Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains animaux mangent-ils leurs crottes ?


Pas très appétissant comme menu du jour, mais certains animaux le fond pour prendre toutes les protéines et minéraux. Chez d’autres, les bébés, cela permet de parfaire dans l’intestin une communauté bactérienne saine … Cependant, chez les chiens adultes, cela est un signe d’un problème
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Pourquoi certains animaux mangent-ils leurs crottes ?

 

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Manger ses crottes. L’idée même nous semble absolument répugnante. Pourtant, l’habitude est courante dans le règne animal. Et les raisons en sont assez diverses.

Parmi les animaux, la coprophagie — c’est ainsi que l’on nomme le fait de manger ses propres crottes ou celles d’autres animaux — est relativement répandue. Pour les lapins, les souris, les hamsters, les chiens, les bébés éléphants ou encore les primates — non humains, il va sans dire —, entre autres, elle est plutôt occasionnelle. Mais les bousiers — une sorte de scarabée —, par exemple, raffolent des excréments dans lesquels ils vivent et dont ils se nourrissent presque exclusivement.

 

Pour transporter leur nourriture, les bousiers peuvent rouler des morceaux d’excréments en boule. © Topi_Pigula, Pixabay, CC0 Public Domain

Pour transporter leur nourriture, les bousiers peuvent rouler des morceaux d’excréments en boule. © Topi_Pigula, Pixabay, CC0 Public Domain

Plusieurs raisons de manger des crottes

Chez diverses espèces, la coprophagie est surtout répandue chez les petits. Au moment du sevrage, plus exactement. Les bébés éléphants ou encore hippopotames mangent alors les crottes de leurs mères — ou d’autres congénères — dans le but d’ingérer les microbes qui décomposent les plantes constituant leur nouveau régime alimentaire. Une façon originale d’installer dans son intestin une communauté bactérienne saine.

Les herbivores, quant à eux, adoptent parfois des habitudes coprophages, notamment lorsque les réserves de nourriture sont restreintes. Pour eux, manger ses crottes permet de tirer le maximum des aliments disponibles en les repassant une deuxième fois dans le système digestif. De quoi assimiler plus de nutriments et de minéraux.

Un comportement essentiel chez le lapin

Les lapins, quant à eux, consomment certaines de leurs crottes — à proprement parler, il ne s’agit donc pas ici de coprophagie —, celles que l’on nomme les cæcotrophes. Celles-ci sont humides et donc plus molles que les autres. En effet, la fermentation qui dégrade la nourriture ingérée par les lapins a lieu à l’extrémité de leur système digestif. Le temps leur manque alors pour assimiler les nutriments et ils se voient contraints de rejeter des crottes bourrées de protéines, de vitamines et de minéraux. Des crottes qu’ils mangent quasi immédiatement.

 

Chez le chien, la coprophagie peut avoir des causes médicales ou comportementales. © cynoclub, Fotolia

Chez le chien, la coprophagie peut avoir des causes médicales ou comportementales. © cynoclub, Fotolia

Un comportement plus alarmant chez le chien

Si chez les lapins, manger ses crottes est normal, il n’en est pas de même chez les chiens. Certes, les chiennes ont pris l’habitude d’éliminer ainsi les excréments de leurs tout petits. Et les chiots ont parfois tendance à imiter ce comportement.

Mais s’il persiste à l’âge adulte, il est conseillé d’en chercher les causes. Il peut s’agir de causes pathologiques (carence en vitamines, présence de parasites dans le système digestif, irritation stomacale, difficulté à assimiler les aliments, etc.) ou de causes comportementales (stress, ennui, mauvais apprentissage de la propreté, etc.).

http://www.futura-sciences.com

En Australie, des insectes français pour se débarrasser des mouches envahissantes


Il me semble qu’à chaque fois que l’Australie essaie d’enrayer ou de diminuer une espèce envahissante avec des animaux, insectes ou autres étrangers, le pays se retrouvent avec un autre problème. Déjà que les bovins ne sont pas issus de ce pays est déjà un problème avec les mouches alors les bousiers pourront-ils vraiment aider ?
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En Australie, des insectes français pour se débarrasser des mouches envahissantes

 

L’Australie importe de France des insectes coprophages, plus connus sous le nom de bousiers, afin de se débarrasser à terme des mouches très envahissantes dans les régions méridionales de l’île-continent au printemps et à l’été, a-t-on appris vendredi.

Le problème posé par ces mouches remonte à l’introduction des premiers bovins en Australie par des colons, il y a plus de deux siècles. Aujourd’hui, le pays compte près de 30 millions de têtes.

« Dans les centaines de millions de bouses fraiches déposées chaque jour, des milliards de mouches ont pu se développer », explique Jean-Pierre Lumaret, professeur émérite à l’Université Paul-Valéry Montpellier III, acteur clé de cette collaboration franco-australienne.

Ces parasites sont présents en si grand nombre dans certaines zones de l’Australie qu’il est nécessaire de se couvrir la tête de filets, similaires à des moustiquaires.

« Les mouches recherchent l’humidité dans la transpiration, la salive, les sécrétions des yeux, les blessures etc. Quand plusieurs centaines tournent autour d’une personne, elles sont sérieusement gênantes », décrit Bernard Doube, qui a des élevages de bousiers près d’Adelaïde en Australie méridionale.

Deux espèces d’insectes coprophages ont été collectées, testées et élevées à Montpellier, où l’agence nationale australienne pour la recherche, le CSIRO, dispose d’un laboratoire.

« Nous avons fait venir de France plusieurs centaines de bousiers. Ils sont restés en quarantaine pendant neuf mois environ », explique Bernard Doube.

Ces introductions sont « difficiles à réaliser », encadrées par « des processus très sévères de mise en quarantaine afin d’éviter d’introduire en Australie des maladies du bétail ou autres parasites », souligne Jean-Pierre Lumaret.

Les bousiers « concurrencent » les mouches: ils perturbent leur ponte, assèchent la matière fécale des bovins ce qui est défavorable aux mouches, et recyclent les déjections du bétail, « privant les mouches de leur pitance », explique ce professeur. « Mais pour cela il faut énormément de bousiers actifs dans la même bouse », ajoute-t-il.

Des essais ont démarré en Australie occidentale et d’autres auront lieu au printemps 2017, entre septembre et décembre.

« D’ici 2 à 5 ans, des dizaines de milliers de bousiers seront relâchés dans des élevages dans le sud de l’Australie », explique Bernard Doube. « Dans une décennie, ils devraient se trouver en grande quantité dans plusieurs régions et ainsi résoudre le problème posé par les mouches », espère-t-il.

http://www.lepoint.fr/

Des scarabées s’orientent grâce à la Voie lactée


Une étude intéressante avec un résultat étonnant ..Nous savons que des oiseaux se guident grace aux étoiles .. et même les phoques. Et il semble que certains insectes du moins le bousier réputé pour sa force serait lui guidé par la Voie lactée
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Des scarabées s’orientent grâce à la Voie lactée

 

Un bousier et sa boule

Un bousier au travail  Photo :  iStockphoto

Le bousier se fie à la bande étoilée que forme notre galaxie dans le ciel nocturne pour se déplacer au ras du sol, selon une étude menée en Afrique du Sud.

Ce petit scarabée qui façonne des boulettes d’excréments dont il se nourrit par la suite serait donc le premier insecte connu à afficher ce comportement. On savait déjà que des espèces d’oiseaux ainsi que les phoques naviguaient grâce aux étoiles.

Lorsque les bousiers trouvent des excréments, ils en prélèvent un petit peu et en forment une boulette. Les bousiers s’éloignent ensuite des excréments en ligne droite, en roulant leur boulette, pour la mettre rapidement à l’abri de leurs congénères, qui pourraient la leur voler.

Marie Dacke, de l’Université de Lund, en Suède et ses collègues avaient déjà montré, il y a dix ans, que les bousiers s’orientent la nuit grâce à la lumière polarisée réfléchie par la Lune. Or, que font ces insectes lorsque la Lune est absente? De plus, les scientifiques avaient remarqué qu’en octobre, le bousier était désorienté. C’est justement à cette saison que la Voie lactée est proche de l’horizon dans le ciel austral, donc hors du champ de vision de l’animal. Y aurait-il un lien?

La Voie lactée, vue du site de l'observatoire de La Silla, au ChiliLa Voie lactée, vue du site de l’observatoire de La Silla, au Chili  Photo :  AFP/HO

Les chercheurs ont d’abord travaillé de nuit, à l’extérieur. Ils ont placé les scarabées et une boulette d’excréments au centre d’une arène de sable entourée d’un mur masquant tout repère à l’horizon. Lorsque la Lune était visible, les bousiers mettaient peu de temps à quitter l’arène, en se déplaçant en ligne droite. Lorsqu’il n’y avait pas de Lune, mais que le ciel était étoilé, les insectes mettaient à peine plus de temps à franchir la distance.

Toutefois, lorsque le ciel était nuageux ou encore lorsqu’on empêchait les bousiers de voir le ciel (à l’aide d’une petite « casquette » fixée à leur tête), ils mettaient trois fois plus de temps à quitter l’arène. Dans cette dernière situation, les insectes tournoyaient au lieu de quitter l’arène en ligne droite, ont noté les chercheurs.

Les scientifiques ont ensuite travaillé à l’intérieur d’un planétarium muni d’une voûte artificielle, sur laquelle on peut projeter cinq types de ciels : un ciel complètement noir, un ciel entièrement étoilé, un ciel étoilé sans la Voie lactée, un ciel où sont allumées seulement les 18 étoiles les plus brillantes, et finalement une bande de lumière diffuse adoptant grosso modo la forme de la Voie lactée.

Dans la nuit totale, comme dans celle où seules les 18 étoiles les plus brillantes étaient allumées, les scarabées se déplaçaient de manière décousue. Or, dans un ciel parfaitement étoilé ou lorsque seulement la Voie lactée était projetée, les bousiers se déplaçaient de façon normale. Selon les chercheurs, cela montre qu’ils ne s’orientent pas grâce à quelques étoiles singulières, mais plutôt en fonction de la bande de lumière qui représente la Voie lactée.

Les chercheurs se demandent maintenant si d’autres animaux, comme les crabes par exemple, utilisent aussi un système de repérage semblable à celui des bousiers.

Le saviez-vous?
En mars 2010, des chercheurs britanniques et australiens avaient établi que le bousier était l’insecte le plus fort de tous, toutes catégories confondues.

http://www.radio-canada.ca

Des centaines d’espèces découvertes au Suriname


La plupart de ces très belles créatures sont haute en couleurs, mais attention elles peuvent être toxiques. Rassurez-vous, probablement que vous ne tomberez jamais nez à nez avec ces grenouilles, sauterelles … a moins que vous soyez un explorateur
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Des centaines d’espèces découvertes au Suriname

 

Une expédition de plus de 50 scientifiques, envoyée au Suriname pour un programme d’évaluation rapide de Conservation International, avec d’étonnantes et rares images d’animaux.  Cette chrysomèle, par exemple, doit sa couleur au fait qu’elle se nourrit de plantes toxiques et de ce fait, est elle-même toxique. © Trond Larsen


La grenouille cowboy à cause des franges qui sillonnent le côté de ses pattes et des « éperons »

© Paul Ouboter


La rosée sur une chenille

© Trond Larsen


Le scarabée géant de l’Amazonie

© Piotr Naskrecki


La sauterelle Crayola

©Piotr Naskrecki


Le gecko à queue épineuse

© Trond Larsen


Un couple de scarabées-tortues

 

© Trond Larsen


Une sauterelle « licorne »

© Trond Larsen


La grenouille « pac-man »

© Trond Larsen


La sauterelle à crête

© Piotr Naskrecki


Un bousier miniature mesure que quelques millimètres de long

© Trond Larsen


L’araignée hypertélique

© Trond Larsen


La grenouille-singe

© Trond Larsen

 

La sauterelle à tête pointue

© Piotr Naskrecki


Une maman attentionnée

Cette grenouille à trois bandes a beau être très toxique, elle n’en n’est pas moins une bonne mère. En effet, ce ne sont pas des bosses qu’on peut voir sur son dos mais de petits têtards qu’elle transporte vers un plan d’eau © Trond Larsen


Une nouvelle espèce de demoiselle

© Natalia von Ellenrieder


De nouvelles espèces de poissons-chats

Au Suriname, les scientifiques ont découvert de toutes nouvelles espèces de poissons-chats. A gauche, ce petit poisson se cache dans les courants d’eau douce et sablonneux, où il a été difficile à trouver. Le poisson-chat de droite ç quant à lui des allures préhistoriques. © Philip Willink


http://www.linternaute.com