Des montagnes russes dans sa cour


Il est peut-être le meilleur papa du monde …. et sa petite fille la plus chanceuse au monde d’avoir juste pour elle des montagnes russes
Cette montagne russe a été faite de tuyaux en PVC, de bois traité et de béton. Le point le plus haut de la montagne russe fait 12 pieds de haut.
Nuage

 

Des montagnes russes dans sa cour

 

L’arbre de vie


Le poème préféré de mon plus jeune fils, a chaque fois que le cours de français avait comme thème la poésie (presqu’à chaque année) il me demandait d’imprimer ce poème en particulier …
J’étais encore au Maroc au moment d’écrire ce poème, sur le bord des trottoirs en avant du cyber café, il y avait un citronnier .. il avait des fruits au sommet de l’arbre mais pas vers le bas des branches, car les passants cassaient souvent les branches ou prenaient les citrons même s’ils étaient encore vert. Qu’importe l’arbre au fond, souvent on casse que pour s’amuser et non par besoin.. On n’éduque pas non plus a nos enfants de respecter les arbres…
Nuage

L’arbre de vie

Je suis l’arbre de la vie, l’arbre de ta ville
Je porte en moi la sève, je suis l’arbre virile
Je t’offre mes fruits pour te nourrir
Je t’offre mon ombre pour te rafraîchir
 
J’habite ton quartier pour égayer ton trottoir
J’orne de ma verdure afin de te faire oublier le béton noir
J’élève mes branches vers le ciel ainsi, te donner l’univers en héritage
Oui, je suis là quel que soit le temps, j’existe pour toi d’âge en âge
 
Et toi, pourquoi  me négliges-tu pendant mon enfance ?
Pourquoi,  me fais-tu du mal durant ma croissance ?
Tu casses mes branches pour ton simple plaisir
Comment, puis-je croître sans souffrances, sans ire ?
 
Tu ne cesses de me polluer et je ne dis mot
Je change cette impureté en oxygène soulageant tes maux
Tu me veux fort plein de vitalité à la campagne
Mais à la ville, tu me méprise dans mon bagne
 
Pourtant dans  ton jardin, je suis la fierté de ton coeur
J’ai le droit à tous les égards dignes d’un empereur
Sur le pavé, je suis devenu un scélérat que même les oiseaux fuis
Livré à moi-même au gré des vents, j’attends la mort en sursis
 
Oui, la mort sera ma délivrance de tes griffes sans pitié
Après mon agonie peut-être, tu te souviendras de mon utilité
Mais ma semence sera aussi une descendance sacrifiée
Tant que tu ne respecteras pas la nature dans toute sa beauté
 
Je suis l’arbre de la mort, l’arbre de ta ville
Je porte en moi la tristesse, je suis l’arbre stérile
Je n’ai plus de fruit pour te nourrir
Je n’ai plus de feuilles pour te rafraîchir…….

Rachel Hubert (Nuage)
28 mars 2002