5 faits inusités entourant la grossesse et les bébés


Les grossesses sont différentes d’une fois à l’autre, certains auront une dépression post-partum, d’autres croient que manger le placenta est bénéfique, et autre faits que la science s’est penché pour avoir des réponses
Nuage

 

5 faits inusités entourant la grossesse et les bébés

 

 

 

Par Corinne Fréchette-Lessard

 

Les femmes prennent-elles trop de poids pendant la grossesse? Quels sont les facteurs de risque associés à une dépression post-partum? Et est-ce vraiment une bonne idée de manger son placenta après avoir accouché? Le point sur les dernières études.

Baby blues

La dépression pendant et après la grossesse est bien connue, mais ses facteurs de risque le sont moins. Pour corriger cette situation, des équipes de l’Université McGill et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ont évalué le niveau d’anxiété et de dépression de 360 femmes durant le premier trimestre de leur grossesse et trois mois après l’accouchement. Près du tiers présentaient des symptômes dépressifs pendant la grossesse et différents facteurs de risque sont ressortis : origine autre que caucasienne, niveau d’anxiété élevé, antécédents de problèmes émotionnels ou d’abus sexuels, événement stressant vécu au cours des six derniers mois. Dans le cas de la dépression post-partum, qui touchait environ 15 % des participantes, c’étaient notamment le manque de soutien social et un accouchement difficile qui rendaient les mamans plus vulnérables.


  Source : Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Culpabilité : y en a marre !

Faire une fausse couche, c’est dur. Comme si la peine ne suffisait pas, près de la moitié des femmes qui passent par là se sentent coupables, et une sur cinq souffre d’isolement, selon un sondage mené aux États-Unis. Ces sentiments sont exacerbés par une mauvaise compréhension de ce phénomène pourtant fréquent, disent les chercheurs. En effet, les répondants croyaient à tort que le stress (76 %), un avortement passé (31 %) et une grossesse non désirée (23 %) pouvaient entraîner une fausse couche. À noter qu’une grossesse sur cinq ou six prend fin de cette façon, souvent pour des raisons génétiques.

 


     Source : Obstetrics & Gynecology

Saisons et santé

L’astrologie a beau ne pas être une science, le mois de notre naissance a tout de même un impact sur notre santé, selon des travaux du très sérieux Columbia University Medical Center. Les chercheurs ont étudié les dossiers de près de deux millions de patients traités à cet hôpital universitaire pendant 14 ans. Ils ont ainsi découvert que les gens nés pendant l’hiver et le printemps sont plus à risque de souffrir de certains troubles cardiaques que ceux venus au monde en automne – l’angine de poitrine pour les bébés d’avril et l’insuffisance cardiaque pour les poupons de mars, par exemple. Un déficit de vitamine D pendant les premiers mois de vie pourrait notamment être en cause. Le meilleur moment de voir le jour pour connaître une vie saine ? Le mois de mai !


Source : Journal of the American Medical Informatics Association

Encore un peu de placenta ?

Grâce à des vedettes américaines comme January Jones – l’interprète de Betty Draper dans la série-culte Mad Men – et Kourtney Kardashian – femme d’affaires, réalisatrice et actrice de téléréalités –, manger son placenta après l’accouchement est devenu à la mode dans certains cercles. Les adeptes y voient une manière de prévenir la dépression postnatale et de stimuler la production de lait maternel, entre autres. Or, après avoir passé en revue 10 études scientifiques consacrées à la question (dont une datant des années 1950 !), des chercheurs de l’Université Northwestern, aux États-Unis, concluent que rien ne prouve l’existence de ces bienfaits. Pire, les risques encourus n’ont jamais été évalués.


     Source : Northwestern University

50%

La moitié des Américaines prennent trop de poids pendant leur grossesse. Une situation inquiétante, selon les experts. Accoucher d’un gros bébé peut entraîner des complications et mener à une césarienne. À plus long terme, les adultes nés en surpoids sont davantage exposés au risque de diabète ou d’hypertension artérielle. 


     Source : American Journal of Obstetrics and Gynecology

http://fr.chatelaine.com/

Manger son placenta reste une pratique courante en Chine


Non, non et re non, Bon, les animaux mangent le placenta, mais l’être humain même avec des petits oignons ou dans un bouillons,  je n’aurais pas voulu manger le placenta .. Il y a des traditions qui sont franchement difficile a concevoir
Nuage

 

Manger son placenta reste une pratique courante en Chine

 

PHOTO PETER PARKS, AFP

Bill SAVADOVE
Agence France-Presse
SHANGHAI

Après son accouchement, Wang Lan a ramené chez elle sa petite fille tout juste née, ainsi que son placenta qu’elle envisage de déguster bientôt en soupe, selon une pratique séculaire de la médecine traditionnelle chinoise.

Les qualités présumées des placentas en tant qu’aliments suscitent beaucoup de débats dans les pays occidentaux, où certains lui attribuent comme vertus de parer au «baby blues», cette dépression passagère postnatale, d’améliorer les montées de lait maternel et de doper l’énergie.

Mais la placentophagie est une pratique séculaire en Chine, et elle reste relativement courante aujourd’hui. On pense ici que le placenta a des propriétés antivieillissement.

«Il est en ce moment dans mon réfrigérateur et j’attends l’arrivée de ma mère pour le faire cuire et le manger. Une fois nettoyé, il peut être préparé en soupe, sans qu’il ait cette actuelle odeur de poisson», déclare Mme Wang.

Elle confie espérer que ce festin l’aidera à se remettre de son accouchement.

Qin Shihuang, premier empereur d’une Chine unifiée, est réputé avoir vanté, il y a quelque 2.200 ans, les bienfaits pour la santé des placentas. Et pendant la dernière dynastie chinoise, celle des Qing, l’impératrice douairière Cixi en aurait consommé pour rester jeune.

Un texte médical classique de la dynastie Ming (1368-1644) maintient que le placenta est «très nutritif» et qu’en ingérer régulièrement permet de «prolonger sa longévité».

La pratique de manger son placenta semble s’être renforcée au cours de la dernière décennie, selon des médias d’État.

Une maternité de la ville orientale de Nankin a par exemple indiqué qu’environ 10% des parturientes repartaient avec leur placenta après l’accouchement.

Sur l’internet s’échangent des recettes culinaires. Un site très populaire suggère de préparer le placenta sous forme de soupe, de boulettes, de raviolis ou de le mélanger avec d’autres ingrédients de la médecine traditionnelle chinoise.

Alors que le commerce des organes humains est interdit depuis 2005 en Chine, des gélules contenant des placentas réduits en poudre sont disponibles dans les pharmacies.

«Cela tonifie et enrichit le sang», assure ainsi un médecin traditionnel chinois de la pharmacie Lei Yun Shang de Shanghai.

Marché noir florissant

«Les ventes sont très bonnes. En gros, chaque fois que nous en recevons, cela s’écoule très rapidement», souligne un vendeur de la boutique.

Ce ne sont pas seulement les mères qui désirent manger du placenta, mais aussi les pères, voire leurs amis qui peuvent en recevoir en cadeau à la place d’une boîte de chocolat ou d’une bouteille de vin.

«Ma femme et moi étions toujours à l’hôpital… et ils l’ont mangé», relate un Shanghaïen qui a offert le placenta expulsé par son épouse à des membres de sa famille.

D’autres ont des réticences, voire une opposition ferme.

«Je sais que c’est bon pour la santé, mais l’idée de manger de la chair humaine me donne tout simplement la nausée. C’est quelque chose que je ne peux pas faire», confie Grace Jiang, une comptable jeune mère de famille.

La forte demande a même créé un marché noir florissant, impliquant les hôpitaux, les personnels soignants et même les parturientes, en violation de la loi.

L’année dernière, les autorités ont lancé une enquête dans un hôpital de la ville méridionale de Canton où les placentas se vendaient 20 yuans (2,5 euros) l’unité.

Les infirmières «utilisaient l’argent gagné pour acheter leur petit déjeuner», a relaté une source dans l’hôpital au journal local Xin Kuai.

Dans d’autres régions de la Chine, comme par exemple dans la ville de Jinan (est), les placentas atteignent un prix plus élevé: les vendeurs demandent pas moins de 300 yuans (37 euros- 48 $ CAD) la pièce, la plupart provenant des hôpitaux selon la presse officielle.

http://www.lapresse.ca