Des vaches broutent pour contrer les feux de forêt


    Les feux de forêts sont la hantise de l’été. Un projet pilote en Colombie-Britannique. pour aider à se défendre du feu va être mise en place. Des vaches, qui vont bouffer des herbes, des tiges et des buissons, pour éviter que le feu progresse vers les habitations
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    Des vaches broutent pour contrer les feux de forêt

    Des vaches dans un champ.

    Le bétail pourrait être un outil supplémentaire pour aider à réduire le risque que font courir les feux de forêt aux communautés. Photo: Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

      • Benoit Clément

        Des troupeaux de bétail vont bientôt contribuer à la réduction des risques d’incendie autour de certaines communautés de Colombie-Britannique, grâce à un nouveau projet pilote de pâturage ciblé.

        Le directeur général de l’Association des éleveurs de bétail de la Colombie-Britannique, Kevin Boon, explique que l’idée est de transporter les vaches pour paître autour des communautés à risque, en prévision d’une saison des feux de forêt occupée.

        « Les vaches vont manger l’herbe, les buissons, les tiges, qui pourraient servir de combustible pendant un feu de forêt », ajoute-t-il.

        M. Boon note que le travail du bétail permettrait de créer une zone tampon entre les forêts et les habitations, ce qui donnerait aux pompiers un endroit à partir d’où ils peuvent travailler à combattre les flammes.

      C’est ce que nos animaux font de toute façon. Mais, maintenant, les éleveurs peuvent, en plus, aider leur communauté. Kevin Boon, directeur général, Association des éleveurs de bétail de Colombie-Britannique

      Pas d’inconvénients

      « Je ne vois pas d’inconvénients pour les habitants. Peut-être qu’ils entendront des meuh derrière leur clôture, plus près de leur maison? Mais je crois qu’ils vont comprendre », dit à la blague Kevin Boon.

      La province a remis 500 000 $ à l’Association des éleveurs de bétail pour ce projet pilote. La ministre de l’Agriculture, Lana Popham, se dit enthousiaste de le voir à l’oeuvre.

      « C’est un modèle plutôt inusité, et j’espère qu’il pourra permettre de protéger nos communautés tout en soutenant les éleveurs de bétail de la Colombie-Britannique », dit-elle dans un communiqué.

      L’association doit toujours discuter avec le Service des incendies de la province, les municipalités et les communautés autochtones pour déterminer quelles sont les zones à risque où les troupeaux iront paître.

      https://ici.radio-canada.ca/

      Réchauffement climatique : des généticiens préparent une vache qui résistera aux climats plus chauds


      Il est certain que nous allons devoir vivre avec les changements climatiques, mais ce n’est pas une raison pour autant, de baisser les efforts. Est-ce que jouer avec la génétique des vaches pour qu’elles puissent affronter des températures plus chaudes seraient une bonne idée ?
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      Réchauffement climatique : des généticiens préparent une vache qui résistera aux climats plus chauds

       

      Marie-Céline Jacquier
      Journaliste

       

      Des chercheurs de l’université de Floride ont reçu une bourse fédérale de 733.000 dollars pour mettre au point une vache génétiquement modifiée qui pourra s’adapter au réchauffement climatique. L’objectif est de conserver la qualité de la viande malgré les températures qui s’annoncent de plus en plus élevées dans l’avenir.

      Et si au lieu de lutter contre le changement climatique, nous l’acceptions et cherchions des solutions pour vivre avec ? Ce raisonnement, des chercheurs américains ont décidé de le mettre en pratique en essayant de mettre au point des vaches génétiquement modifiées qui pourront résister au réchauffement climatique.

      Plus de la moitié du bétail dans le monde vit déjà dans des environnements chauds et humides. Aux États-Unis, cela concerne 40 % des vaches, d’après Raluca Mateescu, qui travaille sur ce projet à l’UF/IFAS (University of Florida Institute of Food and Agricultural Sciences). La première étape de cette recherche consiste donc à étudier celles qui supportent le mieux la chaleur, ce qui est le cas de la Brangus, un croisement entre les races Angus et Brahmane.

      Produire une viande de qualité malgré un climat chaud

      Les chercheurs espèrent trouver comment la vache Brangus contrôle sa température corporelle pour vivre dans des climats chauds. Lorsqu’ils auront identifié des variants génétiques intéressants, ils pourront utiliser un outil d’édition génomique (CRISPR) pour transmettre cette propriété à d’autres races. Rappelons que CRISPR a déjà permis de créer des vaches transgéniques résistantes à la tuberculose.

      Rachel Mateescu a expliqué à Digital Trends : « Le stress thermique est un des principaux facteurs limitant la production de protéines animales et affecte négativement la santé et le bien-être des bovins dans les régions subtropicales et tropicales, et son impact devrait augmenter considérablement en raison du changement climatique. D’où la nécessité de trouver des moyens de faire face au stress thermique pour améliorer la productivité de l’industrie du bétail des États-Unis et sécuriser les approvisionnements alimentaires mondiaux. »

      http://www.futura-sciences.com