Des babouins s’échappent d’un institut de recherche


Trois babouins ont connu un très petit moment de liberté après avoir fui un établissement de recherche pour les maladies tel que le Sida, la malaria et le virus Ebola. Même s’ils avaient réussi leur escapade sans se faire prendre, ou auraient-ils pu aller dans un environnement qui n’est pas adapté pour eux ? Dommage !!
Nuage

 

Des babouins s’échappent d’un institut de recherche

 

AFP/GIANLUIGI GUERCIACes deux babouins ont été pris en photo sur le bord d’une route en Afrique du Sud.

Un, deux, trois… fuyez: des babouins se sont échappés samedi d’un centre de recherche au Texas (sud des États-Unis), signe de leur intelligence mais aussi, selon une association, de leur désir de «fuir les laboratoires».

Les trois bêtes font partie des 1 100 babouins de l’Institut de recherche biomédicale du Texas, situé à San Antonio, qui utilise ces primates pour étudier des maladies comme le sida, la malaria et le virus Ebola.

Elles se trouvaient dans un enclos entouré par des murs lorsqu’elles ont utilisé l’un des tonneaux placés là en tant qu’«outil d’enrichissement» pour s’échapper, a indiqué l’institut.

L’un après l’autre, les babouins sont montés sur le tonneau et ont sauté.

Un quatrième a escaladé le mur mais s’est ravisé et a rebroussé chemin. Les trois autres ont pris la poudre d’escampette.

Deux ont été rattrapés dans des arbres non loin de là. Le troisième a réussi à atteindre une route principale, où une conductrice a filmé une vidéo avec son téléphone portable montrant du personnel de l’institut courant derrière le babouin.

 

Les babouins ont été capturés une trentaine de minutes après leur fuite, a déclaré l’établissement, assurant que les animaux n’avaient à aucun moment représenté de danger pour les humains parce qu’ils ne font partie d’aucune étude active.

«Les animaux eux-mêmes n’étaient pas malades», a affirmé John Bernal, vétérinaire de l’établissement, à la télévision locale KSAT.

Mais l’association de défense des animaux PETA a vivement critiqué l’institut, affirmant qu’il avait enregistré plusieurs fugues et décès accidentels d’animaux ces dernières années.

«Texas Biomed met en danger tout le monde – son personnel, le public ainsi que les primates qu’il retient prisonniers – en emprisonnant des animaux dont le seul désir est de fuir le cauchemar des laboratoires», a dit PETA dans un communiqué.

http://journalmetro.com/

Des chercheurs québécois inventent des textiles intelligents


 

Nous avons des téléphones intelligents, des frigos intelligents, des automobiles intelligents et pourquoi pas des textiles intelligents qui serviraient à informer une personne si elle à des problèmes de santé comme son taux de glucose ….
Nuage

 

Des chercheurs québécois inventent des textiles intelligents

 

Photo AFP

La Presse Canadienne

Des chercheurs de la Faculté des sciences et de génie et du Centre d’optique, photonique et laser de l’Université Laval ont mis au point des textiles intelligents capables de capter des informations biomédicales sur les personnes qui les portent et de les transmettre par WiFi ou cellulaire.

Cette percée technologique, dont les détails sont rapportés dans un article publié récemment dans la revue Sensors, pourrait déboucher d’ici quelques années sur une foule d’applications destinées aux personnes souffrant de maladies chroniques, aux personnes âgées vivant seules ou même aux pompiers et policiers en service.

L’équipe supervisée par le professeur Younès Messaddeq est parvenue à produire cette fibre textile en superposant plusieurs couches de cuivre, de polymères, de verre et d’argent.

Le chercheur a expliqué par voie de communiqué que cette fibre agit à la fois comme capteur et comme antenne. Elle est résistante et malléable et peut être tissée avec de la laine ou du coton. De plus, la qualité du signal qu’elle produit est comparable à celle d’antennes commerciales, a-t-il dit.

Le professeur Messaddeq a révélé que la surface de cette fibre peut être modifiée afin de capter différents types d’informations, notamment sur le taux de glucose, le rythme cardiaque, l’activité cérébrale, les mouvements et les coordonnées spatiales.

Une demande de brevet a déjà été déposée pour cette technologie, dont quelques éléments doivent encore être améliorés avant d’en envisager la commercialisation. Il faudra ainsi la relier à un réseau sans fil et régler la question de l’alimentation électrique.

Les chercheurs veulent aussi s’assurer que le textile est lavable et qu’il résiste aux produits contenus dans les détergent.

http://www.lapresse.ca

Ressentir le toucher avec une main artificielle


On se souvient peut-être de l’homme ou la femme bionique, cette série de sciences fiction devient peu à peu une réalité pour ceux qui doivent subir des amputations. Les recherches avancent grâce a la technologie qui elle aussi prend de plus en plus d’ampleur et ce même en médecine
Nuage

 

Ressentir le toucher avec une main artificielle

 

La détermination de Dennis était un atout déterminant pour le succès de cette recherche.

La détermination de Dennis était un atout déterminant pour le succès de cette recherche. Photo :  LifeHand 2/Patrizia Tocci

Un amputé du bras gauche a retrouvé le sens du toucher grâce à une prothèse reliée aux nerfs périphériques, ont annoncé des scientifiques suisses et italiens.

Lors des tests, le Danois de 36 ans pouvait saisir des objets d’une manière naturelle et, les yeux bandés, en identifier la consistance. Dennis Aabo Sørensen devient ainsi la première personne amputée à retrouver le sens du toucher, en temps réel.

« J’ai pu ressentir des sensations que je n’avais plus ressenties depuis neuf ans. La réponse sensorielle de la prothèse était vraiment incroyable. »— Dennis Aabo Sørensen

L’intervention chirurgicale a été réalisée le 26 janvier 2013, à l’hôpital Gemelli de Rome. Les chirurgiens et neurologues ont implanté les électrodes dans le bras gauche de Dennis, à l’intérieur des nerfs cubital et médian.

Dennis a perdu sa main gauche en manipulant des feux d'artifice lors d'une réunion de famille.Dennis a perdu sa main gauche en manipulant des feux d’artifice lors d’une réunion de famille. Photo :  LifeHand 2 / Patrizia Tocci

Dix-neuf jours de tests ont été nécessaires avant que les chercheurs puissent connecter leur prothèse. Après cela, les chercheurs et le patient ont eu une semaine entière pour tester le dispositif.

Conformément à la législation sur les essais cliniques, les électrodes ont été retirées au bout d’un mois. Les scientifiques pensent qu’elles pourraient rester implantées et fonctionnelles plusieurs années sans endommager les nerfs périphériques.

La percée

Les chercheurs ont réussi à intégrer un système sensoriel artificiel relié aux nerfs périphériques du haut de son bras à la prothèse. Grâce à ce dispositif, le patient pouvait à nouveau sentir les objets qu’il manipulait. Le prototype a été testé à l’hôpital Gemelli de Rome, et fait l’objet d’un article publié dans la revue Science Translational Medicine.

Lors des tests, le patient avait les yeux bandés et un casque sur les oreilles. Isolé, il ne pouvait que se fier qu’à son sens du toucher. Grâce à sa prothèse, il pouvait moduler la force avec laquelle il saisissait des objets, ou identifier leur forme et leur consistance.

De signal électrique à impulsion nerveuse

Le chercheur Silvestro Micera de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et ses collègues ont équipé leur main artificielle de capteurs qui réagissent à la tension de tendons artificiels. Le système transforme en courant électrique les informations émises lorsque la personne manipule un objet.

Lors des tests, le patient avait les yeux bandés et un casque sur les oreilles.

Lors des tests, le patient avait les yeux bandés et un casque sur les oreilles. Photo :  Lifehand 2 / Patrizia Tocci

Au départ, les signaux électriques ne constituent pas une information que le système nerveux peut interpréter. Les chercheurs ont donc mis au point une série d’algorithmes pour les convertir.

Une fois traduits en un langage analogue aux impulsions nerveuses, les signaux peuvent être transmis aux quatre électrodes greffées sur les nerfs périphériques du bras du patient. Le sens du toucher est ainsi rétabli.

Ce sont des électrodes ultraminces et précises qui permettent de transmettre efficacement les signaux électriques au système nerveux.

Cette percée biomédicale marque les premiers pas vers la réalisation d’une main bionique complète, capable de restituer non seulement les fonctions de base, mais aussi les sensations. Il faudra toutefois encore patienter quelques années avant que la technologie ne soit disponible pour les personnes amputées.

Le prochain objectif sera de miniaturiser les composants électroniques et de les intégrer à la prothèse. Enfin, les scientifiques comptent affiner leur dispositif sensoriel, afin d’atteindre une meilleure résolution du toucher, et pour que le patient puisse ressentir les mouvements des doigts avec plus de précision.

Pour l’heure, il est difficile à ce stade d’estimer le prix d’une telle prothèse, mais le fait d’en produire en série devrait faire tomber les coûts.

http://ici.radio-canada.ca/