Cette version du cultissime Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ne se lit que lorsqu’elle brûle


Ils ont bien choisi le sujet du livre qui ne peut se lire que par une source de chaleur comme le feu. Si ce livre vient sur le marché, il sera probablement un best-seller. Mieux vaut par contre, ne pas le lire devant les enfants, sinon ils pourraient devenir les pompiers du livre qui incendient tous les bouquins sous un gouvernement totalitaire
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Cette version du cultissime Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ne se lit que lorsqu’elle brûle

Crédits : My Modern Net

Un laboratoire hollandais et un collectif de designers ont créé une édition expérimentale unique de Fahrenheit 451 : le chef d’oeuvre de Ray Bradbury ne peut se lire qu’avec le feu ! 

UN LIVRE QUI NE VIT QUE PAR LE FEU

Le laboratoire hollandais Charles Nypels, rattaché à l’Académie Jan van Eyck – un institut spécialisé dans l’art créatif et le design – a créé une édition de Fahrenheit 451 sensible à la chaleur. Développées en collaboration avec Super Terrain, un collectif de designers graphiques, les pages sont recouvertes d’une épaisse suie noire, une couche sérigraphiée. Les mots ne se détachent du fond noir que lorsqu’une source de haute température est appliquée à même les pages !

UN CLASSIQUE DE LA DYSTOPIE

Publié en 1953, le chef-d’œuvre dystopique de Ray Bradbury se déroule dans une Amérique totalitaire où les livres représentent une telle menace que le gouvernement les a tout bonnement interdit. Une Amérique où les pompiers ne sont plus des fire-fighters, des combattants du feu, mais des fire-raisers, des incendiaires. C’est à eux que les autorités ont confié la lourde tâche d’exterminer par le feu les derniers ouvrages qu’ils trouveraient.

LA SCIENCE AU SERVICE DE L’ART

Au-delà du lien évident qui lie cette démarche artistique à l’intrigue, l’inspiration derrière cette nouvelle édition expérimentale peut être explicitée dans l’accroche du livre : 

« Fahrenheit 451 – la température à laquelle le papier prend feu, et brûle. » 

Les créateurs ont partagé une vidéo sur Instagram qui montre comment fonctionne cet ouvrage à l’épreuve du feu. Les designers ont par ailleurs ajouté qu’ils espéraient démarrer prochainement la production à grande échelle : best-seller en approche !

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L’astrophysicien Stephen Hawking défie la science


Une maladie rare et très handicapante physiquement n’altère pas nécessairement l’intelligence. Même si je ne suis pas d’accord avec certaines des affirmations de Monsieur Stephen Hawking, cependant j’admire sa ténacité, son implication scientifique et ce malgré que son corps est très limité
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L’astrophysicien Stephen Hawking défie la science

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking dans son bureau de l’Université de Cambridge.

Photo: AFP/London Science Museum

Agence France-Presse
Londres

L’astrophysicien britannique et auteur à succès Stephen Hawking, à qui les médecins n’avaient donné que quelques années à vivre quand il avait 21 ans, fête ses 70 ans dimanche, une vie entière consacrée à décoder le cosmos malgré son très lourd handicap physique.

Stephen Hawking, qui a vendu son best-seller Une brève histoire du temps à plusieurs millions d’exemplaires, n’est pas dupe.

«Je suis certain que mon handicap a un rapport avec ma célébrité», estime-t-il sur son site internet.

«Les gens sont fascinés par le contraste entre mes capacités physiques très limitées et la nature extrêmement étendue de l’univers que j’étudie», ajoute le scientifique cloué dans un fauteuil et contraint de s’exprimer via un ordinateur d’où s’élève une voix métallique.

Au début des années 60, alors qu’il étudie à Oxford, le jeune Hawking constate «qu’il semble devenir de plus en plus maladroit et tombe une ou deux fois sans raison apparente», raconte-t-il.

Après une batterie de tests, il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable, plus tard diagnostiquée comme la maladie de Charcot.

«Elle allait probablement me tuer en quelques années. C’était un peu le choc», se souvient-il.

Il n’a alors que 21 ans et étudie la cosmologie et la relativité à Cambridge.

«Je me suis mis à écouter du Wagner, mais les articles qui disent que je buvais trop est une exagération (…). Avant ma maladie, la vie m’ennuyait. (…) Soudain j’ai réalisé qu’il y avait plein de choses qui valaient la peine», poursuit-il.

La majorité des personnes diagnostiquées avec la maladie de Charcot, une maladie dégénérative paralysante, «vivent moins de cinq ans (…). Le fait que Stephen Hawking ait vécu avec la maladie pendant près de 50 ans en fait quelqu’un d’exceptionnel», estime Brian Dickie de l’association britannique des maladies neuro-dégénératives.

«Cependant sa renommée ne doit pas éclipser ses contributions physiques (…) car il a sans aucun doute fait plus que quiconque depuis Einstein pour améliorer le savoir sur la gravité», insiste Martin Rees, ancien président de la Royal Society, qui participera dimanche à Cambridge à une conférence en l’honneur de Stephen Hawking.

«Le grand moment "eureka" de Stephen est quand il a découvert un lien fondamental et inattendu entre la gravité et la théorie quantique (physique de l’extrêmement petit)», ajoute-t-il.

L’astrophysicien, né le 8 janvier 1942, soit 300 ans après la mort de l’un des pères de l’astronomie moderne Galilée, a réalisé des travaux sur l’expansion de l’univers, les trous noirs et la théorie de la relativité.

Dans son dernier livre «Y a-t-il un architecte dans l’univers», il démonte la théorie d’Isaac en affirmant que l’univers n’a pas eu besoin de Dieu pour être créé.

Soucieux de vulgariser ses théories complexes, il a rencontré un succès planétaire avec «Une brève histoire du temps: du Big Bang aux trous noirs» publié en 1988 aux États-Unis.

Sa notoriété lui a valu d’apparaître dans le dessin animé The Simpsons: «Votre théorie sur un univers en forme de doughnut est fascinante, Homer. Je vais peut-être vous la voler!», lance le personnage de Stephen Hawking.

Inondé de questions pour son 70e anniversaire, l’astrophysicien a estimé que

«la plus grande découverte scientifique de tous les temps» serait de détecter une vie extra-terrestre.

«S’ils décidaient de nous rendre visite, le résultat serait similaire à l’arrivée des Européens en Amérique. Ça ne s’est pas bien fini pour les Indiens», a-t-il cependant souligné dans un enregistrement diffusé vendredi par la BBC.

Mais interrogé par le magazine New Scientist sur ce qui occupait le plus son esprit, l’éminent scientifique a répondu:

«Les femmes. Elles sont un mystère total.»

http://www.cyberpresse.ca