Blâme


C’est facile d’accuser ce qui a fait notre enfance, et jeter la faute sur les parents de tous les maux. Alors que nous sommes adultes, nous devons prendre conscience que c’est personne d’autres que nous qui façonne notre vie. Bien, souvent on s’aperçoit que nos parents ont fait selon leur temps, avec les moyens qu’ils avaient. D’ailleurs, en vieillissant, on fait quelques fois, les mêmes erreurs
Nuage

 

Blâme

 

On peut blâmer son enfance, accuser indéfiniment ses parents de tous les maux qui nous accablent les rendre coupables des épreuves de la vie, de nos faiblesses, de nos lâchetés, mais finalement on est responsable de sa propre existence. On devient qui l’on a décidé d’être

Inconnu

Cerveau : pourquoi nous blâmons facilement les autres


Tout se voit grâce à la technologie telle que l’IRMF (F pour fonctionnel), Une partie du cerveau s’agite quand on juge une mauvaise action par nos émotions. Alors que les bonnes, l’activité est moindre, car notre côté rationnel prend le relais
Nuage

 

Cerveau : pourquoi nous blâmons facilement les autres

 

L'amygdale s'active surtout lorsque nous jugeons négativement les actions d'autrui. © Creative Commons

L’amygdale s’active surtout lorsque nous jugeons négativement les actions d’autrui. © Creative Commons

Par Lise Loumé

Une équipe américaine a identifié une zone du cerveau entrant particulièrement en jeu lorsque nous jugeons les actions d’autrui.

 

C’est un paradoxe : nous jugeons les autres rapidement pour leurs mauvaises actions et nous tenons prêts illico à leur faire des reproches. À l’inverse, nous ne reconnaissons que lentement qu’ils ont entrepris une action positive ! Aider une personne à traverser la rue, commettre une infraction ou un délit : toutes les actions que nous réalisons sont jugées comme si elles étaient toujours empreintes d’intentions. Cette attitude moralisatrice, ancrée dans notre système social, juridique (lors d’un procès, la personne sera jugée non seulement sur les faits, mais aussi sur ses intentions) et politique, est au centre de nombreux débats philosophiques depuis une dizaine d’années. Pourquoi adoptons-nous une telle démarche ? Est-ce le fruit de notre culture ou de notre système moral ? Pas seulement, répond une équipe de neurobiologistes de l’université de Duke, aux États-Unis. Elle a identifié une zone du cerveau entrant particulièrement en jeu dans nos capacités de jugement d’autrui, comme elle le rapporte dans son étude publiée dans la revue Scientific Reports.

Un biais cognitif

Les chercheurs ont raconté aux participants quelques histoires impliquant l’intention et l’action de personnes. Par exemple, celle de ce chef d’entreprise, couramment utilisée dans le domaine de la philosophie expérimentale :

« Le PDG savait que son projet nuirait à l’environnement, mais il ne s’en souciait guère. Il l’avait entrepris uniquement pour augmenter ses profits. Est-ce que le PDG nuit intentionnellement à l’environnement ? »

Si vous répondez « oui », votre opinion rejoint celle de la majorité des individus. Selon des études précédentes, 82 % de la population répond que l’action du PDG est délibérée. Et lorsque l’on raconte cette même histoire en remplaçant le mot « nuirait à » par « aiderait », seuls 23 % des personnes jugent les actions du PDG intentionnelles ! Là encore, les chercheurs de l’Université de Duke ont trouvé des résultats similaires dans leur propre étude.

« Il n’y a aucune raison logique qui explique pourquoi nous jugeons une action volontaire simplement parce qu’elle entraîne un mauvais résultat, et involontaire dans le cas inverse », commente dans un communiqué Scott Huettel, principal auteur de l’étude.

L’amygdale en cause

 

À l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), ses collègues et lui ont observé que lorsque l’individu découvre l’histoire et juge que les actions des personnages impliqués méritent des reproches, son amygdale, une zone du cerveau fortement liée au contrôle des émotions (zone en rouge dans l’image ci-contre), s’active. Mieux, plus il est affecté émotionnellement par l’histoire, plus cette région cérébrale est sollicitée. À l’inverse, elle est beaucoup moins active lorsque les actions sont jugées positives.

Selon les chercheurs, cette différence est liée au fait que l’individu est plus rationnel lorsqu’il juge une action positive, et peut notamment estimer que celle-ci n’est peut être que le résultat d’autres actions intéressées. Dans l’exemple de l’histoire mettant en scène le PDG et sa bonne action pour l’environnement (la deuxième version donc, lorsque l’on remplace « nuirait à » par « aiderait »), les participants ont probablement davantage penser que, puisqu’un chef d’entreprise a généralement pour objectif de gagner de l’argent, aider l’environnement pouvait constituer un effet secondaire involontaire…

http://www.sciencesetavenir.fr/

Ne blâme pas


On blâme beaucoup les autres, la température, la vie en générale, mais on ne regarde pas ce nous, nous pouvons faire pour changer ce qui ne vas pas .. L’exemple des animaux, de la nature qui a partir de rien, malgré les intempéries se relève
Nuage

 

Ne blâme pas

 

Ne blâme donc pas la terre aride
Mais, pourquoi n’a t’elle pas reverdi
Tout au long de ces temps si rigides
Le sang quitte visage affadi

Voilà, ce beau coeur qui a terni
Suite à des profondes meurtrissures
La belle âme assainie, s’embrunie
Rien n’amalgame sa déchirure

N’ahane plus face aux injustices
Le pouvoir en toi, les fils se tressent
Alors remue-toi pour faire justice
Au lieu de faire mirer ta faiblesse

Vois, le grain comment il est petit
Agite la terre à la lumière
Ni l’eau, ni le vent ne l’amortit
Sa résistance est routinière

Vois le par défi, il donne des fruits
En profusion pour continuité
Ainsi sa vie sur l’univers luit
Par la flore inspire l’humanité

Tes idées, écueil de tout bonheur
Médite bien avant de périr
Par contre chante loin de mon cœur
Car je risque de beaucoup souffrir

Par amour, enhardis l’âme morose
Au lieu d’amplifier les préjugés
Alors donc, fait au moins quelque chose
Allège cette peine engrangée
 

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
24 mai 2004