Le Saviez-Vous ► Caviar, Kinder Surprise… Ces 11 aliments sont tout simplement interdits dans certaines parties du monde


Si on visite certains pays, on prend contact avec les coutumes, l’environnement et l’alimentation. C’est une découverte de saveurs, de présentations d’aliments. Certains aliments, nous pouvons le retrouver dans nos commerces, alors que d’autres non. Ceux qui sont interdits le sont pour des raisons de santé, d’environnement, de protection animale.
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Caviar, Kinder Surprise… Ces 11 aliments sont tout simplement interdits dans certaines parties du monde

  • Caviar, Kinder Surprise... Ces 11 aliments sont tout simplement interdits dans certaines parties du monde

  • Vous ne pouvez pas en trouver dans certaines régions du monde. Wikimedia Commons

    La nourriture fait partie intégrante d’une culture. Ce que l’on mange peut refléter nos préférences personnelles, mais aussi notre nationalité, il est donc logique que le contenu de nos caddies et de nos menus varient beaucoup selon notre origine. Certains aliments volontiers consommés dans un pays sont parfois totalement bannis d’un autre, pour des raisons de santé, sociales et environnementales. Voici quelques aliments controversés et parfois illégaux dans certains États.

    Les Etats-Unis ont banni l’importation de caviar de Béluga pour des raisons environnementales

    Caviar de béluga Goruppa/ iStock

    Le caviar de Beluga est un aliment onéreux qui peut valoir jusqu’à 200 dollars par once. Le caviar de béluga iranien est le genre de caviar le plus cher au monde et est composé d’oeufs d’esturgeon de béluga. Néanmoins, il est illegal aux Etats Unis depuis 2005 car il fait partie des espèces sérieusement menacées. Des années de surpêche ont conduit à un fort ralentissement de la population mondiale d’esturgeon de béluga et à une hausse du prix de son caviar.

    Les M&M’s sont interdits de séjour en Suède pour cause de litige de marque.

    M&Ms. Wikipedia Commons

    La Suède a interdit la vente de M&M’s en 2016 car un tribunal a estimé que le packaging de la célèbre confiserie ressemblait à celle d’un autre bonbon au chocolat — My by Marabou.

    Cette dernière est également marketée avec la lettre « m » en minuscule et appartient à Mondelez International, qui a les droits de marque exclusifs en Suède. Techniquement, M&M’s peut toujours être vendu en Suède si Mars modifie son packaging et son marketing, mais il semblerait que cela ne soit pas le cas.

    Singapour a interdit la vente de chewing-gums il y a des décennies

    Chewing gum. Paramount Pictures

    Malgré ce que l’on pourrait penser, il n’est pas illégal de mâcher du chewing-gum à Singapour mais en trouver n’est pas une mince affaire. En 1992, Singapour a proscrit la vente et l’importation de chewing-gums afin de garder l’espace public exempt de ce genre de détritus, même si l’acte de manger un chewing-gum n’a lui pas été proscrit. En 2004, cette interdiction a été en partie levée pour les chewing-gums dentaires et ceux à la nicotine.

    L’huile riche en safrole donne son goût à la « racinette » (une boisson gazeuse québécoise) mais est interdite aux Etats-Unis

    C’est l’huile riche en safrole qui donne son arôme à la boisson appelée “racinette”. iStock

    Les recettes traditionnelles de « racinette » recommandent l’ajout d’huile riche en safrole, un ingrédient qui est désormais lié au développement de cancer, de lésion hépatique, et autres effets toxiques. Selon la dose, l’huile peut également causer des hallucinations et des vomissements. Les Etats-Unis ont prohibé son utilisation dans les années 1960. Aujourd’hui, pour donner du goût à la racinette, on y ajoute d’autres ingrédients plus naturels.

    Les colorants artificiels ont été interdits dans cinq pays d’Europe

    Colorants artificiels. Scott Bolster/Shutterstock

    Les colorants artificiels sont autorisés dans de nombreux endroits dans le monde, y compris aux Etats-Unis, mais certains de ces additifs créés par l’homme ont été interdits dans des pays d’Europe tels que l’Autriche, la Finlande, la Norvège et le Royaume-Uni. Une étude reconnue par certaines agences alimentaires de ces pays ont lié ces colorants alimentaires à certains problèmes sanitaires, y compris l’hyperactivité chez les enfants. Beaucoup de ces colorants interdits par les pays européens sont toujours autorisés dans les aliments et médicaments aux Etats-Unis.

    Les oeufs Kinder Surprise sont interdits en Amérique

    Kinder eggs. Getty Images

    Les oeufs Kinder Surprise sont adorés des enfants en Europe mais sont interdits aux Etats-Unis car ils ne respectent pas la charte de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA en anglais) contre les objets placés dans des aliments. Cette restriction a pour but réduire le risque d’étouffement par accident. Les Etats-Unis permettent néanmoins la vente des oeufs Kinder Joy, qui ne contiennent aucun objet.

    La production de foie gras est interdite dans beaucoup de pays

    Foie gras. Emma Fierberg/INSIDER

    Le foie gras est un met très apprécié en France et produit via le gavage d’oie et de canards. Cela implique l’utilisation d’un tube afin de nourrir les canards et les oies en maïs gras dans de grandes quantités, afin que les animaux développent un foie élargi et gras. Ces foies sont ensuite retirés et vendus. La production de foie gras a été bannie du Danemark, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Argentine, de l’Australie, de l’Inde et du Royaume-Uni grâce aux efforts de groupes de protection des animaux qui luttent contre le gavage et le considèrent cruel et inhumain. Il est toujours possible de l’importer, ils restent donc toujours en vente dans certains magasins. La Californie a interdit la production et la vente de foie gras.

    Le fugu est un poisson toxique dont la consommation est très contrôlée aux Etats-Unis

    Fugu sashimi. tsuda / Flickr

    Le fugu est un type de poisson apprécié pour son goût mais craint pour ses organes potentiellement toxiques. Même s’il est totalement inoffensif lorsqu’il est préparé correctement, une mauvaise préparation peut entraîner la mort par empoisonnement au tétrodotoxine. Une fine tranche du foie de fugu peut en contenir assez pour tuer un adulte en une heure. Puisqu’il n’y a pas d’antidote à la tétrodotoxine, la FDA a aux Etats-Unis établi des règles très strictes en ce qui concerne le fugu. N’importe quel restaurant voulant servir ce poisson-lune doit se le procurer via un importateur bien spécifique à New York et il est importé de manière très limitée. Tous les autres imports sont bannis.

    Il est illégal d’importer du haggis aux Etats-Unis depuis les années 1970

    Haggis. Tess Watson/Wikimedia Commons

    Le haggis est un plat écossais savoureux fait de poumons, foie et coeur de mouton, agrémenté d’épices, d’avoine et d’oignon. Il est traditionnellement cuit dans l’estomac du mouton, même si la plupart des haggis sont aujourd’hui préparés dans des enveloppes artificielles. Le haggis a été interdit d’importation en 1971 lorsque le département de l’Agriculture des Etats-Unis a décrété que les poumons de bétail étaient impropres à la consommation humaine.

    Importer de l’akée frais aux Etats-Unis est illégal, mais s’il est congelé ou mis en conserve, vous pouvez.

    De l’akée et du poisson salé. Fanfo/Shutterstock

    L’akée est un genre de fruit que l’on trouve en Afrique de l’Ouest, en Amérique du Sud, dans le sud de la Floride et dans certaines parties des Caraïbes. C’est le fruit national de la Jamaïque où il est habituellement servi avec de la morue salée. Même si ce fruit est riche en vitamine A et en zinc, il est impossible d’importer de l’akée frais est aux Etats-Unis car ses graines contiennent de l’hypoglycine A, une toxine qui peut causer des vomissements, un coma, et la mort. Même si le taux d’hypoglycine dans les graines d’akée mûr est assez bas pour que le fruit soit consommé, manger le fruit frais avant qu’il n’arrive à maturation peut être très dangereux. Les Etats-Unis autorisent néanmoins sont importation si le fruit est congelé ou mis en conserve afin d’être vendu.

    Vous pouvez manger des ailerons de requin dans de nombreux pays asiatiques mais pas dans 12 États américains

    Soupe d’ailerons de requins greenwatermelon/ iStock

    Les ailerons de requin sont utilisés dans certaines parties de l’Asie pour faire de la soupe, mais la diminution des populations de requins a conduit les Etats-Unis à interdire la vente de ses requins dans douze États. Les ailerons de requin sont retirés alors que le requin est toujours en vie, l’animal est ensuite rejeté à la mer où il meurt. La vente de soupe de requin est maintenant illégale dans douze États américains. Mais l’Institut du bien-être animal (Animal Welfare Institute) a déclaré au National Geographic qu’on peut pourtant toujours en trouver dans dix de ces douze États. En 2012, la Chine a interdit la consommation de soupe de requin lors de banquets officiels du gouvernement.

    Version originale : Business Insider / Sophia Mitrokostas

    https://www.businessinsider.fr/

    Voici le narluga, premier hybride entre un narval et un béluga


    Au Groenland, un scientifique a trouvé sur le toit d’un chasseur un crâne animal très particulière. Il serait un hybride entre le béluga et le narval. Il possédait des caractéristiques de ses parents, mais peut-être pas pour le mieux. Juste pour les dents, le narluga ne pouvaient avoir le même régime alimentaire que le béluga ou le narval. Il a quand même survécu, car le crâne montre qu’il était adulte.
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    Voici le narluga, premier hybride entre un narval et un béluga


    Céline Deluzarche
    Journaliste

    Vous connaissez la mule, mélange d’âne et de cheval, ou le tigron, croisement d’un tigre et d’une lionne. Voici le « narluga », le premier hybride entre deux cétacés d’espèces qui se sont séparées il y a plusieurs millions d’années. Un spécimen qui reposait dans un musée danois depuis près de 30 ans.

    En 1990, le scientifique danois Mads Peter Heide-Jørgensen se promène sur une petite île de la baie de Disko, au Groënland, lorsqu’il remarque un crâne de cétacé inhabituel sur le toit de la maison d’un chasseur. Celui-ci lui explique avoir tué trois des ces curieuses bêtes quelques années auparavant. Il avait alors été intrigué par leur apparence, car elles possédaient des nageoires de béluga, une queue de narval et une peau grise et épaisse. Mads Peter Heide-Jørgensen convainc le chasseur de donner ce crâne au Musée d’histoire naturelle du Danemark, à Copenhague, pour l’analyser.

    Les chercheurs soupçonnent qu’ils ont affaire à ce qui pourrait être le premier hybride issu d’un croisement entre un narval et un béluga : le spécimen possède une rangée de dents comme le béluga, mais implantées horizontalement et torsadées, comme la défense d’un narval (qui n’a en revanche pas de dents). Mais, faute de preuve suffisante, le mystère va demeurer entier durant près de 30 ans.

    La curieuse rencontre d’une femelle narval et d’un mâle béluga

    C’est grâce à une analyse ADN que les chercheurs du Musée d’histoire naturelle du Danemark ont pu aujourd’hui confirmer ce cas unique au monde. Leur article, publié dans la revue Scientific Reports, confirme que le crâne appartient à un mâle, descendant d’une mère narval et d’un père béluga. Une surprise, car les femelles narval (qui ne possèdent pas de corne) sont habituellement attirées par la défense du mâle qui joue un rôle d’attraction et de domination sociale. Il faut croire que dans ce cas, la femelle narval ne s’est pas inquiétée de s’accoupler à un mâle béluga sans ce fameux attribut. Mais cela ne semble pas complètement illogique non plus, car la baie de Disko est l’un des rares endroits au monde où se croisent les narvals et les bélugas à la saison de la reproduction.

    En haut, le crâne d’un béluga. En bas, celui d’un narval et au milieu, celui de l’hybride retrouvé en 1990 dans une petite île près de la baie de Disko au Groenland. © Mikkel Høegh Post

    En haut, le crâne d’un béluga. En bas, celui d’un narval et au milieu, celui de l’hybride retrouvé en 1990 dans une petite île près de la baie de Disko au Groenland. © Mikkel Høegh Post

    Des dents peu adaptées pour se nourrir

    La dentition de cet hybride est en tous les cas très étrange.

    « C’est comme si on mettait dans un mixeur 50 % de dents de béluga et 50 % de dents de narval », illustre Eline Lorenzen, chercheuse au Musée d’histoire naturelle du Danemark et coauteur de l’étude.

    Une particularité qui ne devait pas lui simplifier la vie pour s’alimenter ; le narval avale ses proies par succion tandis que le béluga mâche les poissons avec ses dents. De fait, les analyses des isotopes de carbone et d’azote dans le collagène osseux du crâne suggèrent que l’animal avait un régime plutôt éloigné de ses deux parents, s’apparentant plutôt à celui du morse ou du phoque barbu qui se nourrissent essentiellement de mollusques et de petits poissons vivant au fond de l’eau. Malgré cela, la taille du crâne indique qu’il a bien survécu jusqu’à l’âge adulte.

    De rares cas d’hybridation entre cétacés

    Bien que les branches du narval et du béluga se soient séparées il y a plus de 5 millions d’années — soit, à peu près à la même époque que la divergence entre l’Homme et le chimpanzé –, « il n’y a aucune preuve d’un tel croisement depuis au moins un million d’années dans les génomes connus », affirme Eline Lorenzen.

    D’autres cas d’hybridation ont toutefois déjà été observés chez les cétacés. En 2018, un hybride entre un dauphin à dents rugueuses et un dauphin d’Électre, ou baleine à tête de melon, avait ainsi été repéré au large des côtes de Kauai à Hawaï. En 2005, un petit « wholphin » était né dans un parc hawaïen, issu du croisement entre un grand dauphin et une fausse orque. Mais qui dit hybride ne veut pas forcément dire nouvelle espèce, car ces animaux sont la plupart du temps infertiles ou donnent naissance à des descendants eux-mêmes infertiles, comme par exemple les mules, hybrides entre un cheval et un âne.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

    • Des chercheurs ont identifié un hybride entre un béluga et un narval, un cas unique depuis au moins un million d’années.

    • Il possède une dentition très particulière, avec des dents comme le béluga mais torsadées et poussant vers l’avant comme le narval.

    • Les cas d’hybridation entre cétacés restent rares et n’offrent pas de descendance viable.

    https://www.futura-sciences.com/

    Phoques et baleines arctiques changent leurs habitudes alimentaires


    Avec les changements climatiques certains animaux s’adaptent d’autres non. En Arctique, les phoques annelés ne semblent pas s’adapter en changeant leur mode d’alimentation, alors que les bélugas, profitent des nouveaux poissons qui remontent plus au nord.
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    Phoques et baleines arctiques changent leurs habitudes alimentaires

     

    Les phoques annelés passent désormais «une partie significativement... (ARCHIVES REUTERS)

    Les phoques annelés passent désormais «une partie significativement plus importante de leur temps près des fronts glaciaires».

    Agence France-Presse
    Paris

    Les phoques et les baleines de l’Arctique sont obligés de changer leurs habitudes alimentaires en raison du réchauffement climatique, des changements qui pourraient déterminer leur capacité à survivre ou non, selon une étude publiée mercredi.

    Le phoque annelé et le béluga (ou baleine blanche) chassent dans des zones couvertes par la banquise et en particulier sur le «front glaciaire», où les glaciers rencontrent l’océan.

    Mais avec le réchauffement, les chercheurs ont voulu découvrir comment les animaux s’adaptaient à la transformation de leur habitat lié à la fonte des glaces, en analysant des données à vingt ans d’intervalle.

    «L’Arctique est le baromètre du changement climatique», selon cette étude publiée dans la revue Biology Letters.

    «Avec le rythme rapide des changements qui rend l’adaptation génétique impossible», les chercheurs sont partis du principe que l’adaptation des comportements, en particulier alimentaires, serait «probablement la première réponse observable dans les écosystèmes».

    Ils ont utilisé les données fournies par des balises fixées à des baleines et des phoques sur deux périodes distinctes.

    Pour les phoques, ils ont comparé les données de 28 individus suivis entre 1996 et 2003 puis entre 2010 et 2016, et pour les bélugas, ils ont examiné des données récoltées sur 18 individus entre 1995 et 2001, puis 16 individus entre 2013 et 2016.

    Ces données montrent qu’il y a vingt ans, les deux espèces passaient la moitié de leur temps à chercher de la nourriture sur les fronts glaciaires, avec un régime alimentaire dominé par la morue polaire. 

    Mais les phoques annelés passent désormais «une partie significativement plus importante de leur temps près des fronts glaciaires», alors qu’au contraire, les baleines blanches sont parties chasser ailleurs.

    Les bélugas «ont un territoire plus important et passent moins de temps près des glaciers et plus dans le centre des fjords», note l’étude.

    Les chercheurs supposent que ces cétacés ont modifié leur régime, profitant de l’arrivée de nouvelles espèces de poissons, poussées vers le nord par le réchauffement des océans.

    La réponse «flexible» que semblent adopter les baleines à la transformation de leur habitat «améliore leur chance de s’adapter au réchauffement», estiment-ils.

    A l’opposé, «les fronts glaciaires semblent servir de refuge aux phoques annelés» qui sont restés fidèles à leur régime et sont donc obligés de passer plus de temps à chercher à manger, ce qui «reflète une adaptabilité et une résistance limitées». 

    Probablement une mauvaise nouvelle pour cette espèce dans un monde qui a déjà gagné plus de 1 °C par rapport à l’ère pré-industrielle et qui continue à se réchauffer.

    «Les espèces et les sous-populations qui ne sont pas capables de faire ces changements sont voués à décliner, peut-être jusqu’à l’extinction quand les espaces refuges deviennent trop limités pour permettre la survie de l’espèce», met ainsi en garde l’étude.

    https://www.lapresse.ca/

    Un jeune béluga s’entête à explorer les Maritimes


    Un béluga nage en dehors de son territoire et n’est pas du tout farouche envers les humains. Malheureusement, l’absence de peur des hommes est dangereuse pour lui. Des spécialistes on essayer de l’envoyer un peu plus loin dans le fleuve Saint-Laurent, mais il revient et personne ne sait pourquoi.
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    Un jeune béluga s’entête à explorer les Maritimes

     

    Un photographe animalier a repéré «Nepi» à Ingonish,... (PHOTO PC, FOURNIE PAR LEVON DROVER)

    Un photographe animalier a repéré «Nepi» à Ingonish, en Nouvelle-Écosse, et les chercheurs ont pu l’identifier à partir des photographies.

    PHOTO PC, FOURNIE PAR LEVON DROVER

     

    ALEX COOKE
    La Presse Canadienne
    Summerside

    Un groupe de chercheurs en sciences marines considère qu’un jeune béluga est trop attaché aux Maritimes pour son propre bien.

    Nepi, dont on estime l’âge à environ 4 ans, a été aperçu sur la côte de Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, au début du mois de décembre, au grand bonheur des participants à un cours de plongée.

    «Nous avons entendu une baleine ou ce que nous pensions être quelque chose qui soufflait, puis cette baleine est apparue», se souvient Kimball Johnston, un instructeur du programme de plongée commerciale du Holland College.

    Le groupe, qui comprenait 11 étudiants, croyait que la baleine s’éloignait pour maintenir une distance avec les plongeurs, mais Nepi a plutôt passé plusieurs heures à nager près d’eux.

    «Il a commencé à faire le tour et semblait plutôt curieux. Il plongeait avec nos étudiants et se rapprochait de plus en plus jusqu’au point où il se trouvait juste à côté d’eux et ceux-ci pouvaient le voir très clairement», a-t-il raconté.

    Kimball Johnston, qui plonge depuis plus de 20 ans, affirme n’avoir jamais vu un béluga aussi près de l’île.

    Si les étudiants étaient très enthousiastes de côtoyer un béluga de si près, l’instructeur assure qu’ils n’ont pas pourchassé la baleine ni tenté de la retenir auprès d’eux.

    «Nous faisions notre affaire et il faisait la sienne, a-t-il décrit. Nous nous occupions de ce que nous devions faire et il continuait de faire intrusion.»

    Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) établi à Tadoussac, trouve inquiétant de voir un jeune béluga aussi amical avec des humains alors qu’il se trouve loin de chez lui. Et surtout considérant que Nepi est un récidiviste en la matière.

    L’équipe de Robert Michaud a fait la connaissance du jeune béluga en juin 2017. Après avoir reçu un appel concernant une baleine coincée dans l’embouchure de la rivière Nepisiguit, à Bathurst au Nouveau-Brunswick, le groupe a coordonné son sauvetage afin de ramener Nepi jusque dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, près de Cacouna.

    L’expert des mammifères marins précise que ce sauvetage était une expérience.

    «La population de bélugas du Saint-Laurent est en déclin, ils sont en voie de disparition, alors on se demandait si sauver un animal pouvait aider à faire croître la population, explique-t-il. Comme il n’était pas trop loin de la maison, c’était faisable, alors on a essayé.»

    Un tempérament aventurier

    Le groupe de recherche marine a installé un dispositif de repérage sur Nepi afin de pouvoir suivre ses déplacements, mais le grand espiègle a réussi à s’en défaire au bout d’une vingtaine de jours.

    Un an après s’être évanoui dans la nature, un photographe animalier l’a repéré à Ingonish, en Nouvelle-Écosse, et les chercheurs ont pu l’identifier à partir des photographies.

    Robert Michaud admet être dérouté par la réapparition du béluga à l’Île-du-Prince-Édouard. Il ne comprend pas pourquoi Nepi semble tant attiré par les Maritimes.

    «Ce jeune béluga serait beaucoup mieux entouré de ses semblables dans la région du Saint-Laurent. C’est pourquoi nous l’avons ramené à Cacouna la première fois, soutient-il. La question, c’est pourquoi y est-il retourné ? Est-ce que c’est son tempérament d’être aventurier ?»

    Selon M. Michaud, lorsque les bélugas s’approchent trop près des bateaux et des gens, cela peut devenir tragique pour une espèce en déclin.

    Le GREMM a eu vent de nombreux cas de bélugas heurtés par un bateau ou par des hélices et qui en sont morts. C’est pourquoi il est risqué de laisser les baleines s’approcher et de les amadouer.

    Bien que la plupart des bélugas vivent dans l’Arctique, leur habitat le plus au sud se trouve dans l’estuaire du Saint-Laurent, un habitat essentiel à la survie de l’espèce, qui est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

    En 2012, l’estuaire du Saint-Laurent comptait environ 900 bélugas, mais on croit qu’il pouvait y avoir jusqu’à 10 000 individus avant 1885.

    Robert Michaud demande à toute personne qui aperçoit un béluga plus au sud que l’estuaire d’en informer le GREMM afin qu’il puisse tenter de l’identifier. Malgré ses inquiétudes d’expert face aux envies de grand voyageur de Nepi, il espère que le béluga rentre enfin chez lui sain et sauf.

    «Ce sont des navigateurs extraordinaires, ils ont le meilleur radar sous-marin que vous puissiez imaginer, raconte le spécialiste. L’Île-du-Prince-Édouard se trouve un peu plus près du Saint-Laurent que la Nouvelle-Écosse, il y a donc de quoi garder espoir. Je croise les doigts pour lui.»

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    Un parasite chez les chats nuit aux bélugas


    Si vous avez un chat, j’espère que vous ne jeter pas ses excréments à la toilette, car ils sont généralement porteurs d’un parasite, la toxoplasmose. Ce parasite semble avoir un impact sur des mammifères marins comme le béluga. Bien que cela ne condamne pas à mort ces baleines, il peut quand même les affaiblir.
    Nuage

     

    Un parasite chez les chats nuit aux bélugas

     

     

    SIDHARTHA BANERJEE
    La Presse Canadienne
    Montréal

    Les bélugas du fleuve Saint-Laurent, qui doivent déjà faire face à de nombreuses menaces dans leur environnement, ont encore un autre problème à affronter, qui serait causé par les chats domestiques, selon des chercheurs.

    La toxoplasmose est une maladie de plus en plus répandue qui touche un grand nombre de mammifères marins. Et les seuls hôtes définitifs du parasite sont les félins, sauvages ou domestiques.

    Stéphane Lair, professeur à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, et l’un des auteurs de l’étude, indique que sur 34 carcasses de bélugas examinées de 2009 à 2012, 44 % contenaient le parasite.

    Les animaux marins sont depuis longtemps en contact avec le parasite, mais la croissance de la population de chats domestiques semble faire des ravages sur les bélugas en voie de disparition, selon M. Lair.

    Les propriétaires de chats pourraient réduire la présence du parasite chez les mammifères marins en s’assurant de ne pas jeter les excréments de leur animal dans les égouts, a signalé M. Lair.

    Selon le spécialiste, il serait aussi préférable de garder son chat à l’intérieur, puisque le félin entre en contact avec le parasite en mangeant des rongeurs qu’il chasse à l’extérieur.

    Les chercheurs ne croient pas que le parasite soit fatal chez les baleines, mais il pourrait tout de même les affaiblir.

    « La présence d’un pourcentage élevé d’animaux avec ce parasite peut nous laisser croire que le parasite a un impact sur la survie des bélugas », a expliqué M. Lair en entrevue avec La Presse canadienne.

    « Ça ne veut pas nécessairement dire que les animaux sont morts de cette infection, mais ça veut dire qu’il y avait présence du parasite, au niveau soit de leur coeur ou de leur cerveau. »

    En 2012, on ne dénombrait que 900 bélugas dans le fleuve Saint-Laurent.

    La toxoplasmose fait des ravages auprès des mammifères marins partout dans le monde. Le phoque moine d’Hawaii, une espèce en voie de disparition, a été particulièrement touché cet été, a souligné M. Lair.

    La recherche a été publiée dans le magazine scientifique Diseases of Aquatic Organisms.

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    Un béluga aperçu dans la Tamise, loin de son habitat naturel


    Sur la Tamise en Angleterre, une visite très rare. Un béluga qui généralement vit en bande et dans des eaux plus froides. Alors que fait-il en territoire inconnu ?
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    Un béluga aperçu dans la Tamise, loin de son habitat naturel

     

     

    Agence France-Presse
    Gravesend

    Un béluga, cétacé habituellement observé dans l’océan Arctique, évolue dans les eaux dans la Tamise, où il « nage avec vigueur » et se « nourrit normalement », a indiqué mercredi la Société royale pour la prévention de la cruauté envers les animaux (RSPCA).

    L’animal a été repéré mardi à proximité de Gravesend, dans le Kent (sud-est de l’Angleterre). Il fait l’objet d’une surveillance de la Société pour la préservation des baleines et des dauphins (WDC), une ONG britannique qui milite pour leur protection, et craint qu’il ne vienne s’échouer sur les rivages du fleuve.

    « Pour le moment, il n’y a aucune préoccupation majeure pour le bien-être de l’animal », a toutefois déclaré la RSPCA, soulignant dans un communiqué que le cétacé semblait « capable de se déplacer rapidement dans l’eau et de plonger ».

    « À la suite de notre demande aux garde-côtes londoniens, nous sommes heureux de constater que les bateaux du coin se sont éloignés (de l’animal). Les cétacés ont une ouïe sensible et sont très facilement stressés ».

    Les bélugas, qui peuvent atteindre une taille de 6 mètres, évoluent généralement dans les eaux glacées autour du Groenland et au nord de la Norvège et de la Russie. Espèce sociable, ils se déplacent en banc, rendant la découverte d’un individu isolé loin de son habitat naturel « préoccupante », selon Rob Lott, spécialiste des mammifères marins au sein de la WDC.

    « Nous espérons que son instinct va lui permettre de quitter le fleuve et de repartir vers la mer du Nord, puis encore plus au nord », a-t-il expliqué sur la BBC.

    « Plus il restera longtemps dans la Tamise, et plus l’inquiétude sera grande », a-t-il dit, le porte-parole de la WDC Danny Groves estimant de son côté que l’animal était « perdu » et avait « très probablement besoin d’aide ».

    L’organisation des plongeurs britanniques pour la sauvegarde des espèces marines (British Divers Marine Life Rescue) a annoncé qu’elle envoyait sur place l’un de ses membres pour évaluer la situation. Elle dispose de pontons qui peuvent être utilisés pour remettre à l’eau des animaux échoués.

    Un porte-parole de l’organisation a souligné que l’apparition d’un tel animal dans la Tamise était un évènement « rare », et a appelé le public à l’observer seulement depuis la rive, sans essayer de s’en approcher en bateau.

    En 2015, deux bélugas avaient déjà été observés au large du comté de Northumberland, au nord de l’Angleterre, tandis qu’un autre avait été aperçu près des côtes d’Irlande du Nord.

    En 2006, une baleine était morte après avoir remonté la Tamise jusqu’à Londres, malgré les efforts déployés pour tenter de la sauver.

    http://www.lapresse.ca/

    Les plaisanciers nuisent à la survie des bélugas


    Nous avons un impact sur les animaux sauvages qu’ils vivent sur la terre, dans les airs et dans les mers. Nous aimons tous les plaisirs d’été et nous pouvons profiter des activés plein air. Jusqu’à quel point, nous pouvons prendre possession des étendues d’eau pour s’amuser ? Pourquoi des gens ne tiennent pas compte du bien-être des animaux marins ? Tout comme sur le sol, nous empiétons sur leur territoire
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    Les plaisanciers nuisent à la survie des bélugas

     

    Robert Michaud, du Groupe de recherche et d'éducation... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

    Robert Michaud, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, affirme que les deux années où le nombre de bélugas nouveau-nés retrouvés morts a bondi, soit 2010 et 2012, coïncident avec les deux étés où le temps a été particulièrement beau et chaud et où il y a eu un grand nombre de plaisanciers.

    PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

    CHARLES CÔTÉ
    La Presse

    Ils ont été chassés jusqu’au bord de l’extinction. Les pêcheurs les détestaient, au point d’utiliser des bombes – subventionnées par l’État – pour les effrayer. Dans les années 20, le gouvernement du Québec versait une récompense de 15 $ par carcasse. Les bélugas du Saint-Laurent ont connu des heures bien difficiles. Et aujourd’hui, ils sont sur le point de disparaître.

    De nos jours, qu’est-ce qui menace le « canari des mers » ? C’est un peu les touristes et plaisanciers qui les aiment… à mourir.

    « On m’a dit que dans la baie Sainte-Marguerite, des Sea-Doo sont montés littéralement sur le dos des bélugas », s’insurge Daniel Martineau, professeur à l’école vétérinaire de l’Université de Montréal.

    Cette anecdote est vraie, et il y en a bien d’autres, confirme Robert Michaud, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM). Il affirme que réglementer la navigation de plaisance et d’observation, c’est peut-être la priorité pour sauver le béluga, dont le statut d’espèce en voie de disparition a été confirmé cette semaine par le gouvernement fédéral.

    « Minimiser le dérangement, c’est ce qui va être le plus payant à court terme », dit M. Michaud.

    En effet, la période de la navigation de plaisance, soit juillet et août, coïncide avec celle où les femelles mettent bas et où elles nourrissent et élèvent les nouveau-nés.

    Et, comme pour tous les mammifères, c’est une période cruciale pour la survie de l’espèce, où les dérangements sont nocifs.

    « On a besoin de se réveiller. Le Parc marin [du Saguenay] aurait besoin d’adopter des mesures plus sévères. La réponse pourrait être plus musclée. » – Robert Michaud, GREMM

    M. Michaud affirme que les deux années où le nombre de nouveau-nés retrouvés morts a bondi, soit 2010 et 2012, coïncident avec deux étés où le temps a été particulièrement beau et chaud et où il y a eu un grand nombre de plaisanciers.

    « Pour l’instant, ce pourrait être seulement une coïncidence, mais c’est une piste importante », dit-il.

    « UN PHÉNOMÈNE YOUTUBE »

    À cela vient s’ajouter la mécanique des réseaux sociaux.

    « On a un phénomène YouTube et GoPro avec les bélugas », dit-il.

    M. Michaud ne veut pas blâmer l’ensemble des plaisanciers.

    « Leur regroupement a fait campagne auprès de leurs membres et ils ont adopté un béluga », dit-il.

    Il affirme aussi que les rencontres avec les bélugas ont tendance à marquer les humains en les sensibilisant à leur protection.

    « Voir un béluga de près est une expérience qui peut changer notre perspective sur le Saint-Laurent et nous le faire apparaître comme un milieu sauvage avec des animaux fascinants, au lieu d’un endroit qui nous retarde pour aller travailler le matin », dit Robert Michaud.

    Complication supplémentaire : les bélugas sont curieux de nature et s’approchent souvent des embarcations.

    « Il peut même être difficile de les éviter. »

    Des kayakistes peuvent en témoigner : parfois, la bête semble vouloir jouer en poussant leur embarcation doucement. Cependant, même ces rencontres peuvent perturber les bélugas, selon M. Michaud. Tout cela milite pour la création de refuges où la navigation serait carrément interdite, dit-il.

    Une solution que Daniel Martineau appelle de tous ses voeux.

    « Il faut interdire l’accès à la baie Sainte-Marguerite, lance-t-il. C’est comme si, au parc Kruger en Afrique, on permettait aux jeeps de ramasser des touristes, d’aller virer autour des lions à 30 milles à l’heure. Ce serait un scandale international. Comment se fait-il qu’on ne soit pas capables de protéger cette espèce adéquatement ? Je n’en reviens pas. »

    Le Parc marin du Saguenay a indiqué hier qu’un nouveau règlement, publié en 2013, est actuellement à l’étape finale du processus d’approbation. Ce règlement interdira les motomarines, entre autres, mais ne prévoit pas de zone d’exclusion à la navigation.

    DES TESTS DE GROSSESSE

    Cette femelle béluga est-elle enceinte ou pas ? C’est à cette question que Véronique Lesage tente de répondre, afin de savoir pourquoi la population du béluga a commencé à chuter au début des années 2000, après des décennies de faible croissance. À partir de la semaine prochaine, la chercheuse de Pêches et Océans Canada va faire passer des « tests de grossesse » aux femelles.

    « Un échantillon de gras est prélevé, explique-t-elle. On l’analyse pour les taux d’hormones liées à la gestation. »

    Normalement, une femelle sur trois devrait être enceinte. De 50 à 70 échantillons seront prélevés et c’est la quatrième et dernière année de ce programme de recherche, dont les résultats seront connus bientôt.

    http://www.lapresse.ca/