Mettre la jeunesse au service des aînés


C’est une super belle initiative qui a pour origine un père qui a découvert à la mort de son fils de 14 ans que son fils s’occupait à aider des ainés. Pour faire son deuil, il a monté un projet de jeunes bénévoles qui vont auprès des personnes âgées animés des jeux, marcher ou tout simplement discuter.
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Mettre la jeunesse au service des aînés


Mettre la jeunesse au service des aînésPhoto: Félix Lacerte-GauthierVéronique St-Yves, chef d’unité du CHSLD Marie-Rollet, en compagnie d’Amélie Gauthier, qui est coordonnatrice de l’hébergement.

Pour une première année, le projet Sunny Action sera implanté sur le territoire de Montréal, au sein du CIUSSS de l’est-de-l’Île-de-Montréal. Fondée en Mauricie en 2008, l’initiative vise à jumeler de jeunes bénévoles auprès d’aînés dans les établissements de santés.

Au CHSLD Marie-Rollet, situé à la frontière entre Saint-Léonard et Rosemont, deux jeunes bénévoles s’activent afin de mettre en place la prochaine activité. Ils proposeront à quelques résidents de jouer au bingo sur la terrasse de l’établissement.

« Pour nous, c’est vraiment beau de voir les jeunes avec nos résidents, souligne Amélie Gauthier, coordinatrice de l’hébergement au sein du CHSLD. Ils sont créatifs, ont de l’énergie, le sourire. Ça crée du positif dans la vie de nos résidents ! »

Elle remarque que l’apport qu’ils apportent ne se limite pas seulement aux aînés, mais que leur enthousiasme contagieux se répercute également aux employés.

Présent pour la période estivale, jusqu’à la fin du mois d’août les jeunes bénévoles devaient être âgés de 13 à 17 ans pour participer. Ils proposent des disponibilités, à partir desquels l’équipe du CHSLD compose des horaires.

« Ça n’a pas été du tout difficile de les recruter, poursuit Mme Gauthier. Au début, il fallait faire connaître le projet, mais nous avons reçu beaucoup de candidatures. »

Échanges intergénérationnels

Deux jeunes bénévoles jouent avec des résidents du CHSLD

Les jeunes bénévoles Aymen et Mohammed proposent des activités aux aînés.

Mohammed et Aymen, deux frères âgés respectivement de 14 et 16 ans, avaient entendu parler du projet à travers leur mère, qui travaille à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

« Ça m’avait vraiment intéressé, confie ce premier. Je n’avais jamais fait ça auparavant. Ils ont beaucoup apporté à la société, et je voulais pouvoir le leur rendre. »

De son côté, son frère aîné le voit comme une occasion d’établir un premier contact avec le monde de la médecine, domaine dans lequel il souhaiterait travailler plus tard.

« Ce sont des personnes qui n’ont pas toujours de visites, remarque-t-il. Avoir quelqu’un de notre âge qui leur parle ça leur fait du bien. Ça leur permet d’avoir un contact et de discuter, de partager des moments de leur vie. »

Angèle, qui est octogénaire, est d’ailleurs charmée par la présence de ces jeunes bénévoles.

« Ils sont très gentils, ils nous promènent, ils nous aiment. On ne peut rien demander de plus », s’exclame-t-elle entre deux parties de bingo.

« De voir les yeux pétillants des résidents lorsqu’ils aperçoivent les jeunes. Le bonheur et les liens qu’ils créent, pour moi, c’est extraordinaire. » Amélie Gauthier, coordinatrice de l’hébergement au sein du CHSLD

Aide en loisirs au CHSLD et également stagiaire en psychologie à l’Université de Montréal Cyana Danila constate également l’effet positif qu’on ces jeunes sur les aînés.

« Il y en a qui sont seuls, ils aiment partager leur expérience de vie et leurs conseils aux plus jeunes. C’est intéressant, et ça les amène aussi à interagir entre eux. »

Pour Mme Gauthier, cette première expérience avec le Projet Sunny Action est assurément positive, et elle compte bien la répéter dans les prochaines années.


La naissance d’un projet

Le 12 août 2007, le corps de Sunny Desbiens, âgé de 14 ans, est retrouvé noyé dans la rivière Shawinigan, après quatre jours de recherches. Son père, Alain Desbiens, tenait à honorer sa mémoire.

« Après sa mort, j’ai découvert les choses qu’il faisait pour les aînés, se rappelle-t-il. J’avais été surpris, parce qu’il n’en parlait pas. C’est lui qui m’a donné l’idée. »

Rapidement, il met sur pied le programme Sunny Action, une façon de faire son deuil. En 2011, il a un premier partenariat avec le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, pour installer le projet à Shawinigan, d’où il est originaire. Depuis, l’initiative a pris en extension et est présente cette année dans plus d’une trentaine de CHSLD. En Mauricie seulement, près de 200 jeunes y participent.

En avril dernier, le Ministère de la Santé et des Services sociaux a d’ailleurs accordé une subvention de 1,7 M$ sur quatre ans pour permettre au service de s’étendre à l’ensemble du Québec. 

« Je trouve ça extraordinaire, confie M. Desbiens. La mémoire de Sunny est préservée. Pour moi, c’est un gros baume sur ma plaie. »

Il remercie d’ailleurs les jeunes et les intervenants en loisir, qui sont devenus, pour lui, l’âme du projet.

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Des élèves cambodgiens collectent les déchets pour pouvoir étudier


C’est une très bonne idée. C’est un ancien directeur d’hôtel qui a eu cette initiative, en donnant l’occasion à des enfants défavorisés d’aller à l’école au Cambodge. La condition est de rapporter des déchets pour construire l’école. Ils peuvent apprendre diverses matières comme les mathématiques, le khmer, l’informatique et l’anglais.
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Des élèves cambodgiens collectent les déchets pour pouvoir étudier

 

Située à une centaine de kilomètres de Phnom... (Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP)

Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

 

SUY SE
Agence France-Presse
Kirirom

Des déchets plastiques en guise de frais d’inscription : au sommet d’une montagne dans un luxuriant parc national, une petite école a été édifiée à partir de pneus, de bouteilles et d’emballages que les élèves collectent pour pouvoir étudier.

Roeun Bunthon, ancien enfant des rues, est l’un d’eux.

« J’ai arrêté de mendier. C’est comme si on m’avait donné une seconde chance », raconte l’adolescent de 12 ans, tout en prenant des notes pendant un cours d’anglais.

Sun Sreydow, 10 ans, espère, elle, que cet apprentissage lui permettra d’accomplir son rêve : devenir médecin.

Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

Ouverte en 2017, elle ne remplace pas l’école publique à laquelle les enfants sont toujours tenus d’aller, mais complète l’enseignement dans plusieurs matières – l’anglais, les mathématiques, le khmer, l’informatique – tout en apprenant aux élèves à recycler.

Le but de Ouk Vanday, un ancien directeur d’hôtel à l’origine de cette initiative, est double.

Il s’agit d’abord d’offrir une éducation complémentaire aux enfants les plus défavorisés dans un pays où ces derniers sont souvent envoyés mendier pour contribuer à subvenir aux besoins de leur famille.

Soutenue par des enseignants bénévoles et des dons, Coconut School, qui accueille une soixantaine d’élèves, « ne demande pas d’argent, même si elle n’est pas gratuite pour autant », souligne Ouk Vanday.

Pour s’acquitter du droit d’entrée et payer les frais mensuels, les élèves apportent des emballages plastiques qui serviront notamment à agrandir l’établissement.

« Je dis toujours aux enfants : donnez-moi des ordures et je vous donnerai une instruction », souligne Ouk Vanday, 34 ans, qui a lancé une première école de ce type sur une île près de Phnom Penh en 2013.

3,6 mégatonnes de déchets

L’objectif est aussi de lutter contre la prolifération des déchets alors que le petit pays d’Asie du Sud-Est en a produit 3,6 millions de tonnes en 2017, d’après les statistiques du ministère de l’Environnement. 

Seuls 11 % des ordures sont recyclées dans le royaume, 48 % sont brûlées ou jetées dans des rivières, le reste étant acheminé vers des sites d’enfouissement ou des dépotoirs en constante expansion, ce qui comporte de grands risques sanitaires et écologiques.

Ouk Vanday estime qu’il faudra peut-être « 10 à 15 ans » aux Cambodgiens pour prendre conscience de ces enjeux, mais espère que ses élèves vont aider au changement.

« Ces jeunes deviendront de nouveaux militants (environnementaux) au Cambodge, qui auront compris comment utiliser, gérer et recycler les déchets », relève-t-il.

En attendant, il a plusieurs projets en tête. 

Il souhaite construire à partir de déchets recyclés, notamment de pneus usagés, une réplique du célèbre temple Angkor Vat et ouvrir « un musée des ordures ».

Il prévoit aussi en 2022 une école flottante à partir des déchets jetés dans le lac Tonlé Sap près de Siem Reap (centre), le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est.

Quant à Coconut School, une classe maternelle va ouvrir l’année prochaine et l’établissement espère pouvoir accueillir prochainement quelque 200 enfants.

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Le Saviez-Vous ► 10 mythes et réalités sur le vieillissement


La population dans les pays développés est vieillissante, au Québec dans 20 ans, nous serons probablement le coin qui a le plus grand nombre de personnes âgées que dans les autres pays. Beaucoup de mythes circulent sur les personnes de 65 et plus. Comme, ils prennent la place des jeunes dans les emplois, ils coûtent cher à la société, ils ont une retraite dorée etc
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10 mythes et réalités sur le vieillissement

 

 

Un couple de personnes âgées se promènent dans un parc.

En septembre 2015, pour la première fois, le Canada comptait plus d’aînés que d’enfants.  Photo : PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images

On entend souvent dire que la société québécoise sera bientôt parmi les plus vieilles en Occident, que les personnes âgées vivent aux crochets de la société et que peu d’entre elles sont autonomes. Vrai ou faux? Démêlons le tout avec des experts.

Un texte de Danielle Beaudoin

1. LES PERSONNES ÂGÉES NUISENT À L’AVANCEMENT PROFESSIONNEL DES PLUS JEUNES

– FAUX

« C’est faux, surtout au Québec », affirme Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration de la TÉLUQ.

Les personnes âgées sont nombreuses, elles alimentent l’économie, et de ce fait, elles créent des emplois pour les jeunes, explique-t-elle.

« On sait qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs milieux. Donc, l’idée que les personnes âgées bloqueraient l’accès au marché du travail, ça ne tient pas trop la route », ajoute l’experte.

« Ça n’a jamais été démontré qu’il y avait un lien direct entre la retraite des plus vieux et l’embauche des plus jeunes », explique Yves Carrière, professeur au Département de démographie de l’Université de Montréal.

Ce ne sont pas des vases communicants, ajoute-t-il. Le démographe rappelle que dans les années 80, les taux de chômage étaient très élevés dans la plupart des pays de l’OCDE. Le Québec et le Canada avaient alors fait passer l’âge de la retraite de 65 à 60 ans. Cela n’a pas réglé le problème du chômage chez les jeunes, observe Yves Carrière.

C’est un mythe. Dans les pays où ça va bien économiquement, le taux de chômage est bas dans tous les groupes d’âge. Quand ça ne va pas bien, il est plus élevé pour tous les groupes d’âge. Yves Carrière, professeur de démographie au l’Université de Montréal

2. UNE GRANDE PROPORTION D’AÎNÉS N’EST PAS AUTONOME

– FAUX

« La très grande majorité des personnes âgées vivent à domicile, malgré parfois un état de santé moins bon ou certaines incapacités », observe Anne-Marie Séguin, professeure titulaire au Centre Urbanisation culture société de l’INRS et chercheuse de l’équipe VIES (Vieillissements, exclusions sociales, solidarités).

Le démographe Yves Carrière est du même avis. Il explique qu’être autonome, cela veut dire être capable de faire soi-même les activités quotidiennes, comme préparer les repas et faire l’épicerie. Cela n’empêche pas les personnes autonomes d’avoir mal au dos ou d’avoir d’autres incapacités. En fait, selon Yves Carrière, le tiers des personnes âgées ont des incapacités.

Entre 5 et 7 % des personnes âgées vivent en institution (CHSLD, hôpitaux ou logements sans cuisine dans un foyer où on fournit des soins), selon les chiffres d’Yves Carrière.

Autour de 2,6 % des 65 ans et plus vit en CHSLD, contre 7 % il y a une vingtaine d’années, explique pour sa part Yves Couturier, professeur titulaire à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les pratiques professionnelles d’intégration des services en gérontologie.

L’État contraint l’accès aux CHSLD. Il dit que dorénavant, la priorité, c’est de donner des services à domicile pour trois raisons : ça coûte moins cher, c’est bon pour la santé et le bien-être et c’est ce que les gens veulent. Le Pr Yves Couturier

3. LES PERSONNES ÂGÉES NE PEUVENT PAS AMÉLIORER LEUR AUTONOMIE

– FAUX

Il s’agit là d’un « gros mythe » même chez les professionnels du vieillissement, selon le professeur Yves Couturier.

« Imaginez votre père de 90 ans, qui n’a jamais fait de sport de toute sa vie. Si à 90 ans, il fait un programme d’activités physiques adapté à sa condition, il va augmenter son espérance de vie et sa qualité de vie. […]. Il y a toute une philosophie qui s’appelle en anglais le restorative care. Plutôt que de gérer la décroissance ou le déclin, c’est comment on peut soutenir le développement des personnes, même au grand âge. »

Une des sources d’âgisme, c’est de penser que les vieux sont incapables de s’améliorer parce qu’ils sont vieux. L’âge n’est pas forcément vecteur de déclin. Le Pr Yves Couturier

4. LES AÎNÉS VIVENT AUX CROCHETS DE LA SOCIÉTÉ ET COÛTENT CHER

– FAUX

Les personnes de 65-69 ans n’ont jamais été aussi actives sur le marché du travail, note le démographe Yves Carrière.

Elles participent beaucoup plus à l’économie qu’elles le faisaient dans le passé. Le Pr Yves Carrière

Yves Carrière ajoute que bien des personnes âgées qui ne sont pas sur le marché du travail sont actives et utiles à la société. Certains gardent leurs petits-enfants pour permettre à leurs enfants de gagner leur vie.

« Il y a du bénévolat et toutes sortes d’activités qui ne sont pas rémunérées et pas comptabilisées dans le PIB », précise le démographe.

Et ce n’est pas vrai que les personnes âgées coûtent si cher en soins de santé, affirme Yves Carrière.

La hausse des coûts du système de soins de santé a très peu à voir avec le vieillissement de la population. Yves Carrière, démographe

« Ce qui fait que les coûts du système augmentent de façon très rapide, c’est la technologie, les salaires, l’inflation, les médicaments. Et c’est ça qu’on ne contrôle pas très bien. Le vieillissement de la population, entre 1998 et 2008, expliquait 10 % de la hausse des coûts. Mais c’est sûr que dans le futur, comme le vieillissement va être plus marqué, il aura plus d’impact », explique le démographe.

5. L’AIDE À DOMICILE EST SURTOUT ASSURÉE PAR LES PROCHES

– VRAI

Entre 7 et 15 % de l’aide à domicile est fournie par l’État, soutient Yves Couturier. Ce sont donc surtout les proches, majoritairement les femmes, qui prennent soin des personnes âgées à la maison : les laver, les habiller, les nourrir, etc. Selon l’expert, il faut donc soutenir davantage les proches aidants.

Dans la vraie vie, c’est surtout le conjoint ou la conjointe qui donne les services. Si le conjoint s’épuise, il y a deux personnes qui rentrent en CHSLD ou à l’hôpital. Ça coûte 100 000 $ par année, ça. Il faut aider le conjoint et ne pas attendre qu’il s’effondre. Malheureusement, le Québec n’est pas actif là-dessus. Yves Couturier

Selon ses recherches sur le sujet, Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à la TÉLUQ, constate que bien des proches aidants perdent au change.

Beaucoup de ces personnes, surtout les femmes, vont réduire leurs heures de travail, et finalement un certain nombre vont quitter leur emploi parce qu’elles soutiennent une personne âgée. Diane-Gabrielle Tremblay

« Du point de vue économique, ce n’est pas bon du tout », explique l’experte.

Àson avis, il faut garder les proches aidants sur le marché du travail, en leur offrant notamment des horaires plus flexibles.

Écoutez l’émission spéciale de Désautels le dimanche sur le vieillissement diffusée le 25 septembre sur ICI Radio-Canada Première.

6. TOUT LE MONDE VEUT PRENDRE SA RETRAITE À 60 ANS

– FAUX

Pas nécessairement, dit Diane-Gabrielle Tremblay.

« Il y a de plus en plus de [retraités] qui reviennent en emploi. Selon les enquêtes, 30 à 40 % reviennent pour des raisons financières. Mais pour beaucoup, on va revenir pour l’intérêt du travail ou parce qu’on s’ennuie un peu à la maison. »

Le démographe Yves Carrière note aussi que de plus en plus de gens réalisent que l’espérance de vie augmente.

« Prendre sa retraite à 55 ou 60 ans, ça peut être long longtemps. Et si vous êtes en bonne santé, pourquoi ne pas continuer à travailler? Donc, il y en a beaucoup qui voient l’intérêt de continuer à travailler. »

Yves Carrière ajoute que si on veut garder les personnes âgées sur le marché du travail, les employeurs devront faire montre d’un peu de flexibilité. Diane-Gabrielle Tremblay, de la TÉLUQ, est du même avis.

Quatre jours/semaine, des horaires flexibles, le télétravail; beaucoup de gens resteraient jusqu’à 65 ans, et même 67 ans. Beaucoup de gens sont disposés à rester plus longtemps, et sont capables de le faire.

Diane-Gabrielle Tremblay

7. LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION A COMMENCÉ AVEC LES BABY-BOOMERS

– FAUX

Totalement faux, selon le démographe Yves Carrière.

« Le vieillissement de la population au Canada et partout dans les pays développés a commencé avant le baby-boom. » 

Il donne l’exemple de la France, qui, déjà au début du 20e siècle, s’inquiétait de la baisse de fécondité et du nombre de plus en plus grand de vieillards.

Il explique que le baby-boom a plutôt ralenti le vieillissement démographique.

« La proportion de personnes âgées a cessé de croître avec le baby-boom. Elle n’a pas diminué; elle a juste cessé de croître. C’est pour vous dire à quel point il y avait déjà une tendance à avoir de plus en plus de personnes âgées. »

Par la suite, les baby-boomers n’ont pas fait beaucoup d’enfants, et en parallèle, le nombre de personnes âgées a continué à augmenter.

« Dans les années 80-90 et début 2000, on est passé de 7 à 14 % de personnes âgées. Ce n’était pas à cause des baby-boomers; ils n’avaient pas 65 ans encore. »

Toutefois, une fois que les baby-boomers arrivent à 65 ans, « c’est comme si on pesait sur l’accélérateur, parce qu’ils sont très nombreux ».

On va rattraper à peu près tous les pays de l’OCDE dans les 10-15 prochaines années. Yves Carrière

Yves Carrière explique qu’on assiste à une transition démographique partout dans le monde.

 « La fécondité diminue, et la mortalité aux grands âges diminue. Ça donne un vieillissement de la population, avec une proportion de personnes âgées qui va probablement arriver entre 25 et 30 %. C’est la maturation démographique d’une société. C’est une tendance qu’on observe dans tous les pays développés, et les pays en développement y arrivent aussi. »

8. TOUS LES BABY-BOOMERS VONT AVOIR UNE RETRAITE DORÉE

– FAUX

Un autre « beau gros mythe », dit le professeur Yves Carrière. Au contraire, avec l’arrivée des baby-boomers sur le marché du travail, « on [a commencé] à observer l’endettement et une baisse de la couverture des régimes de retraite ».

 Selon lui, les années dorées de la retraite, c’était dans les années 90.

« On aime […] dire que les vieux ont tout et que les jeunes n’ont rien. Parmi les baby-boomers, il y en a qui sont pauvres. Dans chaque cohorte, il y a de tout; des gens scolarisés, d’autres moins scolarisés. Il y en a qui ont bien réussi, d’autres, non », explique Yves Carrière.

Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à la TÉLUQ, croit aussi que c’est un mythe. « Malheureusement, beaucoup de gens n’ont pas de bons régimes de retraite, ou n’en ont pas, point. Notamment les femmes avec de bas revenus, des emplois précaires dans tout ce qui est hôtellerie et restauration. »

Patrik Marier, professeur en science politique à l’Université Concordia et directeur du Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale (CREGÉS), fait remarquer que le revenu disponible médian des aînés québécois de 65 à 74 ans est de 20 200 $, alors qu’il est sous les 20 000 $ pour les 75 ans et plus, selon un rapport de l’Institut de la statistique du Québec de 2013.

Dans la réalité, une bonne part des personnes âgées, surtout les femmes, vont vivre avec des revenus très modestes. Anne-Marie Séguin, de l’INRS

Anne-Marie Séguin souligne qu’en 2015,près de 40 % des Québécois qui touchent la pension de sécurité de la vieillesse reçoivent aussi le Supplément de revenu garanti (SRG). Seuls le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve affichent des pourcentages plus élevés.

9. D’ICI UNE VINGTAINE D’ANNÉES, LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE SERA UNE DES PLUS VIEILLES EN OCCIDENT

– VRAI

« Ce qui est remarquable pour le contexte québécois, c’est qu’on va rejoindre les sociétés les plus vieilles », note Yves Couturier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les pratiques professionnelles d’intégration des services en gérontologie.

Il explique que le Québec va bientôt atteindre le niveau de vieillissement de l’Italie.

« Ça aura pris 100 ans à l’Italie pour atteindre ce niveau; ça va prendre une génération au Québec pour le faire. »

Le baby-boom a eu cet effet-là. Dans une génération, on passe en moyenne de 7-8 enfants par femme à autour de 2. C’est la rapidité du choc démographique qui est typique au Québec. Même si on se compare au Canada anglais, le Québec se distingue.

Yves Couturier

« Le Québec est une des régions où ça prend le moins de temps pour doubler la proportion de personnes âgées », fait remarquer le démographe Yves Carrière.

Il faudra 32 ans au Québec pour passer de 12 à 24 % de personnes âgées, comparativement à 75 ans au Royaume-Uni, et 70 ans à la France.

La société québécoise sera peut-être parmi les plus vieilles d’ici une vingtaine d’années, mais les autres pays développés ne seront pas loin derrière, note le démographe. Il souligne que le décalage entre les pays quant à la proportion de 65 ans et plus sera beaucoup moins prononcé qu’il l’est aujourd’hui.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, les 65 ans et plus représentent aujourd’hui 18 % de la population.

10. LES AÎNÉS ET LA TECHNOLOGIE NE FONT PAS BON MÉNAGE

– FAUX

C’est vraiment un mythe, selon Diane-Gabrielle Tremblay, de la TÉLUQ. « Aujourd’hui, ceux qui ne connaissent pas les technologies, ce sont les 85 ans et plus. »

Patrik Marier, directeur du CREGÉS, explique que les nouveaux retraités sont à l’aise avec les nouvelles technologies. Ils ont été en contact avec Internet et les téléphones intelligents lorsqu’ils étaient sur le marché du travail. Par contre, les personnes plus âgées sont peut-être moins familières avec la technologie, car lorsqu’elles étaient sur le marché du travail, tout cela n’existait pas.

Au fil de ses recherches sur le sujet, Anne-Marie Séguin, professeure titulaire au Centre Urbanisation culture société de l’INRS, a constaté que la technologie est de plus en plus présente chez les personnes âgées. 

« Dans les entrevues, on leur demandait : « Si vous alliez en résidence, si vous aviez juste une chambre, qu’apporteriez-vous? » Beaucoup de gens ont dit : « Mon ordinateur ou ma tablette. Parce que dans mon ordinateur, j’ai mes photos, beaucoup de souvenirs, plein de choses ». Pour des aînés, ça devient de plus en plus important », explique-t-elle.

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En croisade contre les graffitis haineux


Il en faudrait beaucoup comme cet homme. Il enlève les graffitis haineuse grâce à son entreprise de nettoyage sous pression. Le hic, c’est qu’il ne conçoit pas retirer quelques salaires pour ce travail, il le fait bénévolement. L’argent qu’il peut recueillir va pour ce projet de lutter contre la haine que ce soit la croix gammée, le raciste, antisémitisme, islamophobie etc ..
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En croisade contre les graffitis haineux

 

Corey Fleischer efface un graffiti haineux sur une... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Corey Fleischer efface un graffiti haineux sur une pancarte. Le propriétaire d’une entreprise de nettoyage à pression s’est lancé en mission contre la présence de tels messages dans l’espace public.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

 

LELA SAVIC
La Presse

Le vrai métier de Corey Fleischer, c’est son entreprise de nettoyage à pression, sa spécialité étant les graffitis. Or, lorsqu’il s’agit de nettoyer les symboles haineux, le diplômé en études féministes est catégorique : c’est sa mission de vie.

Depuis sept ans, islamophobie, anti-embourgeoisement, antisémitisme, racisme, il les retire tous bénévolement. Tous ses éventuels profits sont réinvestis dans son projet qu’il a intitulé «L’armée contre la haine». 

«Ce n’est pas tous les gens qui ont l’argent pour enlever ces graffitis. Les gens qui m’appellent ne sont pas tous directement affectés par les graffitis. Je ne m’imagine pas recevoir un appel pour retirer un graffiti haineux et demander de l’argent pour ce service.»

Les inscriptions antisémites sont celles qu’il efface le plus souvent. Le reste se compose de graffitis homophobes et contre les Noirs et les autres minorités, notamment les musulmans. La croix gammée est le symbole qu’il retire le plus souvent. Récemment, il affirme avoir remarqué un grand nombre de croix gammées accompagnées de la mention «Only the Whites Matter» («Seuls les Blancs ont de l’importance»).

«Parfois, j’ai l’impression de vivre dans les années 60», déplore-t-il.

Si durant les cinq premières années il a nettoyé 50 graffitis haineux, il en aurait retiré 1000 l’an dernier. Ce printemps, il a effacé 30 croix gammées à Laval en une seule journée. Difficile de savoir si le nombre de graffitis haineux a augmenté durant les dernières années.

«Je ne dirais pas qu’il y en a plus. Certains datent d’il y a 30 ans, 5 ans; un quart de ceux que j’ai retirés cette année étaient nouveaux», dit Corey Fleischer.

Tout a commencé avec une croix gammée.

«Je me rendais au travail et j’ai vu une croix gammée. J’ai continué mon chemin, je suis allé terminer mon contrat de peinture, mais je ne me sentais pas bien. Et après, je me suis dit : « Qu’est-ce que je suis en train de faire? » J’ai donc renvoyé mes gars à la maison et je suis retourné retirer la croix gammée. […] Mon entreprise n’a pas un énorme impact, je ne change pas grand-chose dans la vie des gens. Donc, pendant longtemps, je n’ai pas été heureux dans la vie. J’ai enlevé la croix gammée et après cela j’en ai trouvé une autre, et une sorte de dépendance s’est installée. Le sentiment que j’ai eu, à ce moment-là, était quelque chose que j’avais cherché toute ma vie. J’ai tout abandonné, c’est devenu mon activité principale : je ne sors plus le vendredi soir, je ne fais plus de hockey, tout mon temps et mon argent sont investis dans ce projet.»

Huit croix gammées en une semaine

Lors de notre passage, Corey était dans le quartier Sainte-Dorothée pour retirer des graffitis contre l’embourgeoisement. Dans les rues de ce quartier aisé, le slogan «Burn the Rich» («Brûlez les riches») ornait quelques murs. Les habitants du quartier semblaient horrifiés à l’idée de devoir expliquer à leurs enfants pourquoi ces messages étaient là, explique Corey.

La Presse a repéré une croix gammée sur une affiche publicitaire à la sortie de l’autoroute menant à Sainte-Dorothée, rue Samson. Corey a décidé d’aller la retirer.

«Je suis allé faire un nettoyage de graffitis sur l’embourgeoisement et vous êtes tombés sur une croix gammée, on n’y échappe pas.»

Cette semaine seulement, il a retiré huit croix gammées.

Lorsque Corey reçoit des appels de citoyens, ils ont souvent déjà appelé la municipalité.

«Certains graffitis haineux restent sur des bâtiments publics pendant un mois sans que la Ville y touche. À Côte-Saint-Luc, il y a eu une dizaine de croix gammées sur des bâtiments pendant une semaine et demie sans que personne y touche avant que j’arrive.»

Mais il remarque que beaucoup de graffitis sont également faits sur des voitures, des appartements, des affiches. La semaine dernière, il a dû nettoyer l’inscription antisémite «Fuck all the Jews» sur une voiture. Pour lui, il était important d’offrir ce service à la propriétaire de la voiture, car il ne pouvait concevoir que cette femme doive conduire son véhicule ainsi.

«Il y aura toujours des gens qui commettront des actes haineux, mais nous devons nous demander ce que fait notre société pour contrer cette tendance.»

Couvrir des croix gammées avec une survivante de l’Holocauste

Des croix gammées étaient gravées dans le ciment sur le boulevard Décarie. Après deux semaines et demie, aucune action n’avait été entreprise par la Ville de Montréal, soutient Corey Fleischer. Il a donc décidé de les recouvrir de ciment en compagnie d’Angela Oros, une survivante de l’Holocauste.

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Le mari meurt et laisse la maman de six enfants seule


Pour changer un peu, une mauvaise nouvelle qui finit sur une bonne note pour une famille dont le père à été tué laissant sa femme et 6 enfants dans une maison qui n’est pas terminée. Il arrive que des gens s’unissent pour rendre le malheur plus doux et plus acceptable. On voit souvent des animaux maltraités, abandonnés être sauvé et c’est une bonne chose, mais les êtres humains aussi, il est important de montrer qu’il est possible de rendre le monde plus beau
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Le mari meurt et laisse la maman de six enfants seule

 

La petite famille d’Estelle Barnes-Summer ne demandait qu’à avoir une vie heureuse alors qu’ils construisaient la maison de leur rêve dans le Michigan.

Mais le destin en a voulu autrement, et tout a basculé alors que le mari d’Estelle et père de leurs 6 enfants, a été tué par balles.


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Estelle était donc veuve à 33 ans avec 6 enfants à charge et une maison pas terminée.


Cependant leur histoire a été relayée à la télévisons sur la chaîne d’informations Fox News, et elle a touché des milliers de gens qui ont voulu leur apporter un peu d’aide et de réconfort dans ce terrible moment.

A la plus grande surprise d’Estelle, des dizaines de bénévoles se sont ainsi proposés de donner de leur temps libre afin de finir de construire sa maison afin qu’ils aient enfin un toit.

Après 2000 heures de travail, leur maison était prête pour les recevoir tous les 7.

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Vous vous imaginez bien la réaction d’Estelle lorsqu’elle rentre chez elle pour la toute première fois! C’est un moment mémorable!

http://incroyable.co

La vieillesse: une nouvelle génération


J’ai trouvé texte très intéressant et positif sur la vieillesse. Ce qu’on entend souvent des gens qui refusent de vieillir et qui se plaignent des moindres bobos. Alors, que d’autres acceptent leurs rides, leurs corps qui changent et qui ralentissent et pourtant, ils sont actifs. Ils voyagent, font du bénévolat, travaillent. Ils apportent l’expérience avec eux que tous peuvent en profiter.
Nuage

 

La vieillesse: une nouvelle génération

 

Claude Bérubé

Essayiste, conférencier et blogueur

Une nouvelle génération est née : la vieillesse. Elle débute à 65 ans et elle se prolonge de plus de vingt ans et même plus pour nombreux d’entre nous comme mère qui est décédée à 96 ans. La longévité augmentée en est la cause. Il n’y a pas si longtemps, elle commençait à 65 ans pour une durée d’environ cinq à sept ans. Aujourd’hui, nous vivons de nombreuses années que nos parents et nos ancêtres n’ont pas vécues. Aujourd’hui, nous pouvons faire des projets de vie, car une bonne santé et une autonomie le permettent à la majorité des ainés. Bien sûr, il y a les balafrés de la vie. Une minorité qui mérite les meilleurs soins et la meilleure attention de la société. On les retrouve surtout aux extrémités de la vie. Les vieux, tout comme chez les enfants. Entre 10 et 15 % des vieux.

Ce sont particulièrement ces cas lourds qui font la manchette dans les médias. La maltraitance dans les CHSLD, les abus, les cas d’Alzheimer, la démence, la confusion, les soins palliatifs. La perception de la vieillesse est négative. Elle ne parait que comme l’antichambre de la mort. On ne rêve pas de devenir un vieux radoteux qui ne vit que dans le passé et à ne soigner que ses bobos.


La mauvaise perception des vieux est véhiculée par beaucoup de vieux, qui continuent à importer dans la vieillesse l’impression qu’ils ont fomentée dans leurs plus jeunes années. Ils sont nombreux à décrier et nier leur vieillissement, à considérer les rides comme une abomination, à vouloir modifier leur apparence pour répondre aux critères de leurs jeunes années, à se classifier comme jeunes ou avec un cœur jeune alors qu’ils sont vieux. De nombreux ainés perpétuent eux-mêmes l’image négative de la vieillesse.

Bien sûr, la force du corps diminue d’intensité. Les cheveux blancs sont moins denses. Le cou raidi. La douleur arthritique est plus persistante. Les mouvements sont plus lents. Tous des malaises qui affectent aussi toutes les générations, mais surtout la nôtre. On s’y fait.

Les vieux sont cependant la première cible que nous devons convaincre des joies et des beautés de la vieillesse pour modifier leur perception. 65 ans, 75 ans, ce n’est plus le terminus, ce n’est pas une date de préemption, ce n’est pas une tare, c’est une nouvelle génération de notre société qui se déroule. Une nouvelle génération qui se découvre et qui s’invente.

La majorité est active avec plein de projets et d’occupations de travail et de loisirs.

La réalité est tout à fait différente de la perception. La majorité est active avec plein de projets et d’occupations de travail et de loisirs. Les appartements et résidences pour personnes âgées se multiplient sans cesse. Les agences de voyages croissent avec cette clientèle. Les restaurants se remplissent dès 17 heures de cheveux blancs. Ils constituent aussi le bassin principal du bénévolat. Ils sont nombreux à occuper un travail qui leur plait ou à aborder une nouvelle carrière. L’économie des cheveux blancs !

Le cerveau puise dans un bassin d’expérience de toute une vie un seau de savoir qui se déverse sur la plate-bande fleurie de la vieillesse. Jamais je n’aurais pensé écrire une telle phrase. L’Histoire ne s’apprend plus toujours dans les livres parce qu’on l’a souvent vécue. Il faut beaucoup d’années pour accumuler autant de souvenirs.

Nous devons stimuler la fierté des ainés, ne serait-ce que par une campagne de promotion, de marketing dont nous sommes passés maitres. Sans la valorisation des ainés envers eux-mêmes, toute campagne est vouée à l’inutilité. La place que les vieux réclament dans la société est une revendication qui doit venir d’eux. Les vieux heureux n’occuperont pas les bulletins de nouvelles, car les malheurs sont le pain des médias. Les ainés doivent solliciter les tribunes, prendre la place qui leur revient dans les débats et transmettre le savoir comme les guides de la société. L’image d’une vieillesse plus heureuse, plus active et plus fière peut changer un peu la perception misérabiliste.

La société regorge d’organismes qui vouent leurs actions à s’occuper des éclopés. Les vieux en profitent même si les moyens sont souvent déficients. Mais envisager quelques services structurés qui feraient la promotion positive des ainés, qui stimuleraient la fierté d’être vieux auprès des séniors et, aussi, face au grand public, serait certes un projet. Surtout devant la venue des baby-boomers qui, déjà, ont commencé à grossir les rangs de la cohorte !

Savoir dire merci aux ainés pour leur contribution à l’édification de la société dans laquelle on vit maintenant. Savoir dire merci aux ainés pour leur apport actuel par l’économie des cheveux blancs, par le soutien significatif du bénévolat et par la transmission de leur savoir, ne contribue qu’à modifier favorablement la perception dont il est question.

Tout ceci dans le but de tronquer le sentiment que les vieux ont profité d’une période glorieuse en ne laissant que des miettes et qu’ils sont un fardeau pour la génération qui suit. Alors que cette même génération profite amplement de l’héritage laissé par les ainés et que la nouvelle génération longue et active supporte l’économie du pays.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Quand une patiente cancéreuse lave les vitres de son hôpital


C’est un bel exploit que cette patiente a fait avec d’autres bénévoles. En espérant que le gouvernement ne décide pas de couper un peu plus en espérant d’autres bénévoles fassent la même chose
Nuage

 

Quand une patiente cancéreuse lave les vitres de son hôpital

 

Les vitres de l'hôpital du Suroît devaient être... (Photo André Pichette, La Presse)

Les vitres de l’hôpital du Suroît devaient être nettoyées à l’automne, a indiqué la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest, Jade St-Jean.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

 

ARIANE LACOURSIÈRE
La Presse

Exaspérée par la saleté qui empêchait les patients de voir à l’extérieur, une patiente traitée pour un cancer à l’hôpital du Suroît, à Valleyfield, a lavé elle-même une partie des fenêtres de l’établissement, dimanche dernier.

« J’ai voulu donner au suivant », confie Andrée Asselin, qui a pris l’initiative de nettoyer les fenêtres de l’hôpital où elle reçoit des traitements.

 

« Je n’en veux pas à l’hôpital. Je sais qu’il y a des coupures et que tout le monde fait son possible. Mais j’ai voulu donner au suivant », affirme Andrée Asselin.

Dans un article paru lundi dans leJournal Saint-François, on raconte que Mme Asselin a appris qu’elle souffrait d’un cancer du sein en juillet. À peine quelques mois plus tôt, sa soeur avait elle aussi dû subir une intervention chirurgicale et des traitements pour combattre le même cancer.

« C’est en mai, quand j’étais à l’hôpital avec ma soeur pour ses traitements, que j’ai vu pour la première fois l’état des fenêtres de l’unité où les patients reçoivent leurs traitements de chimiothérapie. J’ai été choquée. Des patients peuvent y rester jusqu’à six heures sans rien faire, et ils ne pouvaient même pas voir à l’extérieur », soutient Mme Asselin.

La dame de 64 ans a donc décidé de prendre les choses en main. Dimanche, accompagnée d’une trentaine de personnes, elle a nettoyé les fenêtres de l’unité. Des membres de la chorale de Mme Asselin étaient présents pour égayer les troupes.

« Je suis certaine que notre hôpital n’est pas le seul à avoir les fenêtres sales au Québec. Je répète que je n’en veux pas à l’hôpital. Mon équipe traitante a été extraordinaire. Ce sont des anges. Mais il y a des compressions partout dans le réseau. Et si on coupe à l’intérieur, on doit aussi couper à l’extérieur des bâtisses ! » lance Mme Asselin.

UN NETTOYAGE UNE FOIS PAR AN

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest affirme qu’il était « au fait de la situation à l’hôpital du Suroît ». Un peu plus tôt cette année, le CISSS avait reçu une demande d’autorisation de la Fondation de l’hôpital du Suroît pour que des bénévoles procèdent au nettoyage des fenêtres de l’unité d’oncologie. Une demande refusée par l’équipe de gestion des risques, explique la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest, Jade St-Jean.

Le directeur des services techniques du CISSS a fait une visite à l’hôpital du Suroît le 19 juillet dernier et il a convenu qu’il y aurait un nettoyage à l’automne pour cette section de l’établissement.

« Il est possible que la situation se soit détériorée au cours de l’été, notamment en raison du nombre accru d’araignées cette année. Nous n’avons cependant pas eu de nouvelle demande afin de procéder plus rapidement au nettoyage des fenêtres », affirme Mme St-Jean.

Celle-ci précise que le nettoyage des fenêtres est effectué « une fois par année dans la majorité des installations » de la Montérégie-Ouest.

Le CISSS travaille toutefois à « harmoniser les pratiques » des différents établissements afin que dès l’été prochain, « le nettoyage des fenêtres soit effectivement effectué chaque année pour l’ensemble des installations ».

http://www.lapresse.ca/