Le Saviez-Vous ► Ces laboratoires secrets qui mènent leurs expériences sur des humains


Dans le passé, il y a eu beaucoup d’expériences faites sur des cobayes à leur insu. Certaines de ces expériences étaient d’une barbarie vraiment effrayantes. Beaucoup des cobayes sont resté avec des séquelles physiques et psychologiques. D’autres sont mort suites aux expériences ou encore se sont suicidé. On a essayé de cacher les faits ou défendre les auteurs de ces recherches.
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Ces laboratoires secrets qui mènent leurs expériences sur des humains

 

Des laboratoires top-secrets mènent depuis des années leurs expériences sur des cobayes humains. Une pratique aussi confidentielle qu’effrayante. Découvrez une séléction des expériences les plus choquants.

Quand la CIA efface la mémoire 

CIA

© REUTERS / LARRY DOWNING

Quand la CIA utilise du LSD pour des expériences sur la conscience

La CIA américaine a mené plusieurs projets pour effacer l’identité: Bluebird (ou Artichoke, 1951-1953) et МК ULTRA (MKSEARCH, année 1950-1960). Les principaux cobayes étaient des patients inertes des cliniques neurologiques, dont la plupart ignoraient tout des expériences menées sur eux. Bluebird avait pour but de créer un sérum de vérité infaillible. En utilisant des substances psychotropes et les électrochocs, les chercheurs provoquaient chez les sujets une amnésie artificielle, leur inculquaient de faux souvenirs et « multipliaient » leur identité.

Le projet MK ULTRA était incomparablement plus coûteux et global. Il étudiait toute la diversité des moyens d’impacter la raison (y compris des enfants): de la biologie à la radiologie. Par exemple, dans le cadre d’un des 149 sous-projets, plus de 1 500 soldats américains recevaient avec leur nourriture des produits psychotropes pour évaluer leur opérationnalité « sous l’emprise des substances ». L’information obtenue dans le cadre de MK ULTRA est utilisée aujourd’hui dans le travail des renseignements, même si en 1972 le projet a été fermé après un scandale et qu’une partie de sa documentation a disparu.

Pour une poignée de shekels 

Le Groenland du sud

© AP PHOTO / NORDFOTO

Un glacier révèle le secret de la base nucléaire secrète US au Groenland

L’armée israélienne a également mené des expériences sur ses soldats: on a appris en 2007 qu’entre 1998 et 2006, dans le cadre des projets secrets Omer-1 et Omer-2, des médecins militaires israéliens cherchaient un vaccin « contre une arme bactériologique similaire à l’anthrax ». Les 716 soldats participant aux expériences n’ont pas été informés des risques, des éventuelles conséquences et il leur était interdit d’évoquer les détails des recherches avec leurs proches.

En 2007, un groupe d’anciens sujets souffrant des conséquences de cette expérience – tumeurs, ulcères, bronchite, épilepsie – s’est adressé au ministère de la Défense pour se plaindre de leur mauvais état de santé. Ils ont été soutenus par le syndicat des médecins et l’organisation Médecins pour les droits de l’homme qui sont allés jusqu’à la Cour suprême pour exiger une enquête. Mais ils ont obtenu l’effet inverse: le tribunal n’a pas seulement décliné la requête mais il a interdit de publier une partie des informations sur l’expérience.

L’armée hésitait entre réagir en disant que rien ne s’était produit et mettre en avant que les soldats avaient accepté eux-mêmes. Il a été déclaré à la presse que les participants aux projets Omer étaient uniquement des volontaires qui savaient dans quoi ils s’engageaient et pouvaient quitter la partie à tout moment. Il a été suggéré aux victimes de s’adresser aux établissements médicaux où leur guérison promettait d’être longue, car les victimes ne disposaient pas de la moindre information sur les effets subis.

Le principal concepteur de l’expérience, le docteur Avigdor Sheferman (ancien directeur de l’Institut israélien de biologie), est parti ensuite au Canada pour mener des recherches identiques dans une compagnie médicale. Les résultats des projets Omer ont été remis à l’armée américaine pour plusieurs centaines de milliers de shekels.

Une véritable ségrégation médicale

Les États-Unis sont leaders de ce genre d’expériences. C’est dans ce pays qu’entre 1932 et 1972 se déroulait une expérience qu’on pourrait considérer à la fois comme un symbole de ségrégation raciale et de barbarie médicale. A Tuskegee, Alabama, le groupe médical sous la direction du docteur Clark Taliaferro avait pour objectif d’étudier tous les stades de la syphilis.

L’étude consistait à suivre un groupe de Noirs déjà contaminés. Pourquoi? Car à cette époque ils étaient encore considérés comme moins instruits et plus influençables. La plupart ignoraient leur maladie – c’était une condition de l’expérience. Toutes les manipulations étaient présentées comme des « soins du mauvais sang ». 76 des 399 participants sont restés en vie à l’issue de l’expérience. 128 personnes sont décédées de la syphilis et de ses complications. 40 hommes ont infecté leur femme et 19 enfants sont nés avec la syphilis.

En 1946 l’expérience a été élargie: une partie des médecins a été envoyée au Guatemala où pendant deux ans ils infectaient sciemment des soldats, des prostituées, des prisonniers, des mendiants ou des malades mentaux – jusqu’à 5 000 personnes au total.

C’est seulement en 1972 après la tribune d’un médecin dans le Washington Star qu’une commission spéciale s’est penchée sur les recherches à Tuskegee pour reconnaître leur illégitimité. Le gouvernement américain a alloué 9 millions de dollars pour aider les survivants, et 25 ans plus tard leurs proches ont entendu les excuses du président Bill Clinton. La trace latino-américaine n’a été découverte qu’en 2010 grâce à la publication des notes du docteur Cutler – l’un de ceux qui travaillaient pour ce programme au Guatemala. 750 victimes guatémaltèques ont porté plainte contre l’université Jones Hopkins, et Barack Obama a présenté ses excuses au peuple du Guatemala en la personne du président Alvaro Colom.

Des épidémies artificielles introduites dans le métro

Les chercheurs américains ne ménageaient pas vraiment leur grande nation. Des chimistes testaient sur les recrues l’effet toxique de l’ypérite (pour améliorer les masques à gaz), ou encore pulvérisaient des composants toxiques sur plusieurs villes canadiennes et américaines. Dans les années 1950, des épidémies artificielles ont été provoquées en Floride et en Géorgie. A la fin des années 1960, on a testé dans le métro de New York et de Chicago la vulnérabilité des passagers aux attaques biochimiques cachées en envoyant sous terre la bactérie Bacillus subtilis. En 1963-1969, le Pentagone a lancé sans avertissement sur les navires de sa marine plusieurs types d’armes chimiques et bactériologiques.

Les analystes de la radiation soignaient à différentes époques les adénoïdes avec des barres de radium et le cancer de l’estomac (les diagnostics étaient faux) avec des injections de plutonium, nourrissaient des futures mères avec des sels de fer radioactif sous la forme d’une boisson de vitamines, faisaient exploser des bombes atomiques dans le Nevada et sur les îles Marshall, testaient l’iode radioactif sur les femmes enceintes et en nourrissaient les nouveau-nés.

Des orphelins-cobayes

Les enfants ont toujours été les sujets les plus convoités par les chercheurs.

« L’étude de l’effet des jugements de valeur sur la fluidité verbale des enfants » réalisée en 1939 à l’université de l’Iowa, connue comme « Monster study », est une expérience horrible même si elle n’a pas provoqué de nombreuses morts ni d’invalidités et impliquait seulement une influence verbale.

Le psychologue Wendell Johnson et son aspirante Mary Tudor ont sélectionné dans un orphelinat 22 enfants de différents âges, et dans les cinq mois qui ont suivi Tudor rendait régulièrement visite à chacun d’entre eux pour une conversation de 45 minutes. Certains appréciaient ces échanges car Mary les félicitait pour leur capacité de lecture et leur élocution. Mais d’autres enfants, après quelques visites, ont commencé à éprouver des problèmes d’élocution, de comportement et de réussite à l’école parce que Tudor se moquait d’eux et leur reprochait de faire des fautes verbales.

Il faut dire que Johnson était guidé par un intérêt tout à fait scientifique: les véritables causes du bégaiement n’ont toujours pas été établies. Il supposait qu’il était possible de provoquer un bégaiement même en l’absence de prédispositions physiologiques.

Les successeurs de Johnson et de Tudor jugent que les travaux de ces derniers sont les plus exhaustifs sur le bégaiement, y compris les premières informations qu’ils ont pu recueillir sur le rôle des sentiments et des pensées du bégayant. Par contre, les enfants traumatisés ont vécu avec leurs complexes toute leur vie.

A l’issue de l’expérience, Mary Tudor est revenue plusieurs fois à l’orphelinat pour se repentir, espérant redonner aux enfants leur estime de soi. L’université, pour sa part, a tenu secrètes ces recherches jusqu’en 2001, date à laquelle la presse en a pris connaissance: l’établissement a alors présenté des excuses officielles aux victimes. En 2003, six d’entre elles ont saisi le parquet de l’État pour exiger de les indemniser pour préjudice moral. Quatre ans plus tard, ils ont obtenu 925 000 dollars pour tous les plaignants.

Une expérimentation pour éradiquer l’homosexualité dans un pays

Les victimes des expériences homophobes d’Aubrey Levin pourront difficilement compter sur une indemnité ou même une enquête officielle. Entre 1970 et 1989, l’armée sud-africaine faisait l’objet d’un « nettoyage » des recrues homosexuels. Les données officielles parlent de milliers de victimes mais nul ne connaît le chiffre réel. L’information sur ce programme a été révélée en 1995 dans le journal sud-africain Daily Mail and Guardian. Dans une interview le responsable du projet, ex-psychiatre en chef d’un hôpital militaire Aubrey Levin, affirmait:

« Nous ne considérions pas les gens comme des cobayes. Nous avions seulement des patients qui voulaient guérir et venaient de leur plein gré ». Il disait également pratiquer une « thérapie d’aversion sur les soldats homosexuels, sans pour autant recourir au choc électrique ».

Alors que s’est-il passé en Afrique du Sud à cette époque?

Près de 900 opérations de « réorientation sexuelle » ont eu lieu dans des hôpitaux sud-africains dans les années 1970-1980 dans le cadre de programmes pour éradiquer l’homosexualité. Certains patients étaient « soignés » à l’aide de drogues et d’hormones, d’autres ont subi des méthodes radicales – un traitement d’aversion. Dans le cadre de ce dernier on reproduisait une forme « inadmissible » de conduite (par exemple, l’excitation de l’homosexuel avec des images pornographiques) tout en provoquant des sentiments désagréables (par exemple, un électrochoc), avant de montrer une image positive (photo d’une femme nue) sans électrochoc.

La pratique traditionnelle admet le traitement d’aversion uniquement en dernier recours, et même dans ce cas le sentiment désagréable doit être équivalent à la piqûre d’une aiguille, et non faire voler en l’air les chaussures de l’individu, comme ce fut le cas dans les expériences de Levin. La mesure extrême du projet Aversion était la castration ou un changement forcé de sexe, et beaucoup de ceux qui l’ont subi ont choisi le suicide plutôt que de vivre dans un corps étranger. Finalement, la partie « scientifique » du projet fut un fiasco mais les seuls ennuis que ses instigateurs ont connu étaient avec leur propre conscience.

La conscience par intraveineuse

Certains ignorent que les exploits des chercheurs soviétiques dans l’élaboration de poisons ont même dépassé le niveau atteint par les expériences des nazis. Le « Cabinet spécial » (Laboratoire 1, Laboratoire X, Cellule), laboratoire toxicologique créé en 1921 par la direction du NKVD dirigé par le professeur Grigori Maïranovski, procédait à la recherche de poisons impossibles à identifier. Les expériences étaient menées sur des détenus condamnés à la peine capitale: 10 personnes pour chaque produit (sans compter les expériences sur les animaux).

L’agonie de ceux qui ne mourraient pas immédiatement était suivie pendant 10-14 jours avant de les achever. Le poison recherché a été finalement trouvé: le carbylamine-choline-chloride ou K-2, qui tuait en 15 minutes et sans traces (les médecins légistes indépendants diagnostiquait un décès pour insuffisance cardiaque). Grigori Maïranovski travaillait également sur le « problème de sincérité » pendant les interrogatoires avec des produits médicaux et élaborait des poisons en poussière qui tuaient quand on les respirait…

Au total, le Laboratoire 1 a fait entre 150 et 300 victimes (des criminels mais également des prisonniers de guerre), parmi lesquelles on peut également compter les médecins de la Cellule: des années plus tard Maïranovski, finalement condamné, écrivait que deux de ses collègues avaient mis fin à leur vie, que deux autres avaient perdu la capacité de travailler et que trois étaient devenus alcooliques.

Les testicules de jeunesse éternelle

La création d’un poison idéal sera probablement toujours d’actualité, tout comme la recherche de la pierre philosophale et de la fontaine de jeunesse. Par exemple, le professeur Preobrajenski du Cœur de chien écrit par Mikhaïl Boulgakov, pratiquait une méthode de rajeunissement assez répandue pour les années 1920: son homologue vivant aurait pu être le docteur américain Leo Stanley – à l’exception de leur mentalité. Ce médecin en chef d’une prison de San Quentin (Californie) était un adepte de l’eugénisme et testait différentes méthodes de purification de la race humaine: la chirurgie plastique (car la laideur extérieure provoque la laideur intérieure et inversement), les manipulations des glandes génitales et, pour finir, la stérilisation.

Il a commencé à mener des expériences sur le rajeunissement en 1918 en transplantant aux détenus âgés les testicules de jeunes criminels exécutés. La « matière première » a rapidement commencé à manquer et le docteur s’est alors orienté vers les animaux en utilisant des testicules de boucs, de sangliers et de cerfs. D’après ses rapports, les sujets éprouvaient un « gain de forces et se sentaient mieux » – on ignore s’il s’agissait d’un effet placebo ou d’un véritable rajeunissement mais le docteur promettait la seconde variante.

Un autre but de l’étude était de confirmer l’hypothèse selon laquelle le comportement criminel dépendait des problèmes hormonaux. Pour régler les deux problèmes, il fallait donc stériliser le sujet — 600 détenus ont subi ce traitement jusqu’en 1940. Certains d’entre eux ne voulaient pas avoir d’enfants, d’autres voulaient rajeunir: le docteur Stanley présentait la stérilisation comme un moyen permettant de rajeunir et de guérir, il avait promis à certains un régime de détention plus souple. Cependant, son véritable objectif était de pacifier les gènes « criminels » et l’instinct sexuel qui poussait selon lui le criminel à récidiver. Il a poursuivi ses recherches jusqu’en 1951, et compte tenu de sa contribution à la réforme des établissements médicaux cette activité ne paraît pas absolument insensée.

L’hôpital du docteur Cotton

Contrairement aux recherches d’Henry Cotton, l’élève d’Alzheimer en personne à 30 ans déjà (à partir de 1907) dirigeait un hôpital psychiatrique à Trenton (New Jersey). Le poste de médecin en chef lui accordait de vastes opportunités pour tester en pratique son hypothèse sur l’origine des troubles psychiques. Il estimait que les gens devenaient fous par infection et que le foyer de cette dernière se trouvait avant tout dans les dents malades — très proches du cerveau. Par conséquent, la première procédure subie par les patients de Cotton était l’arrachage de dents.

Si cela ne fonctionnait pas, on continuait de chercher l’infection au hasard (ou par ablation): dans les amygdales, la vésicule biliaire, l’intestin, l’estomac, les testicules, les ovaires… Même la famille de Cotton n’a pas échappé à cette « chirurgie bactériologique » (nom donné par l’auteur de la méthode): il a arraché les dents de son épouse, de ses deux fils et même les siennes. Ce dernier acte avait été précédé par une dépression nerveuse suite à l’ouverture d’une enquête dans sa clinique par une commission du sénat local.

Malgré les données reflétant une efficacité élevée de sa méthode (85% de guérison) diffusées activement par le docteur dans ses discours et ses articles, ainsi que la forte popularité de l’hôpital de Trenton (même les hommes aisés et les célébrités y envoyaient leurs proches pour une grande somme d’argent), en 1924 le conseil de tutelle a senti que quelque chose ne tournait pas rond et a consulté l’université Jones Hopkins. La docteure Phyllis Greenacre envoyée à l’hôpital pour vérifier les statistiques a découvert que seulement 8% des patients de Cotton guérissaient, 41,9% ne ressentaient aucune amélioration et 43,4% mourraient. Sachant que les 8% n’avaient pas subi de soins et que les 43,4% décédés avaient fait les frais de la pratique de Cotton.

L’enquête de la commission créée par le sénat local avait précisément pour but de découvrir les causes de cet état de fait mais elle a à peine eu le temps d’entamer son travail: des collègues de renommée et même des hommes politiques ont pris la défense de Cotton, qui a tranquillement repris son travail pour prendre sa retraite cinq ans plus tard. Personne n’a voulu poursuivre ses recherches.

Les bonnes nouvelles

Virus Zika

© REUTERS / IVAN ALVARADO

Des expériences scientifiques auraient provoqué la recrudescence de Zika

Au courant de l’été 2014, les utilisateurs anglophones de Facebook ont été surpris d’apprendre que 689 003 d’entre eux avaient joué le rôle de cobayes contre leur gré dans une expérience conjointe des chercheurs américains et du réseau social. Les résultats parus dans le magazine Proceedings of the National Academy of Sciences stipulaient:

« Les états émotionnels peuvent être transmis à d’autres individus à travers une infection émotionnelle, après quoi, sans en être conscients, ils peuvent éprouver les mêmes émotions ».

Cela signifie que la bonne et la mauvaise humeur sont contagieuses de la même manière que l’absence d’un contact direct n’empêche pas cette infection. L’expérience était simple: un groupe de sujets recevait dans son fil d’actualité des positifs, l’autre des messages négatifs. Les utilisateurs ont immédiatement réagi: les « heureux » ont commencé à publier des commentaires optimistes et le groupe attaqué par des posts négatifs a commencé à écrire des choses négatives.

Les militants ont critiqué les méthodes des chercheurs et ont même supposé que pour certains, le contenu négatif avait pu être « la dernière goutte » — mais avec autant de probabilité le contenu positif a aussi pu redonner espoir à quelqu’un. Dans l’ensemble, les deux manipulations peuvent être perçues comme un petit pas vers la sophistication des méthodes pour influencer le public. Par conséquent, il faut remettre en question et analyser tout ce qui tombe dans le champ de votre attention, sans oublier la probabilité qu’à chaque instant vous faites peut-être partie d’une expérience.

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Le Saviez-Vous ►Voici 20 signes qui vous permettront de reconnaître un menteur –


J’ajouterais que devant un menteur, il est bien de répéter ses dires à d’autres moments pour voir si l’histoire se tient ou de répéter dans un autre ordre ce qu’il a dit, n’empêche que ce soit parfois difficile de démêler le vrai au faux, mais tout fini par se savoir un jour ou l’autre
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Voici 20 signes qui vous permettront de reconnaître un menteur

Nous vous présentons les signes qui indiquent si la personne est en train de vous dire la vérité ou des mensonges. Ces indices sont une combinaison entre le langage corporel et les signes comportementaux que des spécialistes ont étudié méticuleusement.Voici 20 signes qui vous permettront de reconnaître un menteur

1. Se toucher le visage de façon récurrente

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Selon le célèbre psychologue américain Philip Calvin, plus connu sous le nom de Dr. Phil. Les gens qui mentent ont plutôt tendance à se toucher le visage à plusieurs reprises, surtout le nez.

2. Faire un faux sourire

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Savez-vous reconnaître un vrai sourire d’un faux ? Lorsque le sourire d’une personne est sincère, les coins des yeux se froissent automatiquement de façon à changer l’expression du visage. Toutefois, lorsque le sourire n’est pas sincère, l’expression des yeux ne change pas.

3. Hausser les épaules

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Chaque fois qu’une personne vous ment, elle aura tendance à hausser les épaules à moitié. Un haussement des épaules sincère implique tout le corps, tandis qu’un faux est un mouvement un peu forcé.

4. Faire bouger les pieds

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Remuer ses pieds en parlant est un signe que la personne se sent mal à l’aise. C’est une façon de dire qu’elle souhaite tourner la page aussi vite que possible.

5. Faire des mouvements brusques avec la tête

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Si vous posez des questions à une personne et qu’elle a tendance à diriger sa tête vers l’arrière, la baisser ou l’incliner d’un côté, cela implique qu’elle est en train de vous mentir.

6.Signes qui vous permettront de reconnaître un menteur :

Regarder de façon persistante

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Certaines personnes pensent que les menteurs ont tendance avoir des regards fuyants. Pour contrer cette idée, les menteurs maintiennent le contact visuel tout en racontant des mensonges.

7. Pointer du doigt

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Les menteurs sont souvent sur la défensive et hostiles. En pleine discussion, ils ont tendance à pointer du doigt et à rejeter les accusations avec colère et mépris pour vous culpabiliser.

8. Transpirer de manière excessive

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Certaines personnes transpirent de façon excessive lorsqu’elles disent des mensonges. Ceci arrive car le mensonge implique le stress, une augmentation de la température corporelle et par conséquent, de la transpiration.

9. Bouger les bras de façon aléatoire

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Certaines personnes ont tendance à bouger leur bras de façon aléatoire et au hasard. C’est une astuce que les menteurs utilisent pour distraire leurs interlocuteurs.

10. Faire le « bec de canard »

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Selon le Dr. Phil, les menteurs ont inconsciemment une envie d’avoir l’air adorable en se pinçant les lèvres, en écarquillant les yeux et en faisant le fameux « bec de canard ».

11. Signes qui vous permettront de reconnaître un menteur :

Le bégaiement et l’hésitation

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Plusieurs personnes ont tendance à bégayer ou à hésiter en racontant leur histoire car elles ont une envie d’impressionner. D’autre part, il est difficile de penser clairement quand on veut raconter quelque chose de crédible.

12. Donner des informations supplémentaires

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Les menteurs présentent souvent plus d’informations que nécessaire. Selon le Dr. Phil, ceci est une façon de cacher quelque chose ou de se défendre.

13. Être sur la défensive

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C’est bien connu, les gens qui mentent se tiennent automatiquement sur la défensive, tandis que les personnes qui disent la vérité sont offensives.

14. L’articulation

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Pour se défendre, les menteurs articulent bien leurs mots. Par exemple, au lieu de vous dire « c’est pas moi » ils diront « ce n’est pas moi » ou de remplacer « je l’ai pas fait » par « je ne l’ai pas fait ».

15. Utiliser des questions ou faire des répétitions

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Une technique très prisée par les menteurs est de répondre à une question par une autre ou de répéter ce que vous avez dit. Le but est de confondre et de déstabiliser l’interlocuteur.

16. Éviter la première personne du singulier

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Selon la chaîne de télévision américaine CNN, les menteurs évitent d’utiliser la première personne du singulier dans leur propos. Par conséquent, au lieu de dire « je ne te crois pas » ils optent pour « tu as tort ».

17. Exagérer

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Les menteurs ont tendance à exagérer en racontant les petits détails de leur histoire. D’autre part, dans des situations délicates ils se concentrent sur les détails sans importance.

18. Se protéger

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Lors d’une discussion, les menteurs placent inconsciemment des objets comme des livres, une tasse de café ou leur ordinateur entre eux-mêmes et leurs interlocuteurs pour se protéger.

19. Utiliser des expressions sincères

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Pour commencer leurs phrases, les menteurs ont tendances à utiliser des expressions comme « pour être sincère » ou « pour te dire la vérité ».

20. Une astuce pour détecter le mensonge

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Pour finir, voici une astuce qui vous aidera à deviner si la personne est en train de vous mentir ou pas. Essayez de changer de conversation subitement, vous remarquerez qu’une personne sincère se sentira confuse, tandis qu’un menteur se sentira soulagé.

Source :santeplusmag.com

http://sain-et-naturel.com/

DÉCOUVERTE. Pourquoi certains enfants bégaient-ils ?


Il semble qu’on a trouvé l’endroit qui aurait une anomalie dans le cerveau pour les personnes qui bégaient. Avec d’autres études peut-être qu’il sera possible dans un avenir plus ou moins proche d’adapter un meilleur traitement
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DÉCOUVERTE. Pourquoi certains enfants bégaient-ils ?

 

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Le développement de la matière grise dans l’aire de Broca serait « anormal » chez les personnes souffrant de bégaiement. © SKX / Science Photo Library / AFP

Par Lise Loumé

L’une des régions cérébrales des personnes qui butent régulièrement sur les mots présenterait une « anomalie ». Explications

DÉCOUVERTE. Une région du cerveau se développe « anormalement » chez les enfants qui bégaient, et cela persiste à l’âge adulte, conclue une étude menée par des chercheurs de l’université d’Alberta. La première à observer le développement du cerveau chez les enfants et les adultes qui bégaient par IRM, précise un communiqué de l’université.

Un développement « anormal » de l’aire de Broca

L’équipe de Deryck Beal a étudié le cerveau de 116 garçons et hommes âgés de 6 à 48 ans (le sexe masculin étant davantage touché par le bégaiement que le sexe féminin – voir encadré ci-dessous). La moitié des participants bégayaient. Ils ont constaté seulement chez ces derniers un développement « anormal » de la matière grise dans l’aire de Broca, une région du lobe frontal dédiée au traitement du langage et à la production de parole (voir image ci-dessous). En fait, chez les sujets qui ne bégaient pas, l’épaisseur de la matière grise diminue avec l’âge. Mais pas chez les sujets qui bégaient !

Or « cette diminution de l’épaisseur est une bonne chose car elle reflète la manière dont le cerveau devient plus efficace en vieillissant, nécessitant moins de réseaux de neurones, explique Deryck Beal, principal auteur de l’étude. Cela signifie peut-être que cette région, chez les personnes qui bégaient, ne fonctionne pas de manière aussi efficace que chez les autres. »

© Deryk Beal/University of Alberta

Cette modification dans l’aire de Broca est la seule « anomalie » trouvée parmi 30 régions cérébrales explorées par l’équipe.

« Dans toutes les autres zones étudiées, nous avons constaté un développement « normal ». Selon nos résultats, l’aire de Broca pourrait être impliquée dans le bégaiement », explique Deryk Beal.

Mais il ne peut affirmer que l’aire de Broca soit responsable du bégaiement.

« C’est comme l’histoire de l’œuf et la poule, affirme-t-il. Nous ne savons pas si les changements que nous observons dans cette région du cerveau sont le résultat du bégaiement ou si cette différence cérébrale est la cause de ce trouble de la communication. »

Soigner les enfants qui bégaient

ÉVOLUTION. L’équipe de Deryk Beal avait découvert précédemment que les enfants qui bégaient ont un volume de matière grise moins important que les autres. Cette nouvelle étude représente selon lui

« une grande avancée » : c’est comme « avoir un « flip book » (ndlr : un folioscope, petit carnet contenant des images que l’on tient d’une main et que l’on effeuille de l’autre avec le pouce) des changements du cerveau tout au long de la vie au lieu d’une seule image à un certain âge », s’enthousiasme le chercheur.

D’après ce dernier, une étude menée sur le long terme et sur davantage d’individus (enfants et adultes) permettrait d’observer comment les zones cérébrales dédiées à la parole diffèrent entre les enfants qui bégaient, ceux qui ne bégaient pas, et ceux qui n’ont plus ce trouble en vieillissant.

« Cela nous aiderait à savoir comment le cerveau des enfants qui ne bégaient plus étant adultes évolue, afin d’aider ceux qui souffrent de ce trouble à guérir », conclut-il.

CHIFFRES. Le bégaiement frappe 1 % de la population. On compte 600.000 personnes bègues en France, selon le ministère de la Santé. Il touche dans l’enfance 5 % des enfants : une fille pour trois garçons. Trouble de la communication, le bégaiement apparait : parfois très précocément, dès 2 ans et le plus souvent vers 3/4 ans, parfois à l’entrée au C.P, ou parfois vers 10/11 ans. L’apparition peut être brutale ou progressive. Dans 3 cas sur 4, il disparaît sans laisser de trace vers 5/6 ans. Pour savoir quoi faire en cas de bégaiement de son enfant, consultezce document du ministère de la Santé.

http://www.sciencesetavenir.fr/

5 mythes au sujet du bégaiement


Le bégaiement touche 5 % d’enfant et 1 % chez les adultes, et qu’importe ou on se trouve dans le monde, les statistiques sont similaires. Il existe un traitement qui donne de très bons résultats chez les enfants, et adolescents, alors que chez le adultes c’est un peu plus compliqué
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5 mythes au sujet du bégaiement

 

    Le bégaiement est un trouble neuromusculaire de la parole qui apparaît le plus souvent à l’âge préscolaire, entre 2 et 5 ans, et qui touche quatre fois plus de garçons que de filles.

     Il se caractérise par des disfluidités ou « accrochages » de durée variable au niveau du discours. Ces disfluidités peuvent prendre différentes formes: répétitions de mots, de syllabes ou de sons, blocages, prolongement de sons ou ajout de sons ou de mots superflus. Certains individus présentent des mouvements associés ou une tension musculaire en lien avec leur bégaiement, par exemple, des coups de tête ou des clignements d’yeux.

    Un enfant qui hésite en exprimant certains mots ou répète des mots en entier (ex: Mais mais mais maman je veux du lait) ne présente pas nécessairement du bégaiement. Certaines disfluidités sont considérées normales et se manifestent quand l’enfant tente de structurer sa pensée, organiser ses idées ou trouver ses mots.

    D’autres disfluidités sont plus typiques du bégaiement: blocages sur certains sons (ex: Où est P….(pause)…Papa ?), prolongement de sons (ex: Aaaaaaalice est partie à la garderie) et répétition de parties de mots (ex: Regarde Maman le ca-ca-camion !). Plusieurs mythes sont véhiculés à propos du bégaiement, un phénomène toujours mal compris, dans la population en général. Voici ceux que j’ai le plus entendus dans le cadre de ma pratique en orthophonie:

  1. Le bégaiement est causé par un événement marquant ou traumatisant dans l’enfance. FAUX. Un divorce, un déménagement ou la naissance d’un frère ou d’une soeur ne peut causer le bégaiement. Toutefois, ces facteurs peuvent agir à titre de déclencheur ou contribuer à aggraver le bégaiement en interférant avec un système de parole plus fragile. En effet, l’anatomie et la physiologie du cerveau des personnes bègues présentent certaines fragilités, entraînant une difficulté de synchronisation des mécanismes impliqués dans la production de la parole (respiration, voix, articulation).

  2. Le bégaiement est causé par la gêne. FAUX. Contrairement aux croyances populaires, le bégaiement n’est pas causé par la gêne, la nervosité ou un problème affectif. Il n’y a d’ailleurs pas plus de bègues parmi les gens qui ont souffert de violence physique, de névroses ou d’autres types de problèmes psychologiques. Néanmoins, le bégaiement peut causer de la peur et de l’anxiété, qui à leur tour, peuvent aggraver le problème. La recherche actuelle n’a pas encore permis d’identifier une cause exacte au bégaiement. Cependant, plusieurs études tendent à démontrer que les aspects héréditaire et neurophysiologique jouent un rôle important. Ainsi, un individu a davantage de risques de bégayer si un autre membre de sa famille proche ou éloignée bégaie ou a déjà bégayé (prédisposition génétique).

  3. Les personnes qui bégaient sont des personnes simples d’esprit, moins intelligentes que la moyenne. FAUX. Il n’y a absolument aucun lien entre cette problématique de parole et l’intelligence.

  4. Les personnes qui bégaient le font parce qu’elles parlent trop vite. FAUX. Certaines personnes vont faire des remarques à une personne bègue, telles que « Prends ton temps, parle plus lentement, répète ». Ces conseils peuvent s’avérer gênants ou frustrants pour la personne bègue, en plus de ne pas entraîner une diminution du bégaiement. Le fait de diminuer le débit de parole n’est pas une stratégie aidante pour toutes les personnes bègues, de la même façon que ce ne sont pas toutes les personnes qui bégaient qui parlent plus vite que la moyenne.

  5. Le bégaiement persiste pour toute la vie, il n’y a rien à faire pour le traiter. FAUX. Le pronostic est généralement favorable lorsque le bégaiement est pris en charge à l’âge préscolaire. Les enfants qui bégaient peuvent atteindre une fluidité normale suite au traitement orthophonique. Le programme Lidcombe, un traitement élaboré en Australie et fondé sur des données probantes, est traditionnellement utilisé au Québec avec des jeunes d’âge préscolaire (entre 3 ans ½ et 6 ans), mais il peut être appliqué aussi avec des enfants d’âge scolaire et des adolescents de 7 à 12 ans.

    Il s’agit d’une approche comportementale, c’est-à-dire qu’on ne montre pas à l’enfant une nouvelle manière de parler, mais on utilise plutôt des renforcements positifs de la fluidité (commentaires au sujet de la parole) pour que ce comportement se généralise. L’orthophoniste guide les parents dans l’application et la progression du traitement. Beaucoup de jeunes traités en bas âge ne présenteront plus de bégaiement plus tard et ne se rappelleront même plus qu’ils ont déjà bégayé! Dans d’autres cas, le bégaiement peut disparaître naturellement, sans intervention, dans les 6 à 12 mois suivant son apparition. C’est pourquoi plusieurs recherches démontrent que l’on retrouve un problème de bégaiement, dans la population, chez environ 5% des enfants, mais seulement 1% des adultes. Ces chiffres sont sensiblement les mêmes partout à travers le monde, dans toutes les cultures. Cependant, à partir de l’adolescence, il est plus ardu de traiter le bégaiement. Le traitement du bégaiement chez l’adolescent ou l’adulte est souvent plus exigeant et bien que des progrès soient possibles, le pronostic est moins favorable, car souvent, beaucoup d’émotions négatives sont associées au bégaiement. La stabilité de la fluidité atteinte est difficile à maintenir.

Pour en savoir davantage sur le bégaiement

> L’Association des Jeunes Bègues du Québec (AJBQ) a pour mission d’informer la population au sujet du bégaiement et d’offrir du soutien aux jeunes ayant un problème de fluidité ainsi qu’à leur famille. L’AJBQ offre des thérapies intensives de fluidité pour les personnes qui présentent du bégaiement, enfants (à partir de 8 ans) comme jeunes adultes. Il est possible d’entrer en contact avec d’autres jeunes qui bégaient.
> Le livre
Mon nom c’est c’est Olivier de Brigitte Marleau (Éditeur Boomerang) est excellent pour aborder le bégaiement avec un enfant.
>
Goodbye bégaiement , conseils pour en sortir et Je bégaie ! Le vidéoblog du bégaiement 2.0 Blogues de personnes bègues qui partagent leurs connaissances et leurs expériences. Les deux blogueurs s’unissent dans un vidéo pour répondre à la question « Guérir du bégaiement, mythe ou réalité? »
> The Stuttering Foundation of America (en anglais)
>
National Stuttering Association (en anglais)
>
Canadian Stuttering Association (en anglais)
> Le film
The King’s speech, qui raconte le combat personnel du père d’Élisabeth II a grandement contribué, en 2010, à sensibiliser la population au bégaiement. Le réalisateur a abordé la relation entre le futur roi George VI et un orthophoniste à qui il a fait appel pour traiter son problème de bégaiement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/