Une immense barrière de corail vient d’être décou­verte au large de l’Ita­lie


La mer, a encore des choses étonnantes. En Italie, ils ont trouvé une barrière de corail dans une profondeur dont l’éclairage est moyen, et pourrait avoir une dizaine de km.
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Une immense barrière de corail vient d’être décou­verte au large de l’Ita­lie

Crédits : Univer­sità di Bari

par  Laura Boudoux

Dans la mer Adria­tique, la première barrière de corail italienne vient d’être obser­vée par des cher­cheurs.

Cet écosys­tème sous-marin a été observé sur deux kilo­mètres et demi, au large de Mono­poli, dans les Pouilles. Il s’agit du tout premier récif coral­lien méso­pho­tique – c’est-à-dire situé à une profon­deur moyen­ne­ment éclai­rée, trouvé ailleurs en Médi­ter­ra­née –, rapporte Il Tempo. Il pour­rait s’étendre sur des dizaines de kilo­mètres.

Les cher­cheurs ont fait part de leur décou­verte dans une étude publiée sur Nature, le 5 mars 2019, expliquant que ce genre de récif se trouve habi­tuel­le­ment « à des profon­deurs allant de 30/40 mètres jusqu’à 200 mètres ». « Ils sont très rares, car ils réus­sissent à survivre et gran­dir malgré le manque de lumière. Au début des années 1990, j’ai travaillé comme biolo­giste marin aux Maldives. Jamais je n’au­rais imaginé trou­ver un récif coral­lien, 30 ans plus tard, à deux pas de chez moi », plai­sante le profes­seur Giuseppe Corriero, direc­teur du dépar­te­ment de biolo­gie de l’uni­ver­sité de Bari Aldo Moro.

Le récif des Pouilles se trouve entre 35 et 50 mètres de profon­deur et pour­rait s’étendre sur des dizaines de kilo­mètres, le long de la côte italienne. Si la plupart des récifs coral­liens ont moins de 10 000 ans et occupent moins de 0,1 % des océans de la planète, ils hébergent 25 % des espèces marines, des pois­sons aux éponges en passant par les mollusques. Victimes du réchauf­fe­ment clima­tique et de la pollu­tion des mers, ils se déve­loppent tout de même encore assez rapi­de­ment pour compen­ser la montée du niveau de la mer. Mais pour combien de temps ?

Sources : Il Tempo / The Guar­dian

https://www.ulyces.co/

Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas


 

Je crois que cet été, le réchauffement climatique a fait la une des médias presque tous les jours. On en parle beaucoup surtout avec ces chaleurs intenses vécu à plusieurs endroits. Il faut en parler, car il est en effet trop tard pour stopper ce réchauffement, mais trouver des solutions que cela soit plus supportable, et protéger les animaux ainsi que les insectes pollinisateurs, le corail etc
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Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas

 

 

L'arrosage d'un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

L’arrosage d’un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

La menace de la destruction de la terre n’est pas nouvelle, mais sa rapidité si.

Cet été 2018 aura été marqué par des phénomènes climatiques extrêmes: le cercle polaire s’est embrasé; plus au sud, au Québec, au Japon et en Europe des milliers de personnes ont fait face à la sécheresse, aux mauvaises récoltes et parfois même à la mort.

Et ce ne serait qu’un prélude à un réchauffement généralisé et à une multiplication des vagues de chaleur telles qu’on vient de les connaître (voire pire). Les morts de la chaleur risquent d’être plus nombreux et les sécheresses plus sévères, conduisant à des pénuries alimentaires.

Une situation urgente

Dans les colonnes de The Independant, l’écrivain irlandais Richard Seymour estime que même si les épisodes caniculaires sont un des marroniers médiatiques de l’été, «le ton apocalyptique employé pour en parler est encore trop doux. Particulièrement quand l’espèce humaine est en danger d’extinction».

Et Seymour de lister les signaux d’alarme qui devraient nous inquiéter quant à notre prochaine disparition.

Comme la destruction de la barrière de corail qui, couplée à l’accélération de l’acidification des océans et leurs réchauffements représente une menace pour l’air que nous respirons.

Comme la mort des abeilles, dont la population est en plein tourment. Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique est susceptible de causer une mort rapide de ces insectes. Sans leur pollinisation, 70% des cultures qui nourrissent 90% de la planète seraient impossibles.

Comme l’extinction des espèces. Près de 23 250 espèces sont aujourd’hui menacées. L’extinction de masse n’est pas nouvelle mais la vitesse à laquelle elle se produit l’est.

Comme, aussi, la disparition du continent Arctique. Il se pourrait que d’ici 2040, toute la glace en ait définitivement fondu, entraînant la disparition d’autres espèces. Et une baisse de la réflexion des radiations du soleil par la Terre, qui en absorbera plus et se réchauffera donc encore plus.

Reconnaître la situation tout en refusant ses conséquences

Le problème est présent, nous en sommes conscients, estime Seymour. Néanmoins, nous devons faire face à un obstacle, celui que le sociologue Stanley Cohen a nommé «Implicatory denial», c’est à dire le fait de reconnaître un problème mais d’en nier les conséquences. C’est bien plus insidieux, particulièrement au niveau des politiques à mettre en place. Le déni des politiciens est facile à comprendre. L’économie toute entière pourrait être submergée par la remise en cause du capitalisme fossilebasé sur les révolutions industrielles. Car la transition écologique nécessiterait une mobilisation collective équivalente à une guerre mondiale.

http://www.slate.fr/