La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace


La NASA expérimente une façon d’éradiquer le paludisme depuis l’espace, qui a commencé depuis 2017. Ils ont remarqué que la déforestation semble être une conséquence du paludisme. Pouvoir prévoir à l’avance les risques de contamination et amener le personnel en prévention pour éviter des épidémies
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La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace

La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espacePhoto: Getty Images

Plusieurs maladies véhiculées par les moustiques sévissent encore dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, la dengue, le virus Zika, le chikungunya, mais aussi le paludisme (ou malaria), contre lequel la Nasa expérimente depuis l’espace une nouvelle technique en Birmanie afin de tenter de l’éradiquer.

Les scientifiques de l’agence spatiale américaine, en partenariat avec des chercheurs de l’université américaine du Maryland, exploitent des données satellitaires regroupant divers facteurs environnementaux comme la température, l’humidité du sol, les précipitations et la couverture forestière.

Ils les combinent ensuite avec des données socioéconomiques comme la densité de la population et le nombre de déplacements transfrontaliers.

L’objectif est d’identifier à l’avance les zones particulièrement sensibles au paludisme, pour que du personnel qualifié et des médicaments puissent être acheminés à temps afin de prévenir une éventuelle épidémie.

«Beaucoup de personnes utilisent dans une certaine mesure la modélisation spatiale (…) Mais pas avec la même intensité et les mêmes capacités que celles que nous avons ici», explique à l’AFP Tatiana Loboda, la scientifique qui pilote le projet en Birmanie.

L’expérimentation a débuté en 2017, mais l’équipe de la chercheuse a déjà constaté une forte corrélation entre le taux de déforestation et la maladie.

Une théorie (qui reste à prouver) est que ces zones, comprenant souvent des exploitations forestières, des mines et des plantations, accueillent un nombre particulièrement important de travailleurs migrants ou saisonniers qui transportent avec eux de nouvelles souches du parasite.

La tâche des scientifiques est délicate en Birmanie où plusieurs régions, théâtres de conflits entre l’armée et des factions rebelles, sont très difficiles d’accès.

«Je voudrais couvrir l’ensemble du pays en effectuant des déplacements aléatoires (sur le terrain), mais je ne peux pas», déplore Tatiana Loboda.

Le nombre de décès dus au paludisme a chuté dans le pays de 3900 en 2010 à 220 en 2017, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cette maladie connaît une baisse massive du nombre de cas dans le monde depuis une dizaine d’années (-40%) et pourrait être éradiquée «en l’espace d’une génération», selon un rapport publié dans la revue The Lancet.

Mais la Birmanie héberge plusieurs formes de paludisme résistant au traitement standard et les experts craignent qu’elles se répandent notamment en Afrique subsaharienne où se concentre la majorité des décès.

La dengue et le paludisme, deux maladies qui se transmettent via une piqûre de moustique, présentent des signes cliniques relativement semblables (forte fièvre, vomissements…). Les zones les plus exposées au paludisme sont généralement les régions rurales ou reculées, tandis que la dengue est très active dans les zones urbaines ou semi-urbaines.

https://journalmetro.com/

Crimes contre l’animalité


Un travail d’un photographe qui a fait pendant quelques années en s’intégrant dans le trafic animal pour dénoncer les crimes envers les animaux. Il en a fait un livre et ses photos ont été exposées à Paris.
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Crimes contre l’animalité


Fanny Arlandis

Patrick Brown a commencé à travailler sur le commerce illégal d’animaux en 2001-2002 pour un premier livre avec Ben Davis intitulé «Black Market» (marché noir). Ce photographe a continué à travailler sur cette thématique jusqu’en 2014.

«Nous devions mettre une limite géographique à notre travail et nous avons choisi le continent asiatique, raconte Patrick Brown. J’ai trouvé fascinant de découvrir que tout était connecté, la Thaïlande avec les montagnes indonésiennes, la Birmanie avec Hong Kong etc. Le continent n’est qu’un gigantesque réseau.»

Son travail, dont est issu le livre «Trading to Extinction», a été exposé à la galerie Fait & Cause à Paris,

«Cette image, prise en 1999, est la plus importante de ma carrière. C’est la toute première que j'ai faite en Birmanie. On y voit la Birmanie à gauche et la Thaïlande à droite, au milieu passe la rivière Salawin. C’est là que ma fascination pour la jungle et la nature a commencé –qui donnera naissance au projet. À cette époque, la vie sauvage était abondante, vibrante et l’écosystème sain. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.»

La rivière Salawin divise le nord de la Thaïlande et la Birmanie. Thaïlande 2001. | Patrick Brown

«Cette image, prise en 1999, est la plus importante de ma carrière. C’est la toute première que j’ai faite en Birmanie. On y voit la Birmanie à gauche et la Thaïlande à droite, au milieu passe la rivière Salawin. C’est là que ma fascination pour la jungle et la nature a commencé –qui donnera naissance au projet. À cette époque, la vie sauvage était abondante, vibrante et l’écosystème sain. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.»

«J’ai mis un peu de temps à gagner la confiance des gens de cette ferme aux ours. La négociation a tourné à mon avantage quand je leur ai dit que j’avais une grosse cicatrice sur l'estomac et que je souhaitais utiliser cette bile afin de me soigner. Certains pays d’Asie comme le Vietnam, la Chine, la Corée ou Taiwan utilisent la bile d’ours pour guérir le rhume ou même le sida –sans résultat. Ils ont fini par accepter ma requête. Internet n’était pas encore très développé: je pense qu’aujourd’hui il serait impossible de faire une image aussi choquante.»

Après avoir été tranquillisé, un ours est sorti de sa cage puis placé sur un chariot pour extraire la bile de sa vésicule. Vietnam, 2003. | Patrick Brown

«J’ai mis un peu de temps à gagner la confiance des gens de cette ferme aux ours. La négociation a tourné à mon avantage quand je leur ai dit que j’avais une grosse cicatrice sur l’estomac et que je souhaitais utiliser cette bile afin de me soigner. Certains pays d’Asie comme le Vietnam, la Chine, la Corée ou Taiwan utilisent la bile d’ours pour guérir le rhume ou même le sida –sans résultat. Ils ont fini par accepter ma requête. Internet n’était pas encore très développé: je pense qu’aujourd’hui il serait impossible de faire une image aussi choquante.»

«L’homme au centre boit du sang de serpent dans un restaurant de viande de reptile à Hanoï. Il n’était pas content quand j’ai pris la photo. Mais plutôt parce qu'il la considérait comme une atteinte à sa vie privée qu'à cause de l’enregistrement de son geste. Car cette pratique n’est pas un crime au Vietnam. Les personnes qui consomment cet animal sont convaincues que ses organes renforcent leur pouvoir et qu'ils possèdent des qualités aphrodisiaques.»

Des amis trinquent en buvant du sang de serpent. Vietnam 2004. | Patrick Brown

«L’homme au centre boit du sang de serpent dans un restaurant de viande de reptile à Hanoï. Il n’était pas content quand j’ai pris la photo. Mais plutôt parce qu’il la considérait comme une atteinte à sa vie privée qu’à cause de l’enregistrement de son geste. Car cette pratique n’est pas un crime au Vietnam. Les personnes qui consomment cet animal sont convaincues que ses organes renforcent leur pouvoir et qu’ils possèdent des qualités aphrodisiaques.»

«Cette image, profondément triste, en dit beaucoup sur le ressenti des êtres humains confrontés au royaume animal. Sur cette photo, l’homme espère une interaction avec la créature. Il souhaite qu’elle saute, grogne ou s’énerve. Il brandit son parapluie à ces fins. On imagine aisément que sans cette barrière, le léopard aurait déjà tué l'homme. Cette image peut se lire à la fois du points de vue de l’homme et de celui de l’animal. C’est une de mes clichés les plus représentatifs de la confrontation de ces deux univers.»

Le zoo de Kolkata, un établissement centenaire en mauvais état. Inde 2004. | Patrick Brown

«Cette image, profondément triste, en dit beaucoup sur le ressenti des êtres humains confrontés au royaume animal. Sur cette photo, l’homme espère une interaction avec la créature. Il souhaite qu’elle saute, grogne ou s’énerve. Il brandit son parapluie à ces fins. On imagine aisément que sans cette barrière, le léopard aurait déjà tué l’homme. Cette image peut se lire à la fois du points de vue de l’homme et de celui de l’animal. C’est une de mes clichés les plus représentatifs de la confrontation de ces deux univers.»

«Cette photo a été prise lors de l'interception d'une cargaison de pangolins à l'aéroport Don Muang de Bangkok lors d'une opération de répression du trafic d'espèces sauvages. Les pangolins sont considérés comme un mets délicat en Chine et dans d'autres pays et sont appréciés pour leur utilisation en médecine traditionnelle. Ils partaient en direction du Laos avant d'être transportés par la terre au Vietnam. À 2 heures du matin, mon fixeur m’a appelé pour me dire de venir à l’aéroport le plus vite possible. Quand je suis arrivé, il y avait entre soixante et quatre-vingts boîtes et l’un des pangolins a été sorti pour être exposé aux médias locaux.»

Interception d’une cargaison de pangolins à l’aéroport Don Muang de Bangkok. La cargaison était censée contenir des tortues. Thaïlande, 2003. | Patrick Brown

«Cette photo a été prise lors de l’interception d’une cargaison de pangolins à l’aéroport Don Muang de Bangkok lors d’une opération de répression du trafic d’espèces sauvages. Les pangolins sont considérés comme un mets délicat en Chine et dans d’autres pays et sont appréciés pour leur utilisation en médecine traditionnelle. Ils partaient en direction du Laos avant d’être transportés par la terre au Vietnam. À 2 heures du matin, mon fixeur m’a appelé pour me dire de venir à l’aéroport le plus vite possible. Quand je suis arrivé, il y avait entre soixante et quatre-vingts boîtes et l’un des pangolins a été sorti pour être exposé aux médias locaux.»

«J’ai été invité à Scotland Yard. Un officier m’a accueilli pour me montrer leurs prises. Il a sorti cette tête de tigre empaillée. Je trouvais cette image d’une tête posée à côté d’un téléphone sur un bureau très perturbante. J’ai choisi de couper la tête de l’officier (dont je n’avais de toute façon pas le droit de montrer le visage) pour contrebalancer ce tigre décapité.»

Un officier de police de Scotland Yard montre une tête de tigre saisie lors d’une rafle à Londres. Angleterre, 2003. | Patrick Brown

«J’ai été invité à Scotland Yard. Un officier m’a accueilli pour me montrer leurs prises. Il a sorti cette tête de tigre empaillée. Je trouvais cette image d’une tête posée à côté d’un téléphone sur un bureau très perturbante. J’ai choisi de couper la tête de l’officier (dont je n’avais de toute façon pas le droit de montrer le visage) pour contrebalancer ce tigre décapité.»

«On ne le voit pas mais à l’extérieur de l’image un homme excite les serpents pour les rendre agressifs. La famille attablée choisit celui qu'elle veut manger. Le cœur, le sang et la bile seront prélevés et consommés car la croyance populaire veut qu'ils augmentent la libido.»

Un serpent est présenté à un groupe de client·es dans un restaurant près de Hanoï. Vietnam 2004. | Patrick Brown

«On ne le voit pas mais à l’extérieur de l’image un homme excite les serpents pour les rendre agressifs. La famille attablée choisit celui qu’elle veut manger. Le cœur, le sang et la bile seront prélevés et consommés car la croyance populaire veut qu’ils augmentent la libido.»

«Quand j’ai pris cette photo au Népal, je ne me suis pas rendu compte qu’elle serait l’image principale de mon travail. Elle dit tout du commerce illégal et de la violence des êtres humains envers les animaux. Cet éléphant était enchaîné par les pattes, au milieu d’une environnement dénudé, composé uniquement de branches éparses. C’était le plus grand que j’ai jamais vu et il avait 50 ans. J’ai appris plus tard qu’il était enchaîné parce qu'il avait tué cinq cornacs (maîtres) au cours de sa vie.»

Un grand éléphant est assis les pattes enchaînées dans le Parc National de Chitwan. Népal 2003. | Patrick Brown

«Quand j’ai pris cette photo au Népal, je ne me suis pas rendu compte qu’elle serait l’image principale de mon travail. Elle dit tout du commerce illégal et de la violence des êtres humains envers les animaux. Cet éléphant était enchaîné par les pattes, au milieu d’une environnement dénudé, composé uniquement de branches éparses. C’était le plus grand que j’ai jamais vu et il avait 50 ans. J’ai appris plus tard qu’il était enchaîné parce qu’il avait tué cinq cornacs (maîtres) au cours de sa vie.»

«J’ai pris cette photo au Bokor National Park au Cambodge. J’étais avec une patrouille lors d’une opération pour trouver des braconniers. Cet homme a été arrêté et ce panneau accroché à son cou avec son nom, son âge, la nature et la date de son crime m’a fait penser aux années noires du pays quand les Khmers Rouges ont pris le pouvoir. L’expression de son visage montre ostensiblement qu’il se sait protégé par des businessmen très puissants qui payeront pour sa libération. Aujourd’hui, heureusement, les choses sont différentes.»

Un braconnier menotté est photographié avec une planche portant les détails de son nom, son âge, la nature et la date de son crime. Cambodge 2002. | Patrick Brown

«J’ai pris cette photo au Bokor National Park au Cambodge. J’étais avec une patrouille lors d’une opération pour trouver des braconniers. Cet homme a été arrêté et ce panneau accroché à son cou avec son nom, son âge, la nature et la date de son crime m’a fait penser aux années noires du pays quand les Khmers Rouges ont pris le pouvoir. L’expression de son visage montre ostensiblement qu’il se sait protégé par des businessmen très puissants qui payeront pour sa libération. Aujourd’hui, heureusement, les choses sont différentes.»

«Ce magasin hors de prix se situe dans un quartier très connu de Bangkok dans lequel on trouve des antiquités venant de toute l’Asie. Pour moi, cette image montre la richesse que les être humains sont prêts à dépenser pour acquérir ces produits animaux. J’ai pensé sincèrement que mon travail aurait un impact. Ce fut le cas, dans une certaine mesure. Mais l’intensité avec laquelle l’environnement et les animaux sauvages sont violés par l’humanité n’a cessé d’augmenter. Nous devrions pourtant nous souvenir que nous faisons partie du royaume animal et vivre en harmonie avec lui.»

Des vendeurs enlèvent une défense d’éléphant exposée dans un centre commercial populaire de Bangkok. Thaïlande 2004. | Patrick Brown

«Ce magasin hors de prix se situe dans un quartier très connu de Bangkok dans lequel on trouve des antiquités venant de toute l’Asie. Pour moi, cette image montre la richesse que les être humains sont prêts à dépenser pour acquérir ces produits animaux. J’ai pensé sincèrement que mon travail aurait un impact. Ce fut le cas, dans une certaine mesure. Mais l’intensité avec laquelle l’environnement et les animaux sauvages sont violés par l’humanité n’a cessé d’augmenter. Nous devrions pourtant nous souvenir que nous faisons partie du royaume animal et vivre en harmonie avec lui.»

http://www.slate.fr/

Les plumes de ces oiseaux qui volaient il y a 100 millions d’années surprennent les paléontologues


L’ambre a mis à jour plusieurs découvertes préhistoriques. Cette fois-ci, ce sont des plumes d’oiseaux bien conservés dans l’ambre, il y a 100 millions d’années. Les paléontologues croient que les plumes avaient une utilité de protection contre les prédateurs.
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Les plumes de ces oiseaux qui volaient il y a 100 millions d’années surprennent les paléontologues

Nathalie Mayer
Journaliste

Elles ont été prises au piège de l’ambre il y a quelque 100 millions d’années. Et aujourd’hui, ces plumes créent la surprise dans le milieu de la paléontologie. Elles présentent en effet une structure totalement inattendue.

Beaucoup d’oiseaux préhistoriques arboraient de longues plumes que les paléontologues considéraient jusqu’à aujourd’hui comme ornementales. Mais une série de plumes étonnamment bien conservées pourraient les encourager à revoir leur copie. Leur structure laisse penser qu’il s’agissait plutôt de leurres défensifs visant à tromper les prédateurs.

La plupart des fossiles qui étaient jusqu’alors à disposition des chercheurs étaient endommagés, empêchant l’étude de leur structure en trois dimensions. Mais celles datant de quelques 100 millions d’années et retrouvées du côté de l’ex-Birmanie ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives.

L’ambre a incroyablement bien conservé quelques plumes d’oiseaux préhistoriques. Des chercheurs en ont profité pour étudier leur étonnante structure. © Pierre Cockx, université de Regina, Canada

Un ingénieux système de défense

Le rachis des plumes modernes est un tube creux. Sur ces plumes anciennes, en revanche, le rachis prend la forme d’un demi-cylindre aplati et couvert d’un côté. Une structure par ailleurs incroyablement fine. Sur certains spécimens, le rachis ne dépasse pas, en effet, les trois microns d’épaisseur. C’est moins que la taille moyenne d’une cellule ! Les barbes des plumes anciennes se sont aussi révélées moins grandes.

Un rachis extrêmement fin, une certaine rigidité structurelle, le fait que tous ces fossiles de plumes aient été retrouvés sans les corps des oiseaux, sont autant d’indices pour les paléontologues de l’Université des géosciences de Chine qui imaginent, à l’instar de la queue du lézard, que ces plumes auraient pu aider les oiseaux préhistoriques à échapper aux griffes de leurs prédateurs.

https://www.futura-sciences.com/

Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée


Il y avait des tiques, il y a 100 millions d’années. Elles sont tenaces pour traverser les millénaires comme d’autres insectes. Une tique en particulier est morte deux fois. Une fois par le piège installée par une araignée et une autre fois pour l’ambre.
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Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée

 

 

Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

par Brice Louvet

Il y a environ 100 millions d’années, une tique eut le malheur d’errer sur la toile d’une araignée, obligeant l’arachnide à envelopper l’insecte dans une tombe de soie. La situation a ensuite empiré lorsque la tique est entrée en contact avec la sève d’un arbre, l’enveloppant encore davantage. Aujourd’hui, cette scène est immortalisée dans l’ambre.

Des traces de toiles d’araignées contenant des insectes avaient déjà été retrouvées; les fossiles contenant les restes de tiques préservés sont néanmoins très rares. Ce que nous apprend ce fossile – retrouvé dans le nord du Myanmar puis fourni au Musée d’histoire naturelle de Berlin par le collectionneur allemand Patrick Müller – c’est que les tiques étaient déjà capturées par les araignées au Crétacé.

C’est « la première fois que cette interaction spécifique entre les tiques et les araignées est documentée dans les archives fossiles« , écrivent les auteurs de cette nouvelle étude.

En regardant de près les fins filaments qui enveloppent encore la tique, les chercheurs ont été en mesure de confirmer l’emballage en soie d’araignée.

Aujourd’hui, plusieurs familles d’araignées sont connues pour capturer et consommer des tiques, mais était-ce déjà le cas au Crétacé, il y a 100 millions d’années ? Les chercheurs ne sont pas sûrs.

« Ce processus d’attaque permet d’immobiliser la proie, de la rendre inoffensive avant que l’araignée ne la morde pour tester si elle est acceptable ou non« , notent les chercheurs.

Nous ne savons donc pas si l’araignée comptait réellement consommer la tique.

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Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Tout ce que nous savons, c’est que la tique se serait cachée dans la végétation, dans l’espoir de s’accrocher à un petit mammifère ou à un dinosaure à plumes pour aspirer son sang. Mais elle est tombée d’une façon ou d’une autre dans un piège : une toile d’araignée. Et la résidente a rapidement enveloppé son cousin arachnide, soit pour la manger, soit par mesure de précaution.

Gros plan sur les fils de soie que l’araignée a utilisé pour envelopper sa proie, piégée pendant plus de cent millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans revue Cretaceous Research.

Source

http://sciencepost.fr/

Le braconnage des éléphants pour leur peau s’intensifie en Birmanie


Le braconnage des éléphants, mais aussi pour leur peau pour en faire des bijoux ou encore et toujours pour la médecine traditionnelle chinoise. Je trouve qu’une médecine qui cause l’extinction d’une espèce est une mauvaise médecine. Et cette excuse commence à devenir lassant et choquant
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Le braconnage des éléphants pour leur peau s’intensifie en Birmanie

 

Peau d'éléphant

Une peau d’éléphant vendue dans une boutique souvenir en Birmanie.

© ROMEO GACAD / AFP

En moins de 10 ans, le braconnage des éléphants d’Asie pour leur peau s’est intensifié en Birmanie, révèle une ONG dans un rapport.

Le nouveau marché chinois en ligne consacré à la peau d’éléphant menace la survie de l’espèce Elephas maximusdéjà en menacée d’extinction selon l’UICN – en Birmanie, où le braconnage s’intensifie pour répondre à la demande, a prévenu le 24 avril 2018 l’ONG britannique Elephant Family. La peau des éléphants est broyée et utilisée pour des traitements de médecine chinoise ou vendue pour en faire des bijoux, a-t-elle expliqué dans son étude intitulée « Ecorchés : l’appétit croissant pour les éléphants d’Asie » et présentée à Bangkok. Contrairement au braconnage pour l’ivoire, le commerce de la peau ne fait aucune distinction entre les sexes et les âges chez les éléphants.

59 carcasses trouvées en 2017 contre 4 en 2010

Tous sont susceptibles d’être concernés.

« Cela signifie qu’aucun éléphant n’est en sécurité. La Birmanie perd trop d’éléphants et trop vite », a déclaré Belinda Stewart-Cox, responsable de l’ONG. « Les populations d’éléphants d’Asie sont de plus en plus fragmentées et fragiles. Un marché qui cible tous les éléphants, quel que soit leur âge. Il peut conduire à un désastre pour cette espèce menacée à la reproduction lente », poursuit-elle dans un communiqué.

Il resterait dans ce pays d’Asie du Sud-Est, quelque 2.000 éléphants sauvages, deuxième plus grande population de la région après la Thaïlande. Mais le braconnage s’est développé très rapidement ces dernières années et les contrôles sont quasiment inexistants. En outre, les associations dénoncent le laxisme des autorités. En 2017, 59 carcasses d’éléphants ont été trouvées, contre seulement quatre en 2010, selon les statistiques gouvernementales citées dans le rapport. La plupart des éléphants, qui représentent l’une des dix espèces animales en voie de disparition de Birmanie, sont tués ou passés en contrebande en Thaïlande où ils sont utilisés pour le tourisme. Chasser un animal en voie de disparition est illégal en Birmanie, pays signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de la flore sauvages menacées d’extinction (Cites) mais l’amende maximale est inférieure à 60 dollars et les poursuites sont exceptionnelles…

https://www.sciencesetavenir.fr/

Les jouets improvisés des enfants rohingyas dans l’enfer de l’exil


Tous les enfants du monde aiment jouer, même ceux qui sont dans d’atroces conflits. Des enfants Rohingyas qui ont fuit leur pays avec leur famille se retrouvent dans des camps de concentration. Un photographe montre leurs jouets. Nous sommes loin des barbies, des jeux connectés, des blocs de constructions …. Leurs jouets peuvent même être dangereux à manipuler
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Les jouets improvisés des enfants rohingyas dans l’enfer de l’exil

 

Quelque 626.000 Rohingyas, soit plus de la moitié de cette communauté musulmane concentrée dans le nord de l’État de Rakhine (à l’ouest de la Birmanie), se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a estimé, mardi 5 décembre, qu’il existait des «éléments de génocide» visant les Rohingyas en Birmanie. Dans leur exil, les enfants improvisent des jouets avec des objets du quotidien ramassés par terre. Le photographe de l’AFP Ed Jones les a photographiés.

«Je sentais que la moindre chose que les gens apportaient avec eux, aussi petite soit-elle, au milieu de la panique devait non seulement contenir des histoires intéressantes, mais aussi illustrer l’urgence avec laquelle les gens ont quitté leur foyer», a-t-il expliqué au Washington Post.

Fanny Arlandis

Mohammad Sadek, 5 ans, et son handspinner trouvé par terre.

T F

Mohammad Sadek, 5 ans, et son handspinner trouvé par terre.

Crédit: Ed JONES / AFP

Mohammad Rejuan, 10 ans, arrivé au Bangladesh à la mi-octobre, tient un sifflet et un tuyau en plastique trouvé dans le camp de réfugiés de Thankhali à Cox's Bazar, un port de pêche situé dans l'extrême sud-est du pays. 

T F

Mohammad Rejuan, 10 ans, arrivé au Bangladesh à la mi-octobre, tient un sifflet et un tuyau en plastique trouvé dans le camp de réfugiés de Thankhali à Cox’s Bazar, un port de pêche situé dans l’extrême sud-est du pays. 

Crédit: Ed JONES / AFP

Warish Shah, 3 ans, arrivé au Bangladesh en septembre après que son village a été attaqué, tient dans ses mains un couteau-suisse avec un coupe-ongles.

T F

Warish Shah, 3 ans, arrivé au Bangladesh en septembre après que son village a été attaqué, tient dans ses mains un couteau-suisse avec un coupe-ongles.

Crédit: Ed JONES / AFP

Shawkat Ara, qui ne connait pas son âge, tient un tamis en plastique qu'elle utilise pour jouer dans le sable, au camp de réfugiés de Thankhali à Cox's Bazar.

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Shawkat Ara, qui ne connait pas son âge, tient un tamis en plastique qu’elle utilise pour jouer dans le sable, au camp de réfugiés de Thankhali à Cox’s Bazar.

Crédit: Ed JONES / AFP

Mohammad Arafath, 4 ans, est arrivé au Bangladesh début septembre. Il tient dans ses mains une mini-trompette.

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Mohammad Arafath, 4 ans, est arrivé au Bangladesh début septembre. Il tient dans ses mains une mini-trompette.

Crédit: Ed JONES / AFP

Rokhsana Begum, 7 ans, est arrivée au Bangladesh en septembre. Elle tient un petit tamis avec lequel elle joue dans le sable au camp de réfugiés de Shamlapur à Cox's Bazar.

T F

Rokhsana Begum, 7 ans, est arrivée au Bangladesh en septembre. Elle tient un petit tamis avec lequel elle joue dans le sable au camp de réfugiés de Shamlapur à Cox’s Bazar.

Crédit: Ed JONES / AFP

Mohammad Rafiq, 8 ans, a fui la Birmanie en octobre. Elle a emmené avec elle ce jouet en forme de flûte en plastique.

T F

Mohammad Rafiq, 8 ans, a fui la Birmanie en octobre. Elle a emmené avec elle ce jouet en forme de flûte en plastique.

Crédit: Ed JONES / AFP

Hubaib, 3 ans, dont la mère a été tuée en Birmanie avant qu'il ne fuie vers le Bangladesh avec sa famille, tient une balle dans le camp de réfugiés de Balukhali à Cox's Bazar.

T F

Hubaib, 3 ans, dont la mère a été tuée en Birmanie avant qu’il ne fuie vers le Bangladesh avec sa famille, tient une balle dans le camp de réfugiés de Balukhali à Cox’s Bazar.

Crédit: Ed JONES / AFP

Halima Khatun, 6 ans, est arrivée au Bangladesh en octobre. Elle tient dans ses mains un sifflet et une lame de rasoir dont elle se sert comme jouets.

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Halima Khatun, 6 ans, est arrivée au Bangladesh en octobre. Elle tient dans ses mains un sifflet et une lame de rasoir dont elle se sert comme jouets.

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Un ours noir victime d’une infection rarissime


Une infection sur un ours noir d’Asie et prise en charge par un vétérinaire aurait doublement sauvé sa vie, et même celle de son frère. Avec une telle langue de 3 kilos, il était probablement difficile de se nourrir, mais en plus, lui et son frère devait être vendu illégalement en Chine .. C’est donc un mal pour un bien pour ses ours
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Un ours noir victime d’une infection rarissime

 

Christophe Da Silva
25/10/17 – 11h37  Source: The Guardian

La langue de Nyan Htoo pesait 3 kilos.

Nyan Htoo est un ours noir d’Asie. Victime d’une infection rarissime, ce plantigrade de 2 ans présentait une langue démesurée de 3 kilos. Il a été retrouvé dans cet état par des moines bouddhistes en Birmanie.

« Je n’avais jamais vu chez un ours », a reconnu Caroline Nelson, vétérinaire au centre « Animals Asia’s Vietnam Bear Rescue », dans le Guardian. « Mais nous ne voulions pas abandonner Nyan Htoo ».

Un parasite

Nyan Htoo, dont le nom veut dire « brillant » en birman, a finalement été opéré avec succès. Une intervention chirurgicale qui aura duré plus de quatre heures. Son infection a sans aucun doute été provoquée par un parasite.

Toujours selon le Guardian, Nyan Htoo et son frère s’apprêtaient à être vendus illégalement en Chine. « Maintenant, il pourra manger, dormir et se déplacer plus confortablement », a conclu Caroline Nelson.

http://www.7sur7.be