Il y a 130.000 ans : le premier bijou portait la griffe de Neandertal


Plus les spécialistes étudient l’homme du Neandertal, plus il est clair qu’il était beaucoup plus évolué qu’ils pensaient. Ils auraient été aussi les premiers créateurs en fabriquant des bijoux, qui pensaient-on était l’apange de l’homme moderne
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Il y a 130.000 ans : le premier bijou portait la griffe de Neandertal

 

Luka Mjeda (Zagreb).

Par Rachel Mulot

Coquets les Néandertaliens ? Ils auraient fabriqué la plus ancienne parure au monde avec des serres d’aigle.

 

SYMBOLIQUE. Plus fort que le collier en griffes d’ours de Rahan et surtout plus authentique, voici la parure en serres d’aigle de Neandertal !

 Selon une étude américano-croate, des serres de rapaces ont bien été travaillés il  y a 130.000 ans « pour être montés en bracelet ou collier » comme le prouve la nouvelle analyse de ce « bijou » retrouvé sur le site néandertalien de Krapina (Croatie).

Un choc pour ceux qui doutaient encore des capacités symboliques ou esthétiques de notre lointain cousin préhistorique, préférant les réserver à l’homme moderne : il pourrait en effet s’agir de la plus ancienne parure au monde !

Composition à partir des huit serres d’aigle néandertalienne, 130 000 ans. Crédit: Luka Mjeda (Zagreb).

SERRES. Les paléontologues et anthropologues de Zagreb (Croatie) et de Lawrence (Kansas, Etats-Unis) ont réétudié huit serres courbes de Pigargue à queue blanche – un aigle de deux mètres d’envergure – trouvées dans une même strate géologique de Krapina il y a plus de 100 ans et soigneusement conservées depuis au musée de Zagreb. Un trésor préhistorique, puisqu’aucun autre site aussi ancien en Europe n’avait livré une telle concentration de doigts griffus d’oiseaux.

Sous le microscope, les serres d’aigle mesurant jusqu’à 3 cm ont révélé des marques de coupes, de polissage et d’abrasion indiscutablement humaines. Trois des plus grandes serres –des hallux opposables correspondant un peu à notre gros orteil- portent de petites encoches réalisées au même endroit et sont emboitables.

« Ces différentes caractéristiques suggèrent que ces éléments faisaient partie d’un bijou assemblé pour être porté au cou ou au poignet, explique Davorka Radovcic, du Musée d’histoire naturelle croate à Zagreb. Les serres devaient être montées et tenues ensembles par des liens végétaux ou des tendons d’animaux… »

 Fait marquant, les huit pièces du bijou provenaient de trois animaux différents au minimum et ont donc été patiemment collectées.

Neandertal était un créateur, pas un imitateur

Conclusion ?

« Le comportement symbolique consistant à fabriquer des parures a existé chez l’Homme de Neandertal dès il y a 130.000 ans, bien avant l’arrivée des premiers hommes modernes dans la région il y a environ -43.000 à -45.000 ans souligne l’anthropologue David Frayer, de l’université du Kansas.

Dès lors, il devient de plus en plus difficile de prétendre que la pensée symbolique était une caractéristique exclusive de l’homme moderne. 

Neandertal maniait les symboles. Notre cousin enterrait ses morts, utilisait des pigments rouges et noirs,  portait des parures de plumes, de griffes, de serres, de coquillages percés et teintés… Il était également capable de dessiner des formes abstraites comme l’atteste la découverte d’une gravure géométrique dans une grotte de Gibraltar datée d’il y -39.000 ans.

Il faut revoir aussi d’un autre œil les sites néandertaliens polémiques de Saint-Césaire ou d’Arcy-sur-Cure en France : ces derniers ont livré des éléments de parure (comme des griffes d’ours ) datés d’il y a environ 40.000 ans… ce qui faisait dire à des chercheurs comme Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max Planck que Neandertal avait pu tout bonnement « copier » le comportement et l’artisanat d’Homo sapiens, fraîchement débarqué en Europe. Voire qu’il avait troqué ces objets avec eux… Cette fois, il faut admettre que Neandertal n’était pas qu’un imitateur, mais aussi un créateur. Et ce, très tôt dans l’histoire de notre humanité. Il est même aujourd’hui le plus ancien créateur de bijoux connu au monde !

COLLECTIONS. Les plus anciennes parures découvertes jusqu’alors provenaient du site de Skuhl en Israël : soit une série de coquillages percés vieux d’une centaine de milliers d’années, redatée avec précision en 2012 par le laboratoire d’anthropologie de l’université de Bordeaux et attribuée à des hommes anatomiquement modernes. Le site d’Oued Djebbana, en Algérie, a de même livré des coquillages vieux de 90.000 ans, et la grotte des pigeons au Maroc, une douzaine de coquilles de mollusques perforées et datées de -82.000 ans. Notons toutefois que le site de Trinil, à Java, fréquenté par les Homo erectus il y a 500.000 ans a aussi livré une coquille gravée et quelques moules percées probablement avec des dents de requins… mais sans que l’on sache exactement si cette pratique visait à simplement forcer l’ouverture du coquillage ou à les attacher ensemble.

Aussi ravissantes que soient les breloques du Magreb et du Moyen-Orient, elles n’ont pas le caractère spectaculaire du collier de serre d’aigle de Krapina.

« La découverte de Croatie confirme et renforce des découvertes semblables effectuées au cours des dernières années, applaudit encore Francesco d’Errico, du laboratoire Préhistoire, Paléoenvironnement et Patrimoine de l’université de Bordeaux, et spécialiste de l’art préhistorique. Elle révèle que les pratiques symboliques étaient ancrées dans les cultures matérielles des néandertaliens avant ce que l’on pensait jusqu’à présent.Elle semble aussi suggérer que les rapaces jouaient un rôle privilégié dans certains systèmes symboliques de ces populations ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Pendant les mois d’été, des éclairs se produisent environ toutes les trois secondes au Canada.


Beaucoup ont peur des orages, mais la foudre peut causer des feux de foret, des blessures, voir même être mortelle. Mieux vaut prendre les précautions quand la belle saison reviendra
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Pendant les mois d’été, des éclairs se produisent environ toutes les trois secondes au Canada.

Un million de fois plus puissants que le courant électrique ménager, les coups de foudre peuvent être mortels. Un coup de foudre peut causer un arrêt cardiaque lorsque le courant pénètre le corps; il peut aussi endommager des organes, causer des brûlures et, parfois, entraîner des effets à long terme.

Au Canada, la foudre fait de cinq à six décès chaque année et blesse gravement 60 à 70 personnes. C’est dans le sud de l’Ontario qu’elle frappe le plus souvent, avec Windsor en tête, suivi de Toronto et de Hamilton. Dans l’Ouest du Canada, la foudre est à l’origine d’environ la moitié des feux de forêt. La foudre frappe généralement les terrains élevés et les objets saillants, surtout ceux qui sont conducteurs d’électricité — tout objet en métal pose un risque.

Les appareils électroniques personnels, tels que les iPods, les baladeurs, les téléphones cellulaires et les signaleurs portés sur le corps pendant un orage, peuvent contribuer aux dommages quand quelqu’un se fait frapper par la foudre. Ce n’est pas le métal qui attire initialement la foudre. Le métal conduit l’électricité et cause des brulures de contact. Les bijoux en métal, y inclus les perçages et la monnaie dans les poches, peuvent aussi contribuer aux brulures.

La foudre peut frapper à plusieurs kilomètres de sa source; il est donc crucial de prendre des précautions tôt. Si la météo prévoit des orages, réexaminez vos projets d’activités en plein air. Abritez-vous dès que vous voyez des nuages noirs s’accumuler dans le ciel, que vous sentez le vent ou que vous entendez le grondement du tonnerre à distance. Si vous êtes dehors, arrêtez ce que vous êtes en train de faire et dirigez-vous vers une maison, un grand bâtiment ou une voiture, puis, fermez toutes les portes et fenêtres et restez à l’intérieur pendant au moins 30 minutes après le dernier grondement de tonnerre.

Il est essentiel de savoir quoi ne pas faire. Certaines personnes tentent de se protéger de la pluie abondante en s’abritant sous un arbre. C’est une très mauvaise idée. Si la foudre frappe l’arbre, l’électricité peut se déplacer le long du tronc, se propager jusqu’aux racines, pénétrer le sol et causer un puissant choc.

Pour évaluer la distance de la foudre, comptez les secondes entre l’éclair et le tonnerre. Si vous comptez moins de 30 secondes, mettez-vous à l’abri puisque l’orage est à moins de 10 kilomètres.

Pendant un orage…
Ce qu’il faut faire

 

  • Évitez les terrains élevés et les espaces ouverts.
  • Abritez-vous dans une maison, un grand bâtiment ou un véhicule. Fermez les portes et les fenêtres.
  • Si vous êtes à vélo, à motocyclette ou sur un VTT, descendez. Les pneus en caoutchouc ne vous protégeront pas.
  • Si vous êtes dans une embarcation, dirigez-vous vers la rive. Si l’orage éclate alors que vous êtes sur l’eau, accroupissez-vous dans le fond de l’embarcation.
  • Si vous êtes dans un champ plat et à découvert, penchez-vous vers l’avant et placez vos mains sur vos genoux. Ayez un minimum de contact avec le sol.
  • Évitez tout contact avec du métal. Tenez-vous à au moins 30 mètres des clôtures en métal et retirez vos chaussures si elles ont des crampons en métal.
  • Restez loin de l’eau, y compris les lacs, les mares et les flaques d’eau.
  • Restez à l’abri jusqu’à ce que l’orage soit passé.
Ce qu’il ne faut pas faire

 

  • Ne vous abritez pas sous un arbre, dans une cabane ou dans une autre construction ouverte ou de petites dimensions.
  • Ne vous étendez pas par terre.
  • Ne prenez pas de douche ni de bain. Si la foudre frappe l’installation de plomberie, les tuyaux peuvent agir comme conducteurs.
  • N’utilisez pas le téléphone ni les appareils électriques, à moins que ce soit absolument nécessaire, car l’électricité se déplace par les fils.
  • Ne tenez pas un bâton de golf, un parapluie ou une canne à pêche dans vos mains.
  • Ne voyagez pas pendant un orage violent. Si un orage éclate pendant que vous êtes en voiture, baissez un peu les vitres et stationnez sur le bord de la route, loin des lignes électriques.
  • N’essayez pas de finir votre activité. Vous pourrez reprendre votre manche de baseball ou votre partie de golf quand l’orage sera complètement passé!

https://canadasafetycouncil.org

ARTISANAT : Des bijoux controversés


Est-ce glauque ou de l’art ? Ce fut une pratique courante il y a bien longtemps que les chasseurs portaient leur trophée en guise de collier Mais aujourd’hui ??? D’autres veulent rendre a leurs animaux un aspect éternelle (personnellement, je n’aime pas la taxidermie) et beaucoup vont trouver cela normal Quoiqu’il en soit, elle ne mérite quand même pas les menaces de mort du moins pas de la façon qu’elle se procure ses animaux
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ARTISANAT : Des bijoux controversés

PHOTOS LE JOURNAL DE MONTRÉAL, SIMON BOUSQUET

Abigaëlle Hébert porte des boucles d’oreilles ornées de griffes de coyote et tient des colliers faits de têtes d’oiseau. Elle est l’une des seules artistes au monde à créer des bijoux à partir d’animaux morts.

Une jeune artisane de Belœil utilise des animaux morts comme matière première pour faire des parures

Des colliers en tête d’oiseau, des boucles d’oreilles en souriceaux et des bracelets en griffes de coyote sont parmi les créations un peu macabres d’une jeune femme de Beloeil.

Abigaëlle Hébert est éducatrice dans une garderie, mais la jeune femme de 24 ans à un passe-temps unique. Elle empaille des animaux pour en faire des bijoux.

«Mon plus gros vendeur, ce sont les boucles d’oreilles faites en pattes ­d’oiseaux», explique l’artiste.

Avant-gardiste

La plupart des bijoux de l’artiste sont abordables allant de 20 $ à 40 $ pour une paire de boucles d’oreilles. Mais les créations taxidermistes sont extravagantes et peu de personnes ont l’audace de les porter.

«Il y a des femmes qui me disent, par exemple, “j’aime beaucoup le collier en tête ­d’oiseau, mais je n’aurai jamais ­l’occasion de le porter”.»

Depuis qu’elle a commencé à créer, en octobre 2012, l’artiste attire de plus en plus l’attention.

Elle croit que ses bijoux pourraient devenir très tendance d’ici peu. Des créateurs de haute couture, comme Alexander McQueen, ont d’ailleurs dessiné des robes et des accessoires à partir d’animaux morts.

«On voit que les gens portent de plus en plus de boucles d’oreilles ornées de plumes. Moi, je vais un peu plus loin en mettant les pattes. J’ai un pied dans la marge», admet Mme Hébert.

Menaces de mort

Mais l’attention grandissante pour le travail de l’artisane n’a pas que du bon.

Certains la traitent de sorcière ou prétendent qu’elle fait des jouets sexuels en peau d’animaux.

Quelqu’un l’a même menacée en lui écrivant «Je veux ta peau de sale conne sur mon plancher!» sur sa page ­Facebook.

L’artiste a récemment été forcée ­d’effacer son annonce sur le site Kijiji en raison d’un trop grand nombre de menaces.

«Si j’étais un vieil homme barbu dans le bois, ça passerait sûrement mieux, estime Mme Hébert. Pourtant, je ne contreviens à aucune règle et l’Association des taxidermistes du Québec m’a récemment admise puisqu’ils ­jugent mon travail respectable.»

Selon elle, c’est la méconnaissance des gens pour ses techniques ancestrales qui provoque ces réactions.

«Les gens ont l’image d’une ­personne qui joue dans des cadavres d’animaux pourris, mais ce n’est pas ça du tout. Ça n’a rien de morbide, ­soutient-elle. C’est comme faire la cuisine. Je ne fais que découper la peau. Il n’y a pas de sang ni de tripes partout.»

UNE TÊTE D’OISEAU MORT DANS LE COU

Abigaëlle Hébert aime travailler les animaux morts. Paradoxalement, c’est son amour des bêtes qui est à l’origine de cette passion.

«Quand j’étais petite, je voulais être ­vétérinaire, mais je n’avais pas les notes alors, au lieu de soigner les animaux, je les rends immortels», explique-t-elle.

Pour faire ses créations, l’artiste ne chasse pas d’animaux. Les peaux utilisées sont celles d’animaux qu’elle trouve ou que des chasseurs lui apportent. Elles sont ensuite nettoyées et stérilisées.

«Lorsque je les récupère, je m’assure qu’elles sont toujours fraîches et en bon état. Certains de ces animaux sont nuisibles et ont été abattus par un propriétaire de chalet», explique Mme Hébert.

Passion macabre

La jeune femme a appris les techniques de taxidermie dans les livres, puisqu’il n’existe pas de cours au Québec.

Elle a débuté par la restauration ­d’animaux déjà empaillés depuis ­longtemps. Son premier projet était une table faite avec des pattes d’orignal.

En mettant à contribution ses ­habiletés à manier le séchoir, qu’elle a ­acquises lorsqu’elle était coiffeuse, elle peut ­rendre les plumes particulièrement éclatantes.

En demande

À mesure que son travail se fait connaître, des amateurs de partout dans le monde la contactent pour apprendre ses techniques. Elle a reçu des demandes d’aussi loin que la France et l’Australie.

Son talent aussi est en demande. Elle raconte devoir refuser régulièrement des clients.

«L’autre jour, il y avait un homme qui voulait que j’empaille un ours, mais c’est impossible, car mon condo n’est pas assez grand. Je me concentre donc sur les ­bijoux», explique Mme Hébert.

L’artiste utilise aussi ses œuvres à des fins éducatives. Elle a présenté quelques «pièces simples» à sa classe d’enfants d’âge préscolaire, lors d’un atelier sur les animaux.

«Je n’ai pas dit que c’était moi qui les avais empaillés. Je ne voulais pas faire freaker les parents»,

admet-elle.

http://www.journaldequebec.com/

Les bijoux pour enfants sont-ils toxiques?


Les enfants aiment les bijoux surtout les petites filles, cependant ces bracelets, colliers ne sont peut-être pas sans danger. Malgré le durcissement de la loi au sujet du plomb, il semble que les fabricants se sont tourné vers un autre métaux aussi toxique
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Les bijoux pour enfants sont-ils toxiques?

 

Photo: Shutterstock

Par Charles Désy

 

Vous songez à acheter une breloque, un bracelet ou un collier à votre fille comme cadeau ? Attention: le bijou choisi pourrait être toxique.

En septembre 2012, Santé Canada a émis un énième avis de retrait de bijoux visant des bracelets et colliers pour enfants contenant «des composants métalliques dont la teneur en plomb dépasse les limites permises» et «une teneur en cadmium supérieure à ce que recommande [le ministère]». Une quinzaine d’avis de ce genre, rappelant près de 73 000 bijoux pour enfants, ont été émis depuis moins d’un an.

Depuis le durcissement des règles entourant la présence du plomb, les fabricants de bijoux pour enfants se sont tournés vers un autre métal lourd toxique: le cadmium. Cancérogène et encore plus nocif que le plomb, il peut avoir des effets dévastateurs sur la santé s’il est ingéré.

Les résultats de nos tests témoignent bien de ce glissement du plomb vers le cadmium dans la fabrication de bijoux pour enfants. Il y a 10 ans, lors de notre premier test du genre, nos analyses avaient montré que les bijoux pour enfants vendus sur le marché pouvaient contenir entre 60 et 95 % de plomb. Nos tests de 2012 indiquent plutôt qu’ils sont surtout susceptibles de renfermer du cadmium, et ce, à des niveaux avoisinant parfois 2 000 fois la limite permise.

Parents, la vigilance est de mise.

Où trouve-t-on du cadmium?

Malgré sa grande toxicité, le cadmium est présent dans de nombreux produits de consommation, principalement dans les piles rechargeables au nickel-cadmium.

Dans une moindre mesure, ce métal est aussi utilisé dans l’industrie de la peinture sous forme de pigments.

«C’est un élément naturel présent dans la croûte terrestre, et il se trouve par conséquent un peu partout dans l’environnement», explique Mathieu Valcke, conseiller scientifique et responsable de l’Équipe scientifique sur les risques toxicologiques a l’Institut national de santé publique (INSPQ).

Il ne faut donc pas s’étonner de retrouver aussi du cadmium dans certains aliments comme les céréales, les légumes-feuilles, les légumes-racines ou les abats de viandes sauvages.

http://www.protegez-vous.ca/

Des voleurs prolifiques et audacieux


Des petits voleurs sans violence, mais rusé que quand on fait un décompte de tout ce qu’ils arrivent a volé, cela fait de gros butin en bout de ligne. Ce que je trouve dommage, c’est que ces roms font une mauvaise presse pour ceux de même origine et amène de la méfiance partout dans le monde … Et pire, certains dû à leur grande pauvreté, sont exploités par des plus hauts pour les obliger a volé des gens les plus vulnérables
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Des voleurs prolifiques et audacieux

 

Plusieurs Roms qui arrivent à Montréal de Roumanie... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

Plusieurs Roms qui arrivent à Montréal de Roumanie pour vivre de petits larcins sont expulsés vers Bucarest (photo), faute de motifs sérieux pour demander le statut de réfugié.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

VINCENT LAROUCHE, DAVID SANTERRE
La Presse

Pauvres, vulnérables et pressés par la nécessité d’envoyer des fonds dans leur contrée, certains Roms réfugiés au Québec sont enrôlés dans de petits clans de voleurs. Leurs cibles favorites: les personnes âgées et les petits commerces comptant peu d’employés. Regard sur ce phénomène qui mobilise de plus en plus d’enquêteurs.

Vous sortez du centre commercial et chargez vos emplettes dans le coffre de la voiture.

Une dame s’approche doucement, avec son bébé. Elle est perdue. Gentiment, vous la renseignez.

En signe de gratitude, elle vous offre un joli foulard et vous le noue autour du cou.

Vous ne vous en êtes pas rendu compte, mais vous venez peut-être de perdre le précieux collier de perles que vous a légué votre mère…

Voilà l’un des innombrables modus operandi des Roms qui s’adonnent au vol à la tire.

Pris individuellement, ces petits larcins sans violence ne font jamais l’objet de reportages. Mais mis ensemble, ils représentent un véritable fléau. Les autorités n’hésitent pas à utiliser le terme «crime organisé» pour décrire les bandes roms.

«Ils ne sont pas comme la mafia ou les Hells Angels, où on peut identifier un certain chef. Par contre, ils se déplacent ensemble pour commettre des crimes. Je les catégorise plus comme un clan ou une famille», a expliqué la sergente-détective Pascale Tremblay, du Service de police de la Ville de Montréal, lors d’une audience devant la Commission de l’immigration et du statut du réfugié (CISR).

On y débattait du sort d’une Rom menacée d’expulsion pour appartenance à une organisation criminelle, Angela Dragos.

«Ce sont des gens peu nantis, qui vivent de leurs vols. Ils ont des loyers à payer. Ils sont tellement pauvres et vulnérables qu’on les utilise. Il y a des gens qui les contrôlent, des leaders de cellules ici, mais selon moi, il y a des Roms ici qui sont sous l’emprise de chefs dans leur pays», indique une source bien au courant des enquêtes sur ce type de criminalité.

Autre particularité des Roms, selon cette même source, c’est l’utilisation des enfants pour arriver à leurs fins. En Europe, de très jeunes enfants sont littéralement forcés de jouer les voleurs à la tire. Cela n’a pas été observé ici. En revanche, ils utilisent souvent des bambins «comme distraction auprès de leurs victimes». On voit également de plus en plus de jeunes qui commencent les vols dès l’adolescence.

Les Roms sont de grands voyageurs. Ils font des victimes à la grandeur de la province; ils mobilisent donc des policiers presque à temps plein à Montréal, à Laval et à la Sûreté du Québec.

Mais ce sont aussi de grands voyageurs à l’international. En regardant une fiche compilée par Interpol, la policière décrit le parcours d’Emil Dinut, 41 ans, qui s’est retrouvé dans la ligne de mire des autorités judiciaires en France, en Finlande, en République tchèque, en Roumanie, au Danemark, en Autriche, en Allemagne et en Suède, où il a purgé près de deux ans de prison, avant de débarquer au Canada.

Un travail à temps plein

«C’est leur travail à temps plein. Ils font ça toute la journée», résume-t-elle.

Le sergent Frédéric Jean, de la police de Laval, a décrit en entrevue quelques projets d’enquête de son service. Le premier s’intéresse à une série de vols du type décrit plus haut. Les victimes ont presque toutes plus de 60 ans, la plupart sont des femmes. Ce sont les bijoux qui intéressent ces voleurs.

«Une chaîne avec pendentif de 5000$, une chaîne et une bague de 2500$, une bague de 8000$, un bracelet MedicAlert pour épileptique en or de 1000$», énumère le sergent en lisant la description du butin de ces dizaines de vols.

«Les gens se rendent souvent compte du vol 15 minutes ou une heure plus tard. Et nous sommes persuadés que beaucoup de personnes ne rapportent pas le délit. On n’a assurément pas le portrait réel du phénomène», déplore-t-il.

Il croit que les gens âgés, moins méfiants, plus altruistes, sont les victimes idéales.

«En Europe, en voyant un Rom approcher avec une carte routière, les gens se sauvent. Ici, ils sont totalement inconnus, c’est pour eux un terrain vierge. Une victime qui se fait approcher par une femme avec un costume traditionnel et un enfant dans une poussette ne se méfiera pas», indique-t-il.

«Ils s’en prennent surtout à des gens âgés, qui ont le coeur sur la main, et ils vont les séduire. Ils leur disent: «mon enfant est à l’hôpital, je ne trouve plus mon chemin, aidez-moi.» Et les gens sont contents de les aider», a ajouté la sergente-détective Tremblay en entrevue avec La Presse.

Un autre projet d’enquête de la police de Laval, baptisé Enjeu, ciblait des voleurs «par distraction», dont plusieurs ont été arrêtés et accusés.

Des robes pour dérober

«Ils arrivent en grand nombre dans un commerce et vont distraire les employés, pendant que d’autres en profiteront pour faire des vols à l’étalage. Ils peuvent en profiter pour aller dans l’arrière-boutique voler du matériel, de l’argent ou des bijoux dans le coffre-fort», raconte le sergent lavallois.

Ceux qui volent sont souvent des femmes, vêtues d’une ample et longue robe traditionnelle dans laquelle elles ont cousu des compartiments pour camoufler le butin.

«Nous avons déjà observé 4 femmes voler 134 cartouches de cigarettes de cette façon», indique Frédéric Jean.

Un tenancier de dépanneur de l’Abitibi, qui s’est fait voler ainsi 5000$, a déjà appelé la sergente-détective Tremblay pour déplorer la situation.

«Le pire, c’est que le monsieur était content de les recevoir dans son commerce, il disait qu’il voyait peu d’immigrants chez lui et qu’il était content de servir ces dames en habits traditionnels», résume-t-elle.

Le fruit des vols est généralement écoulé par l’entremise d’un réseau de prêteurs usuraires ou de commerçants peu scrupuleux relativement à la provenance des bijoux en or qu’on leur apporte.

«Le fruit des vols leur sert à envoyer de l’argent dans leur pays, où leurs proches vivent dans la misère. Mais aussi à se payer du luxe. Ils portent ici de très beaux vêtements et lunettes griffés, ils louent de belles voitures et jouent beaucoup. Ils vivent généralement dans des appartements modestes», décrit la sergente-détective Tremblay.

Elle se dit incapable d’avoir une idée précise du nombre de Roms présents à Montréal et de la proportion d’entre eux qui vivent du crime. Certains arrivent, sont expulsés après avoir été arrêtés et avoir purgé une courte peine de prison; d’autres arrivent alors pour les remplacer.

Son travail d’enquête est un éternel retour à la case départ.

http://www.lapresse.ca

Message aux voleurs d’Elizabeth Laplante «Démontrez que vous avez un coeur»


Je ne peux concevoir que des gens n’ai aucun scrupule de voler des souvenirs d’une mère qui a été tuée par son mari que ce dernier s’est suicidé après avoir été arrêté et ce pendant un moment ou les émotions sont a vifs .. et qu’enfin les enfants pensaient pouvoir tourner la page …
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Message aux voleurs d’Elizabeth Laplante

«Démontrez que vous avez un coeur»

 

«Démontrez que vous avez un coeur»

Crédit photo : Archives Agence QMI

TVA Nouvelles

En entrevue avec Claude Poirier lors de l’émission « Le Vrai négociateur » au réseau LCN, l’adjoint au vice-président exécutif et directeur des services d’urgence de Jeunesse au Soleil, Tommy Kulczyk, a lancé un message aux voleurs. Il a ainsi invité ces derniers à rendre les objets.

«Ayez de l’empathie, démontrez que vous avez un cœur», a-t-il soutenu, tout en précisant que les objets dérobés peuvent être remis à Jeunesse au Soleil en tout temps.

 Le porte-parole de l’organisme a aussi demandé aux individus concernés d’agir rapidement.

«Vous avez volé ça à des enfants qui ont perdu leur mère, qui a été tuée, victime d’un meurtre, et [perdu] leur père, qui s’est suicidé, a ajouté Tommy Kulczyk. On espère qu’il y aura des résultats.»

Elizabeth Laplante a indiqué qu’elle a discuté avec un enquêteur, jeudi, mais qu’il n’y a pas de nouveau dans le dossier. Elle espère que la publication des photos de certains des bijoux qui lui ont été dérobés permettra leur identification rapide si les malfaiteurs décident de les rendre, ou pire, s’ils tentent de les revendre.

Mme Laplante avait assisté samedi dernier aux funérailles de sa mère, et venait à peine d’affronter le suicide de son père, Paul Laplante, principal suspect dans l’enquête entourant le meurtre de Diane Grégoire, lorsque le vol est survenu.

Les restes de Mme Grégoire ont été retrouvés en novembre 2011, à Coteau-du-Lac, en Montérégie. La femme avait été portée disparue le 21 janvier 2008, alors qu’elle se serait rendue aux Promenades Saint-Bruno avec son conjoint Paul Laplante.

Le Service de police de la Ville de Montréal et Elizabeth Laplante demandent donc à quiconque aurait les biens volés en leur possession de les expédier à l’organisme Jeunesse au Soleil, situé au 4251 rue Saint-Urbain. Ces items sont «très facilement reconnaissables», a indiqué Tommy Kulczyk.

Tous les bijoux de Diane Grégoire disparus

Le vol est a eu lieu mardi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Les voleurs se sont introduits dans le logement d’Elizabeth Laplante alors qu’elle était au travail.

Les suspects ont volé tous les bijoux ayant appartenu à Diane Grégoire ainsi que deux ordinateurs et trois appareils photo. La valeur totale des biens volés n’est pas connue pour le moment.

Voici une description complète de chacun des bijoux volés:

– bague en argent avec pierre ovale ressemblant à de l’ivoire;
– boucles d’oreilles noires en forme de fleurs avec pierre de couleur argent au centre;
– bracelet de couleur or avec petites perles rattachées tout autour du bracelet;
– boucles d’oreilles rondes et bombées, de couleur argent qui « clipent »;
– boucles d’oreilles de couleur bronze avec caméo de femme;
– quelques paires de boucles d’oreilles pendantes avec perles au bout;
– chaîne dorée avec montre qui s’ouvre au bout;
– plusieurs montres, bagues, colliers et autres boucles d’oreilles.

Un coffret à bijoux rectangulaire avec miroir ovale à l’intérieur est aussi manquant. Le dessous de ce coffret est mauve et bourgogne et le haut est garni de motifs fleuris.

http://tvanouvelles.ca