Des chiens dressés à détecter des arbres malades pour sauver les cultures


On sait que les chiens sont des atouts précieux dans plusieurs domaines. Les chercheurs américains ont dressé des chiens pour détecter un champignon qui tue plusieurs arbres de la famille des Lauracées comme les avocatiers. Pour arrivée à sauver une culture entière, il faut détecter avant que la maladie soit visible. Grâce à l’odorat du chien, cela est enfin possible et en plus, c’est une méthode de détection beaucoup moins cher et rapide.
Nuage

 

Des chiens dressés à détecter des arbres malades pour sauver les cultures

 

Détection avocatier malade

Le malinois a détecté un arbre malade : il s’assoit devant lui afin de le signaler.

© DEETTA MILLS

Par Anne-Sophie Tassart

Des chiens de berger ont été entraînés à détecter la présence d’un champignon chez les avocatiers afin de stopper l’épidémie qui les décime aux Etats-Unis.

L’odorat des chiens est continuellement mis à profit dans diverses domaines : détection de drogues, d’explosifs ou même de maladies. Des chercheurs de l’Université internationale de Floride (Etats-Unis) ont donc vu en eux un excellent moyen de lutte contre le champignon Raffaelea lauricola qui ravage les lauriers.

Un champignon qui ravage la culture de l’avocat

Ce pathogène est responsable de la mort de plus de 300 millions d’arbres de la famille des Lauracées aux Etats-Unis dont bon nombre d’avocatiers. Auparavant, il n’existait aucune méthode de détection fiable et à bas-coût pour le diagnostic précoce des cultures et leur traitement. L’équipe américaine a donc dressé trois chiens (1 malinois et 2 bergers hollandais) à sentir la présence du champignon et à la signaler alors même que l’arbre ne montre aucun symptôme. En prenant en compte les variations des conditions météo, les chercheurs ont évalué l’efficacité de l’odorat pour cet exercice.

Les enjeux sont particulièrement importants pour le commerce des avocats. En effet, une fois que les symptômes de l’infection sont visibles par l’oeil humain, il est déjà trop tard pour le traitement. Et il est fort probable que le pathogène se soit étendu à tout le système racinaire mettant en péril toute la culture. Car ce champignon peut s’étendre aux arbres voisins via les racines. Une détection rapide, avant que l’arbre ne succombe, peut donc permettre de contenir la progression du pathogène.

En quelques secondes, l’arbre est détecté

Selon l’étude parue dans le numéro d’avril 2018 de la revue spécialisée HortTechnology, au cours des 229 sessions de test, les chiens ont signalé une infection à tort seulement 12 fois et n’ont pas su détecter un arbre malade à seulement 12 reprises et ce, malgré des conditions météo parfois défavorables. Une fois un arbre malade détecté, les « agri-dogs » comme les appellent les chercheurs, s’assoient devant lui.

« Avec un temps moyen de localisation d’un échantillon positif de bois infecté situé entre 37- 49 secondes pour des chiens travaillant dans des zones de test comprenant entre 25 et 30 arbres, ces animaux ne prouvent pas seulement qu’ils permettent une détection précise mais également une détection rapide », se réjouissent les chercheurs dans l’étude.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Des familles «victimes» du réchauffement saisissent la justice européenne


En Europe, des gens ont déposé des procédures judiciaires en cour de Justice en temps que les victimes des changements climatiques. Non, ce n’est pas pour l’argent, mais pour dénoncer lors de l’accord de Paris, les défis ne sont pas respecter ou ne sont assez haut pour améliorer les choses et ceux qui dépendent directement de l’environnement en subissent les conséquences.
Nuage

 

Des familles «victimes» du réchauffement saisissent la justice européenne

 

« Notre production de lavande a été impactée très... (Philippe LOPEZ, AFP)

« Notre production de lavande a été impactée très fortement, notamment ces 15 dernières années, au point de compromettre la vie même de l’exploitation », relate Maurice Feschet (photo), 72 ans, dont le fils a repris la ferme familiale dans le sud de la France.

PHILIPPE LOPEZ, AFP

 

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS, AVEC LES BUREAUX EUROPÉENS DE L’AFP
Agence France-Presse
Paris

Sécheresse, fonte de glaciers, inondations… Une dizaine de familles se disant victimes déjà des effets du dérèglement climatique ont saisi la justice européenne pour obtenir que l’UE réduise plus ses émissions de CO2.

La plainte, la première de ce type au niveau européen selon ses promoteurs, été déposée mercredi devant la Cour européenne de Justice, par des familles de l’UE, kenyane et fidjienne, a précisé à l’AFP le Réseau Action Climat (RAC), qui réunit des ONG de toute l’Europe et porte cette affaire baptisée « People’s climate case ».

« Il n’y a plus de printemps ni d’automne ; après l’été, on entre directement en hiver (…) Avec mon troupeau, je dois monter à une altitude de plus en plus élevée » pour le nourrir, a raconté à l’AFP Petru Vlad, 50 ans, qui avec sa famille emmène chaque printemps ses moutons et ses vaches dans la montagne roumaine.

« Notre production de lavande a été impactée très fortement, notamment ces 15 dernières années, au point de compromettre la vie même de l’exploitation », relate de son côté Maurice Feschet, 72 ans, dont le fils a repris la ferme familiale dans le sud de la France.

Le paysan retraité français et le berger roumain font partie de la trentaine de personnes associées à cette plainte, qui a fait l’objet d’une communication coordonnée dans toute l’Europe jeudi.

« Ce sont des familles qui vivent près des côtes, des familles qui ont des forêts, des familles qui vivent dans la montagne et voient les glaciers fondre », a expliqué à l’AFP leur avocate Roda Verheyen, précisant que cela pourrait prendre des mois avant que la Cour décide d’entendre l’affaire ou non.

« Ce sont des familles déjà affectées par le changement climatique (…) et qui disent à l’Union européenne, « vous devez faire ce que vous pouvez pour nous protéger parce que sinon nos dommages seront catastrophiques » », a-t-elle ajouté.

Pas une question d’argent

Dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat qui vise à limiter le réchauffement à maximum 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, les États se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais les plans nationaux actuels conduiraient à un monde à + 3 ° C, avec son lot annoncé de sécheresses, ouragans et territoires submergés par les eaux.

Les Européens se sont fixé l’objectif de baisser de 40 % leurs émissions d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Mais cet objectif est « insuffisant pour protéger les droits fondamentaux à la vie, à la santé, au travail et à la propriété », selon les représentants du « People’s climate case ».

« Je ne cherche pas à être indemnisé, mais à alerter les autorités de l’UE », qui ont « une responsabilité de leader au niveau mondial sur ces questions », a expliqué à l’AFP Armando Carvalho, propriétaire forestier dans le centre du Portugal qui a vu tous ses arbres détruits par le feu en 2017.

Ces familles de huit pays demandent à la Cour de justice d’annuler trois directives réglementant notamment les émissions des secteurs industriels et des États membres, tout en les maintenant en vigueur jusqu’à leur renforcement.

Parmi les plaignants, une famille des Alpes italiennes qui peine de plus en plus à gagner sa vie en emmenant les touristes grimper sur des cascades glacées, des Allemands d’une île de mer du Nord confrontés à la montée des eaux ou encore une association représentant le peuple autochtone des Samis en Suède qui voient l’impact de la hausse des températures sur leur élevage de rennes.

Mais aussi une famille kényane victime de la désertification dans le nord de son pays, et des Fidjiens subissant des pertes de revenus de la pêche en raison du blanchissement des coraux.

« L’UE partage la responsabilité (du changement climatique) avec d’autres pays dans le monde », a justifié Wendel Trio, directeur du RAC Europe.

Alors que les scientifiques estiment que la température mondiale a déjà augmenté d’un degré, les impacts du dérèglement se font de plus en plus sentir à travers le monde.

Dans ce contexte, des procédures judiciaires contre des entreprises ou des États commencent à fleurir en Asie, aux États-Unis ou en Europe.

http://www.lapresse.ca/

Une anomalie du gène MDR dangereuse pour les chiens de berger


 

Les propriétaires de chiens Colleys ainsi que 9 autres race apparenté avec le Colley (Berger allemand, Berger Australien, l’English shepherd, le Longhaired whippet … ) devrait faire un test chez le vétérinaire, au cas qu’il y aurait une mutation du gène MDR. Car ils pourraient s’intoxiquer avec certains médicaments pour chien pouvant aller jusqu’à la mort
Nuage

Une anomalie du gène MDR dangereuse pour les chiens de berger

 

La mutation du gène MDR touche les chiens de type Colley comme ce Berger australien. ©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

La mutation du gène MDR touche les chiens de type Colley comme ce Berger australien. ©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Morgane Kergoat

Malgré son nom, il n’y a pas de quoi rire : le gène MDR peut présenter, chez le chien de berger, comme le Colley, une anomalie dangereuse, rendant certains médicaments toxiques pour lui.

TOXIQUE. Chez certaines races de chiens de berger, une mutation au sein du gène MDR (pour Multi-Drug Resistance) est responsable d’une anomalie dangereuse  : elle rend toxiques plusieurs produits vétérinaires, dont de simples antiparasitaires. Une hypersensibilité qui s’explique par le blocage d’une sorte de pompe, au niveau de la barrière hémato-encéphalique. Cette pompe est censée capter les molécules médicamenteuses qui sont arrivées dans le liquide céphalorachidien et le rejeter dans le sang d’où elles sont arrivées. Sans cette pompe, ces molécules ne peuvent faire le chemin retour. Ainsi, elles se trouvent en concentration trop importante dans le liquide céphalorachidien, où elles peuvent être à l’origine d’une neurotoxicité.

 

Pour chaque race de chien de berger concernée, comme le Colley, le sitecollie-online.com propose une étiquette à coller dans le carnet de santé du chien, afin de rappeler au vétérinaire soignant l’animal que certaines molécules médicamenteuses sont toxiques et potentiellement mortelles pour lui, et donc à proscrire.

10 races de chiens concernées

En 1983, des chercheurs américains ont mis en évidence la toxicité, chez des Colleys, d’un produit antiparasitaire, l’ivermectine. Pour voir si d’autres chiens pouvaient avoir cette hypersensibilité, une équipe de l’université de Californie a étudié un échantillon de 4.000 chiens de différentes races. Leurs résultats ont révélé que 9 races, toutes apparentées au Colley, étaient également exposées à des degrés divers à cette toxicité. Ainsi, outre le Colley, le Berger allemand, le Berger australien, le Berger australien miniature, le Berger blanc suisse, le Border collie, l’English shepherd, le Longhaired whippet, le Mc Nab, le Old english sheepdog, le Shetland, le Silken windhound et le Wäller sont concernés.

Quels produits éviter ?

Les médicaments qui peuvent passer la barrière hémato-encéphalique et stagner dans le liquide céphalorachidien en cas de déficience du gène MDR sont nombreux.

ANTIPARASITAIRES. En premier lieu, tout produit contenant de l’Ivermectine est à proscrire. Cette molécule et ses dérivés se retrouvent dans les antiparasitaires (notamment dans les vermifuges). D’autres molécules contenues dans les antiparasitaires sont également toxiques pour les porteurs de la mutation du gène MDR1 (homozygotes et – à moindre échelle – hétérozygotes) : la milbemycine (contenue dans le Milbemax, souvent plébiscité par les vétérinaires), l’émodepside, la moxidectine et le spinosad. De même, éviter certains anti-diarrhéiques (contenant du lopéramide), quelques anti-vomitifs (métoclopramide et domperidone : donc en particulier les médicaments courants Primperan et Motilium)

Comment déceler la mutation ? 

ALLÈLES. Le mode de transmission de la mutation du gène MDR, appelée mutation MDR1, est autosomal récessif. Ce qui signifie que la mutation se trouve sur un chromosome non sexuel (donc ni X ni Y) – un « autosome » – et que la mutation est récessive : le gène MDR doit comporter deux versions (ou allèles) mutées pour que la pompe de la barrière hémato-encéphalique dysfonctionne gravement. Un chien présentant deux allèles MDR1 sera dit homozygote.  Reste qu’un chien hétérozygote (c’est-à-dire ne comportant qu’un seul allèle muté) pourra présenter des signes d’intoxication, bien que moins prononcés que chez un homozygote et lors d’une exposition à une plus forte dose de médicaments.

TEST. La prudence est donc de mise chez les propriétaires de chiens de berger. En particulier chez les Colleys, dont un chien sur deux serait concerné par la dangereuse mutation. Un test fiable est heureusement réalisable chez le vétérinaire, pour une somme raisonnable (environ 30€). 

http://www.sciencesetavenir.fr/