Des scientifiques veulent remplacer les pesticides par des microbes


En fait, ce n’est pas de nouveaux microbes que l’industrie Indigo Agriculture veut ajouter aux plantes, mais plutôt remettre des microbes disparus par l’usage déraisonnable des pesticides. Il semble qu’après l’avoir essayé sur du coton le rendement a augmenter de 14 %. Ils espèrent pouvoir balayer Monsanto et compagnie pour une agriculture bio
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Des scientifiques veulent remplacer les pesticides par des microbes

 

 

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Des pesticides sur un champ de patates | Pesticidewise via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues—

Ils pourraient révolutionner le secteur agricole mondial

 

Indigo Agriculture, une entreprise spécialisée dans les biosciences, pourrait bien être en train de révolutionner l’agriculture mondiale. Les agronomes de cette start-up ont trouvé le moyen d’utiliser des microbes pour remplacer les pesticides.

Les créateurs d’Indigo Agriculture se sont inspirés des recherches sur le microbiote humain pour déterminer l’importance des micro-organismes dans la santé des plantes. Le but est de réintroduire des microbes disparus dans les plantes à cause de l’usage excessif de pesticides.

Bloomberg explique que la méthode employée par les agronomes consiste à prendre des échantillons de plantes saines et non traitées et de créer une empreinte de leur microbiote grâce au séquençage génétique. Ils analysent ensuite les données recueillies et déterminent quels microbes sont en plus grand nombre sur les plantes en bonne santé. Au Texas, la méthode Indigo a permis d’augmenter le rendement de 14% des champs de coton.

Les recherches de l’entreprise se portent sur la capacité de résistance des microbes aux engrais azotés et aux vermines. Ainsi, à long terme, Indigo Agriculture cherche à limiter ou même éliminer l’utilisation des pesticides et engrais synthétiques grâce à ses supermicrobes.

Exit Monsanto et Dow Chemical, hello Indigo

D’après Bloomberg, la tendance est au bio: les consommateurs rejettent de plus en plus les pesticides et les OGM. Selon un sondage publié en 2017 par l’ONG environnementale WWF, 70% des Français ont changé d’habitudes de consommation pour se diriger vers des produits plus responsables, ou envisagent de le faire.

D’autre part, la méfiance envers les géants de l’agrochimie comme Monsanto –souvent qualifiéed’entreprise «la plus détestée au monde»– ne fait qu’accroître, notamment à cause du scandale de «l’agent orange» et du glyphosate, l’agent actif dans bon nombre de pesticides classés comme un cancérogènes probablespour l’homme par l’OMS.

David Perry, le directeur général de l’entreprise Indigo, souhaite remodeler complètement la structure du secteur agricole actuel: non seulement pour concurrencer les géants de l’agrochimie comme Monsanto et Dow Chemical mais aussi les distributeurs agricoles comme Cargill et Archer Daniels Midland. L’entreprise s’ouvre donc potentiellement à un marché de plusieurs milliards de dollars.

Depuis 2016, Indigo Agriculture propose du coton avec une meilleure résistance à la sécheresse –une menace grandissante due au réchauffement climatique. Consciente du risque pour les agriculteurs qui tenteraient l’aventure Indigo, l’entreprise du Massachusetts propose d’acheter directement les récoltes aux producteurs –et se charge ensuite de la revente.

Malgré tout, le succès d’Indigo Agriculture dépendra des recherches qui démontreront si les microbes peuvent vraiment remplacer les pesticides. Pour Michael Dean, directeur des investissements à AgFunder, le plus grand défi sera de réussir à convaincre les agriculteurs de couper le cordon avec Monsanto et les autres entreprises d’agrochimie.

http://www.slate.fr/

Sacs compostables: le vrai du faux


Chez-moi, je ne peux pas participer au compostage, car des locataires ne se forcent pas pour faire le tri entre recyclage et compostage. On peut néanmoins composter, malheureusement, encore là, il y a un manque flagrant de rigueur pour le recyclage. Bien que les sacs à compostage ne soient obligatoires, je trouve cela préférable surtout pendant la saison chaude, ou un rien fait reproduire des larves de mouches en grand nombre
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Sacs compostables: le vrai du faux

 

Agence Science-Presse  |  Par Eve Beaudin

Bien des consommateurs sont confus quand vient le temps de choisir un sac pour leur bac de compost. Devrait-on acheter des sacs certifiés compostables, ou si un sac qui porte la mention biodégradable peut être utilisé pour le compost ? Peut-on mettre les sacs compostables au recyclage ? Devrait-on les utiliser comme sac à ordures pour réduire les impacts environnementaux?

Le Détecteur de rumeurs répond à ces questions.

Les sacs compostables sont faits de matériaux biodégradables : vrai

Il existe deux types de sacs compostables. Certains sont faits de plastique d’origine végétale (par exemple, de l‘amidon transformé en résine), alors que d’autres sont en papier. Peu importe le matériau, pour être considéré compostable, le produit doit se décomposer au même rythme que les végétaux. Selon la norme sur la biodégradation des plastiques par compostage (ISO 17088), cela signifie qu’un sac de plastique compostable doit se dégrader à 90 % en moins de six mois.

Les sacs compostables doivent être certifiés et porter un logo : vrai

Puisqu’ils doivent répondre à une norme environnementale, la simple mention « compostable » n’est pas suffisante, ils doivent être certifiés par un organisme indépendant. Le consommateur qui veut s’assurer qu’un sac est vraiment compostable doit repérer un logo de certification sur le sac ou sur l’emballage. Le premier logo ci-après est celui du Bureau de normalisation du Québec qui certifie les produits compostables pour la province. D’autres logos de certifications peuvent être repérés sur les produits vendus au Québec. Voici les plus fréquents.

logos

Il ne faut pas confondre sac compostable et sac biodégradable : vrai

Les sacs dits « biodégradables » ou « oxobiodégradables » qu’on nous donne parfois aux caisses des supermarchés ne sont pas compostables. Ils sont faits de plastique traditionnel (polyéthylène) auquel on a ajouté des additifs chimiques dans le but d’en accélérer la fragmentation en petits morceaux… de plastique ! Il ne faut pas les mettre au compost puisque le plastique et les additifs qu’ils contiennent représentent un contaminant qui pourrait affecter la qualité du compost. De plus, plusieurs études, comme celles rapportées dans la revue Nature en 2011, indiquent que la « dégradation » de ces sacs est loin d’être établie et que leurs résidus peuvent rester dans l’environnement durant de nombreuses années. Enfin, ces sacs ne sont pas non plus recyclables, car les additifs qui favorisent leur fragmentation peuvent corrompre le plastique recyclé. Bref, les sacs de plastique dit biodégradables ou oxobiodégradables ne semblent pas présenter d’intérêt écologique par rapport aux sacs de plastique traditionnel.

On devrait utiliser un sac compostable comme sac à poubelle : faux

On pourrait croire qu’il est plus écologique d’utiliser un sac de plastique d’origine végétale comme sac à poubelle, mais il n’en est rien. Lorsqu’on les envoie au dépotoir, les sacs compostables se dégradent sans présence d’oxygène, ce qui génère du méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2. Donc, les plastiques compostables qui se retrouvent à l’enfouissement contribuent au réchauffement climatique ! Paradoxalement, le fait que les sacs à poubelle traditionnels soient stables (ils peuvent prendre plusieurs centaines d’années à se dégrader) fait en sorte qu’ils ne génèrent pas de gaz à effet de serre dans un site d’enfouissement. C’est pourquoi on recommande de continuer à utiliser des sacs de plastique pour les déchets. Pour faire mieux du point de vue environnemental, on peut réutiliser un sac d’épicerie comme sac à poubelle ou acheter des sacs à ordures en plastique recyclé.

On peut mettre les sacs compostables au recyclage : faux

Les sacs de plastique compostables ne sont pas destinés à être recyclés. Puisqu’ils se décomposent plus rapidement que les autres plastiques, ils peuvent contaminer les lots de plastique recyclé qui résultent du recyclage. Un objet fait de plastique recyclé qui contiendrait une trop grande quantité de plastique compostable pourrait être moins solide ou encore avoir une moins bonne tolérance aux rayons UV, par exemple.

Les sacs compostables sont nécessaires à la collecte du compost municipal : faux

Bien que très répandue pour des raisons pratiques, l’utilisation des sacs compostables n’est généralement pas obligatoire dans les municipalités qui font la collecte du compost. Cela signifie qu’on peut mettre directement nos déchets de table dans le bac brun, si on le souhaite. Pour faciliter la collecte, on recommande de faire un baluchon à l’aide de papier journal et de ne pas mettre de liquides dans le bac.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Quand des produits «bios» ne sont pas vraiment bios


Ce n’est pas parce que les aliments porte un logo que c’est nécessairement biologique. Quelques fois, les épiceries, les marchés publics, les foires alimentaires peuvent tricher. Alors ce qui est important c’est le « certifié par » avec le nom du certificateur
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Quand des produits «bios» ne sont pas vraiment bios

 

PRODUITS BIO

Même s’ils sont plus chers, les aliments biologiques sont de plus en plus populaires. C’est un marché en pleine croissance qui représente, au Canada, près de 4 milliards de dollars. L’utilisation de l’appellation biologique peut donc être tentante… même si ce n’est pas vrai.

Un texte d’Andrée Langlois de L’épicerie

Parmi les centaines d’aliments biologiques proposés, les fruits et légumes ont la cote. L’épicerie a donc fait enquête dans 35 supermarchés de la grande région de Montréal, de la fruiterie de quartier aux grandes enseignes. Résultat : 65 % des lieux visités affichent des fruits et des légumes biologiques sans certification, sans indication, sans preuve.

Un exemple de fraude : l’utilisation d’un faux autocollant apposé par le marchand. Ce ne sont pas les logos que l’on doit rechercher sur un produit, mais bien le nom du certificateur. La certification est obligatoire pour pouvoir porter l’appellation « biologique ».

«Les logos, c’est des vendeurs, c’est de la publicité. Ils ne sont pas obligatoires au Québec. Le plus important, c’est la phrase « certifié par » avec le nom du certificateur apposé sur chaque aliment.» – Lilas Bouloum, inspectrice au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV)

Autre exemple : des courges non identifiées. Pour plus de transparence, le magasin nous a confirmé la certification biologique grâce à la boîte d’emballage d’origine. Chez un autre épicier, ce sont des cantaloups qui n’étaient pas étiquetés. Pour corriger la situation, la propriétaire n’a pas d’autre choix que de placer les produits avec les autres aliments conventionnels.

Une autre pratique fréquente : les aliments biologiques vendus en vrac ou réemballés. Dès qu’un emballage initial est modifié, il existe un risque de manque d’intégrité. Pour vendre en vrac, le magasin doit être certifié.

Pour le consommateur, difficile de s’y retrouver : des logos de toutes sortes, des noms, des chiffres… comment s’assurer que le fruit ou le légume est réellement biologique? Car c’est une appellation réglementée et encadrée. Les aliments doivent respecter une méthode de production, des règles strictes et être certifiés.

Dans un sondage réalisé en 2011 au Québec, 55 % des personnes interrogées affirmaient consommer des produits biologiques (Filière biologique du Québec, 718 répondants)


Des logos à profusion

«La loi est là justement pour ne pas être obligé de se fier seulement à la parole du commerçant et a mis en place un certain contrôle pour rassurer le consommateur.» – Anne-Marie Granger Godbout, présidente-directrice générale, CARTV

Au Québec, le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) est responsable de faire appliquer la loi, mais l’organisme n’a que deux inspecteurs pour contrôler les grandes enseignes, les petites épiceries, les fruiteries, les marchés publics et même les foires alimentaires. Il ne faut donc pas hésiter à poser des questions. Dans le doute, on peut toujours porter plainte au CARTV ou à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

«L’utilisation de l’appellation biologique représente certains avantages économiques pour les entreprises qui contournent les règles. La loi prévoit donc des amendes de 2000 à 20 000 $ pour la première offense.» Anne-Marie Granger Godbout, présidente-directrice générale, CARTV

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France: une vidéo témoigne de mauvais traitements dans un abattoir bio


La vidéo comporte des gestes violents envers les animaux. Même si un produit animal est étiqueté bio, rien n’assure le bien-être des animaux. Si cela se passe en France, cela peut aussi se produire partout ailleurs
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France: une vidéo témoigne de mauvais traitements dans un abattoir bio

 

L'association de défense des animaux L214 a publié... (PHOTO BORIS HORVAT, AFP)

L’association de défense des animaux L214 a publié sur son site une vidéo d’environ 4 minutes 30 secondes filmée, selon elle, à l’abattoir du Vigan, dans le Gard.

PHOTO BORIS HORVAT, AFP

 

Agence France-Presse
LE VIGAN, France

La diffusion d’une vidéo montrant de mauvais traitements infligés aux animaux dans un abattoir certifié bio du sud de la France a entraîné la fermeture temporaire de l’établissement et l’ouverture d’une enquête par la justice.

L’association de défense des animaux L214 a publié sur son site une vidéo d’environ 4 minutes 30 secondes filmée, selon elle, à l’abattoir du Vigan, dans le Gard.

On y voit un employé prendre des agneaux récalcitrants à rentrer dans le couloir formé par des barrières lancer à plusieurs reprises et violemment des bêtes contre les clôtures. Des bovins et des porcs, théoriquement égorgés après avoir été étourdis, sont saignés alors qu’ils bougent encore. Un employé semble s’amuser à donner des coups de matraque électrique brefs et répétés pour tester la réaction des bêtes…

Dénonçant «des scènes intolérables violant la réglementation et causant d’importantes souffrances aux animaux», l’association a annoncé avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République d’Alès.

Ce dernier «a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire afin de vérifier les éléments contenus dans cette plainte», a-t-il annoncé mardi.

L’enquête sera menée par la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires, en co-saisine avec la gendarmerie locale, a-t-il précisé.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a immédiatement condamné dans un communiqué «ces pratiques intolérables».

«Dès novembre 2015, Stéphane Le Foll a donné instruction aux préfets de s’assurer de la prévention de tout acte de maltraitance lors de l’abattage», a rappelé son ministère.

Le directeur de l’abattoir n’avait pas répondu aux appels de l’AFP mardi en milieu de matinée. Mais les élus locaux ont annoncé la fermeture immédiate de l’établissement «à titre conservatoire» et «jusqu’à nouvel ordre», afin de permettre le déroulement de l’enquête.

Dans la vidéo révélée mardi, les images ne sont pas prises en caméra cachée mobile, mais sont fixes, prises depuis un angle des pièces filmées, à l’instar d’une vidéosurveillance.

«Même dans un abattoir tourné vers le bio et le local, les animaux perdent la vie dans la souffrance», déplore la chanteuse Nili Hadida, chanteuse du groupe Lilly Wood and the Prick, qui présente les images.

Il y a quatre mois déjà, la même association de défense des animaux avait diffusé des images de mauvais traitements tournées en caméra cachée à l’abattoir municipal d’Alès, dans le Gard également. Leur diffusion avait suscité de vives réactions, l’ouverture d’une enquête préliminaire – toujours en cours – et la fermeture temporaire de l’abattoir.

Appelant à «regarder en face» la «cruauté» de l’abattage des animaux, l’association L214 demande une nouvelle fois une commission d’enquête parlementaire sur les méthodes d’abattage dans les abattoirs français.

Son nom fait référence à l’article L214 du Code rural, qui, en 1976, désignait pour la première fois les animaux comme des «êtres sensibles».

 

http://www.lapresse.ca/

Comment enlever les pesticides de nos aliments?


Les fruits et les légumes sont importants dans notre alimentation, malheureusement, on soupçonne aussi d’être la cause de certaines maladies dues aux pesticides et autres produits chimiques. Il ne faut pas négliger de laver ces produits issus de la terre et ce même si on achète bio
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Comment enlever les pesticides de nos aliments?

 

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    Photo :Shutterstock
Amélie Cournoyer,

 

On engouffre une grande quantité de fruits et légumes chaque semaine pour préserver notre santé, mais qu’en est-il des résidus de pesticides qui s’y trouvent?

En mangeant notre branche de cèleri cultivée en Montérégie ou notre fraise provenant des États-Unis, on peut potentiellement ingérer plusieurs types d’herbicides, d’insecticides et de fongicides aux noms peu rassurants: éthylènediamine, chlorprophame, thiabenzadole, carbaryl, etc. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) – qui remontent à 2004-2005 -, des résidus de pesticides ont en effet été détectés sur 41% des fruits et légumes frais du Québec et sur 45% des produits importés. La situation serait similaire aujourd’hui.

«Par contre, il faut savoir que, dans 99% des produits québécois analysés et plus de 90% des produits importés, les concentrations de pesticides demeurent bien en deçà des limites maximales qui ont été établies pour assurer la sécurité des consommateurs», nous rassure Onil Samuel, conseiller scientifique santé et environnement à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Si la toxicologie moderne ne connaît pas encore les effets à long terme de l’ingestion de ces produits à faibles doses mais de façon continue, plusieurs spécialistes de la santé les soupçonnent d’être potentiellement cancérigènes, génotoxiques (susceptibles de modifier l’ADN) et neurotoxiques, en plus d’avoir des conséquences néfastes sur le développement, la reproduction et le système hormonal (perturbateurs endocriniens).

«Des incertitudes persistent notamment sur les effets d’une exposition combinée à plusieurs pesticides, note Onil Samuel. Et il est fréquent que différents pesticides s’accumulent sur un seul fruit ou légume.»

Bien laver ses fruits et légumes… même les bios!

L’organisation américaine Environnemental Working Group (EWG) dresse chaque année une liste des fruits et légumes qui présentent le plus de pesticides. En date d’avril 2014, le plus contaminé était la pomme, suivie par la fraise, le raisin, le céleri, la pêche, l’épinard, le poivron doux, la nectarine, le concombre et la tomate cerise (les moins contaminés étant l’avocat, le maïs, l’ananas, le chou et l’oignon).

Selon Onil Samuel, la meilleure façon de réduire la présence de pesticides sur les aliments est de les laver à grande eau. Inutile toutefois de dépenser dans les savons pour fruits et légumes, dont l’efficacité demeure incertaine. Ses conseils:

  • Laisser tremper les légumes à feuilles et les petits fruits dans l’eau pendant quelques minutes avant de les rincer et de bien les égoutter.
  • Frotter vigoureusement sous l’eau avec une petite brosse les fruits et légumes aux pelures et peaux plus résistantes (même ceux dont on ne mange que la chair, comme les agrumes) et bien les assécher.
  • Peler certains aliments dont on pourrait manger la pelure (le concombre, par exemple), mais seulement après les avoir bien lavés et asséchés (on s’assure ainsi d’éliminer tous les pesticides, mais on sacrifie aussi certains nutriments, comme les fibres).

Puis, on varie son alimentation pour éviter de consommer uniquement les aliments les plus contaminés, on privilégie les aliments reconnus pour l’être moins et on choisit autant que possible leur version biologique.

Notons que, si les fruits et légumes biologiques contiennent généralement moins de pesticides, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) en a tout de même relevé récemment des traces sur près de la moitié d’entre eux. Alors, bios ou non, on lave minutieusement nos fruits et légumes avant de les consommer!

http://www.coupdepouce.com/

Le Saviez-Vous ► 7 aliments qui ne valent pas la peine d’être achetés bio


L’alimentation bio est très populaire pour ceux qui veulent éviter les produits chimiques employer sur les plants et fruits. Donc qui dit bio, dit payer plus cher. Pourtant, il semble qu’on étiquette facilement bio sur des aliments qui n’ont pas vraiment de risques pour le consommateur
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7 aliments qui ne valent pas la peine d’être achetés bio

 

Le bio est tendance depuis déjà une vingtaine d’années, avec ses promesses de saine alimentation et de meilleure santé pour seulement quelques cents ou dollars de plus. Mais après des années à passer les étiquettes au peigne fin et à essayer différents produits, nous en sommes venus à la conclusion que le bio n’est pas toujours meilleur. En fait, selon la Columbia University, une étude menée en 2012 aurait révélé que les aliments bio ne présentaient pas d’avantage significatif d’un point de vue nutritionnel et n’aidaient pas à réduire le taux d’incidence du cancer.

Nous ne disons pas que limiter votre exposition aux pesticides, hormones et autres produits chimique est une mauvaise chose, mais vous n’avez certainement pas besoin de vous plier en quatre pour trouver une alternative bio et plus coûteuse à tous les aliments.

Voici donc une liste d’aliments qui ne valent pas la peine d’être achetés bio selon Kitchen Daily:

Le sirop d’érable

Le sirop d’érable biologique est vendu à un prix exorbitant, mais mieux vaut épargner quelques dollars et acheter le produit conventionnel, a dit Carolyn Dimitri, professeure associée en alimentation à l’université de New York, à Real Simple.

«Le sirop d’érable est généralement récolté en forêt. On n’y retrouve d’ordinaire ni pesticides ni fertilisants, peu importe si l’étiquette indique « bio » ou non».

La noix de coco

Les produits de la noix de coco – huile, eau, lait – jouissent d’une grande popularité ces temps-ci, en particulier en raison de l’engouement pour le régime paléo. Mais nul besoin de dépenser des fortunes en produits bio, puisque plusieurs études démontrent que les produits de la noix de coco – même ceux utilisant toutes les parties du fruit, incluant l’écorce – contiennent très peu de pesticides, et parfois même aucun.

Les produits emballés

Ce ne sont pas juste les produits frais qui peuvent porter l’étiquette bio, de nombreux produits transformés et emballés se prétendent aussi bio. Mais ne vous laissez pas duper: selon le Wall Street Journal,

«les produits emballés perdent beaucoup de leur valeur nutritive après la cuisson et la transformation».

Le saumon

Les consommateurs consciencieux prennent le temps de vérifier la provenance des produits d’origine animale. Choisir le poisson bio peut donc paraître une bonne idée. Mais pas nécessairement, rectifie la Fondation David Suzuki. Actuellement au Canada, la régulation entourant le saumon bio est plutôt laxiste. Donc vous pourriez aussi bien payer plus cher et quand même être exposé à des pesticides.

Les herbes séchées

«Les herbes et épices constituent une partie tellement minime de notre alimentation que ça ne vaut pas la peine de se soucier de savoir si elles sont bio ou non», a indiqué au Dail Mail la docteure Sarah Schenker de la British Nutrition Foundation.

Les ananas

Voilà un autre aliment duquel on ne mange pas la peau, donc pas besoin de dépenser pour des ananas biologiques. Tout comme les avocats, les ananas font partie de la liste des 15 aliments «propres» de l’Environmental Working Group, c’est-à-dire que ce sont les aliments qui contiennent le moins de pesticides d’après le Département de l’Agriculture des États-Unis et la Food and Drug Administration (FDA).

Les avocats

Les avocats ont une peau très épaisse que la plupart des pesticides ne peuvent pas pénétrer. À moins que vous ne mangiez l’écorce ou léchiez l’extérieur de l’avocat, vous ne craignez donc rien. De plus, les avocats bio ont une durée de vie inférieure aux avocats réguliers et pourriront beaucoup plus vite.

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