Finir ses études sans dettes : Étudiant et sans-abri


Aller aux études tout en choisissant de ne pas s’endetter en étant un sans-abri est extrême, encore chanceux que l’hiver n’a pas été si terrible cette année, qu’il n’a pas beaucoup eu de grand froids extrêmes a Montréal. Mais c’est un choix qui lui appartient
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Finir ses études sans dettes : Étudiant et sans-abri

 

Étudiant et sans-abri

Crédit photo : TVA Nouvelles

Shane Dussault, étudiant à l’Universi

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Shane Dussault est étudiant en philosophie à l’Université McGill, mais il n’a pas d’adresse de résidence : il est sans-abri, par choix.

Il a choisi d’être sans-abri pour compléter ses études sans devoir un sou.

«Je n’aime pas trop les dettes, alors je veux limiter les dettes le plus possible. C’est une bonne façon de faire ça», explique Shane Dussault.

«Maintenant, j’ai assez de bourses pour payer pas mal toutes mes dépenses et j’utilise les prêts. Mais si je travaille à temps partiel l’été, je pourrais avoir tout payé pour la fin de l’année.»

Il dort à la belle étoile autour de l’université, hiver comme été.

«J’ai dormi ici au moins trois mois, je pense. C’est ma maison d’automne.»

Photo: TVA Nouvelles

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Outre son sac de couchage, tout ce qu’il possède entre dans ce sac à dos, dont son ordinateur portable.

«C’est assez semblable à quelqu’un qui vit en résidence, sauf que je prends ma douche après être arrivé à l’école au lieu d’avant. Mon chandail, je le porte tous les jours. Je le lave peut-être une fois par mois. Mais ça marche!»

Malgré son mode de vie inhabituel, Shane ne se considère pas comme un bohème.

«À cause de l’université, je suis extrêmement sédentaire, dans le sens que je suis tout le temps à la bibliothèque. Je suis très pragmatique dans un sens. Je ne suis pas particulièrement idéaliste. Je ne m’identifie pas avec la gauche.»

Il ajoute que le milieu difficile dans lequel il a été élevé expliquerait un peu sa marginalité.

«J’ai été élevé un peu… Sans donner toute l’histoire, c’est un peu comme si je m’étais élevé moi-même pendant une grande partie de ma vie, donc je n’avais pas de normes à suivre.»

Il espère maintenant s’acheter un véhicule, au lieu de louer un appartement, question d’éviter à payer un loyer.

«Si je veux avoir des enfants un jour, là, peut-être que j’aurai besoin d’une maison.»

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