Forêts du Québec : Le carcajou pourrait revenir


Avez-vous déjà vu un carcajou ? Il semble qu’il habitait nos forêts mais maintenant c’est une espèce en voie de disparition … Cependant il est possible qu’ils reviennent au bercail en Abitibi-Témiscamingue .. et cet animal a l’avantage d’être un charognard donc il est aussi très utile
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Forêts du Québec : Le carcajou pourrait revenir

Forêts du Québec - Le carcajou pourrait revenir

On ne l’a pas vu au Québec depuis plus de 30 ans, mais le Service canadien de la faune met en place un Programme de rétablissement du carcajou de l’est du Canada.

© COURTOISIE / Zoo Sauvage de St-Félicien

VAL-D’OR – On ne l’a pas vu au Québec depuis plus de 30 ans, mais le Service canadien de la faune met en place un Programme de rétablissement du carcajou de l’est du Canada. Une consultation publique a d’ailleurs eu lieu lundi et mardi à Val-d’Or.

Le carcajou est un charognard qui se nourrit de carcasses laissées dans la forêt. C’est une espèce très timide qui ne se montre pas facilement. Le carcajou de l’est a été désigné espèce en voie de disparition en 2003. En fait, la dernière preuve de sa présence au Québec remonte à 1978.

Le document de planification du rétablissement a été notamment présenté à plusieurs groupes d’intérêt tels que des motoneigistes, des trappeurs, des écologistes et des chercheurs dans le but de connaître leur opinion.

«De par leurs connaissances du terrain, les gens peuvent nous aider à avoir le meilleur document de rétablissement possible», a indiqué Alain Branchaud, biologiste au Service canadien de la faune. Par la collaboration entre les scientifiques et les citoyens qui fréquentent le territoire potentiel du carcajou, on aura une meilleure chance de rétablissement.

Le carcajou est encore présent en Ontario et dans l’Ouest du Canada. On estime que la population de l’est (Québec et Labrador) pourrait être rétablie par un effet rescousse, c’est donc dire de façon naturelle par migration.

Mauvaise réputation

Pour diverses raisons relevant souvent du mythe, le carcajou possède une mauvaise réputation. C’est pourquoi le Service canadien de la faune mise beaucoup sur l’acceptabilité sociale de l’espèce afin d’assurer son rétablissement dans l’est du pays.

«Nous avons ciblé l’Abitibi-Témiscamingue pour notre consultation publique parce que c’est la première région par laquelle la recolonisation naturelle se fera en provenance de l’Ontario», a indiqué M. Branchaud.

D’ici quelques mois, la proposition du programme de rétablissement révisée suite aux consultations sera déposée au Registre public des espèces en péril. Il y aura alors une consultation publique de 60 jours afin de recueillir à nouveau les opinions des gens sur le programme de rétablissement. Le Service canadien de la faune élaborera par la suite un plan d’action afin de ramener le carcajou dans les forêts du Québec.

«On souhaite statuer sur une population résiduelle de carcajou de l’est d’ici cinq ans», a indiqué M. Branchaud.

Le Service canadien de la faune travaille en étroite collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.

Par ailleurs, à ceux qui rencontreront un carcajou en forêt, il est demandé d’accumuler les preuves de sa présence, notamment des photos de l’animal et des traces de pas, ou de recueillir des poils. Et par la suite, il faut contacter le service régional du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

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Vomir de peur comme une arme de défense


Être un oisillon n’est pas toujours facile car il y a plein de prédateurs qui n’en ferait qu’une bouchés … La nature a donné aux espèces de minimiser les dangers .. mais voila, certains petits ont en plus un moyen répulsifs mais aussi un moyen d’alerter les parents qu’il y a un problème au nid
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Vomir de peur comme une arme de défense

Vomir de peur comme une arme de défense

Photo: Photos.com

Agence France-Presse
Paris

Les petits du rollier d’Europe, une espèce d’oiseau, vomissent un liquide orange nauséabond lorsqu’ils sont attaqués par un prédateur, ont découvert des biologistes espagnols.

Les oisillons du Coracias garrulus, autrefois appelé «corneille bleue» en raison de ses vives couleurs turquoise, régurgitent ce surprenant répulsif dès qu’ils sont dérangés dans leur nid, indique une étude publiée mercredi dans la revue britannique Biology Letters.

Couverts de ce vomi orangé, les oisillons deviennent nettement moins appétissants pour l’infortuné prédateur. Et surtout, l’odeur alerte les parents de la présence d’une menace dès qu’ils s’approchent du nid, estiment les chercheurs ayant observé ce phénomène.

Les biologistes ont vérifié cette théorie en s’introduisant dans des nids abritant des oisillons âgés de dix jours. A l’aide d’un petit pinceau, ils ont enduit l’intérieur du nid tantôt d’un peu de jus de citron, tantôt d’un peu de vomi. Seuls les parents rolliers s’approchant d’un nid badigeonné de vomi adoptaient un comportement d’alerte, repoussant le moment où ils pénétraient à l’intérieur.

D’autres recherches menées sur les oiseaux avaient montré leur capacité à élaborer des mécanismes de défense des plus ingénieux. Par exemple, le Fulmar boréal (Fulmarus glacialis), un oiseau marin, régurgite ses «huiles gastriques» sur les intrus pour faire perdre à leur plumage leur imperméabilité.

De leur côté, deux espèces de canard, l’eider à duvet (Somateria mollissima) et le canard pilet (Anas acuta), sont capables d’asperger leurs oeufs d’excréments pour dissuader certains mammifères de s’en repaître.

Néanmoins, le rollier d’Europe semble être le premier oiseau à utiliser une odeur comme moyen de communication en réponse à une menace extérieure, estime l’étude, dirigée par Deseada Parejo de l’Estacio Experimental de Zonas Aridas.

Il rejoindrait ainsi les rangs de nombreuses autres espèces animales, des insectes aux humains, qui ont recours à «l’odeur de la peur» pour prévenir leurs congénères d’une attaque.

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Étude : Deux nouveaux groupes sanguins découverts


Tout le monde sait qu’il existe des groupes sanguins A, B, AB et O, tout le monde sait aussi que ces groupes peuvent être soit positif ou négatif .. et c’est important de savoir son groupe sanguin .. mais saviez vous qu’il en existe d’autres plus rare et qui peut-être il y aurait une relation entre les rejets d’organe …
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Étude : Deux nouveaux groupes sanguins découverts

 

Deux nouveaux groupes sanguins découverts

Crédit photo : Reuters

Agence QMI

La plupart des gens savent que leur groupe sanguin est A, B, AB ou O, et savent peut-être s’il est positif ou négatif, mais une nouvelle recherche américaine a permis de découvrir deux nouveaux types de sang.

Les groupes sanguins Langereis et Junior sont rares, mais ils existent dans plusieurs populations ethniques.

«Plus de 50 000 Japonais sont considérés comme ayant le groupe sanguin Junior négatif et ils peuvent rencontrer des problèmes lors d’une transfusion sanguine ou une incompatibilité materno-fœtale», a écrit le biologiste de l’Université du Vermont, Bryan Ballif, dans une étude qui paraît dans le numéro de ce mois-ci de la revueNature Genetics.

M. Ballif et ses collègues chercheurs ont découvert deux protéines sur les globules rouges responsables de ces types de sang moins connus.

Le biologiste a identifié les deux molécules comme étant les protéines de transport spécialisées nommées ABCB6 et ABCG2.

Cela peut-être particulièrement important pour les patients de greffes d’organes, a-t-il dit.

«Au fur et à mesure que nous sommes meilleurs dans les transplantations, nous faisons tout notre possible pour avoir une bonne compatibilité», a déclaré M. Ballif dans un communiqué au sujet de son étude, ajoutant que le corps rejette parfois l’organe, même si tout semble bien se passer.

«Nous ne savons pas toujours pourquoi il y a un rejet, a déclaré M. Ballif. Il peut y avoir un lien avec ces protéines.»

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Rocky 27 lbs, profession: homard


Voilà un homard très chanceux … en plus d’être différent de ses semblables, il a pu se sauver de la casserole et de rester en captivité … Grace a sa grosseur inusité, il a pu voir la liberté .. Espérant qu’il se méfiera des filets de pêches la prochaine fois car qui sait s’il aura la même chance de continuer son petit homard de chemin en toute liberté
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Rocky 27 lbs, profession: homard

 

Rocky 27 lbs, profession: homard

Crédit photo : Page Facebook, Maine State Aquarium

Le homard géant de 27 livres capturé au large des côtes du Maine vendredi dernier n’a finalement pas terminé sa vie dans un chaudron d’eau bouillante.

Voyez le reportage de News Center (en anglais)

Celui qu’on a surnommé Rocky a finalement été libéré et relâché dans la baie de Boothbay, dans le Maine, jeudi vers midi.

Le Maine State Aquarium, qui l’avait pris en charge, n’était pas en mesure de le garder : il n’y existe pas de bassin suffisamment gros pour lui permettre d’y rester à long terme.

C’est un pêcheur de fruits de mer, Robert Maloney, qui avait capturé le crustacé géant la semaine dernière au moment même où la saison de pêche se terminait.

Les biologistes de l’endroit jugeaient que la capture d’un aussi gros homard près des côtes était très inhabituelle.

(photo: Page Facebook, Maine State Aquarium)

 

(photo: Page Facebook, Maine State Aquarium)

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Les maux de la terre gagnent les océans


Il est triste que nous en soyons rendu là. Nous avons sommes responsables par nos comportements d’une telle détérioration  de cette Terre … Si ceux qui ne croient pas aux effets négatifs des changements climatiques alors peut-être qu’ils comprendront si on parle de perte d’argent .. mais la encore j’en doute .. Il y a des ornières qui sont bien difficile a enlever
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Les maux de la terre gagnent les océans

 

Les maux de la terre gagnent les océans

Partout dans le monde, phoques, otaries et d’autres animaux marins sont de plus en plus contaminés par des parasites et d’autres maux propres aux chèvres, vaches, chats et chiens, avertissent des experts qui viennent de participer à une conférence scientifique à Vancouver, dans l’ouest du Canada.

Photo: Reuters

Deborah Jones
Agence France-Presse
Vancouver

En examinant les mammifères marins morts, déposés par la mer sur les rives du Canada, le biologiste Andrew Trites a découvert avec désarroi qu’ils étaient victimes de maladies frappant habituellement les animaux élevés par l’homme.

Partout dans le monde, phoques, otaries et d’autres animaux marins sont de plus en plus contaminés par des parasites et d’autres maux propres aux chèvres, vaches, chats et chiens, avertissent des experts qui viennent de participer à une conférence scientifique à Vancouver, dans l’ouest du Canada.

Ces maladies menacent aussi de plus en plus les hommes pour qui la mer est un lieu de vacances, un lieu de travail, ou encore une source de nourriture, ont dit des chercheurs aux journalistes couvrant la rencontre annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS).

Le symposium «Surnager dans les mers malades» n’était qu’une des nombreuses sessions offrant une image sombre des océans, de plus en plus acides, de plus en plus chauds dans certaines régions, ou encore envahis par les glaces fondantes ou touchés par d’autres effets du changement climatique.

«L’écosystème des océans subit des changements dramatiques», a dit Jason Hall-Spencer, de l’Université de Plymouth en Grande-Bretagne, citant ses recherches en Italie, en Basse-Californie et en Papouasie-Nouvelle Guinée qui aboutissent au même constat: avec la hausse du taux de dioxyde de carbone «on voit une chute de 30% des microbes, plantes et animaux» dans les océans.

Gretchen Hofmann, de l’Université de Californie à Santa Barbara, a indiqué que l’acidité croissante des océans, causée par le CO2 venant des carburants fossiles, tue le naissain -les larves d’huîtres et de moules notamment- dans le monde entier.

Sur les côtes pacifiques du nord-ouest du Canada et des États-Unis, la destruction des élevages de mollusques menace une industrie dont le chiffre d’affaires atteint 200 millions de dollars, a souligné Mme Hofmann.

Dans un autre domaine, Lisa Levin, de l’institut d’océanographie Scripps de La Jolla en Californie, met en garde contre les menaces que le réchauffement de l’eau de mer et par conséquent la diminution de sa teneur en oxygène font peser sur les organismes vivant dans les profondeurs depuis des millénaires.

«Nous n’avons vu que moins de 5% de ces habitants des grands fonds et si nous les éliminons, nous ne les verrons jamais», a dit Mme Levin, convaincue que certains d’entre eux pourraient être très utiles à l’homme.

M. Trites, directeur de l’unité de recherche sur les mammifères marins au Centre de la pêche à l’Université de la Colombie-Britannique, compare les animaux morts échoués sur les côtes à des «canaris de mines de charbon» (qui avertissait par leur mort de la présence de gaz).

Aujourd’hui, parasites, champignons, virus et bactéries passent plus facilement de la terre à la mer à cause de l’action de l’homme qui bétonne ou assèche des zones marécageuses ayant joué le rôle de filtre naturel et pratique une agriculture intensive.

Ainsi, le parasite cellulaire toxoplasma gondii, qui provoque des avortements chez les vaches, menace aussi les animaux marins, déjà touchés par la pollution causée par l’homme, a dit Andrew Trites.

L’évolution des maladies touchant la faune marine «pourrait avoir un impact encore non reconnu chez l’homme», a mis en garde Melissa Miller, vétérinaire californienne. «Nous vivons dans les mêmes zones et mangeons souvent les mêmes aliments».

Les chercheurs ont appelé à une surveillance accrue des risques qu’entraîne pour la santé humaine une plus grande présence de parasites et pathogènes d’origine terrestre chez les mammifères marins.

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Petite crevette, mais grosse empreinte carbone


A force de raser des territoires ou les arbres sont roi, pour remplacer par la culture, la nature se montre plus hostile. La surconsommation amène des cultures qui ne sont pas adapter pour le long terme, ce qui en résulte avec les années des problèmes plus gros et plus long pour que la nature puisse reprendre ses droits ..
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Petite crevette, mais grosse empreinte carbone

 

Petite crevette, mais grosse empreinte carbone

Photothèque La Presse

Agence France-Presse
VANCOUVER

D’un point de vue écologique, un simple cocktail de crevettes devrait être le plat le plus cher d’un restaurant, selon des scientifiques réunis samedi à la réunion annuelle de l’Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), à Vancouver.

Un sachet de 450 grammes de crevettes surgelées produit une tonne de dioxyde de carbone: c’est l’une des comparaisons établies par le biologiste J. Boone Kauffman, qui mène des recherches en Indonésie pour l’Université de l’État d’Oregon.

Le biologiste explique que 50 à 60% des élevages de crevettes sont implantés en bord de mer dans les pays asiatiques, souvent dans des secteurs où les mangroves (forêts côtières) ont été rasées.

«L’empreinte carbone de crevettes produites sur ce type de terrain est environ dix fois plus importante que la quantité équivalente de boeuf produite en zone de forêt tropicale», sans compter les émissions de gaz à effet de serre de l’élevage, la nourriture, le conditionnement, le stockage et l’expédition des marchandises, martèle J. Boone Kauffman dans un article que l’AFP a pu consulter.

Ces élevages sont peu efficaces: ils ne produisent qu’un kilo de crevettes sur 13,4 m2 de mangrove. Et les propriétaires de ces exploitations abandonnent les bassins d’élevage après 3 à 9 ans de production, souvent à cause des maladies qui s’y développent, de l’acidité et de la contamination du sol, écrit le biologiste. Il faut ensuite entre 35 et 40 ans au terrain pour se régénérer.

Emily Pidgeon, de l’association Conservation International, souligne que la mangrove joue un rôle clé dans la protection des populations contre les tempêtes ou les tsunamis.

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Un oiseau de 25 grammes bat tous les records de migration


Vivre au gré des vents, sans se soucier des frontières et douanes et voler de pays en pays c’est le destin d’un tout petit oiseaux qui ne sait que faire des lois et des règles humains a demander asile pour un séjour temporaire. Le monde entier l’appel . Voltiger a travers les Continents, du Canada allant en Russie, Europe, peut importe …
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Un oiseau de 25 grammes bat tous les records de migration

Un oiseau de 25 grammes bat tous les records de migration

Le traquet motteux passe la saison chaude dans l’Arctique et hiverne en Afrique subsaharienne, parcourant près de 30 000 km aller-retour chaque année.

Photo: HEIKO SCHMALJOHANN, AFP

 

Laurent Banguet
Agence France-Presse
Paris

Petit oiseau de seulement 25 grammes, le traquet motteux pourrait bien être le détenteur du record toutes catégories de la migration: il passe la saison chaude dans l’Arctique et hiverne en Afrique subsaharienne, parcourant près de 30 000 km aller-retour chaque année, révèle une étude.

«Rapporté à sa taille, ce cycle migratoire est l’un des plus longs jamais observés pour un quelconque oiseau dans le monde», estime l’étude, publiée mardi dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique.

Si l’on sait que ces petits passereaux insectivores se reproduisent dans le nord du Canada et en Alaska et qu’ils migrent vers différentes régions d’Afrique, les scientifiques ignoraient jusqu’à présent avec précision s’ils suivaient tous la même route et si les différents groupes de traquets motteux (Oenanthe oenanthe) se mélangeaient.

Faute de disposer de balises suffisamment petites pour être fixées sur un oiseau pesant l’équivalent de deux cuillères à soupe de sel, les allers et venues de l’oiseau restaient un mystère.

Grâce à des engins de géolocalisation miniaturisés de seulement 1,2 gramme, des biologistes canadiens et allemands ont enfin pu suivre les traquets durant plusieurs mois et sur de longues distances.

Trente oiseaux ont été équipés de minuscules harnais portant cette balise dans les montagnes d’Alaska et seize autres sur l’île de Baffin, située sur la côte arctique orientale du Canada, de l’autre côté du continent nord-américain.

«plus petit qu’un rouge-gorge»

Si seulement cinq des trente traquets d’Alaska équipés en 2009 sont revenus l’année suivante, l’analyse de leur détecteur, qui enregistrait deux fois par jour la lumière du soleil, a montré qu’ils avaient passé l’hiver en Afrique de l’Est, aux confins du Soudan, de l’Ouganda et du Kenya.

Durant l’automne, les oiseaux survolaient le nord de la Russie et le Kazakhstan avant de traverser le désert d’Arabie. Un périple d’environ 14 600 km qui leur a demandé quelque 90 jours en moyenne.

Au printemps suivant, ces oiseaux poids plume ont suivi la même route migratoire en sens inverse, en seulement 55 jours.

De leur côté, les 16 traquets marqués dans l’est du Canada en 2010 ont parcouru les 3400 km séparant l’île de Baffin des îles britanniques en seulement quatre jours, soit une vitesse moyenne de 850 km par jour, souligne l’étude.

Les traquets canadiens ont alors mis le cap au sud, traversant l’Europe pour hiverner sur la côte de Mauritanie, rebroussant chemin une fois le printemps revenu.

«Ce sont des migrations incroyables, particulièrement pour un oiseau de cette taille. Imaginez quelque chose de plus petit qu’un rouge-gorge élevant ses petits dans la toundra arctique et qui, quelques mois plus tard, est en train de chercher sa nourriture en Afrique», résume Ryan Norris, de l’université canadienne de Guelph (Ontario).

Le traquet motteux est «le seul oiseau terrestre connu qui relie physiquement deux écosystèmes radicalement différents entre le Vieux Monde et les régions arctiques du Nouveau Monde», conclut M. Norris.

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