La banane, un fruit en sursis


Un champignon attaque les bananiers, dans les pays producteurs seul l’Amérique Latine est épargnée pour le moment. Au fait, ce champignon a déjà fait des ravages de coin du monde et c’était presque la fin pour les producteurs jusqu’une nouvelle banane, soit sur le marché résistant à ce champignon. Les bananes Cavendish, sauf que comme toutes maladies peuvent évoluer le danger de perdre des plantations n’est pas écarté
Nuage

 

La banane, un fruit en sursis

 

Un homme marchant entre les rangs de bananiers transporte sur son épaule un régime de bananes destiné à la vente.

Un ouvrier dans une plantation de bananes au Costa Rica Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

Un champignon microscopique fait trembler l’industrie bananière. La maladie qu’il provoque, la fusariose, incurable, ravage des plantations en Asie et en Afrique. En Amérique latine, les agriculteurs mettent en place des mesures pour s’en prémunir. Dans leurs laboratoires, les chercheurs, eux, tentent de trouver des solutions pour sauver l’industrie bananière, véritable géant aux pieds d’argile.

Un texte de Gaëlle Lussiaà-Berdou, de La semaine verte

Le champignon responsable de la fusariose – qui détruit les bananiers mais n’influe pas sur la santé humaine – a été découvert en Asie dans les années 90. Depuis, il s’est répandu jusqu’à atteindre l’Afrique et le Moyen-Orient, en 2014. En chemin, il a ravagé plusieurs plantations et a rendu certaines terres impropres à la culture bananière, puisqu’il peut subsister dans les sols pendant des décennies.

Pour le moment, l’Amérique latine, qui produit la plus grande partie des bananes de la planète, est épargnée. Mais l’inquiétude grandit. Le Costa Rica, par exemple, exporte près de 2 millions de tonnes de bananes par an, et 140 000 emplois directs et indirects seraient menacés si la maladie se déclarait.

La femme tient dans sa main droite un boyau d'arrosage muni d'un pistolet et s'apprête à asperger un régime de bananes suspendu au plafond de l'usine.

Une travailleuse agricole au Costa Rica procède au nettoyage de régimes de bananes destinés à la vente. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

Corbana, une association nationale qui aide les producteurs à améliorer leurs pratiques, a mis en place une série de mesures pour éviter l’arrivée du champignon. On sensibilise les voyageurs qui pourraient ramener le champignon au pays. Dans les plantations, on tient des registres des visiteurs et on vérifie s’ils sont passés par des zones potentiellement contaminées. La décontamination est obligatoire avant d’entrer dans les champs. Les travailleurs sont informés des symptômes à surveiller.

On observe une décoloration des tissus vasculaires du bananier. Au lieu d'être blanc, l'intérieur est tacheté de jaune et de brun.

Coupe transversale d’un bananier infecté par le champignon qui cause la fusariose. Au lieu d’être blanc, l’intérieur est tacheté de jaune et de brun. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

« Une fois qu’il est présent dans le sol, le champignon est quasiment impossible à déloger avec des produits chimiques ou des moyens naturels », explique Leonardo Perez, agronome chez Corbana, pour justifier ces mesures.

Une grande part de notre économie agricole est basée sur l’exportation de bananes. Si la maladie arrive au Costa Rica, les effets pourraient être énormes, d’un point de vue autant économique que social.

Rafael Segura, chercheur chez Corbana

Préoccupation mondiale

En 2014, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sonnait déjà l’alarme.

« Une maladie qui affecte les bananes s’attaque à une importante source de nourriture, de revenus et d’emplois dans beaucoup de pays tropicaux », rappelait alors l’agence.

Quelque 400 millions de personnes dépendent en effet de cette culture vivrière, la huitième en importance sur la planète.

On voit dans l'usine des grands bacs remplis d'eau où sont placées les bananes vertes. Les travailleuses les trient. Un femme vêtue de gants et d'un sarrau prend un régime dans sa main.

Des travailleuses au Costa Rica préparent des bananes destinées à la vente. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

La FAO vient d’ailleurs de demander 120 millions de dollars pour lutter contre la maladie, en ciblant 67 pays et en mettant en place des mesures pour éviter sa propagation.

Au Costa Rica, on comprend la gravité de la menace. Et pour cause : il y a près d’un siècle, une autre souche du même champignon avait quasiment mis les producteurs à genoux. La race 1 de la fusariose, qu’on appelait la maladie de Panama, avait peu à peu détruit les plantations mondiales de la principale variété de bananes cultivée à l’époque, la Gros Michel. Les champs avaient dû être abandonnés les uns après les autres.

L’industrie doit son salut à une autre variété de bananes découverte à l’époque, la Cavendish, résistante à la race 1 de la fusariose. La Cavendish occupe aujourd’hui la quasi-totalité du marché international des bananes. C’est elle qu’on retrouve dans nos supermarchés. Sauf que cette variété se montre à son tour vulnérable à une autre souche du champignon responsable de la fusariose, la race tropicale 4 (TR4).

Les recherches en laboratoire

L’industrie bananière repose sur une monoculture de plants produits en laboratoire, souvent à des milliers de kilomètres des plantations. Comme dans la région de Montpellier, en France, où 3 millions de bébés bananiers sont produits chaque année dans les locaux de l’entreprise Vitropic, pour être ensuite distribués aux quatre coins de la planète.

On voit en gros plan de jeunes plants de bananiers qui émergent de terre dans des godets.

Des pousses de bananiers Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

Cette façon de faire permet un meilleur contrôle des maladies, les plants étant certifiés sains avant leur exportation. Mais l’uniformité de ces clones les rend aussi très vulnérables une fois mis en champ. Des maladies comme la TR4, mais d’autres aussi, dont le virus bunchy top qui affaiblit les bananiers et les empêche de produire des fruits.

Une maladie « aussi grave » que la TR4, selon l’agronome Thierry Lescot.

Avec ses collègues du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), établi à Montpellier, M. Lescot cherche des solutions pour sauver les bananes. Des généticiens tentent par exemple de créer de nouvelles variétés de bananiers résistantes. La tâche est colossale, car le bananier commercial, contrairement à certaines variétés sauvages, est quasiment stérile. Il ne produit à peu près pas de pollen ni de graines, ce qui rend les croisements très difficiles.

« J’ai commencé à travailler sur le bananier en 1982, et ce n’est que 25 ans plus tard qu’on a pu obtenir le fruit de cet investissement initial », illustre le responsable du projet, Frédéric Bakry.

Gros plan sur des manipulations en laboratoire.

Un employé de l’entreprise Vitropic prépare des clones de bananiers. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

M. Bakry fait référence à deux hybrides qui se sont récemment montrés résistants à la race 4 de la fusariose. Mais ces nouvelles variétés sont trop différentes de notre fameuse Cavendish pour espérer la remplacer. Car l’industrie bananière est exigeante. La banane qui pourra déloger sa favorite devra non seulement résister aux maladies, mais aussi avoir un goût, une texture et une productivité similaires à ceux de la Cavendish, résister au long transport en bateau, mûrir à la bonne vitesse… Bref, on est encore loin d’avoir trouvé la panacée.

« On y travaille, mais on n’a pas de solution immédiate », se désole Thierry Lescot, qui ajoute du même souffle que les consommateurs devront peut-être eux aussi revoir leurs exigences vis-à-vis de la banane, notamment en ce qui concerne son faible prix…

http://ici.radio-canada.ca/

Bien choisir ses fruits


Il arrive qu’on achète des fruits qu’ils ne sont pas prêts pour la consommation, car ils ne sont pas mûrs. Ce n’est donc pas le moment de les mettre au frigo, car le processus de mûrissement n’est pas égal et endommage le fruit, sauf pour les petits fruits qui eux sont cueillis quand ils sont mûres
Nuage

 

Bien choisir ses fruits

 

Le rayon des fruits est un lieu de splendeurs... et de déceptions. Qui n'a... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE, photomontage La Presse)

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE, PHOTOMONTAGE LA PRESSE

 

ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

Le rayon des fruits est un lieu de splendeurs… et de déceptions. Qui n’a jamais choisi un fruit en apparence savoureux pour finalement mordre dans une pêche farineuse ou dans une mangue pâteuse? Même si choisir ses fruits n’est pas une science exacte, notre journaliste Alexandre Vigneault a récolté quelques trucs auprès de spécialistes.

Le défi du mûrissement

On ne choisit pas un fruit comme on puise dans un étalage de boîtes de tomates. On évalue sa robe, on teste sa fermeté, on prend son temps et, pourtant, il arrive qu’on se trompe: le cantaloup ne goûte rien, la chair de l’avocat est constellée de taches noires et pleine de fibres coriaces.

Ce n’est pas forcément votre faute si la poire que vous avez choisie est déjà brune et pâteuse au moment où vous la croquez.

«Il faut dire aux gens que ça n’a rien à voir avec eux, précise d’ailleurs Christina Blais, nutritionniste et chargée de cours à l’Université de Montréal. Ces problèmes-là, la plupart du temps, sont causés par des problèmes d’entreposage après la cueillette.»

Quantité de fruits vendus ici poussent ailleurs. Parfois à l’autre bout du monde, comme les kiwis de la Nouvelle-Zélande. Les fruits, de manière générale, ne sont pas cueillis à maturité.

«Si on cueille un fruit mûr, imaginez le trouble de le transporter sans qu’il ne s’abîme, explique la nutritionniste, en évoquant le lavage, l’emballage et le transport. C’est sûr qu’il n’arriverait pas à bon port en bon état.»

Les fruits sont des produits «vivants», souligne Francis Bérubé, chef de la mise en marché, fruits et légumes, chez IGA.

«On travaille avec des produits qui ne sont pas manufacturés en usine comme une boîte de céréales, par exemple, qui est toujours de qualité égale. On doit faire avec ce que la nature nous offre et, parfois, ce n’est pas constant.»

Et s’il affirme que «la perfection dans les fruits, c’est impossible»,

Francis Bérubé assure que la chaîne IGA (Sobeys), qui importe elle-même la grande majorité de ses fruits, cherche toujours à offrir la «qualité numéro un» et la plus grande variété à ses clients en toutes saisons.

«On a des gens qui travaillent avec les producteurs dans les champs, pour vérifier la qualité et voir si elle correspond à nos standards», assure-t-il. Des contrôles ont aussi lieu au moment du transport et à l’arrivée en entrepôt. Oui, il arrive que des cargaisons soient refusées. «Régulièrement», précise-t-il.

Gare au froid

«L’idéal est de ne pas prendre les fruits à maturité et de les faire mûrir à la maison», conseille de manière générale Nathalie Lamarre-Bourget, de la fruiterie Chez Louis, située au marché Jean-Talon.

Une grande variété de fruits peut en effet profiter de quelques jours passés sur le comptoir. C’est le cas des abricots, des avocats, des bananes, des mangues, des prunes et des pêches, par exemple. Il faut toutefois les tenir loin du frigo.

«Si je prends des poires qui ne sont pas mûres à l’épicerie et que je les mets au réfrigérateur, ce n’est pas bon: le froid peut les endommager et elles ne mûriront jamais correctement», explique Christina Blais.

Le mécanisme chimique de mûrissement de plusieurs fruits, dont la poire, est en effet affecté par les températures trop basses.

Une fois mûrs, ces mêmes fruits dits «climactériques» peuvent toutefois passer quelques jours au frigo sans en souffrir. En revanche, les petits fruits (fraises, framboises, etc.) et les fruits dits «non climactériques» ne mûrissent plus ou presque plus une fois cueillis. Ils peuvent ramollir, sans toutefois se bonifier. C’est le cas des melons, de l’ananas, des raisins, des grenades, par exemple. Avec eux, le froid est un allié.

Miser sur les fruits de saison est toujours une bonne idée, selon Christina Blais.

«Quand c’est le temps des pêches, on y va à fond et on en mange tous les jours», lance la nutritionniste.

Avril, mai et juin sont les mois de la mangue, signale Francis Bérubé. Il ne croit toutefois pas que les gens devraient bouder les autres variétés de fruits pour autant.

«Les fruits sont de saison, à différents moments de l’année, un peu partout sur la planète, expose-t-il. Ce n’est plus comme il y a 20 ou 25  ans, alors que les fruits n’étaient disponibles qu’en saison. Maintenant, ils sont disponibles à l’année, parce qu’on a développé des réseaux d’approvisionnement à travers la planète qui sont efficaces et qui donnent des fruits de qualité.»

Conseils de pros

> Ne pas mettre les fruits au réfrigérateur s’ils ne sont pas mûrs. Mieux vaut les laisser sur le comptoir et les réfrigérer par la suite. Quelques jours seulement.

> Pour accélérer le processus, on peut les placer dans un sac de papier sans trop serrer. Évitez le sac de plastique, qui retient trop l’humidité et ne respire pas.

> Inutile de placer les fruits au soleil.

«La lumière n’a strictement rien à voir là-dedans», tranche Christina Blais.

> Le mûrissement des fruits est déclenché par un gaz appelé éthylène. Pour accélérer le processus, on peut aussi placer des fruits à mûrir près d’un gros producteur d’éthylène: une banane mûre ou une pomme.

> Les fruits possèdent une couche protectrice naturelle. Il ne faut pas les laver avant de les entreposer, seulement au moment de les consommer.

> À l’épicerie, choisissez des fruits rendus à différents stades de mûrissement, lorsque c’est possible. Cela évite qu’ils soient tous prêts en même temps et peut limiter les pertes.

> Évitez les fruits meurtris, qui risquent de comporter des taches brunâtres. Sauf si vous souhaitez les cuisiner, car leur apparence est alors de moindre importance.

_______________________________________________

Note: certains conseils sont tirés du «Home Storage Guide for Fresh Fruits and Vegetables» publié par l’Association canadienne de la distribution des fruits et légumes (CPMA, selon l’acronyme anglais).

Les poires changent vite, mieux vaut les avoir à l’oeil quotidiennement en tâtant le pourtour du pédoncule.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE, PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Sont-ils mûrs? Toucher, regarder et sentir

Pour sélectionner de bons fruits, il faut se servir de sa tête, mais surtout de ses yeux, de ses doigts et de son nez.

Poire

«Les poires, c’est mieux de les laisser mûrir à la maison», estime Francine Cadorette.

Les Bartlett et Rocha peuvent être achetées encore fermes et assez vertes, elles prendront des couleurs. La Bosc (notre photo) doit être d’un brun doré. Les poires changent vite, mieux vaut les avoir à l’oeil quotidiennement en tâtant le pourtour du pédoncule. Et les consommer plus fermes que trop molles.

Mangue

Une mangue Ataulfo à point est d’un jaune doré, pas verdâtre. Sa peau ne comporte pas de meurtrissures brunes et n’est pas flétrie. Les variétés de mangue rouge doivent être plus colorées que vertes et le plus uniformément possible. Une mangue à point sera légèrement molle lorsqu’on exercera une pression avec les doigts. Une fois mûre, elle se garde environ trois jours au frigo.

Pêche

Une pêche qui, au toucher, semble «toute d’un bloc» sera farineuse, dit Nathalie Lamarre-Bourget de la fruiterie Chez Louis, au marché Jean-Talon.

Mûre, sa surface cède donc à une légère pression, et elle exhale un arôme de… pêche. Une fois mûre, elle se garde une semaine au frigo. Comme elle est fragile, il vaut mieux ne pas les empiler. Trop mûre, elle est meurtrie et ratatinée.

Avocat

Un avocat trop vert n’est pas mûr. Et il est dur. En mûrissant, sa peau devient presque noire.

«C’est mieux de tâter sur le dessus, près du pédoncule. S’il s’enlève facilement, c’est le signe que l’avocat est prêt», dit Francine Cadorette, vendeuse de fruits au marché Jean-Talon.

Un avocat mûr peut se garder entre deux et cinq jours au frigo. Trop mûr, il est très mou, meurtri et sera brunâtre à l’intérieur.

Melon miel

Il n’est pas facile de distinguer à l’oeil un melon à point et un autre qui n’aura pas suffisamment mûri. Mieux vaut le toucher en exerçant une pression avec les doigts. Sa peau doit céder un peu. Surtout, il faut le sentir.

«Quand il n’est pas mûr, il n’y a pas de parfum», résume Nathalie Lamarre-Bourget.

Un melon miel dont la peau comporte beaucoup de petites bosses se sera gâté sans avoir jamais mûri.

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► 12 aliments frais à conserver séparément


Je ne suis pas si pire, je fais presque toutes les recommandations pour la conservation des fruits et légumes, mais j’ai quand même appris beaucoup de choses intéressantes
Nuage

 

12 aliments frais à conserver séparément

Vous revenez de l’épicerie avec votre panier plein de beaux fruits et légumes frais, mais quelques jours plus tard, ils font grise mine. Voici quelques règles de conservation à adopter pour que vos aliments restent frais plus longtemps.

BY LISA MARIE CONKLIN

Laisser les concombres à part

De nombreux fruits et aliments frais – tomates (eh oui, c’est un fruit), bananes et melons – produisent du gaz éthylène, un agent de mûrissement qui accélère leur détérioration. Les concombres sont super sensibles au gaz éthylène ; il leur faut donc un endroit où leur mûrissement ne sera pas accéléré. Il vaut même mieux les laisser sur le comptoir de la cuisine plutôt que dans le tiroir à légumes du frigo. Si vous tenez absolument à ce que vos concombres restent au frais, vous pouvez les conserver pendant quelques jours au réfrigérateur mais, loin des fruits.

Traitez les fines herbes comme des fleurs

Si vous cherchez à consommer moins de sel ou à relever le goût de vos plats, pensez aux herbes aromatiques, mais ne vous contentez pas de les mettre au réfrigérateur.

« Conservez-les comme si elles étaient des fleurs fraîchement coupées », nous dit Dana Tomlin, directrice des produits frais à la Wheatsville Food Co-op d’Austin (Texas).

Pour commencer, séchez bien les feuilles. Ensuite, coupez le bout des tiges et placez les herbes debout dans une tasse ou un pot Mason avec de l’eau. La plupart des fines herbes se conservent bien de cette façon au réfrigérateur pendant deux semaines. Pour sa part, le basilic préfère rester à température ambiante, toujours dans un pot rempli d’eau. Quand l’eau devient trouble, jetez-la et remplacez-la.

Pas de courges ni de citrouilles avec les pommes et les poires

Les courges et les citrouilles se gardent longtemps, mais il ne faut les placer ni avec des pommes, ni avec des poires ou d’autres fruits en train de mûrir. Selon l’Oregon State University Extension Service, les courges vont jaunir et ne plus devenir bonnes. Les courges et les citrouilles se conservent à 10-13 °C (50-55 °F) : c’est un peu plus frais que la température d’une pièce, mais moins que le frigo. Les grosses citrouilles et courges tiendront jusqu’à six mois, les plus petites, trois mois.

Mettez les légumes racines en sacs

Les carottes, les patates douces, les choux-raves, les betteraves et les oignons contiennent énormément de nutriments apportés par le sol. Pour retenir ces nutriments bons pour la santé, placez les légumes racines dans un endroit frais et humide, à l’abri de la lumière. Une cave à légumes ou une chambre froide sont idéales, mais qui en possède ? L’autre option, selon ohmyveggies.com, consiste à placer ces légumes dans un sac en papier ou en plastique dans le tiroir à légumes. Si vous les mettez tels quels dans le tiroir à légumes, ils vont se ramollir et moisiront plus rapidement.

Un bain au vinaigre pour les baies

Les petits fruits moisissent vite : les spores de moisissure s’installent facilement dans leurs replis. Dana Tomlin conseille de ne pas les laver jusqu’au moment de les manger, car l’humidité favorise la moisissure. Mais si vous achetez chez Costco une cagette de baies, vous prolongerez leur vie de plusieurs jours en les plongeant dans une solution composée d’1 tasse de vinaigre et de 3 tasses d’eau. Puis, mettez-les rapidement dans une passoire et rincez-les en douceur. Le vinaigre empêche la croissance des moisissures. Séchez-les bien, sur de l’essuie-tout, ou en mettant de l’essuie-tout dans l’essoreuse à salade et en tournant lentement. Placez-les ensuite, sans les tasser, dans un contenant à trous ou dans une boîte dont vous laisserez le couvercle partiellement ouvert.

Séparez les pommes des oranges

Ces deux fruits ne s’entendent pas. Ils sont les meilleurs amis du monde dans les peintures de natures mortes, mais des ennemis jurés au réfrigérateur. Les fruits émettent du gaz éthylène, un agent de mûrissement qui entraîne la dégradation des produits qui les entourent, nous explique le chef Matthew Robinson auteur de The Culinary Exchange. Mettez les pommes au réfrigérateur si vous voulez les conserver. Quant aux oranges, elles seront placées dans un filet, pour que l’air circule (un sac de plastique les fera moisir), mais loin des pommes.

Détachez les bananes

Une grappe de bananes, c’est beau à voir, mais elles vont toutes mûrir en même temps et vous allez devoir les manger en deux jours ou jeter celles qui sont abîmées. Voici la solution : détachez-les les unes des autres. Gardez-en quelques-unes sur le comptoir et mettez les autres au réfrigérateur pour retarder leur mûrissement. Si vous avez raté votre coup, et qu’elles sont tachetées, confectionnez un pain ou une crème glacée aux bananes. Les bananes sont aussi bonnes pour la santé de votre peau : écrasez-les en purée pour un masque facial.

Ne mélangez pas pommes de terre et oignons

Les pommes de terre et les oignons rôtis ensemble sont un délice, mais ne les conservez pas côte à côte, car les pommes de terre vont se perdre.

« La meilleure façon, c’est de les placer dans un panier qui laisse passer l’air, dans un endroit frais, à l’abri de la lumière, recommande Dana Tomlin. Vous pouvez les mettre dans un sac en papier, mais elles ne doivent pas se trouver dans une boîte ou un endroit où se produit de la condensation, car autrement elles ramolliront et vous les perdrez. »

Le meilleur ami de l’oignon, c’est l’ail. Ils se conservent très bien ensemble. Placez-les dans un endroit bien ventilé et gardez la tunique (la fine couche supérieure) de l’ail intacte jusqu’à l’utilisation de celui-ci.

Faites mûrir les avocats près des bananes

Selon l’étude conduite en 2017 par Pollock Communications et le magazine Today’s Dietitian, l’avocat occupe le deuxième rang sur la liste des 10 super aliments de 2017. Comme il est cher, il faut l’entreposer correctement.

« Vos avocats ne sont pas assez mûrs ? Placez-les sur le comptoir près des bananes. Les gaz qu’émettent celles-ci vont favoriser leur maturation, dit Dana Tomlin. Pour conserver un avocat, mettez-le au réfrigérateur pour ralentir son sa maturation. »

S’il vous arrive d’en mettre dans un sandwich et qu’il vous en reste, Dana Tomlin suggère de placer l’avocat coupé avec son noyau dans un contenant hermétique, accompagné d’un petit morceau d’oignon.

Les tomates détestent le frigo

À moins que ce ne soit le frigo qui déteste les tomates!  Une tomate fraîche du jardin est tout simplement délicieuse, mais si elle passe du temps au réfrigérateur, elle ramollit et perd son goût. Par contre, une tomate entamée doit aller au frigo pour ralentir la croissance de bactéries nocives. Selon eatright.org, on peut garder des tomates au réfrigérateur pendant deux ou trois jours. Mais les tomates mises à température ambiante ont tellement meilleur goût ! Alors, si c’est possible, laissez-les sur le comptoir.

À l’eau… les carottes, cèleris et asperges

Une branche de céleri croquante avec un peu de beurre d’arachide est une valeur sûre en matière de collation. Et si vous y ajoutez quelques raisins secs… miam ! Mais le céleri ne doit pas être mou ! Ne le mettez donc jamais dans du plastique : le gaz éthylène que ce légume produit ne pourrait pas s’échapper. Conservez le céleri dans du papier d’aluminium. Après chaque usage, réenveloppez-le bien serré. Autre possibilité : si vous voulez qu’il soit toujours prêt à être croqué : découpez-le en bâtonnets que vous mettrez dans l’eau dans un contenant hermétique.

Vous pouvez également conserver les bâtons de carottes dans un contenant d’eau. Pour les asperges, laissez les élastiques qui entourent leurs tiges en place, et ôtez les bouts fibreux car ils sont durs de toute façon. Placez-les, queue en bas, dans un grand verre avec 2 à 3 centimètres d’eau.

Réfrigérez très peu le blé d’Inde

La meilleure façon de consommer ce délice estival c’est de le manger le plus frais possible. Si vous ne pouvez pas le manger aussitôt, mettez-le au réfrigérateur mais pour peu de temps.

« Conservez alors l’enveloppe (les spathes) des épis pour maintenir l’humidité », nous recommande Dana Tomlin.

Ne mettez pas les épis dans un sac en papier ou en plastique. Déposez-les à l’avant du frigo, là où la température est moins froide.

« Les grains vont perdre leur humidité si on laisse le blé d’Inde à une température trop basse », ajoute-t-elle.

http://selection.readersdigest.ca/

e

5 aliments bannis à tord des régimes


On parle souvent d’interdire certains aliments pour éviter de prendre du poids, et pourtant, ils peuvent être justement un atout dans toute alimentation équilibrée
Nuage

 

5 aliments bannis à tord des régimes

 

Ils sont les mal-aimés des régimes et pourtant, avocat, banane, flageolets, pois chiches sont très intéressants au niveau nutritionnel et ne font pas grossir. Mieux, ils constituent des alliés forme et minceur.

L’AVOCAT

L’avocat n’est pas si calorique que ça, 160 calories pour 100 grammes, soit la moitié du fruit environ. Les adeptes le glissent même dans des gâteaux ou des glaces comme substitut au beurre ou au lait. En plus de sa texture crémeuse qui le rend délicieux, son index glycémique est bas. Autrement dit, il n’affole pas le taux d’insuline et donc la production des graisses. Bourré de vitamines E et K, il contient du bon gras et réduit le LDL-cholestérol.

LA BANANE

La banane, avec ses 89 calories pour 100 grammes, remplace idéalement un dessert ou les biscuits du goûter. Riche en potassium, magnésium et manganèse, elle est excellente pour la santé en agissant sur le transit et la satiété. On la mange malin en la choisissant peu mûre pour garder un index glycémique bas. Mûre et en compote, elle devient plus sucrée.

LES POIS CHICHES

Les pois chiches, le plus souvent associés aux cuisines traditionnelles riches, n’ont pas toujours bonne presse. Ce sont pourtant des protéines avec un index glycémique très bas, car riches en fibres. Ils peuvent cependant créer des désordres chez les personnes aux intestins fragiles.

LES FLAGEOLETS

Comme les lentilles et les pois chiches, les flageolets font partie des légumineuses qui diminuent l’absorption du sucre et du gras. Ce sont par ailleurs des antioxydants coupe-faim qui favorisent l’élimination des toxines. Ils sont peu caloriques: 84 calories pour 100 grammes. Ils sont en revanche déconseillés aux personnes souffrant de la maladie du côlon irritable, car ils peuvent produire des ballonnements et des flatulences.

LES NOIX

Les noix sont excellentes pour la santé à condition de ne pas avoir la main trop lourde sur les quantités consommées (460 calories pour 100g). Riches en bons lipides (oméga-3), elles préservent le coeur et sont source d’antioxydants et de fibres.

Elles contiennent également de la mélatonine, des phytostérols, de l’arginine, qui sont tous indispensables pour la santé. Plusieurs études ont prouvé qu’elles pouvaient aider à perdre du poids et réduire l’envie de grignoter. L’idéal est d’en parsemer quelques-unes dans les salades ou bols de céréales.

http://fr.canoe.ca

Ne paniquez pas mais votre banane est radioactive


 

Certains objets, et même des légumes et fruits seraient radioactifs dans une maison. Cependant, il semble que cette exposition est très faible voir insignifiant sur nous
Nuage

 

Ne paniquez pas mais votre banane est radioactive

 

Comme l’avocat, la banane est radioactive.Photo Fotolia

Dans l’imaginaire commun, tous les matériaux radioactifs sont dangereux voire mortels. Cette croyance est toutefois loin de la réalité. En témoigne cette nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université d’État de Caroline du Nord, aux États-Unis.

Selon le document, nombreux sont les objets de notre quotidien à émettre des rayonnements. En d’autres termes, nous somme entourés de matériaux radioactifs avec lesquels nous interagissons régulièrement sans ce que cela ne mette notre vie en péril.

DES AVOCATS ET BANANES RADIOACTIVES

Pour en arriver à de telles conclusions, les scientifiques ont utilisé un spectromètre ou détecteur de rayons gamma dans le but d’identifier les éléments radioactifs d’un foyer type de Caroline du Nord. Leur expérience a consisté à  passer au crible chaque recoin de la demeure.

Leurs résultats, publiés au début du mois d’octobre dans la revue Health Physics, met en évidence une liste d’objets relevés par le spectromètre. Parmi ceux-ci : des avocats dont l’énergie du rayonnement ionisant s’élève à  0,16 microgray par heure (μgy/h). A titre de comparaison, ce taux s’élève à  0,17 μGy/h pour les bananes, 0,15 μg/h pour les briques et 0,16 μGy/h pour les détecteurs de fumés.

Dans un contexte scientifique, ces résultats sont considérés comme insignifiants. Sur une échelle de valeurs, ils se situent en effet bien en dessous de la catégorie «faibles doses d’irradiation», un niveau déjà très largement inférieur à celui où apparait un effet significatif pour l’organisme.

BIEN EN DESSOUS DU NIVEAU D’EXPOSITION RÉGLEMENTAIRE

«Si vous êtes surpris que vos fruits émettent des rayonnements gamma, surtout ne paniquez pas», explique Robert Hayes, professeur agrégé de génie nucléaire et co-auteur de l’étude.

Il développe : «Le niveau d’exposition réglementaire, considéré comme sûr, est de 50 000 μGy par an. Les niveaux dont nous parlons dans votre ménage sont incroyablement bas».

Le chercheur espère que ces résultats donnent au public un cadre de référence.

«Nous avons réalisé cette étude pour mieux comprendre la quantité de rayonnements provenant des objets présents dans chaque foyer et mettre ces résultats en perspective», souligne-t-il.

«Si les gens parviennent à percevoir ce que représentent des traces de rayonnement, cette compréhension peut aider à  prévenir les réactions de panique», conclut ainsi le scientifique

 

http://fr.canoe.ca/

La banane comme nouveau combustible en Ouganda


Si le salaire moyen en Ouganda est d’environ 37 dollars par mois, le choix de combustible est donc important. L’utilisation des pelures de banane qui transformé en petites briques serait, je crois, à la fois biologique et pas cher. Cela pourrait lutter par la même occasion contre la déforestation du pays
Nuage

 

La banane comme nouveau combustible en Ouganda

 

Des bananes pour lutter contre la déforestation. En Ouganda, deux français ont mis en place un système pour transformer la peau de banane en biocombustible.

Tout commença en 2011, Vincent Kienzler et Alexandre Laure créent leur société Green Bio Energy avec pour but : mettre au point un biocombustible qui remplacerait le charbon en Ouganda. En effet, la majorité de la population utilise cette matière, ce qui fait que le pays est l’un des plus touchés par la déforestation avec 90 000 hectares de forêts brûlés par an.

combustible

Pour transformer les bananes en combustibles, les peaux sont collectées chez l’habitant « ensuite nous les étendons au soleil […] celles-ci sont réduites en cendres puis on ajoute un peu de farine de manioc diluée de manière à pouvoir faire des blocs » comme l’explique le trésorier de la société, Prossy Nankugu au journal sénégalais, Le Soleil.

La machine, conçue par Vincent Kienzler, moulera le mélange en briques baptisées « Briketi ». Ces dernières sont disponibles dans les épiceries autour de la capitale, Kampala, au prix de 30 centimes d’euros (0.43 cent cad). A long terme, Green Bio Energy souhaite que ce biocombustible soit utilisé dans l’ensemble du pays.

http://fr.metrotime.be/

La peau de banane révèle les stades du mélanome cutané


C’est quoi le rapport avec la banane et le mélanome ? Grâce à la banane, cela permet de mieux comprendre le cancer de peau
Nuage

La peau de banane révèle les stades du mélanome cutané

Lorsqu'elles sont agressées par le soleil, la peau humaine et celle de la... (Photos.com)

PHOTOS.COM

Agence France-Presse

Paris

Lorsqu’elles sont agressées par le soleil, la peau humaine et celle de la banane produisent la même enzyme, dont la présence et la distribution permettent de déterminer le stade de développement du mélanome cutané, selon une étude publiée lundi.

«En vieillissant, les bananes se couvrent de taches noires causées par la présence d’une enzyme, la tyrosinase. Il s’agit d’un processus naturel de brunissement de certains organismes, comme la nourriture. Cette même enzyme joue également un rôle dans le cancer de la peau de type mélanome», expliquent dans un communiqué les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Lorsqu’un dysfonctionnement se produit dans la régulation de cette enzyme qui produit le bronzage, le mélanome -tache très foncée- apparaît.

À partir de cette analogie -présence de tyrosinase dans les fruits mûrs et le mélanome humain-, la chimiste Tzu-En Lin a développé une technique d’imagerie permettant de mesurer la présence de tyrosinase et sa distribution dans la peau.

«Les recherches ont été effectuées d’abord sur des fruits mûrs, puis sur des échantillons de tissus cancéreux», précisent les chercheurs. «Elles ont prouvé que le niveau de présence et la distribution de l’enzyme tyrosinase renseignent sur le stade de la maladie.»

Au stade 1, l’enzyme apparaît peu. Au stade 2, elle est présente en grande quantité et de façon homogène. Au stade 3, elle est distribuée de façon hétérogène.

«Travailler sur les fruits nous a permis de mettre au point un outil de diagnostic que nous avons pu tester avant de le faire sur des biopsies humaines», indique Hubert Girault, responsable de l’équipe ayant mené cette étude, dont les résultats ont été publiés lundi dans la revue allemande Angewandte Chemie.

L’outil, un mini scanneur doté de huit microélectrodes souples vient caresser la surface de la peau tout en mesurant la réactivité de l’enzyme.

Plus un mélanome est diagnostiqué tôt, plus les chances de guérison sont élevées. Cette technique pourrait ainsi être un outil pour les dermatologues permettant de confirmer ce qu’ils détectent avec un oeil averti. Elle serait aussi une alternative à des tests invasifs comme la biopsie.

«La prochaine étape sera d’utiliser ce même scanneur afin de visualiser les tumeurs et les éliminer», poursuivent les chercheurs. «Nos premiers essais en laboratoire nous ont montré que les cellules pouvaient être détruites à l’aide de notre outil», souligne Hubert Girault.

Quand les mélanomes sont diagnostiqués tôt, le taux de survie à cinq ans atteint 86% pour les hommes et jusqu’à 92% pour les femmes, selon des données des autorités sanitaires françaises.

http://www.lapresse.ca/

La banane menacée de disparition


Ce n’est pas la première fois qu’on annonce la mort de la banane la plus consommée en Occident. La Cavendish était résistante à la maladie de Panama, mais la mutation de cette maladie met la banane en danger et plusieurs pays sont ravagé par ce champignon.
Nuage

 

La banane menacée de disparition

 

Si la maladie de Panama qui détruit les... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

Si la maladie de Panama qui détruit les plantations devait sévir en l’Amérique latine, la banane Cavendish pourrait disparaître à jamais.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

STÉPHANIE BÉRUBÉ

La Presse

La survie de la banane telle qu’on la connaît dans les supermarchés occidentaux est sérieusement menacée. Détails d’un assaut (qui n’a pris personne par surprise) et portrait d’un ennemi bien connu des autorités.

La banane consommée par les Occidentaux est la Cavendish. Depuis quelques années, plusieurs plantations de l’Australie, de l’Asie et même de l’Afrique ont été frappées par la maladie de Panama, qui détruit tout sur son passage. Si la maladie devait attaquer les plantations de l’Amérique latine, où est produite la majorité des Cavendish, cette belle banane jaune pourrait disparaître à jamais.

Description du suspect

C’est à Cuba, en 1910, que le responsable de la maladie de Panama a été formellement identifié: il s’agit du Fusarium oxysporum f. sp. cubense. L’épidémie qui détruit actuellement les plantations de Cavendish est toutefois une mutation de la maladie de Panama, le TR4. Ce champignon est redoutable puisqu’il peut rester dans le sol très longtemps et voyage avec la terre, sur des équipements agricoles ou même sur les chaussures des travailleurs. Il ne s’attaque qu’aux bananiers, mais les laisse dans un piteux état: l’intérieur de la plante est en bouillie et dégage une odeur fétide.

Crimes précédents

«La meilleure approche pour limiter la migration du TR4 est d’établir des protocoles qui préviendront ou retarderont sa propagation dans de nouvelles régions», explique Augustin Molina, du groupe de recherche Biodiversity International.

La maladie de Panama a déjà frappé durement: elle a pratiquement rayé de la carte la banane Gros Michel, il y a 60 ans. La Gros Michel était alors la banane préférée des Occidentaux. Cette extinction a laissé la voie libre à la Cavendish, qui est alors devenue la banane d’exportation de choix, puisqu’elle était résistante à une première forme de la maladie de Panama.

Lent parcours

À la fin des années 60, c’est à Taiwan que la maladie de Panama est réapparue, s’attaquant cette fois… à la banane Cavendish. Il a quand même fallu quelques années avant de l’identifier. Plus tard, durant les années 90, le champignon a frappé les bananes Cavendish d’Indonésie et de Malaisie, puis attaqué les plantations australiennes. On l’a repéré au début des années 2000 aux Philippines et, depuis deux ans, à l’extérieur de l’Asie, en Jordanie, au Pakistan et au Liban. Cette année, le Mozambique a signalé l’arrivée de la maladie dans ses plantations.

Chronique d’une mort annoncée

En janvier 2003, un article publié dans le New Scientist prédisait la mort de la banane Cavendish 10 ans plus tard. La maladie de Panama frappait alors en Afrique du Sud et l’on estimait que le parasite allait trouver le moyen de se rendre jusqu’en Amérique latine, où poussent les plus importantes plantations de Cavendish.

«Je ne crois pas que la Cavendish va s’éteindre complètement», nuance Augustin Molina, qui croit que certains scientifiques profitent de la propagation de la maladie pour prédire un «bananageddon» et subtilement faire la promotion du développement d’une banane transgénique.

Conséquences désastreuses

On oublie parfois que la banane est une denrée essentielle dans plusieurs pays en développement, dit le professeur Gert Kema, de l’Université de Wageningen, aux Pays-Bas, et coauteur d’un article sur la maladie de Panama publié dans le journal Plos Pathogens le mois dernier. Il y a peu d’investissements en recherche pour mettre au point des variétés plus résistantes.

«Les ressources sont très limitées, dit-il, surtout si on les compare à celles d’autres cultures.»

Et c’est ce qui fait qu’on se retrouve sans banane d’exportation de remplacement, à minuit moins une.

Défi technique

La création d’une banane hybride est compliquée, et si on n’a pas réussi à imposer une variété sur le marché, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Les bananes Cavendish ont beau avoir une forme inspirant de bonnes blagues grivoises, elles sont stériles.

«La Cavendish commerciale n’a pas de graines, explique Augustin Molina. Plusieurs variétés produites par les fermiers autour du monde, même celles pour consommation locale, n’ont pas de graines.»

Cela complique grandement la vie des créateurs de variétés hybrides.

Proie facile

La plupart des bananes du monde sont consommées localement: seulement 15% de la production est destinée à l’exportation. Par contre, cette petite partie est pratiquement totalement constituée de Cavendish. En accaparant tout le marché d’exportation, on a mis en place des plantations de monoculture qui rendent la vie bien facile à un parasite qui peut faucher une plante après l’autre, toujours la même. Il existe des centaines de variétés de bananes dans le monde, mais contrairement à d’autres fruits et légumes, comme les pommes ou les pommes de terre, les épiceries nord-américaines ne tiennent généralement que la Cavendish.

http://www.lapresse.ca/

Truc Express ► Ramener vos bananes trop mures entre les morts


Je ne sais pas si j’essayais ce truc un jour, mais il est quand même spectaculaire, avouons-le
Nuage

 

Ramener vos bananes trop mures entre les morts

 

Tous ceux qui aiment les bananes le savent…

Lorsqu’on en achète, deux jours plus tard elles sont déjà brunes !

Les bananes sont saines et vraiment délicieux, mais c’est facile de les oublier sur le comptoir et se rendre compte qu’elles sont déjà trop mûres.

La prochaine fois que cela va vous arriver, vous allez savoir quoi faire.

Alors ne jetez plus vos bananes brunes ! Au lieu de cela, regardez la vidéo ci-dessous afin de savoir comment lui donner une seconde vie.

http://www.trucsetbricolages.com/

Ne paniquez pas si vous trouvez une araignée dans vos bananes


Avec les fruits et légumes qui peuvent venir d’un peu partout dans le monde, il peut arriver que ces denrées abritent un insecte indésirable qui n’est peut-être pas du tout de la région. Les araignées quoique rares être parmi eux. Malgré que beaucoup ont peur de ces petites bêtes, il vaut mieux ne pas paniquer et agir pour le mieux
Nuage

 

Ne paniquez pas si vous trouvez une araignée dans vos bananes

 

Vous revenez du supermarché, le panier chargé de fruits. Au moment de ranger vos bananes, vous apercevez une énorme araignée. C’est peut-être une Phoneutria nigriventer, alias “l’araignée-banane”, une espèce dont le venin, parfois mortel, peut provoquer une érection continue de plusieurs heures. Si elle est rarissime, cette découverte n’en est pas moins potentiellement dangereuse. Quelques conseils à suivre en cas de mauvaise rencontre.

>> D’abord, ne pas paniquer…

Très peu des 40 000 espèces d’araignées connues sont dangereuses pour l’homme. Mais il est préférable de considérer une araignée comme telle jusqu’à ce que vous en sachiez davantage.

Identifier la dangerosité d’une espèce peut s’avérer délicat. Certaines araignées pourtant sont aisément reconnaissables. La morsure de la veuve noire, que l’on rencontre dans les régions tempérées du monde entier, peut être mortelles. L’espèce se caractérise par son gros abdomen d’un noir scintillant, orné d’une forme en sablier de couleur rouge.

>> Prévenir les autorités ? 

Si vous trouvez une araignée suspecte, il n’est pas nécessaire d’appeler les autorités. Si elle se cachait dans vos fruits, prévenez plutôt votre épicier ou le supermarché où vous les avez achetés. D’après une étude publiée en 2014 dans le Journal of Medical Entomology, “la très grande majorité” de ces araignées ne pose pas de problème.

>> Si l’araignée vous mord, essayez de l’attraper

Cela permettra d’identifier l’espèce et de trouver plus facilement le traitement à appliquer. Mettez-là dans un sac en plastique ou un récipient. Placez votre petit paquet au congélateur, de manière à tuer l’araignée, tout en laissant le spécimen intact pour l’identification.

Sur la surface de la morsure, appliquez longuement une poche de glace. Cela devrait  suffire pour soulager la douleur. Une intervention médicale est a priori recommandée si vous rencontrez les symptômes suivants : anxiété, douleur croissante, nausées et vomissements, perte de conscience, spasmes musculaires incontrôlées ou pupilles dilatées.   

>> Ne la relâchez pas dans la nature !

Si elle se trouve dans votre nourriture, il est possible qu’elle vienne de loin. Inconnue dans l’écosystème local, elle peut fortement le perturber. Dans le doute, il vaut mieux la tuer.

>> Un dernier conseil…

Avant de vous rendre dans des pays à risque, renseignez-vous sur les espèces dangereuses et sur les traitements à suivre en cas de morsure.

Source : National Geographic

http://www.nationalgeographic.fr/