Nouveau fléau chez les abeilles


Une découverte au USA qui peut-être expliquerait le problème de mortalité chez les abeilles .. Quoiqu’il en soit au Québec cela est a vérifier, car on ne sait pas si ces causes sont aussi présente chez nous
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Nouveau fléau chez les abeilles

Les scientifiques ont observé que la mouche Apocephalus borealis infecte l’abeille en pondant des oeufs dans son abdomen. Quelques jours plus tard, l’abeille quitte la ruche, souvent la nuit et souvent aussi en se dirigeant vers une source de lumière, des comportements contre nature.

Photo: fournie par la San Francisco State University

Charles Côté
La Presse

Une équipe de chercheurs croit avoir identifié la cause de la mystérieuse épidémie qui frappe les abeilles, particulièrement en Amérique du Nord.

La découverte est survenue par hasard. Un biologiste de la San Francisco State University a recueilli des abeilles mortes pour nourrir une mante religieuse qu’il venait de capturer. Mais il a oublié ce «lunch» dans une fiole sur son bureau. Quelques jours plus tard, des larves de mouches pullulaient dans la fiole.

Cette espèce de mouche, appelée Apocephalus borealis, était connue pour s’attaquer aux bourdons, mais pas aux abeilles domestiques.

Les scientifiques ont ensuite observé que la mouche infecte l’abeille en pondant des oeufs dans son abdomen. Quelques jours plus tard, l’abeille quitte la ruche, souvent la nuit et souvent aussi en se dirigeant vers une source de lumière, des comportements contre nature.

«Nous avons même trouvé sous les lampadaires de l’université des abeilles ayant quitté la ruche pendant des nuits froides et pluvieuses, alors qu’il n’y avait aucun autre insecte», notent les chercheurs dans leur article publié cette semaine dans la revue PLoS One.

Comportement modifié

«Peut-être que l’A. borealis manipule le comportement de l’abeille en changeant son rythme circadien, sa sensibilité à la lumière ou d’autres aspects de sa physiologie», spéculent les chercheurs.

Plusieurs parasites des insectes – virus, champignons ou autres insectes – modifient le comportement de leurs victimes.

L’abeille meurt dans la journée qui suit son excursion. Sept jours après la ponte, plusieurs larves, en moyenne 13, mais jusqu’à 25, émergent du cou de l’insecte. Elles deviennent adultes 25 jours plus tard.

«Cela donne aux mouches un potentiel de multiplication rapide», affirment les scientifiques.

L’équipe a ensuite découvert que plus des trois quarts des ruches de la région de San Francisco ainsi que d’autres au Dakota du Sud étaient infestées.

Dans une ruche qu’ils ont observée en laboratoire, jusqu’à 38% des abeilles étaient touchées.

De plus, les chercheurs se sont rendu compte que les mouches pourraient être porteuses de deux maladies qui touchent les abeilles.

Donc, tout cela porte à croire qu’il y a un nouveau suspect dans l’enquête scientifique sur le syndrome d’effondrement des colonies (colony collapse disorder ou CCD), constaté officiellement en 2007 par l’Académie nationale des sciences des États-Unis.

Ce mal frappe de nombreuses colonies d’abeilles. Les insectes meurent ou abandonnent leur ruche en masse. Il a été porté au compte d’une mite parasite (le varroa), de virus, de moisissures, de nouveaux pesticides ou d’une combinaison de ces facteurs.

La recherche du coupable est d’autant plus intensive que les abeilles jouent un rôle capital dans la nature et dans l’industrie alimentaire.

Selon Jean-Pierre Chapleau, porte-parole de la Fédération des apiculteurs du Québec, cette découverte «soulève bien des questions». «Premièrement, est-ce qu’on a cet insecte au Québec?» demande-t-il.

Il n’a pas été possible de répondre à cette question hier. Toutefois, une carte publiée par les chercheurs américains indique que la mouche est répandue d’un bout à l’autre des États-Unis, y compris dans le Maine et l’État de New York.

«Il y a une certaine logique à ce qu’on associe la mouche au CCD parce qu’elle cause une dépopulation de la ruche, dit M. Chapleau. Mais il faudrait savoir si cela peut se faire en quelques jours, comme certains apiculteurs l’ont observé.»

Il ajoute que le Québec n’est pas encore touché par le syndrome d’effondrement des colonies, bien que les ruches vivent des difficultés ici aussi.

«On a des pertes hivernales qui sont documentées de façon statistique, dit-il. On a aussi des pertes en saison de production. Elles sont très difficiles à mesurer de façon scientifique, mais elles paraissent dans la production.»

http://www.cyberpresse.ca

Un macareux de l’est du pays a été retrouvé sur une rue de Montréal


 Un oiseau qui est bien loin de chez lui, peut-etre a-t’il voyager par des moyens transports non conventionnel pour les oiseaux ou encore il a été désorienté par les lumières de ville mais il a été chanceux d’avoir été sauver par une personne qui avait une certaines connaissance de l’espèce pour que bientôt il puisse retrouver les siens
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Un macareux de l’est du pays a été retrouvé sur une rue de Montréal

 

Andy Blatchford, La Presse Canadienne


MONTRÉAL – Un macareux des côtes du Canada atlantique a été retrouvé errant à des milliers de kilomètres de son habitat naturel: sur une rue achalandée du centre-ville de Montréal.

La directrice d’un centre de soins pour les oiseaux blessés ou orphelins a souligné mardi que l’animal était chanceux d’être encore en vie.

«Il courait en plein milieu de la rue», a expliqué Susan Wylie, directrice du Centre Le Nichoir.

Elle a tenu à saluer la technicienne vétérinaire qui a secouru le jeune palmipède sur la rue Guy, en plein centre-ville de Montréal, la semaine dernière.

«Heureusement, elle savait à quelle espèce d’oiseau elle avait affaire et elle l’a capturé, a relaté Mme Wylie. Ils ne courent pas très vite puisque ce sont des oiseaux plongeurs.»

Le macareux est l’emblème de Terre-Neuve-et-Labrador, où vit et se reproduit la quasi totalité de la population canadienne de cet oiseau.

L’animal est en bonne santé. Un vol d’Air Canada devrait le ramener dans son habitat présumé, sur l’île de Terre-Neuve, a indiqué Mme Wylie. Une escale à l’aéroport de Toronto est prévue à l’itinéraire de vol du palmipède.

Une fois qu’il sera arrivé à St-John’s, un spécialiste des oiseaux marins le prendra en charge jusqu’à ce qu’il soit relâché dans la nature.

D’ici là, il restera dans la baignoire d’un bénévole qui habite en banlieue de Montréal, où il se nourrit d’éperlans depuis son arrivée. Des suppléments vitaminés sont aussi administrés au macareux, qui mesure environ une vingtaine de centimètres. On ignore s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle.

«Ils aiment se baigner et faire des éclaboussures, dit Susan Wylie, une biologiste, au sujet des macareux. Mais de façon générale, ils sont assez tranquilles et indépendants.»

Selon Mme Wylie, l’oiseau pourrait être arrivé à Montréal à bord d’un navire en provenance du Canada atlantique.

Il est aussi probable qu’il fasse partie de l’une des colonies qui nichent dans le Golfe du Saint-Laurent et qu’il ait volé jusqu’à Montréal par ses propres moyens, fait valoir un biologiste de l’Université Memorial de Terre-Neuve, Bill Montevecchi.

Car même si Montréal se situe bien loin de l’habitat présumé du jeune palmipède, il est possible que la luminosité grandissante provenant des villes côtières puisse avoir attiré l’oiseau. Ce genre de situation se produit de plus en plus souvent, selon le scientifique.

Les macareux, surtout les plus jeunes, sont souvent attirés par la lumière, expose M. Montevecchi.

«Ils sont beaucoup plus susceptibles d’être désorientés, essentiellement parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’explorer… mais évidemment, Montréal ne fait pas partie de ces environs.»

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Stress intense La libellule meurt de peur


Les insectes peuvent-ils ressentir la peur ? Il semble que chez la libellule en tout cas c’est suffisant pour mourir plus rapidement
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Stress intense

La libellule meurt de peur

La libellule meurt de peur

Agence QMI

Aucune créature ne subirait un stress aussi intense que la libellule, ont indiqué des biologistes de l’Université de Toronto.

La seule présence d’un prédateur suffit en effet à l’effrayer mortellement, selon leurs recherches.

«La peur d’une proie d’être mangée est un sujet important en écologie, et nous avons beaucoup appris sur les interactions entre un prédateur et sa proie avec cette étude», a expliqué le professeur Locke Rowe, du département de l’Écologie et de l’évolution biologique de l’Université de Toronto.

Les chercheurs ont élevé des larves de libellules dans des aquariums. Un premier groupe était en présence de leurs prédateurs. Le second en était protégé.

«Nous avons découvert que la mortalité des libellules est plus importante lorsque leurs prédateurs partagent leur habitat», a raconté M. Rowe.

Les conclusions de l’équipe ont été publiées dans la revue Ecology la semaine dernière.

http://tvanouvelles.ca/