Des dromadaires éliminés d’un concours de beauté pour cause de… Botox!


Quand tu es rendu à vouloir à tout prix gagner des concours de beauté d’animaux en utilisant du botox, c’est de descendre bien bas. C’est animaux ont rendu tant de service en Afrique pour l’humain depuis des milliers d’années, ils n’ont pas a souffrir pour l’orgueil de leur maitre
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Des dromadaires éliminés d’un concours de beauté pour cause de… Botox!

 

Par: Deborah Laurent

Le King Abdulaziz Camel Festival se déroule pendant un mois en Arabie Saoudite. Les propriétaires de dromadaires utilisent des méthodes douteuses pour qu’on remarque la beauté de leur animal.

Une douzaine de dromadaires ont été disqualifiés d’un concours de beauté en Arabie Saoudite. La raison? Les bêtes avaient subi des injections de Botox dans les lèvres. Certains dromadaires avaient également eu le nez et la mâchoire gonflées artificiellement.

Nick Stewart, de l’association World Animal Protection, un groupe de défense des animaux, a exprimé son indignation.

« Il n’y a aucune raison d’utiliser du Botox sur les chameaux », confie-t-il au New York Times. « C’est un acte inutile, cruel et humiliant. Les chameaux sont un trésor national en Arabie Saoudite mais on ne doit pas abuser des animaux en vue de divertir. »

Le King Abdulaziz Camel Festival rassemble jusqu’à 30.000 dromadaires et dure un mois. Les dromadaires participent également à des courses. L’ensemble des prix attribués aux gagnants s’élève à plusieurs dizaines de millions de dollars.

© reuters.

© afp.

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La chirurgie esthétique peut parfois virer au cauchemar


Tout cela pour enlever quelques rides et par la suite améliorer (selon la promesse) son visage. Un vrai fiasco. Cela ne vaut pas la peine de risquer un visage pour espérer une meilleure apparence
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La chirurgie esthétique peut parfois virer au cauchemar

 

Carol Bryan sait pertinemment qu’elle ne retrouvera plus jamais son visage d’antan. © (capture d’écran).

Christophe Da Silva

Selon The Sun et The Independent, Carol Bryan (54 ans) est aujourd’hui aveugle d’un oeil à cause d’une chirurgie esthétique cauchemardesque. Grâce à son témoignage, elle espère aider d’autres personnes à surmonter ce genre d’épreuves.

Si la chirurgie esthétique réalise parfois des miracles, le résultat final peut parfois être dramatique. C’est le cas de Carol Bryan, 54 ans. Le comble de cette histoire est qu’elle travaillait dans ce domaine.

Effets secondaires terribles

Selon The Sun, Carol Bryan a commencé les injections de botox autour de 30 ans, histoire d’effacer quelques rides. Tenue au courant des produits grâce à son activité professionnelle et conseillée par les médecins, elle a a voulu donner plus de volume à ses pommettes et parfaire son front en 2009.

Ce que Carol Bryan ne savait pas à l’époque, c’est que certains produits étaient destinés uniquement pour des zones spécifiques du visage. Sans connaître ce « petit » détail, elle a donc accepté l’injection du composé contenant du silicone et un autre produit sur les parties de son visage. Les effets secondaires ont été terribles: ecchymoses, gonflements… Trois mois plus tard, elle n’osait même plus se regarder dans un miroir. Terrifiée et défigurée, elle vivait constamment avec un chapeau, une écharpe et des lunettes de soleil. Pendant quatre ans, elle a fini par se replier sur elle-même, n’osant même plus fréquenter ses proches.

« J’avais l’impression d’avoir une tête d’un alien », a-t-elle raconté à The Independent.

UCLA et cinq opérations

En 2013, la fille de Carol Bryan a décidé de prendre les choses en main pour la sauver. Plusieurs hôpitaux ont été appelés mais seule l’UCLA (l’Université de Californie à Los Angeles) a répondu à l’appel. Le professeur Brian Boyd, un enseignant de chirurgie à la David Geffen School of Medecine à l’UCLA, a relevé le défi.

La première opération de chirurgie réparatrice a eu lieu en avril 2013. Elle a duré plus de 16 heures. Les médecins ont rencontré plusieurs difficultés car les produits injectés avaient durci avec le temps. Ils avaient aussi provoqué quelques déformations du visage. Malheureusement, le nerf optique de Carol Bryan a été touché durant cette opération. Elle est aujourd’hui aveugle d’un oeil.

Greffe et front totalement enlevé

Une seconde opération a eu lieu en octobre 2013. Après 17 heures de travail, le front de Carol Bryan a été totalement enlevé. Il a fallu une greffe de la peau en utilisant des tissus de son dos pour le reconstituer. Son front a finalement retrouvé une apparence normale après une troisième intervention chirurgicale en décembre 2013.  Deux autres opérations ont suivi en 2014 et 2015.

Si Carol Bryan sait pertinemment qu’elle ne retrouvera plus jamais son visage d’antan, elle ne se cache plus aujourd’hui. Elle espère que son témoignage aidera d’autres personnes à surmonter ce genre d’épreuves.

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Le Saviez-Vous ► Ces 10 ingrédients inusités et bizarres que contiennent nos produits de beauté


Quoiqu’il y a quelques ingrédients synthétiques, cela me rappeler quand j’étais petite des dessins animés avec des sorcières qui préparaient des potions magiques avec de la bave, du venin, serpent, etc.
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Ces 10 ingrédients inusités et bizarres que contiennent nos produits de beauté

 

Par Andréa Sirhan

Ils font de petits miracles sur notre peau, mais d’où proviennent-ils vraiment? Voici 10 ingrédients inhabituels qui se retrouvent dans nos petits pots.

1. La salive d’escargot

Il était commun de traiter les brulures et les ulcères avec de la bave d’escargot au Moyen Âge; les Coréens profitent maintenant de ses propriétés régénératrices pour la peau. Elle accélère le renouvellement cellulaire, améliore la texture et le teint de la peau, aide à conserver l’hydratation dans les tissus et stimule la production d’élastine et de collagène.

2. La carmine

Cet ingrédient dont le pigment est rouge écarlate est utilisé dans les rouges à lèvres, les fards à joues et les vernis à ongles. Il est obtenu à partir de l’acide carminique, qu’on retrouve dans le corps et les œufs de la femelle cochenille… un insecte d’Amérique latine. Les insectes sont récoltés, séchés et broyés, puis sont mélangés à des sels d’aluminium dans une eau bouillante.

3. Constituants de cellules humaines

Des chercheurs ont brisé des cellules cutanées cultivées en laboratoire pour récolter les facteurs de croissance et les protéines (cytokines et interleukines) essentielles à la peau. Les études ont démontré que ce mélange réduit significativement les signes visibles du vieillissement comme les rides et les ridules, et qu’il améliore aussi la texture et le teint de la peau.

4. Les enzymes de poisson

Ces enzymes sont utilisés dans les produits de beauté pour leurs propriétés exfoliantes s’apparentant à l’acide glycolique, sans l’effet asséchant et irritant qu’il peut laisser sur la peau.

Fait cocasse: c’est le Dr Perricone qui a découvert ces bienfaits, en constatant que les mains des travailleurs qui récoltaient les œufs de poisson d’élevage rajeunissaient à vue d’œil!

5. Le venin de serpent synthétique

On l’appelle le botox sans les aiguilles: cet ingrédient imitant le venin de serpent bloque les signaux nerveux indiquant au muscle de se contracter, réduisant l’apparition des rides. Comme le corps l’élimine beaucoup plus rapidement que le véritable botox, l’effet est beaucoup moins prononcé et on doit l’utiliser quotidiennement pour maintenir son efficacité.

6. L’urée

Bien que cette molécule se retrouve dans l’urine des mammifères, c’est une version synthétique qu’on utilise dans les produits de beauté. L’urée permet aux couches supérieures de la peau de retenir l’hydratation, en plus de conserver la teneur en eau des crèmes en cours d’utilisation. Côté formulation, elle aide à conserver un pH optimal pendant la fabrication.

7. L’or

Ce métal est connu pour ses propriétés anti-inflammatoires, d’où son intérêt pour les produits de beauté. La diminution de l’inflammation limite significativement la dégradation des fibres de collagènes et d’élastines, provoquant les rides et la perte de fermeté. En bonus, il reflète la lumière, une caractéristique qu’il conserve une fois dissoute sur la peau.

8. Le caviar

Les œufs de poissons contiennent une tonne d’éléments nutritifs: des omégas-3 et -6 réduisant l’inflammation et augmentant la production de collagène, des antioxydants et des vitamines (A et E) protégeant des radicaux libres et des facteurs de stress environnementaux, et finalement, du potassium et sélénium, améliorant l’élasticité et la réparation de la peau.

9. La gelée royale

Cette gelée pâteuse et épaisse, fabriquée par les abeilles ouvrières pour nourrir la reine, est l’une des substances les plus nutritives du monde. Elle contient tous les acides aminés essentiels, des lipides, des minéraux, des vitamines, de l’acide folique, de la niacine et de la biotine. Elle améliore l’élasticité, la fermeté, la régénération, l’hydratation et l’éclat de la peau.

10. Le venin d’abeille

En plus des propriétés réparatrices, nettoyantes et antioxydantes qu’il partage avec le miel, le corps réagit à l’apitoxine (le venin d’abeille) comme à une réelle piqure. Résultat? Il augmente la circulation sanguine et la production de collagène, repulpant la peau instantanément et améliorant l’apparence des rides et ridules avec l’utilisation prolongée.

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Le syndrome de la poupée


On parle d’acceptation de soi, que vieillir fait partie de l’ordre des choses, mais à contre courant, c’est la beauté qui prime. Juste a regarder des critiques de certaines personnes surtout vis-à-vis des femmes qui font la manchette, c’est une GROSSE vache, une VIEILLE peau, elle est laide elle devrait se cacher, avec sa face toute ridée .. etc. Pas étonnant que la chirurgie esthétique fait des affaires d’or. Pourtant, l’âge avance quand même et la chirurgie, le botox n’est pas la solution pour mieux vieillir. Surtout que le succès n’est pas assuré et impossible de retourner en arrière
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Le syndrome de la poupée

 

Pete Burns (Photo: WENN)

 

Tina Karr

Auteur, conférencière et formatrice, elle offre des ateliers de formation corporelle et d’estime de soi destinés particulièrement aux femmes.

Horreur à ces lignes qui parcourent le front, aux pattes d’oies sur le coin des yeux ou aux ridules qui dansent autour des lèvres. Interdit, les traces visibles du temps qui accompagnent allègrement les expressions de joie ou de tristesse. Tout doit être effacé pour laisser place à un visage lisse et ciré comme celui d’une poupée de porcelaine.

La pression exercée sur les femmes est énorme. Il ne suffit plus d’être indépendante financièrement, d’avoir un boulot intéressant, de maintenir une bonne forme physique, d’avoir un joli minois, d’être une épouse modèle, une mère attentionnée et une amante dégourdie, il faut encore et à tout prix, maintenir l’apparence d’une jeunette.

Jackie Stallone (Photo: WENN)

Depuis que le Botox a envahi le marché de la beauté, celles qui choisissent de payer leur hypothèque au lieu de se faire boursoufler les joues, qui préfèrent Venise aux injections ou qui estiment que les études de leur enfant valent mieux qu’un traitement rajeunissant, seront pointées du doigt. Ainsi passé 30 ans, si les femmes n’ont pas eu recours aux petites aiguilles remplies de ces potions magiques, plus coûteuses que la cocaïne, elles tombent dans l’indifférence générale…ou plus justement, dans l’inappétence sexuelle des hommes. Et de là tout le drame.

Le message véhiculé dans les médias, la publicité, les émissions de télévision et le monde de la mode est très clair. Quel intérêt peut avoir l’intelligence, le savoir-faire, la connaissance, l’expérience ou même le charme élégant d’une femme si elle ressemble à une vieille chouette? Il y a dans ce message tordu, une profonde indécence. Derrière l’obligation de plaire est dissimulé un véritable affront à la vie. Pourtant, la vie ne s’arrête pas à 20 ans, elle poursuit son cours, inlassablement, inexorablement. Et il est quelque peu prétentieux de croire que nous pouvons y changer quoi que ce soit. Notre peur de la mort sans doute …

Par conséquent, l’utilisation des produits comme le Botox ou l’acide hyaluronique se propage comme une épidémie, entraînant les moins de 30 ans dans la farandole.

Janice Dickinson (Photo: WENN)

Ce n’est pas surprenant, compte tenu du discours de propagande aussi malsain que dévastateur : « tuez le problème dans l’œuf! » Ainsi, les femmes seront assurées de développer une réelle dépendance à ces substances dont les résidus ne se résorbent jamais complètement et s’accumulent dans les tissus. Au point où, à 50 ou 60 ans, la jolie poupée de porcelaine se métamorphosera en une espèce de poupée Barbie plastifiée, boursouflée et sans âge, qui ressemblera étrangement à toutes les autres botoxées.

Personne ne nous oblige à quoi que ce soit, me direz-vous. Mais plus que jamais, le choix de s’assumer, telles que nous sommes, demande une sacrée dose d’estime de soi et surtout une confiance en soi en béton. Je connais peu de femmes qui peuvent se regarder dans le miroir et se sentir absolument et parfaitement en accord avec elles-mêmes. 85% d’entre elles avouent vouloir changer quelque chose à leur apparence. Le marché mondial de l’esthétisme médical en fait ses choux gras, avec un chiffre d’affaires de plus de 6,5 milliards de dollars en 2012.

Il est si difficile de vieillir dans notre société hyper-sexualisée où le culte de la beauté et l’obsession d’une jeunesse parfaite dictent nos comportements, nos habitudes et changent inévitablement la valeur que nous accordons à l’individu et particulièrement à la femme. Nous sommes ainsi victimes de nous-mêmes. Notre narcissisme et notre besoin de plaire sont si envahissants que nous sommes toutes, un jour au l’autre, tentées de succomber à la pression de nous transformer en jolie poupée.

Jocelyn Wildenstein (Photo: WENN)

Mais il ne faut jamais oublier qu’à la fin de notre histoire, nous logerons toutes à la même enseigne. Et quand viendra le temps de mourir, botoxées ou pas, chacune finira allongée dans une boite où les visiteurs continueront à chuchoter, combien le croque-mort a bien su nous arranger !

Joan Van Ark (Photo: WENN)

Dontella Versace (Photo: WENN)

Barry Manilow (Photo: WENN)

Michael Jackson (Photo: WENN)

 

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Chirurgie esthétique: du Botox dès la vingtaine


Autant qu’on se bat contre les gens qui prônent la minceur à tout prix que maintenant on risque de se battre contre un visage parfait Non mais ce fait quoi si on a des rides .. c’est naturel, cela fait partie de nos gènes. Tout être vivant vieillit et nous, les êtres humains, nous sommes trop orgueilleux ou nous avons peur de vieillir ?
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Chirurgie esthétique: du Botox dès la vingtaine

 

Les femmes qui veulent absolument limiter les rides en vieillissant devraient... (Photo Olivier Jean, archives La Presse)

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les femmes qui veulent absolument limiter les rides en vieillissant devraient commencer les traitements de chirurgie esthétique, comme le Botox, dès la vingtaine. C’est du moins ce que propose un «point de vue» publié le mois dernier dans la prestigieuse revue JAMA Dermatology.

«Nos patientes nous demandent souvent quand elles doivent commencer les traitements esthétiques antirides comme la toxine botulinique», explique l’auteure principale de l’étude, Heather Hamilton, de la clinique Skincare de Chestnut Hill, au Massachusetts. «Je ne pense pas qu’il faille commencer à l’adolescence. Mais si une femme dans la vingtaine est convaincue qu’elle veut à tout prix éviter des rides dans la quarantaine, il vaut mieux commencer en prévention, immédiatement.»

Le Dr Hamilton cite notamment une étude sur deux jumelles identiques, publiée en 2006 dans la revue Archives of Facial and Plastic Surgery. L’une des jumelles avait reçu des injections de Botox deux à trois fois par année à partir de 25 ans. À 38 ans, elle avait nettement moins de rides que sa jumelle.

Ne faudrait-il pas attendre d’autres études similaires avant d’en arriver à une telle recommandation?

«Idéalement oui, mais il n’est pas facile d’en faire en chirurgie esthétique», concède le Dr Hamilton.

Points de vue divergents

Deux associations médicales impliquées dans le domaine, la Société canadienne de chirurgie du laser esthétique (CLASS) et l’Association canadienne de dermatologie ont des points de vue divergents sur l’étude.

«On sait depuis longtemps qu’il vaut mieux commencer les traitements antirides en prophylaxie, avant l’apparition des rides passives, quand les rides n’apparaissent que lorsqu’on utilise les muscles de la figure», affirme Arie Benchetrit, président de CLASS, qui pratique à Pointe-Claire.

«Mais ici, on voit rarement des femmes pour ça avant l’âge de 35 ans.»

Ari Demirjian, un dermatologue du Centre universitaire de santé McGill consulté par La Presse, estime quant à lui que «beaucoup de dermatologues ne partagent pas le point de vue qu’il faut commencer dès la vingtaine».

«L’étude des jumelles est la seule de son genre. C’est trop tôt pour en tirer des conclusions.»

Lilia Goldfarb, spécialiste de la question de l’image corporelle au Y des femmes de Montréal souligne quant à elle que le désir de chirurgie plastique cache parfois des problèmes de dépression.

«Idéalement, il faudrait que ce type d’intervention s’accompagne d’une consultation psychologique, dit Mme Goldfarb. Peut-être pourrait-on prévoir une consultation obligatoire pour les mineures, à tout le moins.»

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Faux botox, vrais ravages


Beaucoup de femmes et quelques hommes refusent d’avoir des signes de vieillesses apparentes. Certains sont prêts a n’importe quoi et si cela coute moins cher alors pourquoi pas ? Mais c’est justement une porte ouverte pour les fraudes. Et nous savons pourtant que beaucoup de produit chinois sont des contrebandes et peuvent causer plus de tort que de bien. Des torts pouvant aller à la paralysie, et même la mort. Est-ce que cela valait vraiment la peine pour quelques rides ?
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Faux botox, vrais ravages

 

La lutte aux rides coûte cher. Si cher, que dans l'espoir de payer moins, des... (Illustration La Presse)

ILLUSTRATION LA PRESSE

MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

La lutte aux rides coûte cher. Si cher, que dans l’espoir de payer moins, des milliers de Québécois prennent des risques immenses. Faux Botox et faux agents de remplissage. Injections illégales. Rabais de groupe. Cliniques achalandées comme des usines… Le milieu de la santé dénonce les dérives d’un marché anarchique et l’inaction des autorités.

Des vendeurs de Botox bidon et de substances censées combler les rides infiltrent depuis peu le marché québécois avec leurs produits douteux, qui ont déjà provoqué des tragédies de l’Australie jusqu’aux États-Unis.

Pendant deux mois, au lieu d’utiliser la marque Botox, une jeune médecin montréalaise a injecté de la toxine botulinique coréenne aux patients d’un réseau d’au moins trois cliniques d’esthétique.

«Ce sont les propriétaires, des hommes d’affaires, qui me la fournissaient et je leur faisais confiance, explique la jeune femme, qui a requis l’anonymat. Je ne savais pas que c’était un produit acheté au rabais et qu’il n’était même pas approuvé par Santé Canada.

«Un jour, poursuit-elle, ils m’ont montré des fioles avec des étiquettes pleines de caractères asiatiques. Ils étaient même prêts à essayer le produit sur eux! Mais pour que j’injecte, il fallait à tout le moins que la bouteille soit lisible.»

Estomaqué, le président sortant de l’Association canadienne de médecine esthétique, Yves Hébert, a dissuadé sa consoeur de recommencer, peu importe la langue d’étiquetage.

«Les produits étrangers ne sont pas soumis au même contrôle de qualité, prévient-il. D’une bouteille à l’autre, ils peuvent être trop concentrés ou pas assez. Et s’ils contiennent des impuretés, ils peuvent causer de graves problèmes: des infections jusqu’au choc anaphylactique et la mort.»

Malgré tout, une infirmière de la couronne nord (qui ne veut pas être nommée) avoue commander régulièrement de la prétendue toxine botulinique et des agents de remplissage de rides, tous fabriqués en Chine, puis vendus en ligne, sans ordonnance. Elle en a déjà injecté à ses amies et s’en injecte toujours elle-même.

«Ça m’inquiète un peu, mais c’est beaucoup moins cher», justifie-t-elle.

Dans les cliniques québécoises, on paie en moyenne 500$ pour se faire injecter du Botox, et au moins autant pour se faire injecter un agent de remplissage. Utiliser soi-même des produits douteux coûte entre quatre et dix fois moins. Mais les risques, eux, sont incalculables. L’infirmière qui le fait a déjà forcé la dose et eu du mal à parler pendant deux mois.

«Sa bouche ne fermait plus, explique l’une de ses amies. Une autre fois, en ouvrant la seringue, on a réalisé que le contenu était beaucoup trop épais et on l’a jeté.»

Paralysie

En Océanie, des femmes ordinaires se sont causé des abcès en s’injectant elles-mêmes des substances vendues sur l’internet avec un DVD explicatif. L’une d’entre elles a même perdu un rein.

Aux États-Unis, des charlatans et des médecins sont allés jusqu’à injecter du faux Botox fait d’huile à moteur ou destiné à des souris de laboratoire. Des patients ont paralysé et ont dû subir une trachéotomie.

À Laval, la dermatologue Suzanne Gagnon souligne qu’aucun médecin canadien n’a été impliqué dans une histoire aussi extrême. Ce qui n’empêche pas les vendeurs louches de vouloir les appâter. Sa clinique, Face au temps, a reçu une télécopie et des courriels lui offrant du faux Botox chinois ou des agents de remplissage à des prix dérisoires. Il y a environ huit mois, une vendeuse non autorisée a même téléphoné, prétendant avoir rendez-vous.

«C’est de la fraude!», s’indigne la dermatologue.

À l’été 2012, un vendeur similaire a pris contact avec une autre clinique lavalloise.

«En faisant des recherches à son sujet, on est tombés sur un site de Botox chinois, indique la technicienne Lucie Beauchemin. On a ensuite appris que d’autres médecins avaient été sondés. C’est illégal.»

La Presse a pu joindre ce vendeur en se faisant passer pour une infirmière. Arrogant et méfiant, le Torontois a affirmé vendre des agents de remplissage plutôt que de la toxine botulinique, puis a refusé d’en dire plus à moins de savoir comment nous l’avions retrouvé.

Un médecin montréalais a pris le relais à la demande de La Presse. Il s’est vu proposer deux produits reconnus à environ 20% de rabais.

«Mais le premier n’est pas approuvé au Canada et le second devrait plutôt être vendu par une maison de distribution. Dès qu’on ne passe pas par la filière officielle, on peut s’interroger sur la composition réelle du produit et sur ses conditions d’entreposage», dit l’omnipraticien.

500 médecins fautifs

Santé Canada autorise seulement trois marques de toxines botuliniques pour atténuer les rides: Botox cosmétique (du laboratoire californien Allergan), Dysport (fabriqué en Irlande) et Xeomin cosmétique (fabriqué en Allemagne). Puisqu’il s’agit de médicaments, seuls les médecins et les pharmaciens peuvent s’en procurer sans violer la loi. Et seuls les médecins et les infirmières qu’ils forment et délèguent peuvent en injecter.

Allergan, qui détient 85% du marché, a doté ses flacons d’un hologramme, pour les rendre inimitables. La société nous a déclaré qu’elle dénonce les cas d’importation illégale et de contrefaçon à Santé Canada et à la GRC, et qu’elle collabore ensuite à leurs enquêtes.

Il y a quatre mois, les autorités canadiennes ont même été interpellées par la Food and Drug Administration (FDA). L’organisme a alors rendu publics les noms de 350 médecins américains, précisant qu’ils s’étaient procuré du Botox de contrefaçon auprès de fournisseurs appartenant à Canada Drugs, pharmacie en ligne établie à Winnipeg. La FDA reprochait déjà à l’entreprise d’avoir vendu du faux Viagra et un faux médicament contre le cancer fabriqué en Turquie.

L’entreprise n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue, tandis que Santé Canada nous a déclaré, par courriel, n’avoir aucune raison de croire que les Canadiens soient en danger.

«Santé Canada ne protège pas le public contre les médicaments contrefaits», estime au contraire Amir Attaran, professeur aux facultés de droit et de médecine de l’Université d’Ottawa.

À ses yeux, les fonctionnaires canadiens sont trop passifs et les règles internationales ne sont pas assez sévères.

«Les pénalités sont plus grandes pour les fabricants de faux billets de banque que pour les fabricants de faux médicaments, qui peuvent pourtant tuer», résume-t-il.

– Une idée originale de Francis Vailles

***

UN MARCHÉ EN ÉBULLITION ENTRE 2000 ET 2012

680% hausse du nombre d’injections de toxine botulinique

En 2000: 0,786 million

En 2012: 6,1 millions

205% hausse du nombre d’injections d’agents de remplissage

En 2000: 0,652 million

En 2012: 2 millions

– 16% chute parallèle du nombre de traitements esthétiques chirurgicaux

En 2000: 1,9 million

En 2012: 1,6 million

Source 2012: American Society of Plastic Surgeons (ASPS)

EN 2011

1,7 milliard somme dépensée par les Américains pour subir des injections de protéine botulinique ou d’agents de remplissage. Il s’agit des deux traitements les plus populaires de tous chez les 35-50 ans.

91% des adeptes sont des femmes

9% sont des hommes

Après coup, environ deux clients sur trois estiment que ce type de traitement en valait la peine, selon les usagers du site RealSelf.com.

NOMBRE D’ADEPTES PAR TRANCHES D’ÂGE

18 ANS ET MOINS: 0,2%

19-34 ANS: 13,5%

35-50 ANS: 45,9%

51-64 ANS: 30,9%

65 ANS ET PLUS: 9,5%

Source: 15th Annual Cosmetic Surgery National Data Bank Statistics, The American Society for Aesthetic Plastic Surgery

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Bulles, caviar… et botox


Des soirée Botox, organisées dans des lieux hors des cliniques et hôpitaux ce qui m’a le plus interpelée c’est la réponse d’une des femmes .. «C’est une belle soirée de filles, alors on dirait que ça a moins d’implications» Je trouve cela très inquiétant ce genre de rencontre .. de promouvoir un acte médical dans des soirées mondaines .. La beauté une industrie payante qui ne veut pas que des femmes vieillissent normalement…
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Bulles, caviar… et botox

 

Il y a quelque 55 800 injections de... (Photo: Olivier PontBriand, La Presse)

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Il y a quelque 55 800 injections de Botox réalisées au Canada en 2010, selon la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique.

PHOTO: OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

GABRIELLE DUCHAINE
La Presse

Après les réunions Tupperware, voici les soirées Botox. Le concept, directement importé des chic boulevards de Beverly Hills, gagne en popularité au Québec. Spas et centres de beauté sont de plus en plus nombreux chez nous à organiser des rencontres au cours desquelles les injections hors de prix sont administrées entre une bouchée et un verre dans une ambiance de fête. Des médecins se rendent jusque dans des soirées privées avec leurs seringues. Regard sur cette pratique aussi glamour que contestée.

Jeudi soir. Au quatrième et dernier étage du luxueux Medispa Victoria Park, à Westmount, une quinzaine de femmes dans la trentaine et dans la quarantaine, perchées sur des talons hauts et moulées dans des jupes cigarettes, échangent les plus récents potins. Dans une lumière tamisée, des serveurs en chemise blanche portent en silence des plateaux remplis de verres de vin et de bouchées de toutes sortes: caviar d’aubergine, mini brochettes de tomates, olives et feta, pâtés ou légumes marinés.

Une jeune employée invite les clientes à passer dans un salon chaleureux où des chaises ont été disposées en demi-cercle de manière à faire face à un écran. Elle présente le Dr Andreas Nikolis, plasticien et professeur au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), qui entre sous les applaudissements. Le médecin se lance dans une courte présentation. Qu’est-ce qu’un visage parfait? Quels sont les effets du vieillissement? Comment fonctionnent le Botox et les autres substances injectables? Qu’arrive-t-il lorsqu’on en abuse?

Une jeune femme au visage lisse comme la peau d’une pêche lève la main.

«À quel âge faut-il commencer?»

«Bonne question, répond le plasticien. Ça dépend de chaque personne. À partir du moment où vous avez un défaut qui vous agace, on peut discuter de la meilleure manière de le corriger.»

Sandra Filopoulos, 32 ans, est ici pour ça.

«Je ne suis pas une adepte de la chirurgie plastique et de tous les trucs esthétiques du genre, mais ce soir, c’est différent. Il y a un élément social. On discute, on rigole, on passe du bon temps et, en même temps, on reçoit un traitement.»

La jeune femme, mince, athlétique, le teint hâlé, déteste le pli qui se creuse entre ses sourcils lorsqu’elle les fronce. Ce soir, le médecin va y remédier pendant que ses amies papotent et se font maquiller, masser ou vernir les ongles en attendant leur tour.

Des soirées comme celle-ci, qu’on jurerait tout droit tirées d’une émission de télévision, il s’en organise de plus en plus au Québec. Si leurs détracteurs les accusent de banaliser le recours aux traitements esthétiques – des médecins refusent catégoriquement d’y participer -, leurs défenseurs les voient comme le nec plus ultra de l’industrie.

«C’est inspiré de ce qui se fait déjà dans certains milieux branchés d’Europe et des États-Unis», explique la propriétaire du Barbibelle Spa de Gatineau, Véronique Doray.

Le concept est simple. Des femmes (et parfois quelques hommes), amies ou collègues, se réunissent dans un spa, un centre de beauté ou même à la maison. Elles font venir un traiteur, peut-être un DJ, un massothérapeute ou une esthéticienne et, évidemment, un médecin. Après une courte séance d’information, elles reçoivent tour à tour des injections de Botox (qui coûtent entre 200 et 500 $) ou d’un produit de remplissage dans une atmosphère de 5 à 7. Des femmes d’affaires organisent même ces activités pour leurs clientes, tout comme les hommes amènent leurs clients au hockey.

La clientèle attirée par le côté glamour de la chose est étonnamment variée.

 «J’ai vu ça pour la première fois dans une émission de téléréalité, raconte Nicole*, 46 ans, propriétaire d’un salon de coiffure. Les filles buvaient des martinis et se faisaient botoxer en même temps. Ça avait l’air tellement amusant que j’ai voulu faire comme elles.»

C’était il y a un an et demi. Depuis, elle a organisé une demi-douzaine de soirées privées avec ses amies, ses clientes ou ses employées, parfois dans un spa, parfois à son salon.

«Il faut s’enlever de la tête l’image de la personne plus âgée, riche, qui tente par tous les moyens de garder une allure jeune, dit Mme Dorais, qui offre des soirées Botox, bulles et sushis.

«C’est madame Tout-le-Monde qui y participe. Les clientes sont en moyenne dans la quarantaine et proviennent de tous les milieux. Nous avons des infirmières, des policières et des femmes de carrière.»

Au Medispa Victoria, on reçoit des femmes dont l’âge varie de la vingtaine à la soixantaine. Pour la plupart, elles n’ont jamais reçu de Botox. Ces soirées sont leur première incursion dans le monde des produits injectables.

«Je n’aurais jamais osé prendre rendez-vous avec un médecin pour ça», raconte Sasha*, infirmière de 34 ans qui attend de discuter avec le médecin, un verre de vin rouge dans une main, un croûton tartiné dans l’autre.

«Mais quand mon amie m’a parlé de la soirée, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite de comprendre comment ça fonctionne. J’étais curieuse.»

À côté d’elle, Christine*, 43 ans, hoche la tête en signe d’approbation. Pour elle aussi, c’est la première fois.

«C’est une belle soirée de filles, alors on dirait que ça a moins d’implications», dit-elle.

Ce soir, plusieurs participantes se contentent d’une consultation – totalement gratuite – avec le médecin. Dans d’autres événements, toutes les clientes reçoivent tour à tour des injections.

 Des médecins vont jusqu’à l’exiger «pour prévoir le bon nombre de seringues», ou «pour que ça vaille la peine de se déplacer».

«Chez nous, tout dépend de ce que les clientes veulent. On leur organise une soirée sur mesure selon leurs demandes. On peut tout faire. On ferme le spa juste pour leur groupe», explique la directrice du marketing de l’établissement, Kim Marx.

Seul bémol: comme dans plusieurs centres, celles qui reçoivent des injections doivent attendre la fin de l’intervention avant de consommer de l’alcool.

 «Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on ne permet pas d’alcool, mais c’est notamment pour que la cliente fasse un choix éclairé, dit le Dr Nikolis. On ne voudrait pas qu’elles se réveillent demain et se disent: mais qu’est-ce que j’ai fait?»

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AILLEURS DANS LE MONDE

Un scandale au Maroc

Le 2 juin, une soirée Botox présentée comme la première du genre en Afrique a fait scandale au Maroc. La soirée, organisée par un citoyen français dans un hôtel luxueux de Marrakech et qui a réuni plus de 400 personnes, s’est attiré les foudres de la communauté médicale. Le président de la Société marocaine de chirurgie esthétique a déclaré à des médias locaux que la soirée était illégale parce que, bien que deux médecins y aient participé, elle avait eu lieu dans un endroit qui n’est pas approprié à la pratique médicale.

«Un hôtel n’est pas un lieu destiné à des actes médicaux et ne dispose pas d’équipements spécialisés. Ces injections peuvent occasionner de graves problèmes ou d’énormes malaises», a-t-il dit.

Des plaintes officielles ont été formulées au Conseil national des médecins (l’équivalent de notre Collège des médecins) et au ministère de la Santé. Loin d’être intimidé, l’organisateur envisagerait une seconde soirée à Casablanca.

À domicile chez les Brits

À Londres, la soirée Botox est devenue une véritable tendance dans ce qu’on appelle là-bas la «génération cosmétique». Les médecins sont nombreux à se rendre à domicile avec leurs seringues et leurs lampes d’appoint pour administrer à la chaîne les coûteuses injections environ 200£ (300$) chacune. Une entreprise organise même des soirées Botox comme on organise des mariages.

«Nous servons les femmes et les hommes, que ce soit à la maison ou dans n’importe autre quel lieu plaisant et relaxant. Nous voyageons partout au pays», annonce Beautique Botox Parties sur son site web.

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LE BOTOX EN CHIFFRES

55 800 Le nombre estimé d’injections de Botox réalisées au Canada en 2010, selon la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique.

1% La proportion de patients qui ont recours au Botox et ont éprouvé des désagréments mineurs, selon des chiffres publiés dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

15 Le rang du Canada dans la liste des pays où l’on pratique le plus grand nombre d’interventions selon la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique.

Combien ça coûte Le prix d’une soirée Botox varie selon l’organisateur et le concept choisi. Généralement, les femmes ne payent que pour les injections, les à-côtés étant offerts par le spa ou le centre de beauté. Certains exigent une somme symbolique de quelques dizaines de dollars payé à l’avance pour s’assurer que toutes les personnes inscrites à la soirée s’y présentent vraiment. Les médecins qui se déplacent à domicile ne facturent souvent aussi que les injections (200 à 500$).

* Noms fictifs

http://www.lapresse.ca