Baleines et dauphins n’ont plus goût à rien… sauf au sel


Certains animaux marins ont perdu la distinction des saveurs et ne distingue que le sel. D’un côté, c’est une bonne chose pour éviter les toxines naturelles qui ont un goût amer, mais à cause de l’homme de l’être humain, cela pourrait leur être fatal
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Baleines et dauphins n’ont plus goût à rien… sauf au sel

 

Les dauphins, comme les baleines, les orques, les marsouins ou les bélougas, ont perdu au cours de l’évolution leur aptitude au goût. Sauf à ce qui est salé ! © Jessleecuizon, Flickr, cc by 2.0

Les cétacés comptent parmi les exceptions chez les mammifères, et même parmi les vertébrés en général. Ils ont presque entièrement perdu le sens du goût et ne perçoivent que le salé, une particularité étonnante puisque ce sens permet notamment de détecter les aliments toxiques. Pourraient-ils se servir autrement de leur langue ?

On les savait surprenants. Alors que leurs ancêtres vivaient sur la terre ferme, les cétacés règnent désormais sur les mers et océans du monde. Mais au-delà de leur grande intelligence et de leur aptitude naturelle à l’apnée, ces mammifères aquatiques se distinguent de la grande majorité des vertébrés par un nouveau critère : un sens du goût très peu prononcé.

Déjà en 2012, une étude menée chez le grand dauphin mettait en évidence l’absence de fonctionnalité des gènes impliqués dans les récepteurs gustatifs au sucré et à l’umami (terme japonais pour « savoureux »). Depuis, Huabin Zhao, de l’université de Wuhan (Chine), épaulé par quatre collègues, a voulu voir si cette particularité était répandue chez les cétacés, ou s’il s’agissait d’un cas isolé. Ces recherches, publiées dans Genome Biology and Evolution, révèlent qu’au moins 15 espèces de ces mammifères marins sont concernées. Et probablement plus encore.

Les mutations qui ne donnent plus de goût

Les séquences génétiques des récepteurs protéiques gustatifs de ces animaux ont donc été passées au crible. C’est alors que chez les espèces testées, les scientifiques ont remarqué des mutations partagées qui rendaient ces récepteurs non fonctionnels. Les auteurs parlent alors de pseudogènes, des reliquats d’anciens gènes, autrefois effectifs, mais aujourd’hui non utilisés par l’organisme. Ces mammifères se révèlent donc incapables de percevoir le sucré, l’amer, l’acide, et l’umami. Seuls les récepteurs au salé ont semble-t-il été préservés.

Les baleines, comme ce rorqual bleu, avalent de grandes quantités d’eau contenant du krill, de petits animaux dont elles se nourrissent. Ne disposant pas de dents mais seulement de fanons filtrants, ces cétacés ne peuvent pas mâcher et faire ressortir la saveur des aliments : le goût ne leur est pas indispensable.
Les baleines, comme ce rorqual bleu, avalent de grandes quantités d’eau contenant du krill, de petits animaux dont elles se nourrissent. Ne disposant pas de dents mais seulement de fanons filtrants, ces cétacés ne peuvent pas mâcher et faire ressortir la saveur des aliments : le goût ne leur est pas indispensable. © Michael Dawes, Fotopedia, cc by nc 2.0

Rappelons que l’infraordre des cétacés se divise en deux sous-groupes : les mysticètes, comprenant les cétacés à fanons comme les baleines ou les rorquals, et les odontocètes, qui comptent les cétacés pourvus de dents, comme les dauphins, les orques, les narvals ou les cachalots. La séparation entre ces deux ensembles est datée d’environ 36 millions d’années. Or, l’étude ayant été menée chez neuf odontocètes et six mysticètes, les auteurs pensent que les mutations étaient déjà présentes chez l’ancêtre commun à tous ces animaux, et remontent au moins à cette époque. En revanche, elles sont postérieures à 53 millions d’années, à l’époque où cette lignée s’est séparée de celle de ses cousins.

De l’inutilité de la saveur chez les cétacés

Des conclusions surprenantes, de l’aveu même des auteurs.

« La perte de sensibilité au goût amer est une surprise complète », explique Huabin Zhao dans les colonnes de Science Now, « parce que les toxines naturelles ont typiquement un goût amer ».

D’autant plus étonnant pour des animaux descendants d’herbivores terrestres, capables de distinguer toutes les saveurs proposées par les plantes, des fruits sucrés et acides aux feuilles aux saveurs quelques fois désagréables et parfois empoisonnées.

Les zoologistes en viennent à se poser des questions. Le goût aurait-il perdu toute son utilité chez les cétacés ? Possible, car la saveur vient en mâchant, activité que ne prennent plus le temps de faire baleines et dauphins en général, qui gobent leurs proies d’une traite (ce n’est pas systématiquement vrai pour les odontocètes). Alors pourquoi garder malgré tout une sensibilité au sel ? Les auteurs pensent que ces récepteurs pourraient intervenir dans la régulation des niveaux en sodium, élément très présent dans le milieu marin, et au maintien de la pression sanguine.

Cette incapacité pourrait néanmoins se révéler néfaste. Ces dernières années par exemple, des orques ont été repérées en train de nager dans des nappes de pétrole, peut-être parce qu’elles n’ont pas distingué le mauvais goût du liquide noirâtre. D’autre part, les processus d’eutrophisation, dus à la libération massive d’engrais qui terminent dans les eaux de ruissellement, facilitant la prolifération d’algues toxiques qui finissent par s’accumuler dans les estomacs des poissons dont se nourrissent les dauphins, peuvent intoxiquer des groupes entiers de ces animaux. L’absence de goût n’était probablement pas un problème pour la survie des cétacés… jusqu’à ce que l’Homme y mette son grain de sel !

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Un parasite de chat trouvé chez les bélugas


Le réchauffement climatique de l’Arctique a des conséquences beaucoup plus vastes que nous pouvons penser., toutes ces bactéries emprisonnées depuis si longtemps commencent à sentir un vent de liberté et qui pourraient expliquer certaines hécatombes d’animaux marins
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Un parasite de chat trouvé chez les bélugas

 

Un béluga 

Photo :  iStockphoto

Un parasite communément trouvé chez les chats, appelé Toxoplasma gondii, a été découvert chez les bélugas, dont se nourrissent les Inuits. Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) associent la propagation de parasites à la fonte accélérée des glaces arctiques résultant du réchauffement climatique.

Chez les humains, le parasite Toxoplasma cause la toxoplasmose, une infection qui peut entraîner la cécité et des fausses couches et qui peut tuer des personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les personnes atteintes du sida.

« Parce que ce parasite peut provoquer des maladies graves chez l’homme, nous devons faire attention à son émergence dans le Nord, qui pourrait être une nouvelle menace pour la sécurité alimentaire », a déclaré le professeur de l’UBC, Michael Grigg, dans le cadre de la conférence annuelle de la Société américaine pour le progrès de la science (AAAS) à Chicago.

Ce parasite se propage surtout par la consommation de viande insuffisamment cuite ou de l’eau qui a été en contact avec des sols contaminés par des excréments de chat. Les personnes vulnérables telles que les femmes enceintes devraient être « très vigilantes », estime le parasitologue moléculaire.

Le parasite n’est toutefois pas une « préoccupation majeure » pour les personnes en bonne santé, assurent toutefois les chercheurs.

Auparavant, la toxoplasmose n’était pas retrouvée dans l’Arctique, mais la glace qui l’a gardée isolée du sud commence à fondre.

« La glace est une énorme barrière écologique pour les agents pathogènes, et avec l’augmentation des températures dans l’Arctique, ils peuvent survivre et accéder à de nouveaux hôtes vulnérables qui n’ont pas développé d’immunité contre ces microbes et parasites faute d’y avoir été exposés auparavant », a expliqué Michael Grigg.

Un autre parasite surnommé Sarcocystis pinnipedi, jusqu’alors séquestré dans les glaces arctiques, a aussi récemment émergé et provoqué une mortalité étendue chez des phoques gris et d’autres mammifères menacés de l’Arctique comme des otaries, des morses et des ours polaires, des grizzlis en Alaska, et ce, jusque dans le sud de la Colombie-Britannique.

Il s’agit d’un nouvel agent pathogène qui est endémique dans l’Arctique et qui a tué 406 phoques gris, pourtant en bonne condition physique, au large de l’île du Cap-Breton en 2012.

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La mort de 17 jeunes bélugas demeure un mystère


Les chercheurs semblent savoir ce qui est arrivé aux bélugas adultes mais pas a l’hécatombe des bébés retrouver sur les berges du St-Laurent en 2012
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La mort de 17 jeunes bélugas demeure un mystère

 

Les veaux trouvés morts le long des berges... (Photothèque Le Soleil)

Les veaux trouvés morts le long des berges du Saint-Laurent en 2012 ont probablement été incapables de suivre leur mère ou que leur mère ne s’en est pas occupée convenablement. Ils sont probablement morts de faim ou de déshydratation, a évoqué Stéphane Lair, chercheur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, où ont été effectuées les nécropsies.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

CARL THÉRIAULT

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) Ce ne sont ni un virus ni une maladie infectieuse qui ont tué les 17 jeunes bélugas trouvés morts le long des berges en 2012, une situation qui pose le problème de la survie de cette fragile espèce.

«Je ferais l’hypothèse que les veaux, trop faibles, ont été incapables de suivre leur mère ou que leur mère ne s’en est pas occupée convenablement. Ils sont probablement morts de faim ou de déshydratation», évoque Stéphane Lair, chercheur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, où ont été effectuées les nécropsies.

Le mystère demeure entier sur les causes exactes de ces mortalités. Jamais en avait-on retrouvé autant en un seul été. Dans le cas des bélugas adultes, les soupçons pèsent du côté de la contamination par des composés chimiques toxiques pour expliquer la stagnation du troupeau à 1100 têtes. Des concentrations de BPC ont déjà été trouvées chez les bélugas. D’autres contaminants ont été identifiés comme nuisant au système immunitaire.

Chasse interdite

La chasse de cet animal est pourtant interdite depuis plus de 30 ans. La plus récente mise à jour de la population de bélugas est attendue au début octobre. Les bélugas vivent en moyenne 35 ans. Cet été, cinq autres carcasses de nouveau-nés et deux de juvéniles ont été retrouvées.

Alertés, les scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne amorcent une vaste étude sur trois ans afin d’évaluer la capacité de reproduction des bélugas dans le Saint-Laurent. Au moins une centaine de bélugas seront l’objet d’une analyse sur la  gestation des femelles qui dure 15 mois. Et une béluga peut donner naissance à un veau aux trois ans.

L’étude inclut aussi une modélisation du troupeau pour dresser la tendance actuelle de la population. La dernière mise à jour documentée de la population actuelle des bélugas a eu lieu en 2009. Les spécialistes du béluga feront le point sur l’avenir de cette espèce lors d’une importante rencontre sur les mammifères marins à la mi-octobre à Terre-Neuve.

«Chaque année, on devrait trouver le tiers des femelles matures qui sont gestantes, étant donné qu’elles ont un veau à tous les trois ans. On en train de faire des choix sur d’autres questions avec un spécialiste de la Floride sur la génomique [la génomique regroupe un ensemble d’analyses qui vont de l’établissement de cartes de l’ensemble du matériel génétique [génome] à l’identification de nouveaux gènes et au séquençage des molécules d’ADN]», dit la chercheuse Véronique Lesage.

Celle-ci a deux équipes actuellement en mer afin de prélever des échantillons de tissus sur ces mammifères marins à l’aide d’un fusil qui lance un dard dans la couche externe du gras de l’animal. Par les échantillons de gras, les scientifiques veulent déterminer le pourcentage de femelles en gestation.

http://www.lapresse.ca

Le taux de mortalité des bélugas en hausse


Les chercheurs pensent que les bélugas pourraient être en danger, car il semble qu’il y a un risque de mortalité de plus en plus élevé dans les années qui suivent sans pour autant en savoir les raisons … En plus il est difficile de faire des recherches quand le gouvernement a coupé les vivres ..
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Le taux de mortalité des bélugas en hausse

 

Un béluga

Photo :  iStockphoto

Le taux de mortalité des bélugas naissant dans la rivière Saguenay et le fleuve Saint-Laurent continue d’inquiéter les scientifiques.

Durant les années 80, les scientifiques ne recensaient au maximum que trois mortalités de bébés bélugas par année le long du fleuve Saint-Laurent, entre Rivière-du-Loup et Matane.

Le directeur scientifique pour le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud, rapporte que, depuis le début de l’année, quatre carcasses de bélugas ont été retrouvées.

« Je ne sais pas ce que 2013 va nous réserver, mais le départ de la saison ne semble pas calmer nos inquiétudes pour l’instant », dit-il.

L’année la plus meurtrière jusqu’à maintenant a été 2012, où 17 carcasses de bébés bélugas ont été recensées.

Les scientifiques essaient de comprendre pourquoi le taux de mortalité augmente, mais le mystère reste entier.

« Il y a plusieurs chercheurs qui examinent encore les pistes qu’on a mises sur la table, mais il n’y a pas d’explication unique, il n’y a pas d’explication dominante pour l’instant. »— Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM

Le directeur scientifique du GREMM croit que les coupes budgétaires imposées par le gouvernement fédéral n’aideront pas les spécialistes, puisque des programmes qui permettaient de suivre l’état de santé des bélugas ont disparu.

« C’est une capacité que nous avions de mieux comprendre ce qui se passe dans le Saint-Laurent, précise-t-il. Cette capacité-là de recherche, elle est disparue. »

Il espère tout de même que son organisation pourra déterminer la cause de ce taux de mortalité élevé.

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Prisonniers des glaces Une centaine de bélugas en danger de mort


Les eaux arctiques entourent souvent des victimes par les glaces, et donne un en pâturage aux prédateurs, mais cette fois-ci des bélugas pourraient être sauver grâce a des brise-glaces
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Prisonniers des glaces

Une centaine de bélugas en danger de mort

 

Une centaine de bélugas en danger de mort

Crédit photo : archives AFP

TVA Nouvelles et Agence QMI

Pris dans un étau de glace, une centaine de bélugas risquent la mort s’ils ne sont pas libérés bientôt, en Russie.

Le troupeau de petites baleines s’est trouvé coincé entre les glaces dans un détroit à proximité de la mer de Bering, dans le district autonome de Tchoukotka, comme l’ont confirmé les autorités.

Des pêcheurs ont rapporté que les baleines étaient rassemblées dans deux cuves relativement petites qui se sont formées dans la glace. Pour le moment, elles parviennent toujours à respirer, mais les chances qu’elles arrivent à retrouver la mer sont minces étant donné les vastes étendues de glace qui bloquent le détroit.

Ours et épaulards aux aguets

La bande de bélugas n’a que peu de nourriture à sa disposition et la glace s’accumule, si bien que les baleines blanches risquent de s’épuiser rapidement et, éventuellement, de mourir affamées ou asphyxiées. Prisonnières, elles sont aussi davantage susceptibles d’être attaquées par des prédateurs tels que les ours polaires ou les épaulards.

Les autorités du district ont demandé l’aide du gouvernement fédéral afin qu’un brise-glace soit envoyé pour secourir les pauvres bêtes. Un bateau remorqueur se trouve déjà à proximité pour aider un cargo coréen, mais il lui faudrait une journée et demie pour atteindre le troupeau, et le temps presse.

La Tchoutotka fait partie des nombreux habitats naturels des canaris des mers, et il n’est pas rare que certains d’entre eux se trouvent emprisonnés dans ces eaux arctiques. Souvent, les bêtes captives ne sont pas localisées et passent inaperçues.

Le dernier sauvetage à s’être déroulé dans cette région a eu lieu en 1986. Un brise-glace était alors venu à la rescousse des petites baleines, qui ont repris le chemin vers les eaux claires de la mer.

http://tvanouvelles.ca