Australie Un bœuf à deux têtes vendu aux enchères


Généralement, quand un animal a une allure vraiment particulière, cela l’assure a une vie longue et paisible, mais ce n’est pas toujours le cas
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Australie : Un bœuf à deux têtes vendu aux enchères

 

Un bœuf à deux têtes vendu aux enchères

Crédit photo : Gracieuseté Facebook

Un animal surprenant a été vendu aux enchères, hier, dans la région du Queensland, en Australie: un bœuf à deux têtes!

(Crédit photo: Facebook)

Mareeba Salesyards, le marchand qui a mis en vente l’animal, a assuré que la bête est en «très bonne santé».

L’animal, baptisé «Two Face», a un œil, une dent et des narines fonctionnelles sur sa deuxième tête, selon ce qu’a écrit le vendeur de bétail sur sa page Facebook.

Le bœuf a été vendu pour la somme de 555 dollars (537 dollars canadiens), rapporte le quotidien belge 7sur7.

(Crédit photo: Facebook)

Mareeba Salesyard a publié quatre photos de l’animal qui est devenu une vedette sur internet, mais ce sera de courte durée, car un abattoir a acheté l’unique bête.

http://tvanouvelles.ca/

LES 10 OBJETS BIZARRES LES PLUS VOLÉS


Quand quelqu’un ou une entreprise parle avoir été victime de vols, on pense à des objets très chers, genre cellulaire, télévision, bijoux, etc. Pourtant, il y a des vols qui sortent de l’ordinaire qui sont parfois surprenants
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LES 10 OBJETS BIZARRES LES PLUS VOLÉS

 

La sève qui sert à fabriquer du sirop d’érable est l’objet d’un trafic intense.

[CC / Sterling College]

Bijoux, voitures, téléphones portables… Ces grands classiques ne représentent qu’une infime partie de tout ce qui peut être volé, recyclé, revendu, trafiqué, par les professionnels de la « fauche ». Un véritable inventaire à la Prévert.

C’est la presse américaine qui se fait l’écho de cet improbable classement des objets les plus insolités convoités par les voleurs contemporains à partir de données cumulées par des organismes officiels. Si ce classement n’a rien de scientifique, il est en revanche révélateur de l’imagination des malfaiteurs et des attentes du « marché ».

La lessive arrive en tête des produits atypiques les plus volés. Non seulement car le produit est cher et objet d’une forte demande au marché noir, mais aussi parce qu’il peut servir de base dans la composition de certaines drogues. Enfin, l’absence de numéro de série facilite grandement l’opération. La marque Tide est particulièrement prisée des voleurs.[CC/ Jonseidmans]

Les médicaments destinés à combattre les symptômes de l’allergie (anti-histaminiques) sont très convoités par les voleurs. Non seulement car beaucoup de patients considèrent que les produits vendus en officine sont trop chers, mais aussi parce que ces substances peuvent être l’objet d’un usage récréatif. A fortes doses, elles peuvent en effet entraîner des hallucinations ou des sensations de bien-être, avant de déclencher de pénibles effets secondaires [CC / Sunshinecity]

Le test de grossesse est un grand classique des statistiques du vol. La demande est tellement forte, ont constaté les auteurs de l’étude, que les produits volés sont écoulés à des tarifs proches de ceux pratiqués dans les points de vente légaux. [CC / Esparta]

Il faut une certaine technicité pour voler les pots catalytiques des voitures. Néanmoins, l’objet est très convoité par les voleurs en raison des métaux rares qu’il contient : platine, rhodium et palladium. [CC / performancemuffleraz]

Si les plaques des bouches d’égout ne sont pas constituées d’un métal rare, elles sont néanmoins régulièrement dérobées. C’est en effet l’occasion de s’approprier d’un coup une forte masse de métal, toujours monétisable. Aux Etats-Unis, des trappes sont ménagées dans les camions des voleurs pour opérer en toute discrétion. [CC / Andrew Kelsall]

Le vol de Nutella est un exercice pratiqué à l’échelle mondiale. En Allemagne, 5000 kilos de la précieuse pâte à tartiner ont été récemment dérobés. Aux Etats-Unis, un trafic important a été démantelé à l’université de Columbia. [CC / Chaojikazu]

La sève brute qui sert à fabriquer le sirop d’érable est un produit apparemment anodin, mais en fait très précieux. Il en faut 40 kilos pour produire un kilo de ce sirop prisé des Canadiens. Le prix de la sève fluctue avec les conditions climatiques et se situe actuellement à un niveau très élevé. En 2012, plus d’une douzaine de personnes ont été arrêtées et un fructueux trafic démantelé. [CC / Sterling College]

Pourquoi s’embêter à aller au magasin pour acheter des massifs ou des plantes en pots quand on peut simplement les voler aux voisins. Si ce type de vol ne relève pas du crime organisé, il est néanmoins pratiqué à grande échelle. Certains végétaux, comme les cactus ou les plantes, peuvent avoir une valeur très élevée. [CC / Grahamabones]

Plus classiques, les petits bateaux sont régulièrement dérobés, surtout en été. Le matériel de pêche, le gréement ou l’équipement électronique sont souvent l’objectif prioritaires des malfaiteurs, mais c’est parfois l’embarcation complète qui est est escamotée. [CC / Barryskeates]

La production de viande de boeuf ne suit pas encore la demande en hausse. Conséquence logique : le prix au kilo augmente, et donc la demande au marché noir. Il n’en fallait pas plus pour que les voleurs s’intéressent de près aux barquettes des supermarchés, objets désormais d’une attentive surveillance.

http://www.directmatin.fr/

Du bœuf britannique contaminé par la tuberculose exporté en France


On dirait que la France (ainsi que la Belgique et les Pays-Bas)a son lot de surprise avec la viande vendu dans son territoire. On vendrait en toute connaissance de cause de la viande contaminée a la tuberculose provenant de leur voisin Anglais
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Du bœuf britannique contaminé par la tuberculose exporté en France

Des bovins testés positifs à la tuberculose sont abattus et mis dans le circuit alimentaire dans les collectivités en Grande-Bretagne ou exportés vers le continent.

C’est un rosbif au goût un peu amer que nos voisins Britanniques exportent chez nous. Selon le Sunday Times , des carcasses de viande bovine infectée par le germe de la tuberculose sont abattues dans un abattoir au Royaume-Uni et exportées vers la France, la Belgique et les Pays-Bas. Le journal avait révélé la semaine dernière que 28.000 bêtes testées positives à la tuberculose étaient offertes à la consommation chaque année.

De grandes enseignes comme les supermarchés Tesco, Sainsbury’s, ou Waitrose, ainsi que les chaines McDonald’s et Burger King ont refusé de vendre cette viande. Celle-ci serait écoulée essentiellement dans des cantines scolaires ou les restaurants hospitaliers. Les animaux testés positifs sont retirés des troupeaux afin d’éviter d’autres contaminations, moyennant une compensation de l’Etat à l’éleveur. Une agence vétérinaire publique (Animal Health and Veterinary Laboratories Agency) les revend ensuite, en toute connaissance de cause, à un abattoir du Sommerset, filiale du grossiste en viande irlandais ABP UK. Les carcasses sont exportées sans étiquetage particulier.

Risque de transmission faible

Les élevages français sont exempts de tuberculose. Le risque de transmission de l’animal à l’homme est jugé très faible mais pas nul. Le développement de la tuberculose peut prendre des années et il est difficile de remonter à la cause de contamination. Outre la viande, le lait peut être porteur de la bactérie. L’agence de santé du Royaume-Uni a lancé une nouvelle étude pour tenter d’établir l’origine des cas de contamination récente à la tuberculose.

«C’est surréaliste. Cette pratique devrait être immédiatement arrêtée. Il est bizarre qu’une agence publique soit impliquée là-dedans. Comme pour le scandale de la viande de cheval, le principe de précaution devrait s’appliquer lorsqu’il s’agit d’alimentation et de santé», a réagi Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Sunday Times.

Le grossiste ABP reconnaît que «environ dix à vingt animaux sont traités chaque semaine» et «la viande est exportée sous forme de carcasses à divers clients en Europe continentale».

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Poulets, boeufs, porcs: la résistance aux antibiotiques augmente


Donner des antibiotiques pour prévenir des maladies chez la volaille me semble illogique. Je pense que tôt ou tard nous devrons revenir à l’élevage biologique tout en diminuant notre consommation de viande et aller vers des substituts
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Poulets, boeufs, porcs: la résistance aux antibiotiques augmente

 

Les propriétaires de couvoirs de poulets du Québec... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Les propriétaires de couvoirs de poulets du Québec ont volontairement cessé d’utiliser du ceftiofur en 2005-2006, un antibiotique de très grande importance en médecine humaine.

PHOTO: IVANOH DEMERS, LA PRESSE

MARIE ALLARD
La Presse

Plusieurs bactéries prélevées chez des poulets, boeufs et porcs vivant au Québec sont de plus en plus résistantes à des antibiotiques cruciaux en santé humaine, selon un bilan du ministère de l’Agriculture (MAPAQ).

Une «tendance à la hausse significative» de la résistance au ceftiofur -un antibiotique de très grande importance en médecine humaine- est observée pour les E. coli d’origine avicole et d’origine porcine. Plus du quart (27%) des isolats de volaille n’y réagissaient plus en 2011, contre 18% l’année précédente. Chez les isolats de porcs, la résistance a bondi de 10% à 22% en un an.

Observée depuis 1999, «cette tendance à la hausse continue d’année en année», précise en entrevue Dre Marie Nadeau, directrice du Programme québécois de surveillance de la résistance aux agents antimicrobiens des bactéries d’origine animale.

C’est inquiétant, parce que «le ceftiofur est une céphalosporine de troisième génération, apparentée à un autre antibiotique qu’on trouve chez les humains, le ceftriaxone», explique Dre Nadeau. Les médecins y ont recours pour lutter contre des infections sévères et invasives; les traitements de rechange sont limités.

Incroyable mais vrai, ce précieux antibiotique «est donné à titre préventif aux volailles, dans les oeufs (in ovo) ou à un jour d’âge des oiseaux, pour prévenir l’entérite nécrotique», indique Dre Nadeau.

Or, il n’est même pas homologué pour être utilisé chez les volailles. Explication: les vétérinaires ont le droit, au Canada, d’utiliser des médicaments en dérogation des directives de l’étiquette, ce que plusieurs font.

Interdire le ceftiofur?

Devant les craintes soulevées par cet usage, les propriétaires de couvoirs de poulets du Québec ont volontairement cessé d’utiliser du ceftiofur en 2005-2006, rapporte l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Les résultats ont été probants: la résistance a chuté de 65% à 7% dans les isolats de chair de poulet et de 31% à 8% dans les isolats humains. Le ceftiofur a ensuite été réintroduit, ce qui a été suivi par une remontée de la résistance.

Québec va-t-il interdire cet usage du ceftiofur, comme l’ont fait les États-Unis?

«On réfléchit, répond Dr Michel Major, vétérinaire en chef du ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ). Théoriquement, on a des pouvoirs habilitants qui nous permettent d’interdire certaines utilisations. Le problème, c’est si une province procède unilatéralement, mais que l’usage continue ailleurs au Canada, la portée de ce geste dans la lutte à l’antibiorésistance n’est pas la même.»

Salmonelles plus résistantes

Autre préoccupation: les salmonelles des volailles, porcs et boeufs sont de plus en plus résistantes à plusieurs antibiotiques à la fois. La moitié des salmonelles originaires des porcs et bovins résistent à au moins quatre classes d’antimicrobiens. Ces bactéries – et leurs gènes de résistance – peuvent se transmettre facilement de l’animal à l’humain, en consommant de la viande contaminée ou par contact direct avec les bêtes.

La résistance à l’enrofloxacine – un autre antimicrobien de très grande importance en santé humaine – chez les E. coli des bovins connaît aussi une «tendance à la hausse significative» au Québec, depuis 2006. Homologué pour traiter les problèmes respiratoires des bovins, ce médicament est aussi apparenté à un antibiotique crucial donné aux humains, la ciprofloxacine.

***

En chiffres

Salmonelles multirésistantes

– 28% des salmonelles originaires des volailles sont résistantes à au moins deux classes d’antibiotiques.

– 51% des salmonelles originaires des bovins sont résistantes à au moins quatre classes d’antibiotiques.

– 50% des salmonelles originaires des porcs sont résistantes à au moins quatre classes d’antibiotiques.

Source: Surveillance de l’antibiorésistance, rapport annuel 2011, Direction générale de la santé animale et de l’inspection des aliments, MAPAQ.

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Le Saviez-vous ► Expression : Un vent à décorner les boeufs


Au Québec on dit écorner au lieu de décorner  »Un vent à écorner les boeufs » Bon on vise ici une pratique d’écornage qui j’espère qu’aujourd’hui on laisse tomber cette pratique barbare .. Mais bref … ce qui est sur c’est quand il fait un tel vent ..mieux vaut rester a la maison
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Un vent à décorner les boeufs 

 

Un vent très violent.

Je ne sais pas vous, mais moi j’imagine bien que, pour qu’il soit capable d’arracher les cornes de bovins, il faudrait que le vent soit extrêmement fort et emporte aussi les tuiles de toit et les antennes satellite, qu’il oblige même les hérissons et les hippopotames à s’accrocher très fort de leurs petits bras musclés aux branches des arbres où ils gambadent habituellement, pour éviter d’être emportés.

L’image est donc claire, mais à ma connaissance et à celle de Météo France, personne ne s’est jamais plaint de s’être pris une corne dans la figure un jour de tempête.


Comment une telle image a-t-elle donc pu germer dans l’esprit de ceux qui l’ont inventée ?

La seule explication plausible qui court les champs est la suivante :
Lorsqu’ils sont parqués en stabulation libre () dans une étable, les bovins sont susceptibles de se blesser mutuellement avec leurs cornes et d’être gênés pour accéder à leur nourriture. Pour leur éviter ça, il faut donc les écorner
[1].

Mais cette opération, qui se pratique alors que les animaux sont en liberté dans les champs, provoque des saignements qui attirent les mouches et autres insectes en grandes quantités, ce qui n’est pas très recommandé pour les plaies.

C’est pourquoi les paysans fûtés, profitant du fait que les mouches préfèrent faire une belote au chaud chez elles les jours de grand vent, pratiquent l’opération à ces moments-là, permettant ainsi à la plaie de sécher et cicatriser bien plus facilement.

Limpide, non ?

Mais alors que répondre lorsqu’un paysan vous assure à juste titre que l’écornage des boeufs pour la stabulation libre ne se pratique que depuis le milieu du XXe siècle et qu’on sait que l’expression est attestée depuis le XIXe ?

Eh bien il suffit de lui rétorquer que, même hors besoins liés à l’étable, l’écornage des animaux se pratique au moins depuis le XIIe siècle (date d’apparition du mot) et que, par conséquent, on peut imaginer que les paysans ont eu, depuis ce temps, largement le temps de constater l’influence du vent sur la présence des mouches et la cicatrisation des plaies.

[1] Il existe pourtant des voix qui s’élèvent contre cette mutilation des animaux qu’ils considèrent comme inutile car il existerait des élevages où des bovins à cornes sont en stabulation libre sans aucune gêne.

http://www.expressio.fr

Rappel massif de bœuf: à qui la faute?


A qui la faute … ?? De toute cette quantité de viandes gaspillées avec le coût de la vie qui est cher et que la viande elle-même n’est pas donnée c’est un dure coup autant pour l’abattoir concernée que pour certaines familles a faibles revenus .. Je pense que nos mode de consommation, la façon dont on élèvent le bétail pour une quantité industrielles .. il ne faut pas se surprendre qu’un jour .. comme ces derniers temps arrive
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Rappel massif de bœuf: à qui la faute?

 

Par Lise Bergeron

 

Plus de 2 000 produits de la compagnie XL Foods font partie du plus important rappel alimentaire de l’histoire du Canada. Comment en est-on arrivé là?

Le rappel massif de bœuf de l’Ouest canadien en cours actuellement nous le remémore encore une fois: plus les opérations d’abattage sont concentrées, plus le risque de contamination à grande échelle est élevé. Dans ce cas-ci, les produits de la compagnie albertaine XL Foods Inc., l’abattoir le plus important au pays avec 2 000 employés et une capacité de traiter 1,4 million de bêtes par année, sont soupçonnés de contamination à la bactérie E.coli O157:H7. En date du 8 octobre 2012, des milliers de tonnes de bœuf ont été rappelées d’un bout à l’autre du pays ainsi qu’aux États-Unis, et plusieurs pays ont fermé leurs portes au bœuf canadien.

La source du problème

Typiquement, parce qu’il provient de plusieurs parties de l’animal, c’est le bœuf haché qui est le plus susceptible d’être contaminé à l’E.coli, mais les autres coupes de viande ne sont pas non plus à l’abri.

Dans le cas présent, le rappel est d’autant plus important que l’entreprise géante distribue son bœuf sous différentes formes – du filet mignon au steak haché, en passant par la saucisse et les cubes à ragoût – et sous différentes marques partout au Canada. Au total, XL Foods fournit 35 % de tout le bœuf vendu au pays.

«Durant le processus d’abattage, la chair animale destinée à la consommation humaine peut entrer en contact avec de la matière fécale. On croit souvent que les pathogènes, s’ils sont présents, ne le sont qu’à l’extérieur du morceau de viande et qu’ils seront détruits à la cuisson. Or, ces pathogènes peuvent pénétrer dans la viande durant le procédé d’attendrissage ou de piquage», explique Olivier Berreville, docteur en biologie de l’Université de Dalhousie et conseiller scientifique de la Canadians for the Ethical Treatment of Farm Animals (CEFTA).

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), «la détection de la bactérie E.coli dans des abattoirs n’est pas exceptionnelle en soi, mais on s’attend à ce que les établissements prennent des mesures appropriées pour surveiller les taux plus élevés que la normale et qu’ils modifient leurs mesures de contrôle en conséquence».

Or, note l’ACIA, alors que le problème a été signalé le 4 septembre 2012, l’entreprise n’avait toujours pas instauré de mesures correctives satisfaisantes trois semaines plus tard, et son plan pour régler le problème à long terme n’était pas acceptable. Résultat: l’ACIA a suspendu temporairement le permis de l’établissement.

Manque d’inspecteurs?

«Un seul animal peut contaminer toute la chaîne de production, et il y a de moins en moins d’inspecteurs fédéraux chargés de surveiller les opérations», déplore Élise Desaulniers, blogueuse et auteure de Je mange avec ma tête – Les conséquences de nos choix alimentaires.

Pourtant, selon l’ACIA, 40 inspecteurs et six vétérinaires de l’Agence fédérale travaillent en tout temps dans l’établissement de XL Foods situé à Brooks, en Alberta. Mieux encore, deux vétérinaires et six inspecteurs de l’ACIA se sont même ajoutés au personnel de l’établissement depuis 2006, soutient l’Agence.

«C’est difficile de savoir ce qui se passe derrière les portes closes des abattoirs», note Élise Desaulniers.

Un reportage de Radio-Canada relatait récemment que d’ex-employés de XL Foods avaient révélé des failles importantes dans le processus d’abattage, par exemple des instruments qui tombent au sol et qui sont réutilisés sans être nettoyés. Plusieurs autres anomalies liées à la salubrité des installations ont aussi été décrites dans les médias, notamment des écoulements de désinfectant sur la viande, des thermomètres inadéquats et des frigos mal entretenus.

Un problème systémique

Pour Olivier Berreville, qui visite des installations agricoles depuis 12 ans, l’explication réside dans notre système agroalimentaire lui-même, basé sur la production d’aliments en grande quantité et bon marché.

«La façon dont les animaux sont élevés dans les fermes industrielles, par exemple la proximité des bêtes, le surpeuplement et les conditions insalubres, compromet leur système immunitaire et favorise la propagation d’agents pathogènes et de maladies», affirme-t-il.

Les producteurs assurent pourtant que tout est fait dans les normes, selon des critères scientifiques établis par des comités internationaux, et que les vétérinaires veillent au grain. Pour Olivier Berreville, toutefois, le Canada traîne de la patte.

«De nombreux critères établis et mis en pratique en Europe sont loin d’être suivis au Canada. La majorité de la viande, des œufs et des produits laitiers vendus ici proviennent d’animaux qui ont vécu des existences de peur et de privation; pourtant, ce n’est souvent que lorsque la santé humaine est concernée que l’on commence à réfléchir à ce sujet», fait-il remarquer.

Comme consommateurs, comment y voir clair?

«Le présent rappel devrait inciter les gens à se renseigner sur la façon dont sont produits les aliments d’origine animale qu’ils achètent, et entraîner un débat de société sur la façon dont les animaux de ferme sont traités et les conséquences pour le bien-être animal, l’environnement et la santé humaine», conseille Olivier Berreville.


Élise Desaulniers, pour sa part, songe à pour tous ces animaux élevés, nourris et abattus pour rien.

«Quel gaspillage de ressources… Un véritable gâchis», conclut-elle.

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), les aliments contaminés par l’E.coli O157:H7 ne présentent pas nécessairement d’altération visible ni d’odeur suspecte. La consommation d’aliments contaminés par cette bactérie peut occasionner des maladies graves, parfois mortelles, qui se manifestent notamment par des douleurs abdominales intenses et de la diarrhée sanguine. Jusqu’à présent, aucun des 11 cas recensés n’a fait de victimes.

Consultez la liste complète des produits rappelés sur le site de l’ACIA.

http://www.protegez-vous.ca

Le plus grand rappel d’aliments de l’histoire du Canada encore élargi


Encore des problèmes avec le boeuf qui provient de l’extérieur du Québec J’ai l’impression que certains vont éviter le boeuf pour un certains temps surtout au prix que sont les aliments .. c’est un gaspillage difficile pour le portefeuille
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Le plus grand rappel d’aliments de l’histoire du Canada encore élargi

 

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (AICA) a ajouté... (Photo: Alain Dion, La Voix de l'Est)

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (AICA) a ajouté une douzaine de produits aux quelque 1500 qui faisaient déjà l’objet d’un rappel pour une possible contamination à la bactérie E. Coli.

PHOTO: ALAIN DION, LA VOIX DE L’EST

MARIE ALLARD
La Presse

Le plus important rappel d’aliments de l’histoire du Canada prend encore de l’ampleur. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) avise la population de ne pas consommer de nouvelles pièces de boeuf cru, potentiellement contaminées par la bactérie E. coli 0157 :H7.

Certaines sont offertes au Québec, comme le «tendre petit rosbif d’épaule désossé assaisonné» vendu chez Walmart, ou les petits filets de boeuf «Stampede fumé» ou aux épices «style Montréal» de marque Choix du président. Ces produits s’ajoutent aux 1500 qui ont déjà fait l’objet de rappels. Tant les grandes bannières (Metro, Provigo-Loblaws, Sobeys-IGA) que les petites épiceries, boucheries et restaurants sont touchés.

Les centaines de milliers de kilogrammes de boeuf rappelés ont tous été produits à l’usine XL Foods de Brooks, en Alberta, les 24, 27, 28, 29 août et le 5 septembre 2012.

«Si vous avez déjà préparé la viande en question (par exemple, pour en faire du chili ou de la sauce à spaghetti), ne la consommez pas, met en garde l’ACIA. Si vous n’êtes pas certain si un produit est visé par le rappel, le plus sûr serait de le jeter: dans le doute, jetez-le!»

XL Foods conseille plutôt, sur son site internet, de rapporter la viande chez le marchand pour obtenir un remboursement.

Possiblement fatal

Les symptômes d’une infection à l’E. coli sont surtout gastro-intestinaux, selon l’Agence de santé publique du Canada. Mais de 5% à 10% des gens rendus malades par l’E. coli O157:H7 souffrent du syndrome hémolytique et urémique, possiblement fatal. Ce taux grimpe à 15% chez les jeunes enfants et les personnes âgées.

Quatre cas de maladie liés à la consommation de boeuf provenant de XL Foods ont été confirmés; d’autres enquêtes se poursuivent. Un recours collectif de victimes serait en préparation.

Aucune pénurie de boeuf n’est prévue.

«Pendant la fin de semaine dernière, il a pu y avoir un peu moins de choix, a dit mardi Nathalie St-Pierre, vice-présidente du Conseil canadien du commerce de détail. Mais il y a d’autres sources d’approvisionnement. Tout le monde s’ajuste.»

Seul 23% de notre boeuf vient du Québec

Il est à noter qu’à peine 23% du boeuf mangé au Québec, en 2010, était québécois, selon le ministère de l’Agriculture (MAPAQ). Le reste provenait à 7% de l’étranger et à 70% d’autres provinces canadiennes ou de pays étrangers après être passé par l’une de ces provinces.

Pour consulter la liste des produits de boeuf rappelés par magasin: http://www.inspection.gc.ca/aliments/centre-des-consommateurs/enquete-sur-la-salubrite-des-aliments/xl-foods/produits-rappeles/fra/1347948154750/1347948313776

http://www.lapresse.ca