Un vaste réseau de braconnage d’ours noirs démantelé dans le nord-est du Québec


Faut-tu être stupide ! La médecine traditionnelle d’Asie, cherche partout dans le monde les ingrédients nécessaires a leurs supposés remèdes.Le Québec ne fait pas exception pour le braconnage. Ici, c’est l’ours noir qui est en danger. Ces gens vont tuer ni pour la peau et la viande, mais uniquement la vésicule biliaire, c’est la bile l’ingrédient recherché.
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Un vaste réseau de braconnage d’ours noirs démantelé dans le nord-est du Québec

 

GAIL SHOTLANDER VIA GETTY IMAGES

Ils étaient convoités pour leur vésicule biliaire.

  • La Presse Canadienne

Un vaste réseau de braconnage d’ours noirs, convoités pour leur vésicule biliaire, a été démantelé dans le nord-est du Québec.

Le ministère des Forêts a dévoilé mercredi les résultats de l’opération «Pochette», lancée en 2015.

Le directeur de la protection de la faune du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Jasmin Larouche, explique que l’enquête a abouti à un total de 16 perquisitions, dont certaines réalisées jusque sur la Côte-Nord.

Selon le ministère des Forêts, les tentacules de ce réseau d’une soixantaine de personnes s’étendaient jusqu’à Laval et en Mauricie.

En entrevue avec La Presse canadienne, le commandant Larouche a expliqué que les vésicules biliaires, dont la quantité saisie reste à être déterminée, étaient destinées «en grande majorité» à l’exportation vers l’Asie.

Ce petit organe de l’appareil digestif est surtout recherché pour la bile qu’il renferme.

«C’est convoité parce qu’il y a des propriétés médicinales qui sont attribuées à sa consommation sous différentes formes», a précisé le commandant Larouche, qui situe la valeur d’une vésicule biliaire de taille moyenne entre 100 et 250 $.

Aucune arrestation n’a été effectuée jusqu’à présent, a-t-il ajouté. Les autorités de juridiction fédérale reprendront l’enquête sur l’exportation de cette partie très recherchée de l’animal.

Si les personnes visées sont reconnues coupables des 121 chefs d’accusation comptabilisés à ce jour, elles pourraient écoper d’amendes de plus de 325 000 $.

Les ours noirs sont «très sensibles» à de telles activités, a souligné le commandant, se désolant qu’une «bonne quantité» de bêtes ont été abattues seulement pour leur vésicule — dont la simple possession est d’ailleurs interdite dans la province.

«S’il y a un commerce relié (aux ours) qui peut être très lucratif, ça met une pression sur une population qui est à la base fragile», a-t-il fait valoir.

Un tel réseau de braconnage n’avait pas été démantelé depuis 2002 au Québec, lors de l’opération «América».

L’enquête «Pochette» a mobilisé plus de 150 agents, de même que l’escouade canine de la protection de la faune. Plusieurs citoyens ont aussi offert leur collaboration, dont des trappeurs et chasseurs.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des braconniers de rhinocéros dévorés par des lions dans une réserve en Afrique du Sud


C’est triste pour la famille, ces morts sont malheureuses, cependant le braconnage est un crime qui n’est pas assez puni autant pour les braconniers et les acheteurs.  Dans une réserve privée, probablement, des braconniers ont voulu chasser le rhinocéros, sauf que les lions les ont repérés et ils ont servi de repas.
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Des braconniers de rhinocéros dévorés par des lions dans une réserve en Afrique du Sud

 

Lion

Un groupe de 6 lions a dévoré les braconniers.

CREATIVE COMMONS

Alors qu’ils suivaient la trace de plusieurs rhinocéros dans la réserve de Sibuya en Afrique du Sud, au moins trois braconniers sont morts, dévorés par des lions.

Au moins trois braconniers lancés sur la piste de rhinocéros dans la réserve de Sibuya, en Afrique du Sud, ont été dévorés par des lions le 2 juillet 2018. Ils ont été retrouvés démembrés le lendemain, a déclaré à l’AFP Nick Fox, propriétaire de la réserve animalière privée.

« Ils se sont retrouvés au milieu d’un groupe de 6 lions, donc ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour réagir », a-t-il expliqué .

Il ne reste quasi rien des braconniers

« Nous ne savons pas exactement combien ils étaient, il n’en reste plus grand-chose », a poursuivi Nick Fox, suggérant que les habits de 3 personnes avaient été retrouvées. « J’ai fait endormir nos lions le temps que les officiers de Police puissent pénétrer dans l’enceinte pour l’enquête. Nous avons déjà perdu 3 rhinocéros à cause des braconniers en mars 2016 », a-t-il également précisé.

Le propriétaire a diffusé un communiqué de presse sur la page Facebook de la réserve.

Chaque année, des milliers de rhinocéros sont abattus en Afrique pour leurs cornes, très prisées des adeptes de la médecine traditionnelle en Chine ou au Vietnam. Il reste 5.000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent africain, dont près de 1.900 en Afrique du Sud. Le pays abrite aussi quelque 20.000 rhinocéros blancs, soit 80% de la population mondiale. Le braconnage des rhinocéros, chassés pour leurs cornes, est un problème récurrent partout où vivent ces herbivores sur le continent Africain. Décornage des animaux, traçabilité des cornes vendues au marché noir… La parade s’organise. 

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Interpol identifie 1400 individus soupçonnés de braconnage


Interpol a fait de bonnes prises contre le trafic d’animaux. Des personnes ont été accusés pour avoir transporté illégalement des animaux vivants, de la viande sauvages, de l’ivoire etc . Il  en faudrait plus souvent ce genre d’arrestation
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Interpol identifie 1400 individus soupçonnés de braconnage

 

Des animaux interceptés par les autorités policières du... (Interpol via AP)

 

Des animaux interceptés par les autorités policières du Mexique.

INTERPOL VIA AP

 

Les autorités canadiennes ont intercepté un conteneur qui cachait 18 tonnes de chair d’anguille en provenance d’Asie, dans le cadre d’une opération mondiale contre le commerce illégal de la faune et du bois.

Environnement Canada précise que des agents dans plusieurs provinces ont intercepté des ailerons de requins et des serpents réglementés, de même que des produits commerciaux comme des valises et des sacs à main fabriqués avec des espèces en voie de disparition.

Ces efforts s’inscrivaient dans le cadre de l’opération Thunderstorm, une enquête d’un mois menée par l’agence de police internationale Interpol.

Le gouvernement affirme que des agents fédéraux et provinciaux ont mené des activités d’inspection de transports d’animaux vivants, de vérification de plaintes concernant la destruction de l’habitat et d’espèces sauvages, et de contrôle des chasseurs et des pêcheurs à la ligne. Ils ont aussi participé à des opérations éclair pour intercepter des passages aux frontières.

La chair d’anguille serait celle d’une espèce ayant été désignée comme une espèce en voie de disparition et dont l’exportation a été interdite par l’Union européenne en 2010.

Les crimes contre les espèces sauvages dans le monde – comme le braconnage, la contrebande et le trafic d’animaux et de plantes – atteindraient actuellement plus de 200 milliards par année, ce qui place ce type de crimes au quatrième rang des crimes les plus lucratifs du monde, selon les Nations unies et Interpol.

1400 suspects à travers le monde

En plus de la chair d’anguille interceptée au Canada, l’opération a permis la saisie de milliers d’animaux vivants et de tonnes de viande et d’ivoire, a indiqué Interpol.

Des agents de bord qui transportaient des tortues dans leurs bagages et un chasseur qui affichait ses trophées illégaux sur les médias sociaux ont notamment été arrêtés. L’enquête a identifié quelque 1400 suspects à travers le monde, a dit Interpol.

Les autorités ont notamment mis la main sur 43 tonnes de viande sauvage – ours, éléphant, crocodile, baleine et zèbre -, 1,3 tonne d’ivoire d’éléphant, 27 000 reptiles, près de 4000 oiseaux, 48 primates, 14 grands félins et les carcasses de sept ours, dont deux ours polaires.

Plusieurs tonnes de bois ont également été saisies.

« Dans le cadre de cette opération, ces pays se sont concentrés au cours du mois de mai sur toutes sortes de crimes contre les espèces sauvages, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux ou de bois, a déclaré Sheldon Jordan, le directeur de la Division de l’application de la loi sur la faune d’Environnement Canada. Les résultats ont été spectaculaires. »

Interpol a révélé que deux agents de bord arrêtés à Los Angeles avant de partir pour l’Asie avaient des tortues ponctuées dans leurs bagages. Les deux suspects ont été accusés de contrebande d’espèces protégées.

L’opération a permis de saisir huit tonnes d’écailles de pangolin à travers le monde, dont la moitié par les autorités maritimes vietnamiennes à bord d’un navire arrivant du Congo.

Le pangolin, le mammifère le plus braconné du monde, a été menacé d’extinction parce que ses écailles sont populaires en médecine traditionnelle asiatique.

Un homme arrêté en Israël attend sa déportation en Thaïlande après que sa photo de chasse diffusée sur les réseaux sociaux eut conduit à la saisie de plusieurs objets de la faune à son domicile, y compris des carcasses de renard, de chacal et de mangouste.

Le secrétaire général d’Interpol, Juergen Stock, a déclaré que l’opération illustre « comment les groupes de trafiquants d’espèces sauvages utilisent les mêmes routes que les criminels impliqués dans d’autres crimes – souvent l’évasion fiscale, la corruption, le blanchiment d’argent et les crimes violents ».

Les renseignements sur les enquêtes criminelles ont été recueillis avant l’opération et coordonnés par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes, pour aider à cibler des points chauds spécifiques, y compris les points frontaliers terrestres et aéroportuaires et les parcs animaliers.

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Le braconnage des éléphants pour leur peau s’intensifie en Birmanie


Le braconnage des éléphants, mais aussi pour leur peau pour en faire des bijoux ou encore et toujours pour la médecine traditionnelle chinoise. Je trouve qu’une médecine qui cause l’extinction d’une espèce est une mauvaise médecine. Et cette excuse commence à devenir lassant et choquant
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Le braconnage des éléphants pour leur peau s’intensifie en Birmanie

 

Peau d'éléphant

Une peau d’éléphant vendue dans une boutique souvenir en Birmanie.

© ROMEO GACAD / AFP

En moins de 10 ans, le braconnage des éléphants d’Asie pour leur peau s’est intensifié en Birmanie, révèle une ONG dans un rapport.

Le nouveau marché chinois en ligne consacré à la peau d’éléphant menace la survie de l’espèce Elephas maximusdéjà en menacée d’extinction selon l’UICN – en Birmanie, où le braconnage s’intensifie pour répondre à la demande, a prévenu le 24 avril 2018 l’ONG britannique Elephant Family. La peau des éléphants est broyée et utilisée pour des traitements de médecine chinoise ou vendue pour en faire des bijoux, a-t-elle expliqué dans son étude intitulée « Ecorchés : l’appétit croissant pour les éléphants d’Asie » et présentée à Bangkok. Contrairement au braconnage pour l’ivoire, le commerce de la peau ne fait aucune distinction entre les sexes et les âges chez les éléphants.

59 carcasses trouvées en 2017 contre 4 en 2010

Tous sont susceptibles d’être concernés.

« Cela signifie qu’aucun éléphant n’est en sécurité. La Birmanie perd trop d’éléphants et trop vite », a déclaré Belinda Stewart-Cox, responsable de l’ONG. « Les populations d’éléphants d’Asie sont de plus en plus fragmentées et fragiles. Un marché qui cible tous les éléphants, quel que soit leur âge. Il peut conduire à un désastre pour cette espèce menacée à la reproduction lente », poursuit-elle dans un communiqué.

Il resterait dans ce pays d’Asie du Sud-Est, quelque 2.000 éléphants sauvages, deuxième plus grande population de la région après la Thaïlande. Mais le braconnage s’est développé très rapidement ces dernières années et les contrôles sont quasiment inexistants. En outre, les associations dénoncent le laxisme des autorités. En 2017, 59 carcasses d’éléphants ont été trouvées, contre seulement quatre en 2010, selon les statistiques gouvernementales citées dans le rapport. La plupart des éléphants, qui représentent l’une des dix espèces animales en voie de disparition de Birmanie, sont tués ou passés en contrebande en Thaïlande où ils sont utilisés pour le tourisme. Chasser un animal en voie de disparition est illégal en Birmanie, pays signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de la flore sauvages menacées d’extinction (Cites) mais l’amende maximale est inférieure à 60 dollars et les poursuites sont exceptionnelles…

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Un oiseau rare nourri à la marionnette pour sauver son espèce


Pour une fois, qu’il y a du positif dans des zoos, comme le zoo de Prague. La Pirolle à queue courte, est une espèce en danger. Les causes ? Comme d’habitude la perte de son habitat causé par la déforestation, l’agriculture et le braconnage pour les vendre et mettre en cage pour souligner le statut social des personnes égoïsmes, sauf que pour l’oiseau, les change de survie en cage est mince. Certains zoos comme Prague essaie de sauver l’espèce, par contre le zoo de Prague à opté pour nourrir l’oisillon une marionnette de substitution pour éviter l’imprégnation. Pourquoi pas les parents ? Il arrive que les parents se sentent menacés et qu’ils deviennent des cannibales. Donc, le zoo met toutes les chances de survie pour l’oisillon
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Un oiseau rare nourri à la marionnette pour sauver son espèce

 

Nourissage de jeune pirolle au zoo de Prague

Au zoo de Prague, la jeune Pirolle à queue courte de Java est nourrie avec l’aide d’une marionnette qui affecte les traits distinctifs de son espèce. Cette méthode permet d’éviter l’imprégnation.

AFP – MICHAL CIZEK

Par Guillet Emmanuel

La Pirolle à queue courte de Java est un oiseau extrêmement rare, quasiment disparu à l’état sauvage. La survie de son espèce ne dépend plus que de la réussite de son programme d’élevage. Le zoo de Prague innove pour permettre une meilleure réussite de celui qui se déroule en son sein.

C’est un petit pas vers l’espoir pour la Pirolle à queue courte (Cissa Thalassina). Cette cousine du corbeau, de la corneille ou de la pie est l’un des oiseaux les plus menacés du monde. L’oiseau, endémique des forêts montagnardes de l’île de Java, est en effet classé depuis 2012 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur la liste des animaux en danger critique d’extinction. Selon les estimations les plus pessimistes, il n’en resterait guère plus d’une centaine, libre ou en captivité. La Pirolle à queue courte est victime de la perte de son habitat liée à la déforestation et à l’expansion agricole et du braconnage. Posséder cet oiseau est, à Java, un symbole de réussite sociale et sa rareté augmente sa valeur financière. Malheureusement les oiseaux sauvages ne survivent guère une fois mis en cage.

C’est pourquoi la Pirolle à queue courte est l’objet de programmes de reproduction et d’élevage en captivité menés par l’Asian Songbird Alliance de l’EAZA dans des centres d’élevage à Java comme le Cikananga wildlife center, près de la ville de Sukabumi. En Europe, les zoos de Chester et de Prague entre autres y participent. Et celui de Prague vient d’enregistrer une petite victoire puisqu’il vient de voir un oisillon naître en mars 2018. Il s’agissait par ailleurs de la cinquième naissance de Pirolle à queue courte dans ce zoo.

Une difficulté à surmonter pour élever les oisillons

Le problème était, après la naissance, d’élever l’oisillon pour qu’il devienne adulte et puisse se reproduire. Pour cela, l’écueil à éviter était l’imprégnation de l’oisillon par un humain. L’imprégnation est un phénomène mis en évidence pour la première fois par l’éthologue Konrad Lorenz avec ses oies cendrées. Il a ainsi montré comment dès leur arrivée au monde, les oisillons sont marqués par le premier sujet en mouvement. S’il s’agit de leur mère, ils la suivront normalement. Mais s’il s’agit d’un autre oiseau, animal ou humain – voire d’un objet pour peu qu’il bouge – ils seront marqués de la même manière. Cet autre individu sera considéré comme leur « mère ». 

Mais cette empreinte à la naissance joue aussi un rôle dans le choix des préférences sexuelles de l’oiseau. Pour sa parade nuptiale, l’oiseau privilégiera toujours l’espèce qui l’a imprégnée. Un corbeau ou un dindon imprégné par un humain fera sa parade nuptiale préférentiellement à destination des humains. Ce qui serait gênant pour une espèce aussi menacée que la Pirolle à queue courte.

Le petit de la Pirolle à queue courte de Prague est nourri manuellement, à la pince à épiler, grâce à une marionnette qui permet d’éviter l’imprégnation. © AFP – MICHAL CIZEK

L’oisillon du zoo de Prague avait été retiré à ses parents – s’ils se sentent menacés, les pirolles n’hésitent pas à cannibaliser leur nid, ce qui n’aide pas à la conservation de l’espèce. il fallait donc le nourrir et le soigner sans permettre d’empreinte. L’astuce utilisée par les soigneurs du zoo est brillante de simplicité. Le petit oisillon est nourri par les soigneurs à travers une sorte de manchon affectant grossièrement la forme et les couleurs de adultes de son espèce. Cette mère de substitution lui inculque en même temps le goût de sa propre espèce. La marionnette n’a même pas à être une copie fidèle d’une pirolle adulte ! Elle doit avoir les marques de signalisation typique de l’espèce : un bec rouge distinct et un masque noir sur fond vert clair.

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«Même si les éléphants retournent à l’état sauvage, ils se souviennent de leurs gardiens toute leur vie»


Joachim Schmeisser est un photographe animalier, dans son livre David Sheldrick Wildlife Trust, montre le magnifique travail des gardiens qui s’occupent des éléphants orphelins pour qu’ils puissent retourner à la vie sauvage. Les éléphants sont bien soignés autant physiquement que psychologiquement. Ces photos sont vraiment magnifiques
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«Même si les éléphants retournent à l’état sauvage, ils se souviennent de leurs gardiens toute leur vie»

 

Fanny Arlandis

«J’aime les éléphants depuis mon enfance, raconte le photographe animalier Joachim Schmeisser. Leur beauté et leur force sont irrésistibles. Ce sont les créatures les plus majestueuses que j’ai jamais rencontrées. Elles sont dotées d’une intelligence étonnante et d’une incroyable vie sociale.»

Dans son livre récemment publié Elephants in Heaven (teNeues), il compile ses images des éléphants orphelins recueillis par le David Sheldrick Wildlife Trust de Nairobi, au Kenya.

 

«Ce projet a commencé comme une sorte de coïncidence –ou comme un signe du destin, si vous préférez. J'étais déjà tombé amoureux de l'Afrique; je m'étais rendu au Ghana et en Afrique du Sud pour plusieurs reportages. En 2009, mon fils Konstantin a eu 15 ans et comme cadeau d'anniversaire, nous avons fait de lui le parent adoptif d'un petit éléphant orphelin, âgé d'un an et nommé Kibo.»

Kibo est pris en photo dans le parc national de Nairobi, en 2009. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Ce projet a commencé comme une sorte de coïncidence –ou comme un signe du destin, si vous préférez. J’étais déjà tombé amoureux de l’Afrique; je m’étais rendu au Ghana et en Afrique du Sud pour plusieurs reportages. En 2009, mon fils Konstantin a eu 15 ans et comme cadeau d’anniversaire, nous avons fait de lui le parent adoptif d’un petit éléphant orphelin, âgé d’un an et nommé Kibo.»

«Kibo avait été sauvé par le David Sheldrick Wildlife Trust dans des circonstances dramatiques, puis avait été élevé dans la nurserie de la Fiducie à Nairobi. Nous étions en route pour aller voir la tribu Hadzabe en Tanzanie et les gorilles des montagnes du Rwanda, mais nous avions une longue escale à Nairobi. Il était donc naturel que nous rendions visite à Kibo et prenions quelques photos. Aujourd'hui, il vit dans le bush avec d'autres éléphants sauvages.»

Un gardien prend soin d’un bébé éléphant dans la nurserie, au parc national de Nairobi, en 2013. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Kibo avait été sauvé par le David Sheldrick Wildlife Trust dans des circonstances dramatiques, puis avait été élevé dans la nurserie de la Fiducie à Nairobi. Nous étions en route pour aller voir la tribu Hadzabe en Tanzanie et les gorilles des montagnes du Rwanda, mais nous avions une longue escale à Nairobi. Il était donc naturel que nous rendions visite à Kibo et prenions quelques photos. Aujourd’hui, il vit dans le bush avec d’autres éléphants sauvages.»

«Être entourés par tous ces petits éléphants orphelins a changé nos vies. C’était le début d'une amitié merveilleuse et de notre collaboration avec le Trust. Les images nous ont donné la possibilité d'aider cette organisation, de soutenir son fantastique travail au fil des années et de le rendre plus connu en Allemagne.»

L’éléphant Sabachi pose pour le photographe, 2009. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Être entourés par tous ces petits éléphants orphelins a changé nos vies. C’était le début d’une amitié merveilleuse et de notre collaboration avec le Trust. Les images nous ont donné la possibilité d’aider cette organisation, de soutenir son fantastique travail au fil des années et de le rendre plus connu en Allemagne.»

«J'ai été témoin de beaucoup de similitudes entre le comportement humain et celui des éléphants. Ils ont une forte conscience de soi, sont très sensibles et communiquent via des infrasons.»

Le jeune éléphant Layoni s’amuse. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«J’ai été témoin de beaucoup de similitudes entre le comportement humain et celui des éléphants. Ils ont une forte conscience de soi, sont très sensibles et communiquent via des infrasons.»

«Les jeunes éléphants prennent des bains de boue tous les jours: il est très important de protéger leur peau contre l'agressif soleil africain. Ils sont comme des enfants dans une piscine: les plus âgés submergent les petits et les poussent dans la boue. C'est pourquoi tous ne sont pas autorisés à y aller en même temps. Cette image du bain de boue est l’assemblage de plusieurs images prises au même endroit, pendant une heure.»

Les éléphants prennent un bain de boue à Ithumba, dans le parc national de Tsavo East Tsavo au Kenya, en 2017. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Les jeunes éléphants prennent des bains de boue tous les jours: il est très important de protéger leur peau contre l’agressif soleil africain. Ils sont comme des enfants dans une piscine: les plus âgés submergent les petits et les poussent dans la boue. C’est pourquoi tous ne sont pas autorisés à y aller en même temps. Cette image du bain de boue est l’assemblage de plusieurs images prises au même endroit, pendant une heure.»

«Les gardiens s'occupent vingt-quatre heures sur vingt-quatre des bébés éléphants orphelins. Ils dorment avec eux dans les abris et leur donnent du lait toutes les trois heures. Ils sont une famille de substitution pour eux. Même quand les éléphants retournent à l'état sauvage, ils se souviennent de leurs gardiens toute leur vie.»

Un gardien nourrit un éléphanteau. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Les gardiens s’occupent vingt-quatre heures sur vingt-quatre des bébés éléphants orphelins. Ils dorment avec eux dans les abris et leur donnent du lait toutes les trois heures. Ils sont une famille de substitution pour eux. Même quand les éléphants retournent à l’état sauvage, ils se souviennent de leurs gardiens toute leur vie.»

«Le David Sheldrick Wildlife Trust s'occupe des éléphants orphelins depuis plus de quarante ans. Il les élève avec tendresse et amour pendant huit à dix ans, avant de les relâcher dans la nature, où ils peuvent être libres et fonder une famille. À ce jour, le David Sheldrick Wildlife Trust a réussi à élever plus de 200 éléphants et à les réintégrer efficacement dans les troupeaux sauvages de Tsavo, revendiquant de nombreux bébés en bonne santé né d'anciens éléphants orphelins élevés par leurs soins.»

Des dispositions sont prises pour que les élephants puissent s’ébattre dans l’eau et la boue, même pendant les périodes de sécheresse. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Le David Sheldrick Wildlife Trust s’occupe des éléphants orphelins depuis plus de quarante ans. Il les élève avec tendresse et amour pendant huit à dix ans, avant de les relâcher dans la nature, où ils peuvent être libres et fonder une famille. À ce jour, le David Sheldrick Wildlife Trust a réussi à élever plus de 200 éléphants et à les réintégrer efficacement dans les troupeaux sauvages de Tsavo, revendiquant de nombreux bébés en bonne santé né d’anciens éléphants orphelins élevés par leurs soins.»

«Le Trust milite contre le braconnage, pour la protection de la vie sauvage, de l’environnement et le bien-être animal. Il fournit une assistance vétérinaire aux animaux dans le besoin, sauve et élève des éléphants et des rhinocéros, entre autres espèces. Tout comme les humains, les éléphants se réconfortent dans les situations stressantes: c'est l'une des nombreuses fonctions de la trompe. Ici, la main du gardien assume ce rôle, jusqu'à ce que l'éléphant ait deux ans.»

L’éléphanteau recherche le contact de son gardien. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«Le Trust milite contre le braconnage, pour la protection de la vie sauvage, de l’environnement et le bien-être animal. Il fournit une assistance vétérinaire aux animaux dans le besoin, sauve et élève des éléphants et des rhinocéros, entre autres espèces. Tout comme les humains, les éléphants se réconfortent dans les situations stressantes: c’est l’une des nombreuses fonctions de la trompe. Ici, la main du gardien assume ce rôle, jusqu’à ce que l’éléphant ait deux ans.»

«La couleur distrait, c'est pourquoi je photographie en noir et blanc, ce qui permet de diriger l'attention sur la composition, la lumière et le contenu. Presque toutes les photographies ont été prises avec un format moyen Hasselblad numérique. Je n’ai presque jamais utilisé de téléobjectif, car je voulais être proche des animaux.»

Au coucher du soleil, les éléphants marchent à travers les herbes hautes du parc national d’Amboseli, au Kenya. | Joachim Schmeisser. Tous droits réservés

«La couleur distrait, c’est pourquoi je photographie en noir et blanc, ce qui permet de diriger l’attention sur la composition, la lumière et le contenu. Presque toutes les photographies ont été prises avec un format moyen Hasselblad numérique. Je n’ai presque jamais utilisé de téléobjectif, car je voulais être proche des animaux.»

http://www.slate.fr/

Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions


Même si ce n’est pas la cause principale des animaux en danger, il est clair que des croyances et superstition ont un effet néfaste pour eux. Ce n’est pas la médecine traditionnelle qui est en cause, mais ce qui en abuse pour des futilités en donnant certains pouvoir pour donner la virilité, la richesse. Cependant certains médicaments traditionnelle apportent une certaine efficacité, mais pas plus, alors que d’autres sont synthétisé pour ne pas avoir à prendre des organes ou autres d’un animal
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Ces animaux qui paient le prix des croyances et superstitions

 

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros... (Photo Tony Karumba, archives Agence France-Presse)

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

PHOTO TONY KARUMBA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Medellin

Une pincée de poudre d’os de chimpanzé, de la salive de gecko et un soupçon de cerveau de vautour. Une potion magique ? Non, simplement quelques substances prisées de l’énorme trafic de parties d’animaux aux vertus soi-disant miraculeuses.

Asthme, gueule de bois, cancer ou encore sida, certains de ces éléments hors de prix sont des ingrédients clé de remèdes ancestraux prescrits par des médecines traditionnelles d’Asie ou d’Afrique. D’autres sont tout simplement de prétendus médicaments miracles inventés par des charlatans, soulignent des experts, à l’heure où les scientifiques, réunis à Medellin, pointent le déclin des espèces.

À côté de la fameuse corne de rhinocéros ou des écailles de pangolins, d’autres substances souvent arrachées à des espèces en danger sont plus confidentielles, des griffes de paresseux aux branchies de raies mantas, en passant par les embryons de macaque.

«Nous ne critiquerons jamais les pratiques traditionnelles», commente John Scanlon, secrétaire général de la Convention internationale internationale sur le commerce des espèces menacées (Cites).

Mais il dénonce ceux qui abusent de gens «vulnérables» en leur présentant «certains produits issus de la vie sauvage qui auraient des propriétés qui ne sont pas associées à la médecine traditionnelle».

En ligne de mire, les cornes de rhinocéros vendues comme remède au cancer, fantasme qui a contribué à décimer les populations.

Bile d’ours

«La crise du braconnage des rhinocéros, qui a commencé vers 2007 (…), trouve son origine dans des usages médicinaux bidon», souligne ainsi Richard Thomas, de l’organisation TRAFFIC.

En 1960, quelque 100 000 rhinocéros noirs vivaient en Afrique. En 2016, ils n’étaient que 28 000 rhinocéros toutes espèces confondues en Afrique et en Asie, selon un rapport de l’ONU.

Des déclarations d’un homme politique vantant les propriétés anti-cancer de la corne seraient à l’origine d’une augmentation de la demande au Vietnam dans les années 2000, même si, insiste Richard Thomas, «cela n’a aucune base scientifique».

Les vertus attribuées à cette corne ont ensuite évolué, certains s’en servant pour soigner une gueule de bois, d’autres simplement pour afficher leur richesse.

Malgré l’interdiction en Chine, la demande n’a pas diminué, et le produit se vend à des dizaines de milliers de dollars le kilo.

La corne était à l’origine prescrite en médecine traditionnelle chinoise contre la fièvre. Et certaines études ont conclu à une certaine efficacité en la matière. Mais pas plus que l’aspirine.

D’autres ingrédients semblent plus opérants, comme la bile d’ours qui contient un acide efficace contre une maladie du foie, aujourd’hui synthétisé. Mais pour de nombreux autres, la demande se nourrit des superstitions, selon les experts.

Arrestations en hausse

Les écailles de pangolins, petit fourmilier à longue queue dont deux des huit espèces sont en «danger critique», sont vendues en Asie à 500 dollars le kilo, contre l’asthme ou les migraines.

Sans «aucune preuve scientifique», souligne Richard Thomas. Aucune preuve non plus que le gecko tokay soigne le sida, ou que les os de tigre stimulent la virilité.

«Les superstitions, les médecines traditionnelles et les techniques de marketing virales aggravent les pressions sur les espèces animales», dénonce aussi Charlotte Nithart, de Robin des Bois.

Cette ONG française a répertorié un trafic d’os de girafes pour soigner le sida en Afrique ou de poudre d’os de chimpanzé pour la virilité. Tandis que les cerveaux de vautours sont fumés en Afrique du Sud pour prédire les numéros du loto.

Même si ce braconnage n’est pas la principale raison de la disparition d’animaux sauvages, surtout menacés par la perte de leur habitat, ce trafic représente selon WWF plus de 15 milliards d’euros par an, en quatrième position derrière les trafics de drogue, produits contrefaits et êtres humains.

«Il y a de plus en plus d’arrestations et de poursuites, de condamnation à de la prison (…). Cela envoie un message fort», se réjouit John Scanlon.

Mais changer les mentalités est difficile.

«Il est important d’être sensible aux cultures», souligne Richard Thomas. «Si quelqu’un croit que quelque chose est un médicament, cela ne marche pas de simplement lui dire que c’est faux, surtout si cela vient d’un étranger».

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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?


Il y a eu 5 extinctions de masse sur la Terre, la dernière date est d’environs 66 millions d’années à l’époque des dinosaures. L’humain n’était pas en cause, sauf que maintenant, nous sommes responsables d’une extinction de masse chez les animaux que les scientifiques appelle la mégafaune
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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?

Aujourd'hui, la mégafaune est victime de risques multiples... (PHOTO ARCHIVES AP)

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

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MARLOWE HOOD

Agence France-Presse

PARIS

Fauves, ours, loups, mais aussi bisons, zèbres, rhinocéros, éléphants, girafes, hippopotames, grands singes… La majorité des 101 espèces de grands herbivores et carnivores terrestres sont en danger et certaines sont déjà condamnées à l’extinction.

Selon la définition communément acceptée, la «mégafaune» terrestre inclut carnivores d’au moins 15 kilos et grands herbivores de plus de 100 kilos, soit un total relativement modeste de 101 espèces.

Mais trois-cinquièmes de ces créatures emblématiques sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dont plus d’une dizaine dans la catégorie «en danger critique» ou «éteinte à l’état sauvage».

«Les scientifiques responsables de la conservation vont bientôt être occupés à écrire des nécrologies pour des espèces ou des sous-espèces de mégafaune au fur et à mesure qu’elles disparaissent de la planète», se lamente Bill Ripple, de l’université de l’Oregon, principal auteur d’un appel signé en décembre par plus de 15 000 de ses collègues mettant en garde l’humanité.

Nouvelle mauvaise nouvelle cette semaine: Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord est mort à l’âge de 45 ans dans un zoo au Kenya alors qu’il restait encore au moins 700 de ses congénères dans la nature au moment de sa naissance.

Alors les spécialistes, autrefois mesurés, ne mâchent plus leurs mots.

«Sous nos yeux»

Pour les uns, l’antilope Addax du Sahara est «vouée à l’extinction». Pour d’autres, le gorille de l’Est, aussi chassé pour sa viande, «n’est qu’à un pas» de la disparition, comme les orangs-outans de Bornéo et Sumatra.

Des animaux fascinants encore suffisamment nombreux pour attirer des millions de touristes en Afrique chaque année sont aussi en déclin.

Les populations de lions, rhinocéros et guépards ont ainsi chuté de plus de 90% au cours du siècle dernier; le nombre de girafes, désormais classées «vulnérables», a baissé de 40% en 30 ans ; et 30% des ours polaires risquent de disparaître d’ici le milieu du XXIe siècle.

«Il est très possible que nous voyions ces géants s’éteindre dans la nature pendant notre vie, sous nos yeux», explique la directrice de l’IUCN Inger Andersen.

Et le contexte plus large n’est pas encourageant.

Les scientifiques sont d’accord pour dire qu’une nouvelle «extinction de masse» a commencé, qui voit des espèces de toutes sortes et de toutes tailles disparaître 100 fois plus vite que la normale.

La Terre a connu jusqu’à présent cinq extinctions de masse, la dernière en date, celle des dinosaures, remontant à 66 millions d’années.

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

«Savane silencieuse»

«La première menace à laquelle fait face la faune d’Afrique est que nous la mangeons», note Paul Funston, directeur du programme lions de l’ONG Panthera. Une situation décrite dans certaines zones comme «le syndrome de la savane silencieuse».

«Certaines zones protégées ont l’air totalement intactes, les bois, les oiseaux, les abeilles, tout est là. Mais les grands mammifères ont disparu, parce qu’ils ont été mangés», poursuit Funston, notant l’augmentation de la population sur le continent.

Malgré le constat lugubre, les défenseurs de l’environnement ne perdent pas espoir et ont permis à certaines espèces de se reprendre du poil de la bête.

Mais ils doivent aussi être réalistes, souligne Michael Knight, qui dirige le groupe de l’IUCN chargé des rhinocéros africains.

«L’Afrique ne correspond plus au rêve de paysages ouverts où courent des animaux sauvages», insistent-ils. Et dans 50 ans, «les défis vont être dix, ou peut-être cinquante fois, plus difficiles».

Pour Paul Funston, la solution viendra d’investissements stratégiques dans des parcs nationaux, alors que des études montrent un lien entre les sommes investies au km2 et les taux de survie des espèces protégées.

«Nous sommes presque prêts pour le triage», explique-t-il. «Pour les lions, c’est fait, nous avons identifié 14 zones clé où l’argent doit être concentré».

Mais «nous avons un besoin urgent de nous éloigner d’une approche par espèce», insiste l’expert.

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Le dernier rhinocéros blanc mâle du nord de l’Afrique est mort


Il reste des rhinocéros blanc du Sud dans les plaines d’Afrique. Cependant, le rhinocéros du Nord, a été décimé par le braconnage. Le dernier mâle est décédé. Il était très vieux et ne pouvait être soigné, il a donc été euthanasié
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Le dernier rhinocéros blanc mâle du nord de l’Afrique est mort

 

Un rhinocéros blanc mange des herbacés, sous l'oeil de deux gardiens habillés en vert.

Le rhinocéros Sudan, dans la réserve Ol Pejeta, au sein du parc national Laikipia, au Kenya, en 2015. Photo : Reuters/Thomas Mukoya

Le dernier rhinocéros blanc mâle du Nord est mort à l’âge de 45 ans, ont annoncé mardi les autorités kényanes, ce qui ne laisse que deux femelles de cette sous-espèce de rhinocéros blanc dans le monde.

L’animal, prénommé Sudan, a été euthanasié lundi en raison de la détérioration rapide de son état de santé, précise la réserve d’Ol Pejeta.

Sudan était soigné pour des complications liées à son vieillissement qui touchaient ses muscles et ses os et provoquaient des lésions cutanées.

Sudan avait vécu au zoo de Dver Kralove en République tchèque avant d’être transporté à la réserve d’Ol Pejeta, à environ 250 kilomètres au nord de Nairobi, où il vivait avec les deux dernières femelles de la même sous-espèce, Najin, 27 ans, et Fatu, 17 ans.

S’il existe encore plusieurs milliers de rhinocéros blancs du Sud dans les plaines d’Afrique subsaharienne, les rhinocéros blancs du Nord ont été décimés par le braconnage.

La corne de rhinocéros blanc du Nord peut se vendre 50 000 $ le kilo.

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Utiliser l’ADN pour inculper des braconniers


Le braconnage n’est pas juste dans des pays étrangers, ici au Québec, c’est une réalité que les agents fauniques essaient d’empêcher les réseaux de braconnage. Une aide précieuse peut maintenant poursuivre les braconniers grâce aux sciences judiciaires fauniques, c’est un peu comme la police scientifiques, mais pour les animaux
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Utiliser l’ADN pour inculper des braconniers

 

Un cerf de Virginie

Un cerf de Virginie Photo : iStock

La science judiciaire faunique est devenue une alliée indispensable pour contrer le braconnage organisé. Voici comment s’y prennent les experts pour démanteler les réseaux qui sévissent au Québec.

Un texte de Gilbert Bégin, de La semaine verte

La généticienne Vicky Boucher se souvient de la minuscule goutte de sang qu’elle a dénichée dans le recoin d’un camion. Le braconnier avait pourtant pris soin de faire disparaître toute trace du chevreuil qu’il venait d’abattre.

On a démontré qu’il existait un lien entre cette goutte de sang et des viscères retrouvés dans une zone de chasse interdite. Ça nous a permis d’inculper un suspect. On est en quelque sorte les CSI de la faune. Vicky Albert, responsable du Laboratoire d’expertise biolégale

Vicky Albert dirige la petite équipe du LEB, le Laboratoire d’expertise biolégale rattaché au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

On voit en gros plan une patte de cervidé déposée sur la table d'un laboratoire. Des mains gantées en prélèvent un bout à l'aide de pincettes.

Les experts du Laboratoire d’expertise biolégale prélèvent des échantillons aux fins d’analyse Photo : Radio-Canada

Généticiens, médecins vétérinaires et biologistes moléculaires offrent un soutien aux enquêtes que mènent les agents de la faune sur le terrain. Ils traquent les braconniers jusque dans leurs derniers retranchements.

Dans une pièce du laboratoire, d’immenses congélateurs témoignent des saisies effectuées par les agents : pièces de viande, écailles de saumon, plumes, couteaux, pointes de flèches, la liste est longue. On conserve même des pièces de vêtements oubliés par des braconniers trop pressés.

On voit en gros plan des morceaux de viande conservés dans des sacs de plastique transparents. Ils sont étiquetés, avec une date, un site de prélèvement et le nom de l'échantillonneur.

Des morceaux de chair sont conservés dans les congélateurs du Laboratoire d’expertise biolégale. Photo : Radio-Canada

C’est notre matière première. Un seul poil de gibier accroché sur un manteau peut dénouer toute une enquête. Parfois, une simple analyse de dent d’orignal permet de confirmer que la bête était trop jeune pour être abattue. Vicky Albert, responsable du Laboratoire d’expertise biolégale

On voit en gros plan Mme Albert, dans le laboratoire, qui parle à la caméra.

Vicky Albert, généticienne et responsable du Laboratoire d’expertise biolégale Photo : Radio-Canada

Bon an mal an, les agents de la faune constatent chaque année quelque 5000 infractions aux lois et règlements sur la conservation de la faune au Québec. De ce nombre, seulement 150 requièrent l’intervention du LEB.

Mais le travail qu’effectuent les scientifiques sur ces cas est désormais essentiel, surtout quand il s’agit de lutter contre les réseaux organisés de braconnage.

On voit, déposés sur des tables, une hache, des scies, des couteaux, des vêtements de chasse, ainsi qu'une carabine.

Des outils et des armes saisis sont analysés au Laboratoire d’expertise biolégale. Photo : Radio-Canada

Des réseaux sans scrupules

L’opération Balbuzard menée il y a quelques années reste à ce jour une des opérations marquantes dans le démantèlement du braconnage organisé au Québec.

Des braconniers avaient mis en place un marché noir de la vente de gros gibier au Bas-Saint-Laurent. Ils chassaient même dans le parc national du Bic et les réserves fauniques.

Une frappe d’importance permet l’arrestation de 33 braconniers et la saisie de 1200 kg de viande d’orignal et de chevreuil, un butin prélevé à même les congélateurs des braconniers.

Mais pour inculper ces prévenus, il fallait prouver l’existence d’un réseau de partage et de revente de gibier. Pour la première fois, des agents de la faune ont fait appel aux spécialistes du LEB.

C’était un véritable casse-tête. Il fallait déterminer quelle pièce de viande appartenait à quel animal et combien de bêtes avaient été distribuées entre combien de personnes.

Vicky Albert, responsable du Laboratoire d’expertise biolégale

Les spécialistes du LEB utilisent la piste de l’ADN pour mettre à jour les liens du réseau.

On voit un agent de la faune agenouillé près d'une carcasse, la nuit, éclairé par un projecteur. De la neige recouvre le sol.

Un agent de la faune effectue un prélèvement sur une carcasse d’animal en forêt. Photo : Radio-Canada

Les scientifiques ont d’abord dressé le profil génétique de chaque pièce de viande. Pour ce faire, ils ont recours aux microsatellites de l’ADN, exactement comme on le fait en médecine légale. Ces microsatellites sont des marqueurs génétiques qui ne laissent aucun doute sur l’identité d’une bête.

En comparant les profils génétiques, les spécialistes ont pu relier toutes les pièces de viande entre elles.

« L’ADN nous a permis d’établir l’ampleur du réseau. On a même pu démontrer que certaines braconnières avaient partagé leurs bêtes avec huit autres clients », relate Vicky Albert.

L’opération Balbuzard fut un véritable succès : 32 braconniers sur 33 plaideront coupables, sans même exiger de procès.

Des preuves béton

Le LEB a contribué à démanteler quantité d’autres réseaux de braconnage depuis l’opération Balbuzard. La science apporte désormais des preuves béton aux enquêtes.

On voit, dans le coffre d'un camion, la carcasse du cerf, déposée sur une bâche bleue.

La carcasse d’un cerf de Virginie saisie par les agents de la faune  Photo : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

« On évite maintenant beaucoup de procès. Les accusés préfèrent plaider coupables devant la force des preuves », confirme Réjean Rioux, grand patron des agents de la faune au Québec.

Les réseaux de braconnage privent les régions des revenus que procure la chasse sportive. Les agents de la faune soulignent également que les cas de cruauté envers les animaux sont fréquents.

Pour plusieurs agents, les sciences judiciaires fauniques représentent l’outil qui pourrait un jour freiner les réseaux organisés de braconnage. Ce type de braconnage est un fléau qui continue de prospérer au Québec.

Le reportage de Gilbert Bégin et de Luc Rhéaume est diffusé à La semaine verte,

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