Plus dangereux, inédit, visible: le «toujours plus» des sports extrêmes


Avec les réseaux sociaux, les vidéos, le sport extrême a pris une ampleur démesurée. Risquer sa vie pour se sentir plus vivant. Mais aussi, c’est regarder moi, je suis bon, j’affronte la mort face à face. Malheureusement, ce genre d’activités dangereuses rencontre quelques fois la mort et ce même avec des sportifs expérimentés
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Plus dangereux, inédit, visible: le «toujours plus» des sports extrêmes

 

Base jump, Parkour, High, sauts en wingsuit, une... (Photo PHILIPPE DESMAZES, AFP)

Base jump, Parkour, High, sauts en wingsuit, une combinaison ailée… L’inventivité humaine semble n’avoir point de limite en matière de disciplines toujours plus extraordinaires, plus risquées, plus photo et télégéniques aussi.

Photo PHILIPPE DESMAZES, AFP

 

Françoise CHAPTAL
Agence France-Presse
PARIS

Ils glissent comme des oiseaux entre des parois rocheuses portés par une combinaison ailée, font le poirier sur le rebord d’un toit ou se jettent d’une falaise: les adeptes de sports extrêmes, autrefois circonscrits à une poignée d’initiés, sont de plus en plus nombreux.

Et leurs exploits plus visibles, filmés et diffusés sur l’internet, comme un défi à une société de plus en plus averse au risque.

Base jump (saut en parachute d’un promontoire naturel comme une falaise ou artificiel comme un pont), Parkour (acrobaties urbaines, de toits en balcons, murs, édifices), High ou skylining (funambulisme en milieu urbain ou naturel), sauts en wingsuit, (une combinaison ailée…) L’inventivité humaine semble n’avoir point de limite en matière de disciplines toujours plus extraordinaires, plus risquées, plus photo et télégéniques aussi.

Et plus mortelles aussi: quatre base-jumpers se sont écrasés dans les Alpes et Pyrénées françaises en août après s’être jetés dans le vide depuis un sommet. Le base jump et le wingsuit coûtent la vie à une vingtaine de personnes chaque année en moyenne. En mars, la communauté des amateurs d’adrénaline avait été choquée par la mort de trois sportifs expérimentés et réputés, dans les Alpes suisses, le Néo-Zélandais Dan Vicary, l’Américain Brian Drake et le Français Ludovic Woerth.

C’est dans les années 2000, coïncidant avec l’essor des réseaux sociaux et du partage de vidéos sur l’internet, que ces sports ont fait irruption ou sont sortis de l’ombre, ringardisant le parachutisme, le deltaplane ou le saut à l’élastique, considérés autrefois, dans l’imaginaire collectif, comme le summum des sports à risques.

«Aujourd’hui, beaucoup de pratiquants de ces sports se mettent en scène dans des vidéos et cela change la donne», note Nicolas Cazenave, maître de conférence en psychologie clinique et de la santé à l’université de Toulouse-Jean-Jaurès. «Il y a un côté narcissique qui n’existait pas par le passé, quand ces pratiques étaient confidentielles.»

«Inventivité galopante»

Il suffit en effet de passer un moment sur un site de vidéos, comme Epic TV, pour être abreuvé d’images plus spectaculaires les unes que les autres.

«On s’affronte par vidéo interposée, donc on augmente les risques, parce qu’une fois que tout le monde a réalisé un exploit, il faut passer à quelque chose de plus risqué», poursuit Nicolas Cazenave, lui-même ancien snowboarder.

D’autant que les technologies en terme de matériel sont de plus en plus accessibles. Le wingsuit, cette combinaison ailée qui se gonfle et permet de voler, a été «démocratisée» après le saut dans l’espace de l’Autrichien Felix Baumgartner, orchestré par la marque autrichienne de boissons énergétiques Red Bull.

Aujourd’hui, sauter en wingsuit est devenu tellement «banal» qu’un Italo-Norvégien de 27 ans, Alexander Polli, a cru bon, pour se démarquer, de passer à 250 km/h dans un trou à peine plus large que son envergure, creusé par l’érosion dans une falaise de Catalogne, après avoir sauté, équipé de son wingsuit, depuis un hélicoptère!

«Il y a clairement une inventivité galopante», reprend Nicolas Cazenave. «Parce que les nouvelles technologies le permettent, sont plus accessibles. Et aussi parce que notre société tend à mettre de plus en plus de freins, de protections physiques, de limitations de vitesse, dans la vie de tous les jours et dans le sport. Les sportifs de l’extrême recherchent les niches.»

«Testostérone et dopamine»

Chercheuse en psychologie sociale à l’institut des sciences du mouvement d’Aix-Marseille, spécialiste des prises de risque dans le sport, Cécile Martha a suivi pendant un an et demi une quarantaine d’adeptes du Base jump (sur 200 recensés en France), sorte de parachutisme dont les adeptes se jettent d’un pont ou d’une falaise plutôt que d’un avion.

Elle a dressé un portrait-robot de ces athlètes de l’extrême:

«Un homme, pour l’écrasante majorité (pour des raisons d’abord hormonales liées au mélange détonant de la testostérone, hormone masculine, et de la dopamine, celle du plaisir, dans des situations extrêmes) éprouvant un besoin de sensations fortes supérieur à la moyenne».

«En revanche, ce ne sont pas des impulsifs», poursuit-elle. Ils abordent leur sport de manière très méticuleuse et ceux qui ont le plus d’accidents sont justement les impulsifs». Leur vie est à la merci des reliefs ou d’un coup de vent imprévu.

«Le quotidien ne leur donne pas de sensations fortes, d’émotions. Ce n’est pas se confronter à la mort qui les stimule, mais plutôt le désir de se sentir extrêmement vivants. Pour cela, ils ont besoin de se mettre en danger», explique Nicolas Cazenave.

«L’équitation, le ski, la gymnastique, la F1, la voile, la moto… comportent à priori un risque mortel», explique Jean Griffet, sociologue spécialiste des sports aquatiques extrêmes comme la plongée en apnée.

Mais le danger y est réduit par des dispositifs (glissières de sécurité, tapis de mousse…) et un apprentissage progressif.

«Le sport extrême ne permet pas cet apprentissage. Lorsque vous sautez pour la première fois en Base jump, c’est déjà une activité létale, définie par la loi du tout ou rien.»

http://www.lapresse.ca/

Saut extrême pour son anniversaire À 102 ans, elle saute en bas d’un pont


Avoir 102 ans, c’est déjà un exploit, alors sauter en bas de pont, c’est carrément insolite. La dame n’a pas froid au yeux et franchement c’est une leçon a donné aux personnes qui se disent vieux en restant inactif
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Saut extrême pour son anniversaire

À 102 ans, elle saute en bas d’un pont

 

À 102 ans, elle saute en bas d'un pont

Crédit photo : capture d’écran, Fox News

À 102 ans, on s’imagine avoir tout vu et tout vécu et, pourtant, une dame a décidé d’essayer le saut extrême ou base jump et de sauter en bas d’un pont, rapporte Fox News.

Dorothy Custer a fêté son 102e anniversaire le 30 mai dernier. Selon elle, le secret pour vivre vieux et en santé est de faire beaucoup d’activité et de ne jamais s’inquiéter pour son âge.


(Crédit photo: capture d’écran, Fox News)

«Je n’ai jamais pensé à mon âge. J’ai juste vécu et j’ai pris du bon temps. Je ne pense pas à mon âge maintenant», raconte la centenaire.

BASE JUMPING

 

Cette année, elle voulait un anniversaire calme, toutefois, sa famille en a décidé autrement.

«Je n’y avais jamais pensé jusqu’à ce que mes fils m’en parlent. J’avais pensé sauter d’un avion, mais je trouvais que c’était trop gros. Alors, j’avais oublié ce projet et j’avais décidé d’avoir un anniversaire tranquille», d’ajouter Dorothy.


(Crédit photo: capture d’écran, Fox News)

Au lieu d’un anniversaire calme, elle a plutôt sauté en tandem avec un professionnel du saut extrême.

Évidemment, la dame de 102 ans était la plus vieille cliente de Sean Chuman, son instructeur.

Celui-ci était vraiment excité pour la femme puisqu’il n’avait jamais rencontré une femme comme elle, prête à sauter dans le vide.


(Crédit photo: capture d’écran, Fox News)

Tout le monde a demandé à Dorothy pourquoi elle a décidé d’essayer le base jump. Elle même ne semble pas certaine.

«Pourquoi? Je me suis aussi posé la question, mais je ne sais pas vraiment», a simplement répondu la vieille dame.

Tous se demandent maintenant ce qu’elle a prévu pour son 103e anniversaire.

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