Les coquerelles, de plus en plus résistantes aux insecticides


Ah, les coquerelles, n’importe qui peut avoir ces indésirables, même si leur demeure est très propre. Ils sont de plus en plus résistants aux insecticides. Et c’est toute une histoire pour s’en débarrasser. Il est important de signaler la présence de ces blattes pour éviter la propagation dans d’autres logements.
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Les coquerelles, de plus en plus résistantes aux insecticides

Une blatte germanique se nourrit d'un insecticide dans un laboratoire  de l'Université Purdue.

Une blatte germanique se nourrit d’un insecticide dans un laboratoire de l’Université Purdue.

PHOTO : UNIVERSITÉ PURDUE/JOHN OBERMEYER

Alain Labelle

Les coquerelles sont de plus en plus difficiles à éliminer, car elles développent rapidement une résistance croisée aux meilleurs insecticides utilisés par les exterminateurs, préviennent des entomologistes américains.

Communément appelée coquerelle au Québec, la blatte (Blattella germanica) porte plusieurs noms. En Europe, elle est appelée cafard ou cancrelat, et en Haïti, ravet.

Ces insectes représentent une menace réelle pour la santé humaine.

Ils transportent des dizaines de types de bactéries, comme E. coli et Salmonella, qui peuvent être transmises aux humains. De plus, leurs excréments et les restes de mues peuvent déclencher des allergies et de l’asthme, mais également causer des problèmes chez certaines personnes, comme la gastro.

Le saviez-vous?

  • La Blattella germanica mesure de 12 à 16 mm.
  • D’origine asiatique, elle s’est répandue presque partout dans le monde et vit près des habitations humaines.
  • Les infestations sont très fréquentes et très répandues au Québec.

Selon Michael Scharf et ses collègues de l’Université Purdue, le problème est particulièrement criant dans les zones urbaines et dans les logements pour personnes à faible revenu ou subventionnés par l’État, où les actions pour lutter efficacement contre ces insectes ravageurs ne sont pas toujours prises.

Les blattes développent une résistance à plusieurs classes d’insecticides à la fois, ce qui rendra la lutte contre ces insectes presque impossible avec uniquement des produits chimiques. Michael Scharf, entomologiste à l’Université Purdue

Chacune des classes d’insecticides agit d’une manière différente pour tuer les coquerelles. Les exterminateurs préparent souvent un mélange de plusieurs classes d’insecticides. Ainsi, si un petit pourcentage d’insectes résiste à une classe, les insecticides des autres classes les élimineront.

Les chercheurs américains ont testé ces méthodes dans des immeubles à logements multiples en Indiana et en Illinois pendant six mois.

Dans le cadre d’un premier traitement, trois insecticides de classes différentes ont été utilisés en alternance chaque mois pendant trois mois, puis de nouveau. Dans un second, ils ont utilisé un mélange de deux insecticides de classes différentes pendant six mois. Et dans le troisième, ils ont choisi un insecticide auquel les coquerelles avaient une faible résistance initiale et l’ont utilisé tout le temps.

Dans chaque endroit, des coquerelles ont été capturées avant l’étude et testées en laboratoire pour déterminer les insecticides les plus efficaces pour chaque traitement, ce qui a permis aux scientifiques d’obtenir les meilleurs résultats possible.

« Si vous avez la possibilité de tester les coquerelles avant et de choisir un insecticide qui a une faible résistance, cela augmente les chances », explique Michael Scharf. « Mais même là, nous avions du mal à contrôler les populations. »

En ayant recours à trois insecticides, les chercheurs ont réussi à contenir les populations de coquerelles pendant une période de six mois, mais ils n’ont pas réussi à les réduire.

De plus, le mélange de deux insecticides n’a pas fonctionné et les populations ont prospéré.

Comment venir à bout des coquerelles?

Dans l’une des expériences avec un insecticide unique, Scharf et ses collègues ont constaté qu’il y avait peu de résistance à l’insecticide choisi, et ils ont été en mesure d’éliminer presque entièrement la population d’insectes. Dans une autre, il y avait environ 10 % de résistance au départ, et les populations ont fini par augmenter.

Des tests ultérieurs menés en laboratoire sur les cafards restants ont montré que la résistance croisée jouait probablement un rôle important. Un certain pourcentage de coquerelles ont présenté une résistance à une classe de pesticides. En fait, celles qui ont survécu à un traitement et leur progéniture seraient essentiellement immunisées contre cet insecticide à l’avenir.

De plus, elles ont également acquis une résistance à d’autres classes d’insecticides, même si elles n’avaient pas été exposées et qu’elles ne présentaient pas de résistance avant.

Nous avons vu la résistance quadrupler ou sextupler en une seule génération. Nous n’imaginions absolument pas qu’une chose pareille pouvait arriver si vite. Michael Scharf, entomologiste à l’Université Purdue

Les femelles ont un cycle de reproduction de trois mois au cours duquel elles peuvent avoir jusqu’à 50 petits. Or, si un petit pourcentage de coquerelles sont résistantes à un insecticide et qu’elles acquièrent une résistance croisée, une population éliminée par un seul traitement pourrait exploser à nouveau en quelques mois.

Ces chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific « (en anglais), affirment que seule une approche intégrée de lutte antiparasitaire peut venir à bout d’un problème de coquerelles. Ils recommandent de combiner les traitements chimiques avec des pièges, des aspirateurs, mais aussi des installations sanitaires améliorées.

« Ces techniques sont souvent plus coûteuses que l’utilisation d’insecticides, mais si ces derniers ne permettent pas de contrôler ou d’éliminer une population, alors on gaspille de l’argent », explique M. Scharf.

« Combiner plusieurs méthodes sera bientôt le seul moyen efficace d’éliminer les coquerelles », conclut Michael Scharf.

https://ici.radio-canada.ca/

Pour se défendre, cette blatte utilise un coup de pied surpuissant


Être une blatte, ce n’est pas vraiment évident. Les obstacles, les pieds géants, les insecticides et la zombification … Et c’est de finir zombi qu’il est mieux d’être une blatte combattive. C’est un avantage d’avoir quelques notions de karaté pour éviter de se faire piquer par la guêpe émeraude.
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Pour se défendre, cette blatte utilise un coup de pied surpuissant

 

blatte américaine, guêpe émeraude

Une blatte américaine s’apprête à donner un coup de pied à une guêpe émeraude.

© TWITTER / VANDERBILT UNIVERSITY

Par Anne-Sophie Tassart

Un chercheur américain a étudié les interactions mouvementées entre les blattes américaines et les guêpes émeraudes. Les premières utilisent de véritables techniques de combat pour éviter de servir de repas aux larves des secondes.

La vie d’une blatte américaine (Periplaneta americana) n’est pas sans risque : outre le risque de se faire piétiner ou pourchasser à coup d’insecticides, elle encourt aussi le risque de finir « zombifiée » par une guêpe émeraude (Ampulex compressa). Cette dernière a une technique bien rodée : elle attrape sa proie juste à l’arrière de la tête avec ses mandibules puis la pique à deux reprises. Une première frappe au niveau des ganglions thoraciques paralyse les pattes avant de la blatte. La seconde attaque suit immédiatement à la tête. Elle permet à la guêpe d’injecter du venin directement dans le cerveau. L’histoire ne dit pas si la guêpe déclare juste avant d’un ton solennel « tu ne le sais pas encore mais tu es déjà morte »

Le terrible destin de la blatte américaine : être dévorée par la larve de la guêpe, sans pouvoir réagir

Mais le fait est que la blatte devient alors totalement passive. La guêpe émeraude n’a plus alors qu’à la trainer dans un trou, y déposer un oeuf et reboucher l’entrée. La blatte américaine n’a plus alors qu’à attendre son terrible destin : être dévorée vivante par la larve de la guêpe, sans pouvoir réagir. Si la composition et l’action du venin de l’insecte parasite ont été largement étudiées, les comportements de défense de la proie l’ont cependant moins été.

Car oui, la blatte n’est pas totalement sans défense face à une telle attaque. Dans une étude parue le 31 octobre 2018 dans la revue Brain, Behavior and Evolution, le biologiste américain Kenneth Catania de l’université Vanderbilt, se penche sur les techniques mises en oeuvre par l’insecte pour échapper à la zombification.

Des « high kick » surpuissants qui font voler la guêpe au loin

Pour comprendre par quels moyens la blatte américaine peut échapper à son assaillante, le chercheur a utilisé la vidéo à haute vitesse et a ainsi pu déceler des comportements invisibles à l’œil nu. Il a ainsi pu mettre en évidence une « défense vigoureuse » comme il l’a qualifie lui-même dans son article.

Certaines « blattes élèvent leur corps, rendant leur cou hors de portée, et donnent un coup de pied avec leur épineuse patte arrière, bien souvent en frappant plusieurs fois la tête de la guêpe », note l’auteur.

Il précise également que lors de ses observations, ces « coups de pied puissants et stéréotypés ont souvent envoyé les guêpes dans les murs » de la petite zone expérimentale où elles étaient filmées.

Sur Twitter et sur Youtube, l’université a partagé un ralenti de ce high kick comparant la blatte américaine à Rick Grimes, l’un des personnages de Walking Dead qui tente de survivre dans un monde infesté de zombies.

© Youtube / Vanderbilt University

« Sois vigilante, protège ton cou, et frappe à plusieurs reprises la tête de l’assaillant »

 

Et si elle est malgré tout attrapée, la blatte américaine a encore quelques tours dans son sac. Elle peut par exemple parer le dard de la guêpe à l’aide de ses pattes et peut déplacer celle-ci voire la blesser grâce aux sortes d’épines qui recouvrent ses pattes. En outre, malgré la première piqûre, les blattes peuvent toujours mordre les guêpes émeraudes pour se défendre. D’ailleurs, lorsque ces dernières doivent délivrer la seconde attaque, leur abdomen est bien souvent proche de la « mâchoire » de la blatte.

« Ces fréquentes tentatives de morsure pourraient expliquer pourquoi les guêpes gardent les pattes qu’elles n’utilisent pas en hauteur et à bonne distance de la tête de leur proie », note le chercheur.

Posture caractéristique de la guêpe émeraude pendant la piqûre : les pattes sont maintenues éloignées du corps de la blatte et surtout, de sa tête © Brain, Behavior and Evolution/ K.Catania

Enfin, Kenneth Catania conclut très sérieusement : « Pour qu’une blatte ne devienne pas un zombie, la meilleure stratégie est : sois vigilante, protège ton cou, et frappe à plusieurs reprises la tête de l’assaillant ».

En se défendant, ses chances de survie atteignent 60% contre 14% si elle reste passive.

https://www.sciencesetavenir.fr

L’animal le plus long du monde viendra-t-il à bout des cafards?


Une solution pour se débarrasser les blattes ? Le ver lacet est considéré comme l’animal le plus long au monde avec ses 55 mètres. Il dégage un mucus qui toxique qui s’attaque aux cellules qui serait mortel pour les cafards
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L’animal le plus long du monde viendra-t-il à bout des cafards?

 

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Couic | Steve Snodgrass via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Le mucus du ver lacet contient une toxine mortelle pour le plus résistant des nuisibles.

 

Le ver lacet (Lineus longissimus) est une bestiole très cocasse. Considéré comme l’animal le plus long du monde –il peut mesurer jusqu’à 55 mètres, pour seulement 5 à 10 millimètres de diamètre–, il a un cerveau, mais pas de poumons. Comme beaucoup d’autres créatures marines, le ver respire directement à travers sa peau. L’animal est carnivore et se nourrit de crustacés, de mollusques ou de ses congénères. Il se déplace grâce à un mucus puant et bourré de substances venimeuses.

Vert lacet | Dr Mary Gillham Archive Project via Flickr CC License by

Dans ce mucus, des scientifiques, menés par Ulf Göransson de l’université d’Uppsala (Suède), viennent d’identifier des protéines toxiques –les némertides-alpha–, qu’ont en commun seize espèces cousines du ver lacet, les némertes.

La propriété de ces toxines, c’est de s’attaquer à la paroi de la cellule et plus précisément aux canaux gérant son afflux en sodium. Beaucoup d’activités vitales –comme la communication nerveuse– dépendent du bon fonctionnement des canaux sodiques.

Ce qui pourrait s’avérer mortel pour les blattes, soit l’un des nuisibles les plus increvables au monde. Les chercheurs ont en effet injecté de petites quantités de némertides dans des crabes verts (Carcinus maenas, une espèce invasive) et des cafards (Blattella germanica, responsable de 90% des infestations en Europe) pour observer qu’elles les tuaient ou, a minima, les paralysaient à vie.

Chez les humains, les propriétés urticantes du mucus des némertes sont connues depuis le XVIe siècle.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Cafard résistant


Les cafards, sont le genre d’insectes qu’on ne veut pas voir dans la cuisine. Mais sachez que c’est quand même une bibite assez impressionnante pour sa résistance
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Cafard résistant

 

Le cafard est aussi appelé blatte ou cancrelat

Les cafards sont très résistants, y compris à des doses de radiations mortelles pour l’homme.

Les cafards peuvent rester un mois sans manger ni boire, et retenir leur respiration pendant 45 minutes (sous l’eau).

Un cafard décapité peut survivre 7 à 9 jours (il est à rappeler que le système nerveux central des insectes, et en particulier des cafards, est constitué d’une chaîne de ganglions le long du corps, et non centré autour d’un cerveau comme pour les vertébrés), la respiration du cafard s’effectuant par des trous disséminés dans son corps, les spiracles et son abdomen pouvant stocker de l’énergie pour cette durée.

http://www.choisir-le-meilleur.fr

Une course de coquerelles au Wisconsin


Est-ce vraiment un sport de faire courir des coquerelles. Faut vraiment pas savoir quoi faire de son temps pour faire de telle chose
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Une course de coquerelles au Wisconsin

 

Les coquerelles donnent des cauchemars à certains. Mais pour une compagnie du... (Photo Bloomberg News)

PHOTO BLOOMBERG NEWS

Associated Press
New Berlin, Wisconsin

Les coquerelles donnent des cauchemars à certains. Mais pour une compagnie du Wisconsin, ces insectes sont essentiels pour un sport.

Batzner Pest Management a organisé jeudi sa 13e «Course des coquerelles» à New Berlin.

Neuf blattes de Madagascar ont participé à trois courses le long d’une piste de 2,5 mètres spécialement conçue. Chaque coquerelle était guidée par un employé à l’aide d’une paille.

Le responsable de la formation, Karl Rowell, a lancé à la blague que les insectes avaient été séparés à l’aube pour éviter qu’elles ne s’asticottent. Les participants ont reçu de la nourriture pour chien et de la laitue avant l’épreuve.

La compagnie verse 500 $ US à la Fondation Fisher House au nom de l’équipe gagnante. L’organisme aide les familles des patients se trouvant dans des centres médicaux pour membres de l’armée et anciens combattants.

Selon M. Rowell, l’équipe gagnante a également le droit de se vanter, y compris en plaçant des photos de coquerelles sur les bureaux des perdants.

http://www.lapresse.ca

Des coquerelles ont perdu le goût du sucre pour survivre


Personnes ne veut des coquerelles dans leur maison, car elles sont difficiles a faire quitter notre résidence qu’il faut faire appel aux exterminateurs. Le seul problème, c’est que ces cafards ont trouvé une manière de se protéger tout en transmettant à leur progéniture le moyen de d’éviter le piège des exterminateurs
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Des coquerelles ont perdu le goût du sucre pour survivre

Une coquerelleIl existe quelque 4000 espèces de blattes sur la planète  Photo :  iStockphoto

Le meilleur ennemi de l’homme, la coquerelle, a développé en quelques années dans ses gènes une aversion au sucre, affirment des scientifiques américains. La raison de cette évolution rapide? Survivre dans la bataille qui les oppose aux humains, explique Jules Silverman, professeur d’entomologie à l’Université de Caroline du Nord.

Contexte

Depuis le milieu des années 1980, les exterminateurs utilisent une forme de glucose (une forme de sucre) pour enrober les appâts empoisonnés et détruire ces insectes envahisseurs.Toutefois, après 7 à 8 ans d’utilisation, le poison a cessé de faire effet, et les populations de cafards ont commencé à se multiplier rapidement, au grand dam des exterminateurs et à la surprise des scientifiques.

Or, l’équipe du Pr Silverman a découvert que les coquerelles ne sont pas devenues résistantes aux insecticides, mais qu’elles ont tout simplement arrêté de manger des appâts contenant du glucose.

L’équipe a aussi découvert que cette aversion pour le sucre était héréditaire et qu’elle était donc transmise de génération en génération.

Jusqu’aujourd’hui, la bataille avec ces insectes portait sur leur capacité à développer une résistance aux insecticides.

Ces travaux montrent en fait que cette « course aux armements » inclut également une résistance dans le comportement à certains types de nourriture, dans ce cas, le sucre.

« La plupart du temps des mutations génétiques entraînent la perte d’une fonction biologique, or ici, c’est l’opposé puisque ces cafards ont acquis une nouvelle fonction, à savoir déclencher des capteurs sensoriels gustatifs de l’amertume en présence de glucose. » — Coby Schal, Université de Caroline du Nord

C’est ainsi que le système gustatif de ces insectes a été modifié.

Dans leur recherche, les chercheurs ont testé ce changement avec des tests sur la langue et les deux paraglosses, un appendice de la bouche des insectes. Ces tests ont montré des réactions électrophysiologiques indiquant que le glucose stimulait les capteurs nerveux de l’amertume.

Ceci donne aux cafards un nouveau comportement qui représente une adaptation incroyable aux pressions de l’environnement pour survivre. […] Jusqu’alors les cafards adoraient la saveur sucrée. Les cafards viennent de nous devancer dans la course aux armements que nous leur livrons, et ce, en sept ou huit ans.

Les auteurs, dont les résultats sont publiés dans la revue Science, expliquent s’agit d’une réponse génétique très rapide face aux très fortes pressions de la sélection provoquées par les insecticides.

Selon eux, l’évolution dépend également de la durée de vie des générations.

La modification dans leur système gustatif a un prix. Les coquerelles allergiques au sucre connaissent une croissance plus lente que la normale en laboratoire.

Les chercheurs veulent maintenant savoir comment ce trait persiste dans la nature, où la disponibilité de nourriture est probablement limitée.

Le saviez-vous?

Communément appelée coquerelle au Québec, la blatte porte plusieurs noms. En Europe, elle est appelée cafard ou cancrelat,  et en Haïti, ravet.

http://www.radio-canada.ca