Fréquenter les espaces verts avec assiduité, c’est bon pour la santé


Les espaces verts, les parcs urbains et les forêts sont des lieux qui nous inspire et sont positifs pour notre santé mentale.
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Fréquenter les espaces verts avec assiduité, c’est bon pour la santé

Les personnes qui se promènent régulièrement dans ces espaces silencieux et éloignés de la pollution se sentiraient plus heureuses. | Tama66 via PIxabay

Les personnes qui se promènent régulièrement dans ces espaces silencieux et éloignés de la pollution se sentiraient plus heureuses. | Tama66 via PIxabay

Repéré par Robin Lemoine

Repéré sur The Guardian

Les espaces verts sont des vecteurs de santé mentale et physique.

«Le parc Montsouris, c’est le domaine où je promène mes anomalies, où j’me ­décrasse les antennes des mesquineries de la vie», chantait Jacques Higelin.

De nombreuses études démontrent que gambader au milieu des arbres, se balader dans un parc ou tout simplement s’allonger dans l’herbe participent à notre bien-être.

Une petite parenthèse qui n’est pas faite pour profiter de la biodiversité ni pour ses impacts positifs sur le climat, mais pour notre félicité. Les parcs urbains et les forêts sont des vecteurs de santé mentale et physique, dont les effets sont de mieux en mieux compris par la science.

Agents de bonheur

Le rapport de l’Uned-Ipsos de 2013 Jardins et espaces verts: l’exception culturelle française? et celui publié dans la revue Psychological Science et réalisé par le psychosociologue britannique Mathew White mettent en avant le bien-être indéniable procuré par ces espaces sur les personnes qui vivent à proximité. Selon ces scientifiques, les gens qui se rendent régulièrement dans ces endroits silencieux, éloignés de la pollution et du tumulte des grandes villes se sentiraient plus heureux.

Récemment, une étude sortie dans People and Nature suggère que le «bonheur estimé»augmente lorsqu’une personne se rend régulièrement dans des parcs.

Pour avancer une telle affirmation, des scientifiques ont utilisé un outil qui analyse un grand nombre de tweets pour tenter de mesurer le niveau de bonheur.

«Nous avons constaté que, dans toutes les publications, les gens sont plus heureux lorsqu’ils se trouvent dans un parc, a expliqué à Santé Magazine Aaron Schwartz, co-auteur de l’étude. L’effet était plus intense dans les grands parcs régionaux dotés d’une vaste couverture arborée et de végétation.»

Un enjeu de santé publique

Au-delà du bien-être et du bonheur qui sont, a priori, des états subjectifs, les espaces verts ont un réel impact sur notre santé mentale et physique.

Un rapport du bureau ­européen de l’Organisation mondiale de la santé de novembre 2016, intitulé Urban Green Spaces and Health démontre l’impact positif de ces espaces sur le psychisme: diminution des symptômes anxieux ou­ dépressifs, meilleur développement cognitif, amélioration des signes de trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité chez l’enfant.

Il insiste sur le fait qu’aller régulièrement dans un jardin réduit également les risques de diabète, de maladies cardiovasculaires et d’accouchement prématuré.

N’hésitez plus, en solitaire ou à plusieurs, prenez du temps pour fréquenter ces lieux. Quant aux responsables de l’aménagement de nos villes, merci de privilégier les arbres au béton.

http://www.slate.fr

Cette start-up vend des mouchoirs plein de microbes pour aider les gens à tomber malades


Je suis septique que j’ai fait des recherches en anglais et il semble que cette entreprise vende vraiment des mouchoirs contaminés. Faut vraiment être simple d’esprit pour vendre n’importe quoi. En tout cas, c’est dégoutant.
Nuage

 

Cette start-up vend des mouchoirs plein de microbes pour aider les gens à tomber malades

 

par  Ulyces 

Payer 70 euros(106 $ cad) pour un mouchoir dans lequel un inconnu a éter­nué ? Ça existe, puisque cette start-up de Los Angeles affirme avoir déjà vendu près d’un millier de mouchoirs  « remplis d’éter­nue­ments » à des personnes dési­reuses de contrac­ter un rhume, rappor­tait le Time Maga­zine le 18 janvier.

VaevTis­sue se présente comme une « marque de bien-être ».

D’après le site web de la start-up, les personnes qui achètent ses mouchoirs sont « des gens ouverts d’es­prit » qui appré­cient le luxe de pouvoir tomber malades « à leur guise ».

 

Le fonda­teur de Vaev, Oliver Nies­sen, 34 ans, affirme que ces mouchoirs doivent être consi­dé­rés comme une alter­na­tive à la méde­cine conven­tion­nelle.

 « Ils vous permettent de contrac­ter déli­bé­ré­ment un rhume quand vous le souhai­tez, afin de réduire le risque de contrac­ter le même rhume plus tard. Nous person­na­li­sons tout dans nos vies. Tout est selon notre désir. Pourquoi ne pas abor­der la mala­die de cette façon aussi ? » a-t-il déclaré.

« Suppo­sons que vous vous apprê­tez à partir en vacances et que vous voulez mini­mi­ser les risques d’at­tra­per un rhume. Vous utili­sez un mouchoir de Vaev conta­miné par des éter­nue­ments et vous tombe­rez malade main­te­nant plutôt que pendant vos vacances », illustre Nies­sen. Bah ouais, logique.

Comment les tissus de Vaev sont-ils conta­mi­nés ? Nies­sen affirme que son entre­prise peut comp­ter sur une dizaine d’ « éter­nueurs » diffé­rents, dont certains ont été recru­tés en ligne. Ils éter­nuent dans un lot de mouchoirs propres et les renvoient à la société, qui les emballe ensuite dans des boîtes de Pétri scel­lées et les envoie aux clients. Quand les dix éter­nueurs retrouvent leur bonne santé, la produc­tion peut être stop­pée.

Pour les scien­ti­fiques inter­ro­gés par le Time, bien que ces mouchoirs puissent tech­nique­ment vous immu­ni­ser contre la même souche de virus du rhume que celle avec laquelle vous vous êtes volon­tai­re­ment conta­miné, il existe des centaines d’autres souches que vous êtes suscep­tible contrac­ter.

« Il y a plus de 200 types de rhino­vi­rus, vous allez donc devoir vous mettre envi­ron 200 mouchoirs dans le nez pour en obte­nir un diffé­rent à chaque fois », explique Charles Gerba, profes­seur de micro­bio­lo­gie et de sciences de l’en­vi­ron­ne­ment à l’Uni­ver­sité de l’Ari­zona.

« Se faire inocu­ler l’un ne vous protège pas contre tous les autres, c’est pourquoi nous n’avons jamais déve­loppé de vaccin contre le rhume. Comment fabrique-t-on un vaccin contre 200 virus diffé­rents ? »

Sur le site web de la start-up, les mouchoirs sont actuel­le­ment en rupture de stock, mais Nies­sen espère recons­ti­tuer ses stocks dans les semaines à venir.

Source : Time Maga­zine

https://www.ulyces.co/

Plus il y a de femmes au pouvoir, mieux la population se porte


Il semble que plus de femmes en politique soient de bonne augure d’après la recherche deux professeurs (homme) en politique. Des politiciennes favorisent la parité, renforcent les institutions démocratiques, une contribution aux dépenses gouvernementales et à la santé de la population.
Nuage

 

Plus il y a de femmes au pouvoir, mieux la population se porte

 

La ministre canadienne du Statut de la femme, Maryam Monsef.

CHRIS WATTIE / REUTERS

La ministre canadienne du Statut de la femme, Maryam Monsef.

Carles Muntaner Professeur, faculté des sciences infirmières, Université de Toronto

Ce texte a été coécrit avec Edwin Ng, professeur adjoint à l’École du travail social, Université de Waterloo.

L’augmentation du nombre de femmes au pouvoir aide à atteindre l’équité, certes, mais peut-elle aussi promouvoir la santé et le bien-être de la population?

En novembre 2015, le premier ministre Justin Trudeau a formé le premier conseil des ministres qui respecte la parité de l’histoire canadienne. En annonçant son cabinet, il s’est assuré que la moitié de ses plus proches conseillers (15 sur 30) étaient des femmes.

La parité au sein du cabinet canadien a fait passer le pays de la 20e à la cinquième place au monde en termes de pourcentage de femmes occupant un poste ministériel.

Quand les reporters ont demandé au premier ministre Trudeau pourquoi la parité était importante pour lui, il a répondu: «Parce qu’on est en 2015». Sa réponse simple, mais mémorable, a trouvé un écho auprès des gens prônant l’équité, la diversité et l’inclusion.

Comme chercheurs en santé publique, ceci nous a donc amenés à nous demander: si l’augmentation du nombre de femmes en position de pouvoir peut promouvoir l’équité, pourrait-elle aussi favoriser la santé et le bien-être de la population?

Nos conclusions, publiées récemment dans le journal SSM – Population Health, étayent l’argument selon lequel, oui, les femmes au gouvernement font effectivement avancer la santé de la population.

Plus de femmes au pouvoir, moins de décès

Nous avons d’abord fouillé dans la documentation de recherche pour voir comment les hommes et les femmes en politique peuvent se distinguer les uns des autres.

Comparativement à leurs collègues masculins, les politiciennes ont davantage tendance à adopter des positions de gauche (à l’égard de questions telles que les droits de la personne, l’égalité sociale et l’égalitarisme) et à faire avancer considérablement les droits des femmes dans des domaines comme l’égalité salariale, la violence contre les femmes, les soins de santé et la politique familiale.

ASSOCIATED PRESSDeb Haaland est l’une des deux femmes autochtones dont la victoire historique a été saluée au Congrès américain en novembre 2018, alors qu’un nombre record de femmes étaient élues à la Chambre des représentants.

En outre, la recherche a démontré que les femmes au gouvernement ont tendance à travailler d’une manière plus collaborative et bipartisane et qu’elles adoptent un style de leadership plus démocratique comparé au style plus autocratique des hommes.

Les femmes sont aussi plus efficaces pour bâtir des coalitions et parvenir à des consensus.

Ensuite, nous avons vérifié s’il y a un rapport historique entre la présence des femmes au gouvernement et la santé de la population dans les 10 provinces canadiennes. Entre 1976 et 2009, le pourcentage de femmes dans les gouvernements provinciaux a été multiplié par six, passant de 4,2 à 25,9%, tandis que la mortalité toutes causes confondues a baissé de 37,5% (passant de 8,85 à 5,53 décès par 1000 personnes).

À l’aide des données du bureau des élections des provinces et de Statistiques Canada, nous avons noté qu’alors que le pourcentage moyen des femmes au gouvernement était en hausse historique, les taux de mortalité avaient fléchi.

Les femmes dépensent plus en santé et en éducation

Ce lien ne signifie évidemment pas que la hausse des femmes au gouvernement a causé directement une baisse de la mortalité.

Pour évaluer ceci, nous avons calculé la régression des taux de mortalité en fonction des femmes au gouvernement tout en contrôlant plusieurs facteurs confusionnels potentiels. Nos conclusions étayent l’hypothèse selon laquelle les femmes au gouvernement font effectivement avancer la santé de la population.

ASSOCIATED PRESSLa première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern s’adresse au Parlement à Wellington, N.-Z., en mai 2018 alors qu’elle est enceinte de son premier enfant. Plusieurs espèrent que la femme de 37 ans deviendra un modèle pour avoir su conjuguer maternité et leadership politique.

Fait intéressant, les femmes au gouvernement du Canada ont eu une incidence supérieure sur le taux de mortalité des hommes que celui des femmes (1,00 c. 0,44 décès par 1000 personnes).

Nous avons aussi remarqué une filière qui relie les femmes au gouvernement, la santé publique et le rôle potentiel de la politique partisane. Dans une étude antérieure, nous avons découvert que quatre types de dépenses gouvernementales provinciales permettent de prédire une baisse des taux de mortalité: les soins médicaux, les soins préventifs, d’autres services sociaux et l’éducation postsecondaire.

Quand nous avons analysé les dépenses gouvernementales comme facteur médiateur, nous avons découvert que les femmes au gouvernement du Canada avaient réduit les taux de mortalité en engageant ces types spécifiques de dépenses de promotion de santé.

Les femmes travaillent davantage en collaboration

Nous avons aussi trouvé qu’il n’y a pas de relation entre les options politiques des femmes au gouvernement — qu’elles appartiennent à des partis de gauche, de centre ou de droite — et les taux de mortalité.

Les différences idéologiques entre les partis politiques socio-démocrates (p. ex. NPD), centristes (p. ex. libéral), et conservateurs fiscaux (p. ex. conservateur) semblent moins importantes par rapport aux taux de mortalité que l’augmentation du nombre de femmes élues au gouvernement.

ASSOCIATED PRESSLa première ministre d’Écosse, Nicola Sturgeon, s’adresse aux médias à Londres, en janvier 2019.

Cette conclusion étaye l’idée que les femmes au gouvernement tendent à travailler de façon plus collaborative et bipartisane que leurs collègues masculins.

Nous sommes maintenant en 2019 et d’éminents universitaires en santé publique tendent encore à minimiser les effets potentiels des déterminants politiques comme les politiques de genre sur la santé de la population. Ils choisissent plutôt de se concentrer presque exclusivement sur les déterminants individuels et sociaux de la santé.

Nous estimons que les politiques de genre importent en santé publique parce qu’elles aident à déterminer «qui obtient quoi, quand et comment

Nous croyons que l’élection d’un plus grand nombre de femmes au gouvernement non seulement favorise la parité et renforce les institutions démocratiques, mais apporte aussi une contribution réelle et significative aux dépenses gouvernementales et à la santé de la population.

Étant donné que les femmes au gouvernement peuvent contribuer à des changements désirables en matière de santé publique, tentons de savoir comment nous pouvons réellement faire accéder les femmes à l’égalité des chances en politique.

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation.

https://quebec.huffingtonpost.ca//

Les bienfaits du sport en hiver


J’aimerais bien aimer les sports d’hiver. Il est important de sortir en hiver pour une meilleur santé physique et morale, et même si parfois, le regard vers l’extérieur n’est pas encourageant
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Les bienfaits du sport en hiver

 

© getty.

Morgane Goffin

 

Quand les beaux jours sont là, ce n’est pas compliqué de sortir faire une activité physique. On a envie de jouer au football en extérieur, de gravir des montagnes, de courir quelques marathons ou d’aller nager dans des eaux turquoises. Mais c’est une autre histoire lorsque le froid et la grisaille pointent le bout de leurs nez. Et pourtant, faire du sport en hiver a bien évidemment ses bienfaits. On vous en donne quelques uns pour que vous enfiliez vos baskets!

Faire du sport peut être un excellent remède au blues hivernal! Dès que le soleil n’est plus là pour réchauffer la Terre et que la lumière décroît de minute en minute chaque jour, le moral en prend un coup. Les fameuses endorphines libérées lors de l’activité physique procurent une sensation de bien-être. L’humeur prend un coup de boost et on se sent mieux dans sa peau.

Si le soleil est de la partie, on s’arrange pour rester dehors le temps de prendre quelques couleurs. Une astuce qui permet de grappiller un peu de vitamine D, tellement essentielle pour notre corps. L’exposition à la lumière naturelle étant beaucoup plus courte, il faut donc en profiter. Et puis en hiver, l’air est plus frais et il y a bien moins de monde à l’extérieur. Il y a de la place et on respire, enfin.

À tous moments de l’année, le sport permet de réduire le stress, d’évacuer les tensions et de se maintenir en forme. Voir ses muscles se tonifier, avoir un sommeil de meilleure qualité, se sentir fier de l’effort accompli, il suffit de se rappeler de toutes ses influences positives pour oser mettre le nez à l’extérieur.

Et enfin, si on a réussi à tenir l’hiver, on a beaucoup moins de mal à s’y remettre au printemps. Les efforts sur la durée payent toujours plus que les tendances saisonnières!

https://www.7sur7.be/

Les vaches pessimistes plus vulnérables au stress?


Je suis d’avis que le bien-être des animaux de la ferme est d’une grande importance. D’ailleurs d’après une étude, il y a effectivement dès le jeune âge des animaux des attitudes semblables à l’humain
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Les vaches pessimistes plus vulnérables au stress?

 

 

AMY SMART
La Presse Canadienne
Vancouver

Une nouvelle étude de l’Université de la Colombie-Britannique suggère que les vaches laitières présentent dès leur plus jeune âge des traits de personnalité tels que le pessimisme et l’optimisme, et que cela peut prédire leur capacité à faire face au stress.

Benjamin Lecorps, doctorant du programme sur le bien-être des animaux, soutient que l’étude a des implications pour le bien-être des bêtes, et suggère des points communs entre les humains et les animaux.

Cette étude, publiée le mois dernier dans Scientific Reports, a testé la réaction de veaux préalablement identifiés comme étant craintifs, sociables, pessimistes ou optimistes dans des situations stressantes – comme le transport d’une étable à une autre, par exemple.

M. Lecorps indique que les veaux les plus pessimistes étaient plus bruyants, et la température de leur oeil était plus élevée, un signe de stress.

L’étudiant explique que si l’optimisme a été étudié comme facteur prédictif majeur de la capacité des humains à faire face au stress – avec des implications pour leur vie sociale et leur santé mentale -, peu d’études jusqu’ici ont mis l’accent sur le pessimisme et l’optimisme chez d’autres espèces.

Benjamin Lecorps dit que les traits de personnalité ont souvent été étudiés en tant que moyenne d’une espèce ou d’un troupeau. Il estime important de considérer le bien-être individuel des animaux, car certains veaux seront plus vulnérables que d’autres aux défis.

Les résultats obtenus pourraient être utilisés afin d’aider les agriculteurs à déterminer quels animaux seront plus résilients, et leur permettre d’améliorer la santé globale sur une ferme laitière, estime le doctorant.

https://www.lapresse.ca/

En Inde, on enseigne des “cours de bonheur” à l’école !


Une expérience qui vaut le regard, et même prendre l’idée dans d’autres écoles dans le monde. Enseigner le bonheur à l’école est-ce possible ? À Delhi en Inde, on le croit et il semble que des changements positifs s’opèrent auprès des enfants.
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En Inde, on enseigne des “cours de bonheur” à l’école !

 

par Yohan Demeure

Le gouvernement local de la ville de Delhi a mis en place des cours de bonheur pour le bien-être des élèves. En effet, tous les jours, les enfants font des exercices matinaux destinés à les rendre plus heureux.

Si la rentrée des classes en Inde a déjà eu lieu il y a quelques semaines, le programme a été légèrement changé pour de nombreuses écoles de la région de Delhi. Le Washington Post a indiqué dans un article du 22 juillet 2018 que l’Inde, après avoir longtemps entretenu la quête du succès, se préoccupait désormais un peu plus du bien-être des élèves.

Manish Sisodia, ministre de l’Éducation de Delhi, a indiqué via Twitter que les cours de bonheur seront dispensés dans plus d’un millier d’écoles de la région.

Il s’agit concrètement d’une demi-heure « de méditation, d’échange et d’activités basées sur la morale et la gratitude ».

Quelques exemples de contenus ont été rapportés par le Washington Post. Par exemple, un professeur de mathématiques a conté à ses élèves les exploits du célèbre physicien Stephen Hawking malgré sa terrible maladie, ou encore un professeur de sanskrit (langue indienne) a demandé à sa classe de fermer les yeux puis d’imaginer faire quelque chose qui pourrait les rendre heureux.

Après les premières semaines d’application, tout semble se dérouler sans problème. Les élèves apparaissent contents et certains ont évoqué le fait qu’en étant malheureux, le travail en classe ne pouvait pas suivre. Cette mesure, dans le cas où elle serait un jour diffusée dans toute l’Inde, pourrait peut-être inverser la tendance actuelle relevée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une étude parue en 2017 à savoir qu’un enfant indien sur quatre (âgés de 13 à 15 ans) souffre de dépression.

Sources : MashableMetro Belgique

https://sciencepost.fr/

Le cerveau des femmes est plus généreux


Il semblerait que les femmes soient plus enclines de partager que les hommes. Les femmes le feraient par plaisir alors que les hommes par intérêt et cela est visible sur l’IRM. Cependant, cela ne serait pas inné, mais plus un apprentissage que l’on éduque plus aux filles. Donc, on peut aussi éduquer les garçons à être plus altruisme
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Le cerveau des femmes est plus généreux

 

Lorsqu’une femme partage ce qu’elle a, des zones du plaisir s’activent dans son cerveau. Dans celui des hommes, au contraire, ces zones s’activent quand il sert ses propres intérêts.

Sébastien Bohler

 

On dit souvent que les femmes sont plus altruistes que les hommes. Elles seraient plus généreuses, attentives aux problèmes d’autrui et conciliatrices, alors que les hommes seraient davantage préoccupés de leur propre intérêt. Simple cliché ? Selon des expériences réalisées aux universités de Zürich, Bonn et Düsseldorf, le cerveau des femmes serait réellement plus sensible au partage. Pour elles, l’acte de donner activerait les circuits cérébraux du plaisir, tout comme le fait de déguster un bon repas ou d’écouter un beau morceau de musique. Chez les hommes, ce même circuit cérébral de la récompense entrerait en action quand ils font quelque chose pour eux-mêmes. Cela vous rappelle quelque chose ?

Avant d’entrer dans le détail de ces expériences, livrons en tout de suite l’enseignement principal : ces différences ne sont probablement pas innées. Selon les neuroscientifiques, elles résulteraient d’un conditionnement précoce des jeunes filles, chez qui les comportements prosociaux sont largement valorisés dès le plus jeune âge. Le circuit du plaisir se configurerait alors de manière à entrer en activité dès que la femme fait ce qui est attendu d’elle, à savoir se montrer coopérante et généreuse. Et celui des hommes ferait de même lorsque la mission prescrite par la société serait atteinte, à savoir se montrer compétitif. Ce qui laisse pantois, c’est de constater que l’empreinte des rôles sociaux se voit à l’IRM jusque dans les structures les plus profondes de notre cerveau.

Des différences entre hommes et femmes

Dans leurs expériences, les scientifiques suisses et allemands ont proposé à des hommes et à des femmes de disposer à leur guise d’une somme d’argent (dix euros environ) : ils pouvaient la garder pour eux, ou bien la partager avec une autre personne dont le degré de proximité (ami, collègue, connaissance, inconnu) variait selon les conditions expérimentales. Les chercheurs ont dénombré les choix égoïstes ou altruistes de participants, et ont mesuré la réaction de leur cerveau dans une IRM.

Le premier constat est que les femmes partagent plus que les hommes : 52 % de choix altruistes en moyenne, contre 39 % pour les hommes. Deuxième constat : dans leur cerveau, une zone clé du circuit du plaisir, le striatum, s’active davantage chez les femmes pour les choix altruistes alors que cette même structure cérébrale s’active plus souvent pour les choix égoïstes chez les hommes. Les femmes comme les hommes, par conséquent, semblent opter pour le comportement qui les gratifie le plus et leur procure du plaisir. Chez les femmes, la balance penche du côté de la générosité, chez les hommes, plutôt du côté de l’individualisme.

C’est donc une nouvelle vision de l’altruisme qui émerge, ce dernier ne procèdant pas forcément d’un souci désintéressé, mais d’un sentiment de bien-être. Mais attardons-nous un moment sur cette notion. Si cette interprétation était valide, il faudrait s’attendre à ce que des femmes dont on aurait artificiellement éteint le circuit cérébral du plaisir perdent leur attrait pour ce comportement et deviennent moins généreuses. De même, des hommes  privés de leur circuit du plaisir devraient se montrer moins égoïstes. Cette interprétation résiste-t-elle à l’épreuve des faits ?

Pour le savoir, les chercheurs ont administré à des hommes et à des femmes une substance, l’amisulpride, qui bloque l’activité du circuit du plaisir. Les femmes ont alors réduit leur comportement d’altruisme, et les hommes l’ont augmenté. La même proportion de 44 % de choix généreux a été mesurée pour les deux sexes. Finalement, chacun cherche sa propre gratification. Simplement, les femmes le font par le partage.

Les femmes, conditionnées à l’altruisme depuis l’enfance ?

Mais pourquoi diable le circuit du plaisir des femmes s’active-t-il lorsqu’elles donnent à autrui, et celui des hommes lorsqu’ils servent leurs propres intérêts ? Rien d’inné là-dedans, soulignent les neuroscientifiques : le circuit du plaisir est extrêmement malléable dans les premières années de la vie et si l’entourage d’un enfant valorise ses conduites altruistes et généreuses, alors son circuit du plaisir prendra l’habitude de s’activer à chaque fois qu’il adopte cette conduite. Et le même raisonnement s’applique évidemment si l’on incite  enfant à adopter un comportement individualiste.

Aux yeux des auteurs de cette étude, ces observations sont donc le signe que nous configurons très tôt le cerveau des petites filles et des petits garçons en leur assignant un système de valeurs et une grille de comportements qu’ils conserveront durant une grande partie de leur vie. Et cette éducation différentielle a des conséquences visibles sur les rapports entre les sexes, car lorsqu’un genre est plus altruiste qu’un autre, il en résulte nécessairement une asymétrie dans la structure de la société, notamment en termes de salaires, d’accès aux postes à responsabilité, de répartition des tâches domestiques. On sait par exemple que les femmes sont en moyenne moins à l’aise en contexte professionnel pour négocier des avantages ou des augmentations (pas assez de conditionnement du circuit du plaisir à l’individualisme ?), que les hommes sont (en moyenne) moins enclins à s’occuper des tâches ménagères (pas assez de conditionnement du circuit du plaisir à l’altruisme ?) et que les inégalités de salaire sont en partie un résultat de ces conditionnements.

Mais, heureusement, il y a aussi dans tout cela une excellente nouvelle ! Car dans le fond, ces recherches nous montrent que l’altruisme s’inculque, et la preuve en est que la société l’inculque aux filles. Alors, pour créer une société plus soucieuse des autres, il suffirait de l’apprendre  aux garçons. Pourquoi pas, leurs neurones aussi sont plastiques !

http://www.pourlascience.fr/