à n’importe quel moment de la journée grâce à un simple contact du doigt…

Explication.

Par Axel Leclercq

On n’arrête pas le progrès, et c’est tant mieux. Illustration avec cette montre connectée, la première du monde à afficher ses informations… en braille ! Une immense victoire technologique remportée contre le handicap.

On estime à 285 millions le nombre de personnes aveugles ou mal voyantes sur la planète. Pour que cette foule de gens puisse accéder aux mêmes technologies que tout le monde, Dotincorp, une entreprise coréenne, a mis au point un objet très impressionnant : une montre connectée avec écran en relief !

Source : Dotincorp

Quatre cellules dynamiques en braille permettent en effet à l’utilisateur de connaître l’heure à n’importe quel moment de journée : il n’y a qu’à glisser son doigt. Mais, plus fort encore, connecté à un smartphone via le bluetooth, cet objet permet également de lire les messages reçus ou de se repérer sur Google Maps (par exemple !)

Source : Dotincorp

L’objet est si fou que, quand des non voyants le découvrent pour la première fois, ils n’en reviennent pas ! Démonstration :

Lancé en 2014, le projet avait reçu le soutien financier de 140 000 particuliers (dont Stevie Wonder) via une campagne de financement participatif.

Source : Dotincorp

Aujourd’hui, après trois ans de tests et d’essais en tous genres, cette montre est totalement finalisée. 100 000 exemplaires seront produits rien que cette année (les premiers modèles devraient être disponibles dès le mois de mars).

Source : Dotincorp

Juste un bémol : le prix. Comme toute nouveauté technologique à son lancement, la montre Dot affiche un prix très élevé : environ 300€. ($ 419 cad)

Source : Dotincorp

Quoi qu’il en soit, une invention surprenante, spectaculaire et utile !

http://positivr.fr

Le Saviez-Vous ► Les cinq dates clefs du braille, la «lecture par les doigts»


Aujourd’hui, le 4 janvier, fût l’année Internationale du braille. Une méthode qui a pu changer la vie des non-voyants et qui après Barbie et Braille à pu évoluer
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Les cinq dates clefs du braille, la «lecture par les doigts»

 

  • Par Esther Paolini

1809: naissance de Louis Braille

Né à Coupvray, une commune à une quarantaine de kilomètres de Paris, Louis Braille perd la vue à l’âge de 3 ans, suite à un accident dans l’atelier de son père, travaillant le cuir. Enfant très vif, il continue d’aller à l’école, avant que son père le fasse intégrer l’Institution Royale des Jeunes Aveugles à l’âge de 10ans. Cette école a été fondée par Valentin Haüy, l’un des premiers professeurs et interprètes à s’intéresser à la formation des aveugles.

1827: première transcription en braille

Élève surdoué, Louis Braille brille aussi bien en français, qu’en arithmétique. Il prend aussi connaissance du système «Barbier», tiré du nom du philanthrope Charles Barbier de La Serre, ayant imaginé un code pour les non-voyants. Ce système repose sur des points en relief, retranscrivant la phonétique des mots, non leur orthographe. Le jeune prodige travaille alors à la création d’un système ne représentant pas les sons, mais bien l’alphabet usuel. Il y parvient en 1827, avec la parution de Grammaire des grammaires en braille. Son système repose sur six points saillants reliés par un principe binaire permettant 63 combinaisons différentes.

1852: Louis Braille décède et entre au Panthéon, un siècle plus tard

Après la création du braille, le jeune homme publie deux manuels où il détaille sa méthode de lecture avec les doigts et propose un second système perfectionné en 1839. À travers ces deux ouvrages, toutes les disciplines, de la géométrie à la musique sont déclinées en braille. Devenu professeur, il consacre la plupart de son temps à ses recherches, avant de tomber malade d’une tuberculose. Il décède en janvier 1852. Un siècle plus tard, le président de la IVe République Vincent Auriol lui rend hommage et transfère ses cendres au Panthéon.

1882: publication de l’Abrégé Orthographique Français de l’Écriture Braille

Ancien élève et professeur de l’Institut comme Louis Braille, Maurice de La Sizeranne poursuit son œuvre après son décès. Il publie en 1882 un système «abrégé», car prenant moins de place que les précédents. Avec des abréviations et des assemblages de lettres, Sizeranne répond à la principale problématique du système Barbier et Braille, puisqu’il permet d’inscrire plus d’information en un espace réduit. Il crée par la suite l’association Valentin Haüy, qui aide les aveugles et malvoyants en 1889.

1937: création de la bibliothèque sonore

Alors qu’une première bibliothèque de braille voit le jour en 1886 sous l’égide de Sizeranne, il faut attendre la période de l’entre-deux-guerres pour voir naître la première bibliothèque sonore. C’est en 1937 qu’est ouvert l’établissement, où les livres enregistrés le sont d’abord sur des disques 33 tours. Vient ensuite le livre parlé sur cassette, suivi de la «digicassette», premier appareil électronique à affichage braille éphémère qui apparaît en 1974. Une informatisation qui touche ensuite l’imprimerie, avant de voir les premiers livres en braille numérisés en 2004. Aujourd’hui, entre 10 et 15% des personnes atteintes de cécité utiliseraient le braille, selon l’association Valentin Haüy.

http://www.lefigaro.fr/

Le Saviez-Vous ► Louis Braille et l’alphabet braille


Louis Braille est devenu aveugle par accident d’un oeil est l’infection dans l’autre. Malgré tout, il a perfectionné l’écriture de l’invention de Charles Barbier. Son travail pour aider ceux qui comme lui sont des non-voyants a pu ouvrir la porte pour de grandes études, et une meilleure autonomie
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Louis Braille et l’alphabet braille

 

Louis Braille inventeur des 6 points magiques

le 4 janvier 1809 dans une petite bourgade rurale, Coupvray, à une quarantaine de kilomètres de Paris, rien ne pouvait laisser prévoir que Louis Braille reposerait un jour au Panthéon, aux côtés des plus illustres des Français. Son père était le bourrelier de Coupvray et Louis était le plus jeune d’une fratrie de 4 enfants.

Son destin bascula quand, âgé de trois ans, il se blessa gravement à un oeil dans l’atelier de son père, probablement en jouant avec un de ses outils. La date de l’accident, ses circonstances exactes, 1’évolution de la blessure de l’enfant et les soins qui lui furent prodigués sont mal connus. Toujours est-il qu’il perdit non seulement l’oeil blessé, mais aussi celui qui n’avait pas été atteint. A une époque où l’on ne savait pas encore grand’chose des problèmes d’infection, il était courant que la perte accidentelle d’un oeil entraîne la perte de l’autre.


Maison natale de louis Braille à Coupvray

Il est avéré que le jeune aveugle fréquenta l’école du village, tout en contribuant à la maison au travail familial de la bourrellerie : il confectionnait, paraît-il, des franges de harnais, ce qui l’aida probablement à développer son habileté manuelle, qualité fort utile dans son cas. Ses parents savaient lire et écrire. Il est certain qu’ils étaient très conscients de l’importance d’une bonne instruction pour un enfant aussi gravement handicapé que l’était leur fils Louis. Nul ne sait comment ils furent informés de l’existence de l’école fondée par Valentin Haüy, école qui n’avait retrouvé son indépendance qu’en 1815, après plusieurs années de partage des locaux des Quinze-Vingts, mais il est prouvé que le père de Louis Braille écrivit plusieurs fois à l’institution Royale des Jeunes Aveugles pour se renseigner sur l’instruction qui y était donnée. Finalement, il demanda et obtint l’admission de son fils, qui y fut accueilli en 1819 : Louis était alors âgé de 10 ans.

A cette époque, l’institution Royale occupait un bâtiment qui a aujourd’hui disparu et dont l’emplacement se situe au coin de la rue des Ecoles et de la rue du Cardinal-Lemoine. Dans ce bâtiment, tout proche de l’enceinte de Philippe-Auguste, Saint-Vincent de Paul avait fondé en 1625 la congrégation des Prêtres de la Mission. C’est là aussi que, pendant la révolution, des prêtres réfractaires avaient été massacrés, le 3 septembre 1792. Il est difficile, de nos jours, d’imaginer que ce quartier était autrefois insalubre. C’était pourtant le cas et c’est à l’humidité des lieux, au manque d’air et de lumière, au chauffage insuffisant et à la promiscuité due à l’exiguïté des locaux que certains attribuent la responsabilité de la tuberculose qui devait emporter Louis Braille.

Valentin Haüy

 

Le Directeur de l’institution, à l’arrivée de Braille, était un médecin, le Docteur Guillié, auteur d’un « essai sur l’instruction des aveugles » publié en 1817. Cet essai n’apportait rien de vraiment nouveau en matière d’instruction des aveugles. On continuait à utiliser les caractères en relief mis au point par Valentin Haüy, si difficiles à lire avec les doigts. Pour ce qui est de l’écriture, on en restait aux deux procédés connus depuis Haüy : le maniement de caractères typographiques pour gaufrer le papier, ou le guide-main. Cela faisait dire à l’abbé Carton, directeur de l’école pour aveugles de Bruges :

« A Paris, il n’y a que 3 ou 4 aveugles sachant écrire ».

Pour la musique, on se contentait de faire appel à la mémoire auditive des élèves. Comme du temps de Haüy, les aveugles de l’institution (ou plutôt les plus doués d’entre eux) se produisaient régulièrement en public.

Caractères, planche à composer et casse utlisés par Valentin Haüy pour enseigner la lecture aux jeunes aveugles

Deux modèles de planches à écrire conçues par Valentin Haüy avec, au centre, une planche gravée en creux pour apprendre la forme des lettres

Deux ans après l’arrivée de Louis Braille à l’Institution le Docteur Guillié était remplacé par un autre médecin, le Docteur Pignier, qui semble avoir beaucoup apprécié Braille et qui a contribué à le faire mieux connaître. A Pignier revient le mérite d’avoir permis à Valentin Haüy, qui n’avait plus que quelques mois à vivre, de revenir enfin dans l’école qu’il avait fondée et dont il avait été écarté en raison de son attitude pendant la révolution. On peut imaginer (rien n’est prouvé) que Braille, qui avait alors douze ans, rencontra ce jour-là celui qu’il devait quelques années plus tard égaler dans l’admiration et la reconnaissance des aveugles.

Dès son entrée à l’institution, Braille apparut comme un élève de premier ordre. Il réussissait dans toutes les disciplines enseignées et raflait toutes les récompenses, qu’il s’agisse de tâches manuelles ou de travaux intellectuels. Voici ce qu’en dit Pignier –

« Doué d’une grande facilité, d’une intelligence vive et surtout d’une rectitude d’esprit remarquable, il se fit bientôt connaître par ses progrès et ses succès dans ses études. Ses compositions littéraires ou scientifiques ne renfermaient que des pensées exactes ; elles se distinguaient par une grande netteté d’idées exprimées dans un style clair et correct. On y reconnaissait de l’imagination ; mais celle-ci était toujours dirigée par le jugement ».

Quant à sa personne, voici comment la décrit son ami Coltat :

« Un air intelligent, une figure qu’illuminait assez souvent un agréable sourire, mais que jamais ne troublait une folle gaité, tout dans la physionomie du jeune Braille faisait pressentir les plus heureuses dispositions et annonçait les plus aimables qualités ».

Braille n’avait pas encore quinze ans qu’on lui confiait déjà certaines responsabilités d’enseignement, notamment à « l’atelier de chaussons de lisière et de tresse ». En 1828, il reçut le titre de « répétiteur », qui se transforma ultérieurement en titre de « professeur». Son enseignement n’était pas spécialisé mais portait sur des matières très diverses : grammaire, histoire, géographie, arithmétique, algèbre, géométrie, piano, violoncelle. Il semble qu’il ait été un aussi bon professeur qu’il avait été un bon élève.

« Chez [ses élèves], écrit Coltat, l’émulation n’avait pas seulement pour but de s’égaler et de se surpasser les uns les autres, elle devenait une touchante et continuelle attention à se rendre agréables à un professeur qu’ils affectionnaient comme un supérieur estimable et comme un ami sage et éclairé, fertile en bons conseils ».

Outre son enseignement oral, Braille composait des traités remarquablement bien conçus. Son traité d’arithmétique, imprimé en relief, est un modèle de précision et de concision.

« Nos procédés d’écriture et d’impression, disait-il, occupent beaucoup de place sur le papier ; il faut donc resserrer la pensée dans le moins possible de mots ».

Nous avons vu que les premiers contacts de Charles Barbier de la Serre avec l’institution ont probablement eu lieu en 1819, l’année même où le jeune Louis Braille y était admis. En tout cas, il est certain que Braille a eu très rapidement connaissance du système Barbier et qu’il n’a pas tardé, bien avant de devenir répétiteur, à proposer des perfectionnements à Barbier. Il y avait malheureusement un écart de génération important entre Barbier et Braille ; d’autre part Barbier, qui avait un caractère entier, n’a jamais accepté que l’on touche au principe de son invention : représenter des sons et non l’alphabet.

Tableau de la sonographie Barbier

Le dialogue n’a pas dû être facile entre le jeune écolier et l’inventeur chevronné et sûr de lui ! Cela n’a pas empêché Braille de poursuivre la mise au point de son propre système, auquel il travaillait, disent ses contemporains, en dehors de ses heures d’étude, soit tôt le matin, soit pendant les vacances, au sein de sa famille. Nous savons, par le témoignage de Pignier, que l’écriture ponctuée de Braille était pratiquement au point, au moins dans ses parties essentielles, dès 1825. C’est en 1827 (Braille avait 18 ans) que cette écriture reçut pour la première fois la sanction de l’expérience : la transcription de la « grammaire des grammaires ». En 1829 parut, imprimé en relief linéaire qui était encore l’écriture officielle à l’institution, l’ouvrage intitulé

« Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposés pour eux, par Louis Braille, répétiteur à l’institution Royale des Jeunes Aveugles ».

Comme le dit Pierre Henri c’était le « véritable acte de naissance du système Braille ».

Ce premier alphabet n’était pas exactement celui que nous connaissons mais sa partie principale – les quatre premières séries – était la même qu’aujourd’hui ; il comportait, outre les points, un certain nombre de traits lisses qui ont rapidement disparu. Dans son exposé, Braille décrit la « planchette – et le « stylet » mais ne dit pas comment réaliser les traits lisses. On ne connaît pas les règles que Braille s’est fixées pour établir la première série de signes, dont les autres découlent. Ce que l’on sait, c’est que Braille a été très attentif à écarter les signes qui auraient pu prêter à confusion car trop proches les uns des autres.

Malgré ses défauts de jeunesse ce système était d’ores et déjà supérieur à celui de Barbier. Quels étaient ses avantages ? Point peut-être le plus important : c’était un alphabet, calqué sur celui des voyants. Il donnait donc un accès réel et complet à la culture. Il était beaucoup plus facile à déchiffrer car ses caractères étaient moitié moins hauts (au maximum 6 points au lieu de 12) et pouvaient être appréhendés, avec un peu d’exercice, sans déplacement du doigt. Il se prêtait à des développements qui n’ont pas manqué de se produire ultérieurement.

Bien que Barbier ait toujours refusé de se déjuger, il a cependant reconnu la valeur de la méthode de Braille, comme en témoigne une note adressée à l’Institution Royale en 1833 dans laquelle il s’exprime ainsi :

« C’est M. Louis Braille, jeune élève, aujourd’hui répétiteur à l’institution Royale de Paris, qui, le premier, a eu l’heureuse idée de réduire l’écriture ponctuée à l’usage d’une réglette rayée de trois lignes ; sous ce double rapport, c’est un service essentiel dont on lui a l’obligation… M. Braille a d’ailleurs fait d’autres applications de sa méthode qui la recommandent suffisamment dans un établissement où l’on s’occupe de tout ce qui concerne l’instruction des jeunes aveugles ».

La seconde édition du « Procédé » parut en 1837. On y lit, dans l’avertissement qui la précède, ces paroles qui montrent à quel point Braille était scrupuleux et peu enclin à tirer la couverture à lui :

« Nous profitons de cette circonstance… pour y ajouter des observations utiles et des applications ingénieuses dues à l’obligeance de plusieurs aveugles distingués ».

Cette nouvelle édition était plus complète, plus claire que la première et, surtout, novation considérable, elle introduisait la notation musicale ponctuée qui est devenue de nos jours ce que l’on nomme la « Notation musicale braille internationale ».

En 1837, année de la parution de la seconde édition du « Procédé » il y avait déjà douze ans environ que l’on expérimentait le système d’écriture ponctuée imaginé par Braille. Par la suite, l’emploi du braille ne fit que se développer mais il fallut plus de vingt-cinq ans pour qu’il soit officiellement adopté dans notre pays (France ndlr). Notons au passage qu’en 1834, des textes en braille avaient été exposés à l’Exposition des Produits de l’industrie place de la Concorde à Paris et qu’en 1837 l’imprimerie de l’institution Royale avait publié un précis sur l’Histoire de France édité en braille, en trois énormes volumes. Comme toujours lorsqu’une invention, novatrice prend son essor, il y a quelquefois des reculs. Il y eut, entre 1840 et 1850 une sorte de « crise du braille », à la suite du renvoi et de la mise à la retraite prématurée de Pignier, accusé de corrompre la jeunesse par l’enseignement de l’histoire. Son successeur Dufau, qui avait été son second, commença par essayer de limiter l’usage du braille à la musique. Il n’y réussit pas vraiment et, finalement, à partir de 1847, le braille reprit son ascension, preuve que l’on ne pouvait plus se passer de lui.

Lorsque 1’on évoque le nom de Braille, que plus personne n’ignore, ce qui vient immédiatement à l’esprit de tous, c’est évidemment l’écriture ponctuée qui porte son nom. Très peu de personnes, même parmi celles qui, s’intéressent au sort des aveugles, savent que Braille ne s’est pas reposé sur ses lauriers après l’avoir mise au point.

Il restait en effet un problème important que le braille ne résolvait pas : celui de la communication entre aveugles et voyants, qui avait été une des préoccupations majeures de Valentin Haüy. On ne pouvait évidemment pas demander que le braille soit enseigné dans les écoles des voyants, même si cette écriture ne présentait aucune difficulté d’apprentissage pour qui utilisait ses yeux et non ses doigts. C’était aux aveugles de se mettre à la portée des voyants et Louis Braille en était parfaitement conscient. Mettant une fois de plus en action son imagination et son intelligence, il inventa une méthode nouvelle qu’il exposa en 1839 dans une petite brochure imprimée en noir, intitulée :

« Nouveau procédé pour représenter par des points la forme même des lettres, les cartes de géographie, les figures de géométrie, les caractères de musique, etc., à l’usage des aveugles ».

En gros, cette méthode était basée sur un repérage, par coordonnées, de points en nombre suffisant pour permettre d’une part la reconnaissance visuelle de lettres, chiffres et autres signes des voyants, d’autre part leur reconnaissance tactile par les aveugles.

Coltat nous explique que, « pour déterminer exactement la séparation à mettre entre les différents signes alphabétiques et la grandeur que doit avoir chacun de ces signes », Braille fit construire « un grillage à jours très fins ».

Il nous dit également que « pour rendre invariables les dimensions des lettres, il imagina de dresser un tableau indiquant le nombre de points exigés par la forme d’une lettre et aussi les positions successives que doivent prendre ces points pour représenter les différentes parties de sa figure ». le « nouveau procédé » de Braille permettait de résoudre le problème posé mais il était très lent. En 1841, un ami de Braille, Foucault, passionné de mécanique, conçut une petite machine relativement simple à manier, qui permettait de placer facilement les points des combinaisons de Braille. Cet appareil, d’abord nommé « planche à pistons » par Foucault, fut baptisé ultérieurement « raphigraphe ».

Le raphigraphe a été longtemps utilisé à l’Institut National des Jeunes Aveugles, comme en témoigne la photographie d’une classe de jeunes aveugles conservée au musée Valentin Haüy.

Le rafigraphe

Il n’a pas survécu à l’invention de la machine à écrire, que les aveugles ont rapidement appris à utiliser en dépit de son inconvénient : l’impossibilité pour l’aveugle de se relire.

Au moment de l’invention du raphigraphe de Foucault, Braille avait encore plus de dix ans à vivre mais il se savait malade et connaissait la nature de son mal. Ses premières hémoptysies s’étaient produites en 1835 et, depuis, elles s’étaient renouvelées. A cause de cela, on allégea petit à petit ses tâches de professeur, ne lui laissant à partir de 1840 que ses leçons de musique. En plus de son enseignement, il continuait à tenir le buffet d’orgue dans différentes églises parisiennes, notamment Saint-Nicolas des Champs, de 1834 à 1839, puis la chapelle de la maison mère des Missionnaires Lazaristes rue de Sèvres, (où se trouve depuis 1830 la châsse de Saint-Vincent de Paul), de 1830 à sa mort.

C’est dans la nuit du 4 au 5 Décembre 1851 qu’une hémorragie abondante l’obligea à cesser toute activité. Alité, de plus en plus affaibli par des hémorragies successives, il mourut le 6 Janvier 1852, en présence de ses amis et de son frère, après avoir reçu l’extrême onction. Il fut inhumé le 10 Janvier à Coupvray, selon la volonté de sa famille. Il fallut attendre un siècle pour que la dépouille mortelle de Louis Braille, bienfaiteur de l’humanité, rejoigne enfin, au Panthéon, les plus grands de nos compatriotes.


Les mains de Louis Braille à Coupvray

Le braille

La lecture du braille

La lecture visuelle du braille ne doit pas poser de problèmes aux adultes, dès lors qu’ils ont assimilé les quatre groupes de lettres et le groupe des signes de ponctuation.

Quelques remarques cependant faciliteront peut-être la compréhension pour ceux qui sont peu familiarisés avec ce code.

1 . Les lettres étant toutes inscrites dans les six point du rectangle, il s’ensuit que celles comportant un accent, un tréma, une cédille sont données par des dispositions de points particulières.
Exemple : e = 1.5. è = 2.3.4.6. é = 1.2.3.4.5.6. ê = 1.2.6.

Cela porte le nombre de lettres de l’alphabet braille à quarante au lieux de vingt-six pour l’alphabet ordinaire.

D’autre part, il n’est en fait nécessaire d’apprendre que les dix premières combinaisons, qui constituent le premier Groupe.

En effet, il est à noter que dans le ler Groupe, seuls les points 1.2.4.5 sont utilisés. On ajoutera aux dix combinaisons du  lerGroupe:

– le point 3 pour constituer les lettres du 2eGroupe,

– les points 3 et 6 pour constituer les lettres du 3eGroupe,

– le point 6 pour constituer les lettres du 4e Groupe.

2 . Tandis que l’écriture des voyants comporte plusieurs sortes de tracés (minuscules, script, imprimerie, etc.), l’écriture braille n’a qu’une seule présentation.

La première lettre d’une phrase ou d’un nom propre est précédée du signe particulier « Majuscule » (4.6.)

Les chiffres 1,2,…0 sont identiques aux lettres a,b,…j mais tout chiffre ou nombre est précédé du signe zéro.

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