Les baleines empruntent les mêmes routes migratoires depuis 270 000 ans


Prendre la même route depuis plus de 200 000 ans, c’est ce que font les baleines grises et le moyen pour le savoir sont des petits animaux appelé des balanes. Ils se fixent sur une partie du corps pour toute la vie. Ils donnent des informations très importantes pour les chercheurs.
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Les baleines empruntent les mêmes routes migratoires depuis 270 000 ans

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Attachés au dos de certaines baleines, les balanes enregistrent des détails sur les routes empruntées par les cétacés. Elles les conservent également, même après leur fossilisation. Et nous savons que les voies migratoires n’ont guère changé depuis très longtemps.

De petites balises GPS

Les balanes sont des petits crustacés qui s’accrochent sur le dos, la tête ou la queue des baleines à bosse et baleines grises, et y restent plantés toute leur vie. Ces animaux y trouvent leur compte. Ils se fixent sur une surface relativement sûre, et profitent de trajets gratuits vers certaines des eaux les plus riches en micro-organismes du monde pour pouvoir se nourrir. Enfin, lorsque les baleines se rassemblent pour s’accoupler, c’est également l’occasion pour ces crustacés de faire de même, avec plus de partenaires potentiels.

Mais le plus important – du moins pour cette étude – c’est qu’au cours de leur vie, les balanes se développent en ajoutant du carbonate de calcium provenant de l’eau de mer à leurs coquilles. Ce faisant, ces petits animaux deviennent alors de véritables indicateurs des conditions océaniques changeantes. Mieux encore, ils conservent ces informations en se fossilisant.

Les détails de l’étude sont publiés dans la revue PNAS.

balane

Trouvée au Panama, cette balane fossilisée a déjà fait de l’auto-stop sur une baleine à bosse il y a plusieurs milliers d’années. Crédits : Larry Taylor, UC Berkeley

Les mêmes routes depuis 270 000 ans

En étudiant les rapports isotopes d’oxygène dans les coquilles de bernaches, qui changent en fonction de l’état de l’océan, les chercheurs peuvent alors cartographier les chemins empruntés de chaque baleine hôte, des lieux de reproduction du Pacifique sud aux aires de nourrissage plus de l’Alaska et de l’Arctique. En analysant des spécimens fossilisés de balanes, une équipe de l’Université de Californie, à Berkeley, s’est alors aperçue que les baleines à bosse et grises modernes empruntent les mêmes voies migratoires que celles de leurs parents préhistoriques, il y a 270 000 ans.

« L’un des aspects les plus intéressants du document, selon moi, c’est que nous trouvons des preuves de migrations de toutes ces populations anciennes, sur trois sites communs et à différentes époques, explique Larry Taylor, principal auteur de l’étude. Ces résultats nous montrent que ces animaux, qui vivaient il y a des centaines de milliers d’années, entreprenaient tous des migrations d’une ampleur similaire à celles des baleines modernes ».

Ces informations permettront aux chercheurs de comprendre l’impact des schémas migratoires sur l’évolution des baleines au cours des 3 à 5 millions d’années passées. Il serait également intéressant d’étudier la manière dont les cétacés se sont adaptés aux changements climatiques passés, dans le but de prévoir la réaction de leurs homologues modernes face aux changements environnementaux actuels.

Source

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Une baleine enceinte meurt en Sardaigne après avoir avalé 22 kilos de plastique


Qu’est-ce que des sacs de plastique, des tubes, un bidon de lessive ? Déjà que les filets, et des lignes de pêche sont probablement plu difficile a enrayer, quoique ceux qui les utilisent en sont responsables, le plastique est un énorme problème qu’il faut agir au plus vite
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Une baleine enceinte meurt en Sardaigne après avoir avalé 22 kilos de plastique

 

Des sacs poubelles, des filets, des lignes de pêche, des tubes et un bidon de lessive ont notamment été découverts dans l’estomac de l’animal. © DR.

En 2050, on estime qu’il y aura davantage de plastique que de poissons dans les océans.

Le corps sans vie d’une baleine enceinte a été retrouvé le jeudi 28 mars sur une plage touristique de Porto Cervo, dans le nord de la Sardaigne. Plus de 22 kilos de plastique ont été retrouvés dans la carcasse du mammifère marin, ainsi qu’un foetus mort. 

Selon CNN, des sacs poubelles, des filets, des lignes de pêche, des tubes et un bidon de lessive ont notamment été découverts dans l’estomac de l’animal.

« Y-a-t-il encore quelqu’un qui dit que ce ne sont pas des problèmes importants »

Une triste découverte qui a fait réagir le ministre italien de l’Environnement, Sergio Costa.

« Y-a-t-il encore quelqu’un qui dit que ce ne sont pas des problèmes importants », interroge le ministre sur sa page Facebook, invitant dès lors « chaque pays » à « mettre en oeuvre les politiques » pour limiter tant que possible l’usage du plastique.

Ce nouveau cas n’est pas sans rappeler un récent précédent. Il y a quelques jours à peine, une autre baleine est morte de faim avec 40 kilos de déchets en plastique dans son estomac après s’être échouée aux Philippines.

La vente de plastique à usage unique bientôt interdite dans l’UE

Alors qu’un continent de plastique est en train de se former au beau milieu de l’océan Pacifique, une étude du Forum économique mondial et de la fondation Ellen McArthur estime qu’il y aura plus de plastique dans l’océan que de poissons en 2050. Face à cette triste réalité, l’Union européenne a réagi en décidant d’interdire la vente des plastiques à usage unique en 2021.

     

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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?


Nous grand-parent, nous sommes utile pour nos enfants et petits-enfants. Chez les animaux, seulement quelques espèces profitent de l’expérience. L’éléphant est un bel exemple, l’expérience des grands-mamans est vital pour les petits. Il y a aussi l’orque, le singe, le cachalot … À noter, que ce sont les grands-mères qui sont présente, alors que les grands-pères eux sont quasi inexistants
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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les grands-parents jouent un rôle primordial dans les sociétés humaines. Ils protègent, nourrissent et transmettent. Mais ces relations sont-elles propres à Homo sapiens, ou sont-elles également observées chez les animaux ?

Non, pas chez tous les animaux.

« Habituellement, les grands-parents ne vivent plus à la naissance d’un animal », explique en effet Mirkka Lahdenperä, biologiste à l’Université de Turku en Finlande.

Et même si la vie d’un animal chevauche celle de ses grands-parents, l’instinct de survie mène la plupart des espèces à se disperser pour éviter la compétition pour les ressources. Il existe en revanche quelques espèces, hautement sociales, qui font exception.

Le rôle protecteur des grands-mères

C’est notamment le cas de certains singes de la sous-famille des Colobinae, en Inde. Dans son livre Le comportement social des animaux plus âgés (Johns Hopkins University Press, 2009), la zoologiste canadienne Anne Innis Dagg décrit en effet la manière dont les grand-mères défendent les plus petits du groupe contre les attaques d’humains, de chiens et de singes rivaux. Il arrive également que les grands-mères interviennent pour réprimander leurs propres petits-enfants qui jouent trop brutalement avec d’autres jeunes.

Rapportons également le cas des baleines, et plus particulièrement des cachalots. Toujours selon Anne Innis Dagg, les femelles âgées auraient en effet pour mission de veiller sur les plus jeunes du groupe pendant que leurs mères plongent à plusieurs kilomètres sous la surface pour se nourrir. Les grand-mères orques semblent tout aussi essentielles. En 2015, une étude publiée dans le journal Current Biology avait notamment suggéré que les femelles âgées du groupe aidaient leurs descendants à survivre pendant les périodes difficiles, en se rappelant des zones abondantes en nourriture.

orques

Crédits : Pixabay

Sagesse et transmission du savoir

Et enfin les éléphants, bien entendu, sont connus pour former une structure sociale matriarcale. Les plus petits naissent généralement dans des groupes dirigés par leurs grands-mères, qui peuvent vivre jusqu’à 80 ans. Dans une étude de 2016 au sein de la revue Scientific Reports, la biologiste avait d’ailleurs tenté d’évaluer les avantages évolutifs de cette structure dominée par les femelles plus âgées.

Pour ce faire, la chercheuse avait analysé les comportements d’une population d’éléphants d’Asie semi-captive travaillant pour l’industrie du bois au Myanmar. Dans certains groupes, les grands-mères étaient encore présentes, mais plus dans d’autres. La biologiste s’est alors aperçue que les petits des jeunes mères avaient huit fois plus de chances de survivre si leurs grands-mères vivaient dans le même groupe. En revanche, lorsque les mères étaient plus âgées et plus habituées à leur rôle maternel, cet “effet de grand-mère” bénéfique avait disparu, et ce même si ces dernières étaient toujours présentes.

Vous l’avez sans doute remarqué, il n’est ici question que des grands-mères. Les animaux mâles, eux, se socialisent rarement avec leur propre progéniture. Les liens avec leurs petits-enfants sont donc pour la plupart totalement inexistants.

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40 kg de plastique retrouvés dans l’estomac d’une baleine morte


Ce n’est pas la première fois que des autopsie révèlent une triste réalité sur la mort des animaux marins dus aux déchets de plastiques. Aux Philippines, une baleine de plus de 4 mètres s’est échouée, les autorités ont pourtant essayé de la remettre en mer, mais peine perdue. Elle est morte de faim et pourtant son estomac était plein d’une quarantaine de kg de plastique divers tels que des sacs de courses et des emballages de riz.
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40 kg de plastique retrouvés dans l’estomac d’une baleine morte

 

– VIA GETTY IMAGES

Le mammifère a agonisé pendant deux jours, malgré les efforts des autorités locales, aidés par des pêcheurs, pour la renflouer.

Une baleine est morte de faim avec 40 kilogrammes de déchets en plastique dans l’estomac après s’être échouée aux Philippines, ont annoncé lundi les autorités, les écologistes dénonçant l’un des pires cas du genre survenu ces dernières années.

Les défenseurs de l’environnement accusent l’archipel d’être l’un des plus grands pollueurs des mers en raison de l’usage généralisé de produits en plastique jetables.

Ce type de pollution, également prégnante dans d’autres pays du Sud-Est asiatique, est responsable de la mort régulière de baleines, tortues et autres espèces sauvages.

Dans le dernier cas en date, une baleine à bec de Cuvier est morte samedi dans la province méridionale du Val de Compostelle où elle s’était échouée le jour précédent, selon le bureau régional des pêches et des ressources aquatiques.

Le bureau des pêches, ainsi qu’un musée, le D’Bone Collector Museum, ont autopsié l’animal et découvert dans son estomac une quarantaine de kg de plastiques divers, dont des sacs de courses et des emballages de riz.

La baleine est morte de faim faute de pouvoir s’alimenter, son estomac étant rempli, a déclaré Darrell Blatchley, directeur du musée.

« C’est dégoûtant, cela brise le coeur », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous avons mené des autopsies sur 61 dauphins et baleines ces dix dernières années et c’est l’une des masses les plus importantes (de plastique) qu’on ait trouvées ».

Le cétacé de 4,7 mètres s’est échoué vendredi dans la localité de Mabini. Les autorités locales aidées de pêcheurs ont tenté de la renflouer mais la baleine est revenue sur le rivage.

« Elle était incapable de nager toute seule. Elle était émaciée et faible », a déclaré à l’AFP Fatma Idris, directrice du bureau régional des pêches. « L’animal était déshydraté. Le second jour, elle luttait et vomissait du sang ».

Voici quelques semaines, la Global Alliance for Incinerator Alternative, un regroupement d’associations et d’ONG qui combattent l’incinération des déchets, a publié un rapport sur les quantités « choquantes » d’objets en plastique à usage unique aux Philippines, dont près de 60 millions de sacs par an.

La législation sur les déchets est stricte aux Philippines mais les écologistes disent qu’elle n’est guère appliquée.

Fin 2018, un cachalot a été retrouvé mort en Indonésie avec près de six kg de déchets en plastique dans l’estomac, dont 115 verres.

La même année, une baleine est morte en Thaïlande après avoir avalé plus de 80 sacs en plastique. Quelques jours après, une grosse tortue verte subissait le même sort.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une baleine avale un plongeur… puis le recrache vivant!


C’est le cas de le dire : Être au mauvais endroit au mauvais moment prend tout son sens pour ce plongeur. Alors que le rorqual dégustait des sardines, il a pris au même moment le plongeur. Sauf que l’humain, n’est pas dans le menu de la baleine. Heureusement, il s’en est sorti indemne. À 1.39 de la vidéo, on voit bien le plongeur dans la gueule de l’animal marin.
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Une baleine avale un plongeur… puis le recrache vivant!

 

Le plongeur s’est retrouvé dans la gueule d’un rorqual au large des côtes sud-africaines.

Rainer Schimpf, 51 ans, est directeur de Dive Expert Tours et organise des « visites guidées » pour permettre aux amateurs et professionnels d’aller observer au plus près la faune marine. Il y a quelques jours, une mésaventure a cependant bien failli mettre fin à ses escapades au large de Port Elizabeth, en Afrique du Sud.

Au milieu du repas

En effet, alors qu’il se trouvait à 40 kilomètres des côtes avec son équipe du jour, un rorqual de Bryde a soudain surgi pour avaler un banc de sardines et… le pauvre Rainer, au mauvais endroit au mauvais moment. Happé par la gueule béante du mammifère marin, l’instructeur a heureusement pu se fier à son instinct.

Malheureuse coïncidence

Le rorqual n’a pas l’habitude d’engloutir un être humain et l’incident relevait surtout d’un terrible concours de circonstances. Pris au piège, il s’est contenté de retenir sa respiration et d’espérer que la baleine se rende compte de sa méprise, ce qui s’est effectivement passé quelques secondes plus tard.

Le temps pour les autres membres du groupe, impuisants, d’immortaliser la scène surréaliste (voir photos). Rainer Schimpf s’en sort finalement indemne.

Le reportage à découvrir en images

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Phoques et baleines arctiques changent leurs habitudes alimentaires


Avec les changements climatiques certains animaux s’adaptent d’autres non. En Arctique, les phoques annelés ne semblent pas s’adapter en changeant leur mode d’alimentation, alors que les bélugas, profitent des nouveaux poissons qui remontent plus au nord.
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Phoques et baleines arctiques changent leurs habitudes alimentaires

 

Les phoques annelés passent désormais «une partie significativement... (ARCHIVES REUTERS)

Les phoques annelés passent désormais «une partie significativement plus importante de leur temps près des fronts glaciaires».

Agence France-Presse
Paris

Les phoques et les baleines de l’Arctique sont obligés de changer leurs habitudes alimentaires en raison du réchauffement climatique, des changements qui pourraient déterminer leur capacité à survivre ou non, selon une étude publiée mercredi.

Le phoque annelé et le béluga (ou baleine blanche) chassent dans des zones couvertes par la banquise et en particulier sur le «front glaciaire», où les glaciers rencontrent l’océan.

Mais avec le réchauffement, les chercheurs ont voulu découvrir comment les animaux s’adaptaient à la transformation de leur habitat lié à la fonte des glaces, en analysant des données à vingt ans d’intervalle.

«L’Arctique est le baromètre du changement climatique», selon cette étude publiée dans la revue Biology Letters.

«Avec le rythme rapide des changements qui rend l’adaptation génétique impossible», les chercheurs sont partis du principe que l’adaptation des comportements, en particulier alimentaires, serait «probablement la première réponse observable dans les écosystèmes».

Ils ont utilisé les données fournies par des balises fixées à des baleines et des phoques sur deux périodes distinctes.

Pour les phoques, ils ont comparé les données de 28 individus suivis entre 1996 et 2003 puis entre 2010 et 2016, et pour les bélugas, ils ont examiné des données récoltées sur 18 individus entre 1995 et 2001, puis 16 individus entre 2013 et 2016.

Ces données montrent qu’il y a vingt ans, les deux espèces passaient la moitié de leur temps à chercher de la nourriture sur les fronts glaciaires, avec un régime alimentaire dominé par la morue polaire. 

Mais les phoques annelés passent désormais «une partie significativement plus importante de leur temps près des fronts glaciaires», alors qu’au contraire, les baleines blanches sont parties chasser ailleurs.

Les bélugas «ont un territoire plus important et passent moins de temps près des glaciers et plus dans le centre des fjords», note l’étude.

Les chercheurs supposent que ces cétacés ont modifié leur régime, profitant de l’arrivée de nouvelles espèces de poissons, poussées vers le nord par le réchauffement des océans.

La réponse «flexible» que semblent adopter les baleines à la transformation de leur habitat «améliore leur chance de s’adapter au réchauffement», estiment-ils.

A l’opposé, «les fronts glaciaires semblent servir de refuge aux phoques annelés» qui sont restés fidèles à leur régime et sont donc obligés de passer plus de temps à chercher à manger, ce qui «reflète une adaptabilité et une résistance limitées». 

Probablement une mauvaise nouvelle pour cette espèce dans un monde qui a déjà gagné plus de 1 °C par rapport à l’ère pré-industrielle et qui continue à se réchauffer.

«Les espèces et les sous-populations qui ne sont pas capables de faire ces changements sont voués à décliner, peut-être jusqu’à l’extinction quand les espaces refuges deviennent trop limités pour permettre la survie de l’espèce», met ainsi en garde l’étude.

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Un cadavre de baleine a été retrouvé en plein milieu de la forêt amazo­nienne


Comment une baleine à bosse a pu se retrouver à plus de 15 mètre de la plage dans la forêt au Brésil. En plus pour rajouter au mystère, généralement les baleines beaucoup plus loin entre août et novembre.
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Un cadavre de baleine a été retrouvé en plein milieu de la forêt amazo­nienne

 

Crédits : Bicho D’Água

par  Malaurie Chokoualé

Le mystère qui entoure la décou­verte de cette baleine à bosse sur l’île de Marajó, à l’em­bou­chure de l’Ama­zone, reste entier.

Des experts de la faune locale pistaient des rapaces dans la jungle amazo­nienne brési­lienne lorsqu’ils sont tombés sur une gigan­tesque carcasse, dévo­rée par les oiseaux. Comme les cher­cheurs qui l’ont décou­verte, The Inde­pendent s’in­ter­roge sur les circons­tances de son décès.

Diffi­cile d’ima­gi­ner comment ce masto­donte de dix tonnes a pu se retrou­ver ainsi à 15 m de la plage. Les scien­ti­fiques supposent que la baleine géante a été proje­tée lors d’une tempête, tout en recon­nais­sant qu’il est incroyable qu’elle ait pu atter­rir si loin. 

« Paral­lè­le­ment à cette décou­verte aber­rante, nous sommes décon­cer­tés par le fait qu’une baleine à bosse se trouve sur la côte nord du Brésil en plein mois de février », explique Renata Emin-Lima, cheffe de projet de l’Ins­ti­tut Bicho d’Água, un groupe de protec­tion de la nature basé à Marajó chargé d’exa­mi­ner la baleine.

En effet, les baleines à bosse sont géné­ra­le­ment obser­vées bien plus au sud, entre les mois d’août et novembre.

D’après l’avan­ce­ment de son état de décom­po­si­tion, les cher­cheurs ont estimé que l’ani­mal – de 11 m de long pour 6 m de large – serait mort plusieurs jours avant sa décou­verte. Les cher­cheurs ont prélevé des échan­tillons sur la carcasse pour une étude plus appro­fon­die. Le corps de la baleine, quant à lui, ne pourra pas être déplacé vu les diffi­cul­tés à trans­por­ter l’ani­mal à travers la jungle.

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Un jeune béluga s’entête à explorer les Maritimes


Un béluga nage en dehors de son territoire et n’est pas du tout farouche envers les humains. Malheureusement, l’absence de peur des hommes est dangereuse pour lui. Des spécialistes on essayer de l’envoyer un peu plus loin dans le fleuve Saint-Laurent, mais il revient et personne ne sait pourquoi.
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Un jeune béluga s’entête à explorer les Maritimes

 

Un photographe animalier a repéré «Nepi» à Ingonish,... (PHOTO PC, FOURNIE PAR LEVON DROVER)

Un photographe animalier a repéré «Nepi» à Ingonish, en Nouvelle-Écosse, et les chercheurs ont pu l’identifier à partir des photographies.

PHOTO PC, FOURNIE PAR LEVON DROVER

 

ALEX COOKE
La Presse Canadienne
Summerside

Un groupe de chercheurs en sciences marines considère qu’un jeune béluga est trop attaché aux Maritimes pour son propre bien.

Nepi, dont on estime l’âge à environ 4 ans, a été aperçu sur la côte de Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, au début du mois de décembre, au grand bonheur des participants à un cours de plongée.

«Nous avons entendu une baleine ou ce que nous pensions être quelque chose qui soufflait, puis cette baleine est apparue», se souvient Kimball Johnston, un instructeur du programme de plongée commerciale du Holland College.

Le groupe, qui comprenait 11 étudiants, croyait que la baleine s’éloignait pour maintenir une distance avec les plongeurs, mais Nepi a plutôt passé plusieurs heures à nager près d’eux.

«Il a commencé à faire le tour et semblait plutôt curieux. Il plongeait avec nos étudiants et se rapprochait de plus en plus jusqu’au point où il se trouvait juste à côté d’eux et ceux-ci pouvaient le voir très clairement», a-t-il raconté.

Kimball Johnston, qui plonge depuis plus de 20 ans, affirme n’avoir jamais vu un béluga aussi près de l’île.

Si les étudiants étaient très enthousiastes de côtoyer un béluga de si près, l’instructeur assure qu’ils n’ont pas pourchassé la baleine ni tenté de la retenir auprès d’eux.

«Nous faisions notre affaire et il faisait la sienne, a-t-il décrit. Nous nous occupions de ce que nous devions faire et il continuait de faire intrusion.»

Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) établi à Tadoussac, trouve inquiétant de voir un jeune béluga aussi amical avec des humains alors qu’il se trouve loin de chez lui. Et surtout considérant que Nepi est un récidiviste en la matière.

L’équipe de Robert Michaud a fait la connaissance du jeune béluga en juin 2017. Après avoir reçu un appel concernant une baleine coincée dans l’embouchure de la rivière Nepisiguit, à Bathurst au Nouveau-Brunswick, le groupe a coordonné son sauvetage afin de ramener Nepi jusque dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, près de Cacouna.

L’expert des mammifères marins précise que ce sauvetage était une expérience.

«La population de bélugas du Saint-Laurent est en déclin, ils sont en voie de disparition, alors on se demandait si sauver un animal pouvait aider à faire croître la population, explique-t-il. Comme il n’était pas trop loin de la maison, c’était faisable, alors on a essayé.»

Un tempérament aventurier

Le groupe de recherche marine a installé un dispositif de repérage sur Nepi afin de pouvoir suivre ses déplacements, mais le grand espiègle a réussi à s’en défaire au bout d’une vingtaine de jours.

Un an après s’être évanoui dans la nature, un photographe animalier l’a repéré à Ingonish, en Nouvelle-Écosse, et les chercheurs ont pu l’identifier à partir des photographies.

Robert Michaud admet être dérouté par la réapparition du béluga à l’Île-du-Prince-Édouard. Il ne comprend pas pourquoi Nepi semble tant attiré par les Maritimes.

«Ce jeune béluga serait beaucoup mieux entouré de ses semblables dans la région du Saint-Laurent. C’est pourquoi nous l’avons ramené à Cacouna la première fois, soutient-il. La question, c’est pourquoi y est-il retourné ? Est-ce que c’est son tempérament d’être aventurier ?»

Selon M. Michaud, lorsque les bélugas s’approchent trop près des bateaux et des gens, cela peut devenir tragique pour une espèce en déclin.

Le GREMM a eu vent de nombreux cas de bélugas heurtés par un bateau ou par des hélices et qui en sont morts. C’est pourquoi il est risqué de laisser les baleines s’approcher et de les amadouer.

Bien que la plupart des bélugas vivent dans l’Arctique, leur habitat le plus au sud se trouve dans l’estuaire du Saint-Laurent, un habitat essentiel à la survie de l’espèce, qui est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

En 2012, l’estuaire du Saint-Laurent comptait environ 900 bélugas, mais on croit qu’il pouvait y avoir jusqu’à 10 000 individus avant 1885.

Robert Michaud demande à toute personne qui aperçoit un béluga plus au sud que l’estuaire d’en informer le GREMM afin qu’il puisse tenter de l’identifier. Malgré ses inquiétudes d’expert face aux envies de grand voyageur de Nepi, il espère que le béluga rentre enfin chez lui sain et sauf.

«Ce sont des navigateurs extraordinaires, ils ont le meilleur radar sous-marin que vous puissiez imaginer, raconte le spécialiste. L’Île-du-Prince-Édouard se trouve un peu plus près du Saint-Laurent que la Nouvelle-Écosse, il y a donc de quoi garder espoir. Je croise les doigts pour lui.»

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Le rôle déterminant (et sous-estimé) du caca des baleines bleues


Une recherche sur les déjections des baleines bleues dans le but de prouver la grande importance de ces mammifères marins en lutte contre les changements climatiques et bien sûr pour l’équilibre autant marine que terrestre.
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Le rôle déterminant (et sous-estimé) du caca des baleines bleues

 

baleine nageoire

Crédits : PxHere / Public Domain

 

par Brice Louvet

Une équipe de biologistes marins compte prochainement entreprendre un examen détaillé des déjections de baleines bleues en Antarctique. Une étude qui vise à prouver le rôle déterminant du plus grand mammifère du monde dans les océans, et notamment sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Décimées au cours du siècle dernier, les populations de baleines bleues se sont depuis reconstituées (pas totalement) et stabilisées, notamment grâce à l’interdiction de leur capture en 1966. Il y en aurait aujourd’hui entre 10 000 et 35 000, principalement au large de l’Antarctique. Malgré tout, le rôle du plus grand mammifère du monde dans les océans (certains spécimens peuvent atteindre 30 mètres et peser 200 tonnes) est encore très largement sous-estimé. C’est ce que déplore une équipe de biologistes, qui compte prochainement se rendre sur place dans le but de prouver le rôle crucial joué par ces baleines dans le maintien de la productivité des océans du Sud.

« Les baleines bleues sont des ingénieures de l’écosystème »

Et pour ce faire, les chercheurs se pencheront sur la matière fécale des mammifères.

« Je veux montrer que les baleines sont des ingénieures de l’écosystème, explique Lavenia Ratnarajah, biogéochimiste marine à l’Université de Liverpool et principale actrice de ces recherches. Les campagnes de conservation sont généralement axées sur leur beauté, mais cela ne convainc pas tout le monde. Si nous pouvons montrer à quel point ces animaux contribuent aux fonctions de l’océan, il sera alors plus facile de les sauver ».

Car les déjections de baleines bleues ne sont pas que de simples déchets.

Ces derniers agissent en effet comme « un engrais océanique riche en fer qui stimule la croissance des bactéries marines et du phytoplancton », peut-on lire dans The Guardian.

Rappelons que le phytoplancton (cyanobactéries et microalgues) est la base de la chaîne alimentaire antarctique, consommé notamment par le krill, à son tout consommé par les baleines (entre autres). Mais le phytoplancton, c’est aussi bien plus que ça.

Le phytoplancton, le deuxième poumon de la planète

Ces organismes microscopiques sont en effet responsables de la moitié de la photosynthèse terrestre, produisant plus de la moitié de l’oxygène de notre planète et consommant la moitié du dioxyde de carbone. Un atout indispensable pour le vivant, qui permet également de lutter grandement contre le réchauffement climatique. L’idée consistera donc à quantifier l’impact fertilisant des déjections de baleines bleues sur ces micro-organismes essentiels à la bonne marche du monde.

Les chercheurs partiront le 19 janvier depuis Hobart, en Tasmanie, à bord d’un navire financé par l’Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth et la division australienne de l’Antarctique. Des bouées sonar seront dans un premier temps déployées pour localiser les baleines. Des drones se chargeront ensuite de survoler les zones ciblées dans le but de récolter des échantillons de selles.

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Six kilos de plastique dans l’estomac d’une baleine


On voit comment le plastique peut faire des ravages. Comment faire comprendre aux gens ce que l’on jette par terre, risque de se retrouver dans le ventre d’un animal marin que ce soit dans l’océan, une rivière, un fleuve …… Diminuer le plastique est une bonne solution, mais la mise en place demande pour trouver quelque chose en échange de moins polluant prend des années. C’est pourtant maintenant que des animaux souffrent ..
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Six kilos de plastique dans l’estomac d’une baleine

 

Des experts ont trouvé près de six kilogrammes de plastique dans l’estomac d’une baleine morte qui s’est échouée sur les rives de l’est de l’Indonésie.

Des employés du parc national Wakatobi ont repéré la carcasse du grand cachalot de 9,5 mètres lundi soir près du parc, dans la province de Sulawesi, dans le sud-est de l’archipel.

Des experts du parc et du Fonds mondial pour la nature (WWF) ont trouvé 5,9 kilos de plastique dans son estomac, soit 115 gobelets de plastique, quatre bouteilles de plastique, 25 sacs de plastique, deux sandales, un sac de nylon et plus d’un millier d’autres morceaux de plastique assortis.

Une porte-parole du WWF en Indonésie a dit que la cause exacte du décès n’a pas été déterminée, mais que les « faits sont horribles ».

L’animal était en état de décomposition trop avancé pour qu’on puisse déterminer si le plastique a causé sa mort.

L’Indonésie, un archipel de 260 millions d’habitants, est le deuxième pire pollueur plastique de la planète, derrière la Chine, selon une étude publiée par le magazine Science en janvier. Elle produirait environ 3,2 millions de tonnes de déchets de plastique mal gérées chaque année, dont 1,29 million de tonnes qui aboutiraient dans l’océan.

Le gouvernement indonésien souhaite réduire l’utilisation du plastique de 70 % d’ici 2025.

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