Les restes d’un général de Napoléon découverts en Russie plus de 200 ans après sa mort ?


Il y a 200 ans, le général Charles Étienne Gudin a été victime d’un boulet de Canon en Russie. Il était sous les ordres de Napoléon. Les archéologues croient avoir découvert sa tombe à cause de l’aspect physique du squelette. Ils pourront confirmer ou non, grâce a l’ADN des descendants, si c’est bien le général de Napoléon.
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Les restes d’un général de Napoléon découverts en Russie plus de 200 ans après sa mort ?

Les restes d'un général de Napoléon découverts en Russie plus de 200 ans après sa mort ?Les restes supposés du général Charles Étienne Gudin ont été découverts dans un parc de la ville de Smolensk.© Smolensk_live/Twitter

Par Emeline Férard –

Des archéologues pensent avoir trouvé les restes de Charles Étienne Gudin, un général de Napoléon victime en août 1812 d’un boulet de canon lors d’une bataille en Russie. Ses ossements auraient été découverts dans un parc à 400 kilomètres de Moscou.

Plus de 200 ans après, l’un des plus proches soldats de Napoléon vient-il enfin de sortir de terre ? C’est ce que suggère l’annonce réalisée il y a peu par une équipe d’archéologues. En Russie, ces spécialistes pensent avoir mis au jour les restes de Charles Étienne Gudin, un général mort en août 1812 après avoir été frappé par un boulet de canon lors de la bataille de Valoutina Gora.

Or, le général n’était pas n’importe qui. Napoléon connaissait personnellement Gudin qui était allé comme lui à l’Ecole militaire de Brienne, et il le portait en haute estime. L’histoire raconte même que l’empereur aurait pleuré sa mort avant d’ordonner que son nom soit inscrit sur l’Arc de triomphe. Suite à son décès, son coeur a également été prélevé et ramené à Paris pour reposer dans la chapelle du cimetière du Père Lachaise.

Le fruit de longues recherches

Malgré cette renommée, on ignorait jusqu’ici où les restes de Charles Étienne Gudin se trouvaient exactement. Selon Reuters, c’est au terme de longues recherches menées notamment par l’archéologue et historien Pierre Malinovsky que des fouilles ont été entamées dans un parc de la ville de Smolensk située à quelque 400 kilomètres de Moscou. Soit non loin du siège de la bataille de Valoutina Gora.

Ces fouilles ont permis de découvrir un cercueil en bois contenant un squelette qui pourrait appartenir au général de Napoléon.

D’après les archéologues russes et français, les ossements montreraient en effet des blessures correspondant avec un « haut degré de probabilité » à celles dont souffraient Charles Étienne Gudin. Parmi elles, l’absence d’une partie de la jambe gauche.

Les témoignages de l’époque indiquent que le boulet de canon reçu par le soldat aurait conduit à l’amputation de cette même jambe ainsi qu’à des blessures à la jambe droite. Des lésions également retrouvées sur le squelette non identifié.

Une identification à confirmer

« C’est un moment historique non seulement pour moi mais aussi, je pense, pour nos deux pays », s’est réjoui Pierre Malinovsky pour le journal local Rabochy Put repris par Reuters.

« Napoléon est l’une des dernières personnes à avoir vu [le général]en vie ce qui est très important, et c’est le premier général de la période napoléonienne que nous trouvons« , a-t-il poursuivi.

 Néanmoins, l’identification des ossements reste encore à confirmer par de plus amples analyses et notamment des analyses génétiques.

Les archéologues ont d’ors et déjà contacté les descendants de Charles Étienne Gudin afin de comparer leur ADN à celui de la dépouille retrouvée. Mais il faudra sans doute attendre plusieurs mois voire un an pour connaitre leurs conclusions, a précisé la Russian Military Historical Society également impliquée dans le projet de fouilles.

Outre son nom inscrit sur l’Arc de triomphe, d’autres hommages ont été rendus au militaire. Un buste à son effigie est exposé dans une galerie du château de Versailles. Une rue du 16e arrondissement de Paris porte également son nom.

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Le site d’une bataille de César découvert aux Pays-Bas


César avec sa stratégie pernicieuse a irradié un peuple de Germain, un vrai génocide. Ce site de  combat a été découvert quelque part au Pays-Bas. En fin du compte, on s’aperçoit dans l’histoire que les stratégies n’ont pas vraiment changée aujourd’hui
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Le site d’une bataille de César découvert aux Pays-Bas

 

Jules César aurait écrasé deux groupes de Germains dans la région de Kessel au Pays-Bas lors d'une bataille évoquée dans La Guerre des Gaules. ©MINISTRY/SIPA

Jules César aurait écrasé deux groupes de Germains dans la région de Kessel au Pays-Bas lors d’une bataille évoquée dans La Guerre des Gaules. ©MINISTRY/SIPA

Par Bernadette Arnaud

Des archéologues néerlandais affirment avoir découvert les traces d’une bataille de César dans le sud des Pays-Bas.

BATAILLE. Veni, vedi, vici*… Le lieu d’une bataille décrite par César dans La Guerre des Gaules (De bello gallico), qui s’est déroulée sur un territoire jusqu’alors non identifié, aurait été retrouvé dans les régions de Kessel et Heerewaarden, dans le Brabant septentrional (Pays-Bas). C’est ce qu’a affirmé le 11 décembre 2015 l’archéologue Nico Royman, de la Vrije Université (VU) d’Amsterdam. Le grand spécialiste néerlandais de l’Age du fer a en effet révélé la mise au jour sur place d’une importante quantité d’armes (épées, fers de lance) et surtout de restes humains datés du 1er siècle avant notre ère. Ces vestiges marqueraient l’emplacement d’une bataille ayant eu lieu en 55 avant notre ère lors des guerres de conquête de Jules César, alors proconsul de Rome. Les os de la centaine de corps dégagée montreraient clairement des traces de blessures causées par des armes.

Lors de ce violent affrontement, les légions* romaines auraient écrasé deux tribus germaniques. « C’est la première fois que la présence de César et de ses légions est explicitement démontrée sur le territoire néerlandais », a indiqué Nico Royman.

Vue d’ensemble des restes humains mis au jour sur le site de bataille de la région de Kessel (Pays-Bas), où se seraient opposés des légions de César et deux groupes de Germains. ©Vrije Université d’Amsterdam

Impitoyable destruction

Les deux tribus germaniques, les Tenctères et les Usipètes, originaires de l’est du Rhin, auraient traversé le fleuve, persécutées par les Suèves, un autre groupe germain. Elles auraient alors demandé asile à César, qui aurait refusé, ordonnant à ses huit légions de les détruire impitoyablement.

« Aujourd’hui, nous parlerions de génocide », a ajouté le chercheur.

Mais dans son célèbre livre sur la guerre des Gaules, César rapporte (parole du vainqueur) que la cavalerie des Germains avait d’abord attaqué ses soldats, après avoir rompu une trêve par ruse. La vengeance romaine aura donc été terrible. César mentionne sans la moindre émotion que les Germains ont été surpris dans leur camps, ce qui ne laissait aucune chance, ni aux hommes, ni aux femmes, ni aux enfants d’en réchapper (lire encadré ci-dessous).

* « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu »

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Épées et armement découverts sur le site de Kessel (Pays-Bas). © Vrije Université d’Amsterdam

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La bataille rapportée dans le Livre 4 du « De Bello Gallico » de César, tels qu’ils apparaissent dans les chapitres 14 et 15 :

[4, 14]

(1) Après avoir rangé l’armée sur trois lignes et fait une marche rapide de huit milles, il arriva au camp des Germains avant qu’ils pussent savoir ce qui s’était passé. (2) Frappés tout à la fois d’une terreur subite et par la promptitude de notre arrivée et par l’absence de leurs chefs ; n’ayant le temps ni de délibérer ni de prendre les armes, ils ne savaient, dans leur trouble, s’ils devaient marcher contre nous, défendre le camp ou chercher leur salut dans la fuite. (3) Leur terreur se manifesta par des cris et un grand désordre : nos soldats, animés par la perfidie de la veille, fondirent sur le camp. (4) Là, ceux qui purent prendre promptement les armes firent quelque résistance et combattirent entre les chars et les bagages ; (5) mais la multitude des enfants et des femmes (car les Germains étaient sortis de leur pays et avaient passé le Rhin avec tout ce qu’ils possédaient), se mit à fuir de toutes parts ; César envoya la cavalerie à leur poursuite.

[4, 15]

(1) Les Germains, entendant des cris derrière eux et voyant le carnage qu’on faisait des leurs, jettent leurs armes, abandonnent leurs enseignes, et s’échappent du camp. (2) Lorsqu’ils furent parvenus au confluent de la Meuse et du Rhin, que l’espoir de prolonger leur fuite leur fut ravi, et qu’un grand nombre d’entre eux eut été tué, ce qui en restait se précipita dans le fleuve, et y périt, accablé par la peur, la fatigue, et la force du courant.

« Pline l’Ancien (23-79), après avoir exprimé son enthousiasme pour l’intelligence de César, avait ajouté un commentaire étonnamment moderne. Après avoir estimé à 1 192 000 le nombre de morts causés par la guerre des Gaules, il ajoute qu’il ne fera [à César] « un titre de gloire d’un pareil crime contre l’humanité », relate dans son livre La Guerre Romaine, l’historien de l’Antiquité Yann Le Bohec, professeur émérite à la Sorbonne (Paris).

Légion: unité d’infanterie lourde, une légion comptait environ 5000 hommes en moyenne (parfois 6000 en temps de guerre, et 4000 en période de paix). Elle était divisée en dix cohortes, constituées de trois manipules et six centuries chacune. Elle englobait aussi 132 cavaliers, obéissant à des centurions, effectif porté plus tard, à 726 au temps de l’empereur Galien (218-268). Il est bon de rappeler, pour ceux qui feront les comptes, qu’une centurie n’était jamais composée de 100 hommes, mais plutôt d’une soixantaine. Chacune était désignée par trois éléments: le titre de la légion, un numéro et un surnom, à l’exemple de laLegio III Augusta.

Ces données sont issues de La Guerre Romaine, de Yann Le Bohec.

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