Un microbe commun aurait fait des millions de morts lors de la conquête des Amériques


On sait que la colonisation de l’Amérique par les Européens avait affaibli les Amérindiens. Maintenant, les scientifiques se penchent sur une épidémie qui n’existaient pas avant la venu des Européens, et que  par la suite beaucoup d’Aztèques du Mexique jusqu’au Guatémala sont mort à cause d’un microbe très connu aujourd’hui, la salmonelle. Ce qui est assez étonnant qu’ils ont pu trouver ce microbe, mais il semble que les dents gardent prisonniers ces microbes même après la mort. Il reste quand même d’autres recherches auprès de corps cette époque pour confirmer cette hypothèse
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Un microbe commun aurait fait des millions de morts lors de la conquête des Amériques

 

La bactérie de la salmonelle

La bactérie de la salmonelle Photo : iStock/Getty Images

Peu de temps après l’arrivée des premiers Européens en Amérique, une mystérieuse épidémie, que les Aztèques appelleront le cocoliztli, apparaît spontanément au sud du Mexique. Elle fera des millions de victimes en quelques années à peine. Cinq siècles plus tard, des chercheurs commencent à lever le voile sur ce tueur mystérieux, qui est toujours bien présent parmi nous.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les populations d’Amérique ont été décimées par plusieurs maladies apportées involontairement d’Europe. Une des épidémies les plus effroyables s’est répandue au 16e  siècle dans la région qui regroupe aujourd’hui le Mexique et le Guatemala.

On pense qu’entre 1545 et 1550, de 5 à 15 millions de personnes seraient mortes des suites de ce que les habitants de la région ont nommé cocoliztli, l’équivalent de la grande peste en langue aztèque.

Parmi les symptômes décrits : fièvre, vomissements, hémorragies et convulsions. La mort venait en quelques jours à peine. Toutefois, étant donné les connaissances médicales de l’époque, on a bien peu de détails précis sur ce qui s’est réellement passé.

De l’ADN sous la dent

Pendant 500 ans, le mystère est resté entier, mais une étude récente de chercheurs allemands et mexicains a peut-être identifié un coupable.

La réponse est venue de corps provenant d’un site archéologique de la région d’Oaxaca, au Mexique, nommé Teposcolula Yucundaa. On y trouve une ancienne ville du peuple mixtèque, une culture voisine des Aztèques.

On voit une place rectangulaire excavée, entourée de murets de pierre, dans un site où la végétation est abondante.

Site archéologique de Teposcolula Yucundaa, au Mexique   Photo : Christina Warinner/Teposcolula-Yucundaa Archaeological Project

Vingt-neuf squelettes y ont été trouvés, parmi lesquels 24 sont ceux de personnes mortes lors de l’épidémie du cocoliztli, tandis que cinq autres sont mortes un siècle auparavant, avant l’arrivée des premiers Européens.

Bien qu’il soit difficile d’identifier à partir d’un squelette la maladie à l’origine d’un décès, des microbes responsables d’infections peuvent s’accumuler à l’intérieur d’une dent et y rester prisonniers après la mort de leur hôte.

Les chercheurs ont donc analysé l’ADN présent dans les dents des squelettes et l’ont comparé à une banque de bactéries actuelles. Ils y ont identifié un grand nombre de bactéries normales du microbiome humain, mais une intruse est sortie du lot pour dix des corps : la salmonelle!

Plus spécifiquement, il s’agit de la Salmonella enterica Paratyphi C, dont les différentes variantes sont, de nos jours, à l’origine de cas de fièvre typhoïde chez près de 21 millions de personnes par année et que l’on traite avec des antibiotiques.

Premiers contacts

Cette souche spécifique de salmonelle pourrait provenir des Européens, car aucun des ossements datant d’un siècle avant l’arrivée des colons n’en portait de traces. D’autres ossements, trouvés cette fois en Norvège, montrent que la même souche faisait des victimes en Europe dès l’an 1200.

La présence de la salmonelle peut surprendre, surtout quand on pense aux symptômes rapportés par des témoignages historiques à propos de la maladie. Il faudra trouver d’autres sites où l’on détecte une présence de salmonelle avant de confirmer qu’elle est à l’origine du cocoliztli.

Ces données montrent toutefois que la salmonelle se répandait dans la région au moment de l’épidémie de 1545. Les chercheurs rappellent aussi que, pour détecter de l’ADN de cette façon, il devait y avoir une grande quantité de bactéries dans le sang des victimes au moment de leur mort.

De plus, si la bactérie n’était pas présente avant l’arrivée des Européens, les nations qui y vivaient n’auraient eu aucune défense immunologique contre elle, ce qui les rendait particulièrement sensibles à une infection foudroyante.

Si on ajoute à cela le fait que les conditions de vie des peuples autochtones se sont détériorées avec les guerres et les famines, et que cette bactérie se répand rapidement dans les cours d’eau, cela fait de la salmonelle un bon suspect.

Il est aussi possible que la salmonellose ne soit que l’une des multiples maladies qui auraient décimé les populations de la région au cours de cette période.

Malgré l’incertitude, l’étude demeure une première preuve biologique de l’impact négatif qu’auraient eu les premiers contacts des Européens avec les peuples d’Amérique.

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Le Saviez-Vous ► Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe


Le chocolat qui fait partie des petits plaisirs de la vie a été connu grâce aux expéditions espagnoles vers l’Amérique à la rencontre des Aztèques. Au début, quand il s’est fait connaitre en Europe, le chocolat était un breuvage et seulement l’élite pouvait en consommer, ce n’est que beaucoup plus tard que les tablettes de chocolat a pu être conquis par tout le monde
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Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe

 

Claire König

Enseignante Sciences Naturelles

 

Avant le chocolat, il y a le cacao. Les Mayas appelaient cet arbre Cacahuaquchtl. Et les dieux, dans leur grande générosité, permettaient à l’élite, dans des circonstances bien codifiées, de consommer leur nourriture… Plongeons dans l’histoire du chocolat.

Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

Le chocolat conquit l’Europe grâce aux grands explorateurs

Le chocolat devint le compagnon des grands explorateurs. Christophe Colomb, Hernan Cortés et bien d’autres succombèrent à ses charmes.

Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l'histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l’histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

Cortés revient en Espagne en 1528. Il rapporte des produits inconnus : tomate, haricot blanc, pomme de terre, maïs, piment, tabac et chocolat. Il dit alors à Charles V :

« Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier sans manger ».

Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

Les premières cargaisons de cacao arrivent en Espagne en 1585. Préparé dans des monastères, le chocolat est très cher. Il devient un met royal, lourdement taxé et donc hors de prix pour le peuple.

Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

Il est servi dans un pot à couvercle percé pour y introduire le moulinet et est bu dans des tasses plus hautes que celles du café, autre boisson à la mode. Les espagnols se mettent à boire du chocolat chaud, inconnu des Aztèques. Ils fabriquent les premières tablettes pour pouvoir le transporter facilement. L’engouement pour le chocolat se développe donc en Espagne bien avant le reste de l’Europe. Mais, peu coûteux à la production et de culture aisée, le cacao séduit les planteurs et, comme le sucre, contribue à l’essor de l’esclavage.

Plongez dans l'histoire du chocolat... © avs, Shutterstock

Plongez dans l’histoire du chocolat… © avs, Shutterstock

C’est aux Pays-Bas, terres espagnoles, que le chocolat s’étend d’abord. Les premières fèves sont introduites en Italie, par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, en 1559. Les chocolatiers italiens, experts dans l’art de le préparer, l’exportent en Autriche, en Suisse, en Allemagne et en France.

En 1609, les Juifs chassés d’Espagne arrivent à Bayonne et vont faire de la ville le principal centre de production français.

Madame de Sévigné écrivait alors à sa fille qu’elle en buvait soir et matin :

« Voilà de quoi je le trouve plaisant, c’est qu’il agit selon l’intention ».

Parmi ses plus fidèles admiratrices : Marie-Thérèse, infante d’Espagne et épouse de Louis XIV ; on disait d’ailleurs :

« Le roi et le chocolat sont les deux seules passions de la reine ».

On accusa Fagon, médecin de sa Majesté d’avoir préparé un chocolat de onze heures qui hâta son trépas et permit à madame de Maintenon, qui préparait elle-même son chocolat (c’était prudent !), de s’occuper enfin du roi !

Années 1820 : le chocolat se démocratise

Les années 1820 marquent les débuts du « chocolat pour tous ».

Fondateur d’une dynastie chocolatière, Antoine-Brutus Menier (1795-1853), pharmacien spécialisé dans les poudres, vend du chocolat en tablettes enveloppées de papier jaune. Son fils, Émile-Justin sera surnommé le baron Cacao.

Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

  • Cailler est la plus ancienne marque de chocolat suisse, née en 1819. Brillat -Savarin, en 1826, préconisait le chocolat à ceux qui « auraient bu quelques traits de trop à la coupe des voluptés».

  • Le hollandais Van Houten, fabricant à Amsterdam, invente en 1828, la solubilisation du cacao. : c’est le premier brevet de chocolat en poudre.

  • En 1847, la première tablette de chocolat est créée.

  • Rodolphe Lindt (1855 -1909) dépose en 1879 un brevet qui marque la création du chocolat fondant par le procédé du conchage.

Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

  • Henri Nestlé (1814-1890), grâce au procédé de condensation du lait, permet l’invention, en 1875, du chocolat au lait à croquer.

  • L’Anglais Charles Barry développe en 1842 une activité de négoce à Londres.

  • Le Suisse Charles Amédée Kohler découvre le chocolat aux noisettes en 1830.

  • Philippe Suchard découvre que la plaque coûte trois jours du salaire d’un ouvrier. En 1825, il produit alors entre 25 et 30 kg de chocolat par jour avec un seul ouvrier, et, en 1901, vient le fameux emballage mauve.

Le fameux chocolat Poulain. © DR

Le fameux chocolat Poulain. © DR

  • En 1884, Albert Poulain invente le petit déjeuner à la crème vanillée.
  • Dès le début du XXe siècle, la chaîne Menier est automatisée, permettant une fabrication en série des tablettes : la première chocolaterie industrielle !
  • En 1912, Jean Neuhaus créé la praline et lance ses tablettes ornées du célèbre éléphant.
  • En 1923, Franck Mars invente et lance, à Chicago, la première barre chocolatée !

Et la liste des grands noms du chocolat continue de s’allonger encore pour le plus grand plaisir des « chocolâtres ». Quel dommage que ce mot ne devînt pas français !

Et si la Suisse reste un des hauts lieux du chocolat, il est souvent au lait ce qui est incompatible avec la « chocolatrie ».

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Un temple et un terrain de jeu de balle aztèques découverts à Mexico


Une grande découverte à Mexico qui est construit sur des ruines datant des Aztèques. Ils ont découvert un temple qui servait a des jeux de balle du genre jeu de pelote. À certaines occasions lors de cérémonies religieuses, les perdants étaient décapités. Un jeu bien dangereux …
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Un temple et un terrain de jeu de balle aztèques découverts à Mexico

 

Temple Mexique

Un archéologue mexicain commente la découverte récente d’un temple circulaire au centre de Mexico.

CRÉDITS: ALFREDO ESTRELLA / AFP

Bernadette Arnaud

Spécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

Un temple circulaire et les vestiges d’un terrain de jeu de balle cérémoniel aztèques viennent d’être mis au jour dans la capitale mexicaine.

Les fondations d’un ancien temple aztèque ainsi qu’une portion de terrain de jeu de balle ou de pelote cérémoniel ont été découvertes dans le centre historique de Mexico, comme l’ont révélé le mercredi 7 juin 2017 les autorités mexicaines, lors d’une conférence de presse. Mexico City a en effet été construire sur les ruines de Tenochtitlan, l’ancienne capitale des Aztèques ou Mexica. Il n’est donc pas rare, lors de travaux de terrassement, de voir surgir d’antiques monuments, à l’instar de ceux récemment dégagés derrière l’imposante cathédrale coloniale. Celle qui domine la place du Zocalo, l’immense esplanade centrale de la ville. Dédié au dieu du vent Ehecatl, une des divinités primordiales du panthéon aztèque, le temple circulaire en stuc érigé à la fin du XVe siècle, dont seuls les niveaux inférieurs ont été retrouvés, possédait au temps de sa splendeur, un sommet en forme de serpent lové, a rappelé Eduardo Matos, archéologue à l’Institut national d’histoire et d’anthropologie du Mexique (INAH).

Selon les spécialistes, c’est à l’emplacement même de ces vestiges exhumés, qu’en 1528, Hernan Cortez, le conquérant espagnol, aurait assisté pour la première fois au jeu rituel aztèque, à l’invitation du dernier empereur, Moctezuma. Un jeu spectaculaire aux règles qui pouvaient faire frémir, puisqu’en certaines occasions elles conduisaient à des sacrifices humains !

Joueur de pelote de la zone maya-aztèque, représenté sur une stèle date de 600-900 de notre ère. Crédits: Ann Ronan Picture Library /Photo 12/ AFP

Apparu vers 1500 avant notre ère, ce jeu qui opposait deux équipes et se pratiquait à l’aide d’une balle de caoutchouc de taille variable (jusqu’à 3kg !), se déroulait sur un terrain à la structure en H, le tlachtli. Plus d’un millier ont été découverts à ce jour dans l’ensemble de la zone maya-aztèque.

Quelques Codex (manuscrits) et des chroniques espagnoles racontent ainsi que les joueurs utilisaient leurs hanches, coudes ou avant-bras pour garder la balle en jeu, tout en évitant de la toucher avec les pieds ou les mains. Des protections aux articulations et des vestes rembourrées permettaient d’atténuer l’impact des balles. Le but était de renvoyer la balle dans le camp adverse sans qu’elle ne touche le sol. Mais tout prenait une tournure plus dramatique lors des cérémonies religieuses. Le jeu de pelote étant une façon de recréer rituellement les étapes de la création afin d’assurer la continuité du cycle de la vie et de la mort dans le cosmos, la trajectoire de la balle qui correspondait à la course du soleil ne devait jamais s’arrêter. Or quand ce moment se produisait, gare à l’équipe vaincue… Ces célébrations se terminaient en effet par la décapitation des perdants. Leurs têtes atterrissaient sur les terrifiants tzompantli, les rateliers à crânes. Ce qui a certainement dû arriver aux propriétaires des 32 vertèbres cervicales mises au jour près du terrain de jeu, si l’on en croit l’archéologue de l’Inah, Raul Barrera…

Seule une partie de la structure, un escalier et une portion des tribunes sont encore visibles. Les archéologues estiment que le terrain original mesurait 50 mètres de long. Le jeu de pelote est encore pratiqué dans une version soft, sous le nom d’ulama.

Le temple circulaire aurait quant à lui été bâti au cours du règne de l’empereur Ahuitzol (1486-1502), le prédécesseur de Moctezuma. L’ensemble mesurait 34 mètres de long et 4 mètres de hauteur. Il s’agit des derniers vestiges en date mis au jour dans le centre historique de Mexico, sur le site où se trouvait le Templo Mayor (Grand Temple), un des lieux les plus étudiés de la capitale

« Cette découverte offre une nouvelle occasion de nous immerger dans la splendeur de la ville pré-hispanique de Tenochtitlan », a déclaré la ministre de la Culture Maria Cristina Garcia.

Un hôtel se dressait juste au-dessus du site mais il s’est effondré en 1985 lors du tremblement de terre dévastateur qui a frappé la capitale mexicaine faisant des milliers de victimes. Les propriétaires de l’hôtel ont alors découvert ces éléments aztèques et prévenu l’institut national d’anthropologie et d’histoire. Les archéologues mexicains pensent que ce temple a été construit entre 1486 et 1502.

(avec AFP)

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Un temple aztèque retrouvé sous un supermarché au Mexique


On trouve de tout dans un supermarché au Mexique, même des ruines datant de la civilisation aztèque
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Un temple aztèque retrouvé sous un supermarché au Mexique

 

Un

Les ruines du temple.Photo Gentside

 

L’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire a récemment annoncé officiellement la découverte d’un petit temple aztèque retrouvé dans le centre de Mexico, la capitale du Mexique. Les ruines de l’édifice ont été identifiées en mars sur un site accueillant depuis les années 1950 un supermarché.

Il y a deux ans, la structure a été démolie, laissant ainsi entrevoir les ruines et vestiges du passé cachées sous ses fondements. Des travaux de fouilles ont alors été envisagés afin de les excaver. C’est ainsi que des fragments de poterie et des restes humains ont été retrouvés.

UN TEMPLE DÉDIÉ AU DIEU DU VENT

Plus tard, en creusant davantage, l’équipe d’archéologues a mis en évidence les restes d’un temple circulaire, d’un diamètre de onze mètres et d’une hauteur de 1,2 mètre. Selon les experts, l’édifice aurait été construit il y a plus de 650 ans en honneur d’Ehécatl, le dieu du vent aztèque.

Sa mise au jour permet d’en savoir un peu plus sur la manière dont les civilisations de l’époque vénéraient leurs divinités. Parmi les offrandes retrouvées dans le temple, les chercheurs ont en effet identifié la sépulture d’un nourrisson ne semblant présenter aucun signe de traumatisme.

Des os d’oiseaux, des fragments d’obsidienne (une roche volcanique), mais aussi des épines d’Agave américaine ou encore des figurines en terre ont été retrouvés dans les décombres du temple aztèque.

UNE PETITE PARTIE D’UN IMMENSE COMPLEXE CÉRÉMONIAL

L’édifice se situe dans le périmètre de ce qui était autrefois un grand complexe cérémonial du quartier de Tlatelolco de Mexico. Aujourd’hui, une grande partie de ce site a disparu, recouvert par les bâtiments de la ville.

L’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire a assuré que les ruines du temple circulaire seraient préservées. D’ici peu, elles pourront être admirées par tout un chacun à travers une paroi transparente protégeant le site de fouilles.

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Le Saviez-Vous ► Une rivière de mercure liquide sous une pyramide !


En archéologie, des fouilles peuvent réserver des trouvailles vraiment inattendues, comme c’est le cas d’une civilisation précolombienne. En effet ils ont trouver a plusieurs mètres de profondeur dans tunelle sacré beaucoup d’artéfacts mais au bout … Du mercure, une rivière de mercure scellée depuis 2000 ans
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Une rivière de mercure liquide sous une pyramide !


(Source)

Les archéologues travaillant sur le site de l’ancienne cité précolombienne de Teotihuacán (…) une découverte rarissime et époustouflante: une rivière de mercure liquide sous une pyramide, dans un tunnel sacré qui était demeuré scellé pendant plus de 2000 ans!

Une cité dédiée aux dieux


Photo: Temple de Quetzalcóatl
(Source)

Aujourd’hui site du patrimoine mondial de l’UNESCO, la cité de Teotihuacán est située au Mexique à environ 50 km au nord-est de la ville de Mexico. En langue précolombienne nahuatl, son nom signifiait  « La demeure des dieux ». Construite entre le 1er et le 7e siècle de notre ère, elle a par la suite été abandonnée pour des raisons obscures, avant d’être récupérée et embellie par les Aztèques.


Photo: Tête de Quetzalcóatl – Temple de Quetzalcóatl
(Source)

Les monuments les plus impressionnants sont les pyramides du soleil et de la lune, de même que le temple dédié à Quetzalcóatl, le dieu serpent à plumes.

Qui étaient les Aztèques?


Photo: Guerriers aztèques
(Source)

Avec les Incas et les Mayas, les Aztèques sont parmi les civilisations précolombiennes qui ont le plus marqué les conquérants espagnols de par la richesse de leur art, leurs guerriers, la puissance de leurs souverains et leurs sacrifices humains… Ils ont été à la tête d’un puissant Empire au Mexique entre la fin du 13e siècle et la conquête espagnole par Hernan Cortès en 1519.


Photo: Murale aztèque de Teotihuacán
(Source)

Ils ont par ailleurs considéré Teotihuacán comme la cité où les dieux se sacrifiaient pour créer et recréer le monde. Ce qui explique entre autres l’importance des bâtiments religieux de plusieurs mètres de hauteur, faits de pierres massives, sur le site.

Des découvertes étonnantes


(Source)

Depuis 2009, les fouilles sur le site du temple de Quetzalcóatl ont permis de mettre au jour plusieurs artéfacts intéressants. Les archéologues ont effectivement commencé à fouiller un immense tunnel sacré sous le bâtiment, enfoui à 18 mètres de profondeur et mesurant 103 mètres! Les archéologues y ont notamment découvert des balles de caoutchouc, des coquillages sculptés et surtout de superbes sculptures de jade.


(Source)

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Une rivière de mercure dangereuse


Crédit: Handout / Reuters (
Source)

Coup de théâtre! Au bout de ce tunnel, les archéologues viennent de découvrir une rivière de mercure liquide dans une chambre souterraine, ce qui laisse présager la possibilité de découvrir une tombe royale, aztèque ou peut-être beaucoup plus ancienne. Mais avant de pouvoir fouiller davantage, les archéologues devront prendre leur précaution. Le mercure, surtout à de telles profondeurs, peut être très toxique.

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Le mystère des crânes aztèques est enfin élucidé


Qui étaient les crânes qui servent de masques aux Aztèques. Les sacrifices, étêtement, immolation, démembrement étaient chose courante a l’époque précolombienne
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Le mystère des crânes aztèques est enfin élucidé

 

Un masque-crâne aztèque découvert sur le site du Templo Mayor à Mexico, l'antique Tenochtitlan. CREDIT: Corey S.Ragsdale

Un masque-crâne aztèque découvert sur le site du Templo Mayor à Mexico, l’antique Tenochtitlan. CREDIT: Corey S.Ragsdale

Par Bernadette Arnaud

30 ans après leur découverte, des archéologues pensent avoir percé l’énigme des masques-crânes aztèques

OFFRANDES. Des têtes à faire peur ! Mises au jour dans les ruines du célèbre Templo Mayor de Mexico – le principal complexe cérémoniel de l’antique Tenochtitlan – une série de huit crânes aux faces perforées, uniques au Mexique, intriguait depuis des années les chercheurs. Qui pouvaient bien être les victimes transformées ainsi en morbides offrandes sacrificielles, dont certaines étaient portées en masque chez les Aztèques ? Dans quel but s’était-on donné la peine de transformer ces têtes en leur retirant des parties osseuses, en les transperçant au niveau des cavités nasales par des lames de silex taillé, et en remplaçant les yeux par des incrustations de coquillage et de pyrite ? D’autant qu’à leur côté figuraient une trentaine d’autres crânes décapités, sans la moindre altération. S’agissait-il de personnages particuliers ?

La réponse figure dans une récente publication de la revue Current Anthropology dans laquelle Corey S. Ragsdale, anthropologue à l’université du Montana, à Missoula (Etats-Unis), présente les résultats de nouvelles analyses. Ces poignantes reliques, exhumées au niveau du temple de Huitzilopochtli (divinité de la guerre et du soleil), seraient en fait celles de guerriers vaincus, capturés lors des multiples « guerres fleuries auxquelles se livraient les Aztèques (lire encadré) pour faire leurs sacrifices.Le Templo mayor contenait en effet deux sanctuaires majeurs, l’un consacré à Tlaloc, le dieu de la pluie et des orages, et le second à Huizilopochtli, le dieu sanguinaire. C’est au sommet de ce dernier qu’étaient pratiqués les sacrifices rituels, avant que les corps des victimes ne soient jetés au bas des escaliers du monument. L’examen des 8 masques-crânes a ainsi permis d’établir que les victimes avaient été immolées au cours du règne du souverain aztèque Axayacatl (1469-1481). Leur comparaison avec plus de 127 crânes non modifiés a en outre démontré qu’ils appartenaient à des guerriers de haut rang (élite), ce qui n’étaient pas le cas des autres reliques.

L’âge de l’ensemble des victimes (crânes remaniés ou non) a pu être établi entre 30 ans et 45 ans,  tous étant majoritairement de sexe masculin. L’étude de leur état dentaire a aussi permis de retracer leur origine géographique.

« Elles venaient de l’ouest du Mexique, de la côte du Golfe et de la vallée de Mexico », précise Corey Ragsdale, joint par Sciences et Avenir.

Mais ce sont les pathologies détectées qui ont surtout permis d’établir la différence de statut social.

« Seuls les crânes non modifiés comportaient d’importantes traces de pathologies, d’usure dentaire et de carences dues à un stress nutritionnel élevé, et non les masques-crâne », confirmant une origine sociale précaire pour les uns, privilégiée pour les autres.

Sacrifices humains au Templo Mayor

Illustration de sacrifice provenant du codex Magliabechiano, un codex aztèque datant du milieu du XVIe siècle

Les sacrifices humains constituaient une large part de l’idéologie religieuse des Aztèques, autant qu’un moyen de soumettre les populations vaincues. Il était courant de procéder à des décapitations, des extractions de cœur (cardiectomie) ou des démembrements. Bien que le nombre des victimes de Tenochtitlan soit inconnu, les estimations avancées à partir des données ethnohistoriques évoquent souvent des milliers de cas. Un chiffre de 20 000 tués en une seule année apparaît même de temps à autre dans la documentation. Pour Eric Taladoire, professeur émérite d’archéologie précolombienne à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, il s’agirait de chiffres fantaisistes dont les sources ont été mal interprétées, et qui n’ont rien à voir avec la réalité.

La Guerre fleurie

La guerre fleurie est le nom traduit du nahuatl Xochiyaoyotl qui était attribué aux batailles opposant des Aztèques (c’est à dire des Mexicas, et leurs alliés de la Triple Alliance -Alcolhuas et Tépanèques), aux habitants de Tlaxcala ou des cités voisines dans la vallée de Mexico. Très codifiées, ces guerres servaient essentiellement à s’emparer de prisonniers pour les sacrifier aux dieux.

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Le Saviez-Vous ► Le blanchiment des dents remonte à l’antiquité


Il se vend toutes sortes de produits pour blanchir les dents, mais avant on se contentait et on devrait continuer à se contenter de dentifrice. Mais quoique la mode actuelle est aux dents blanches, elle ne date pas d’hier, mais bien de plusieurs siècles et pour plusieurs époques et pays,, ce fut l’urine l’ingrédient de choix. Beurk !!
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Le blanchiment des dents remonte à l’antiquité

 

Contrairement à ce que l’on croit, le blanchiment des dents n’est pas un phénomène de mode actuel.

Déjà dans l’Antiquité, les Egyptiennes, qui étaient soucieuses de leurs dents, utilisaient des poudres à base de charbons d’acacia appliquées aux doigts. L’ancêtre des dentifrices serait le  » Sonabou « , mélange de cendres et d’argile à foulon. le charbon est bien connu pour ses propriété blanchissantes sur les dents.

Les prêtres devaient se laver plusieurs fois par jour :

« l’eau du rince bouche était aseptisée avec un sel appelé BED « .

Dans la Chine antique, on utilisait déjà des techniques de blanchiment avec de la poudre à base de musc et de gingembre. Houang-Ty (2637 av J.C.) écrit déjà dans deux chapitres de son livre, consacrés aux maladies des dents et des gencives, les vertus de l’urine d’enfant et assure qu’il fallait utiliser une poudre à base de musc et de gingembre pour blanchir les dents.

Dans l’empire romain on trouve une référence chez un certain Scribonius Largus dans son ouvrage s’appelle  » Compositiones « . L’auteur y donne aussi plusieurs formules de dentifrices. Leur fonction essentielle est de donner la blancheur et l’éclat aux dents. Il leur donne des noms de personnages connus, ainsi le dentifrice de

Messaline qui  » est un dentifrice qui rend les dents blanches et qu’utilise Messaline, femme de notre divin César « .

Il est composé de poudre de Roses séchées au soleil mélangée avec du verre blanc pilé. Chez les Romains, une méthode approuvée pour le blanchiment des dents consistait à se laver les dents avec l’urine de garçons prépubères.

Cascellius contemporain de l’empereur Domitien ( 51-96 ), vendait de l’urine espagnole, provenant de Barcelone ou de Tarragone, conservée dans des vases d’albâtre, qui avait la propriété de blanchir les dents, et se parfumait la bouche avec les eaux du parfumeur Cosmus, dont le nom a donné le mot cosmétique. Ce célèbre parfumeur amassa une fortune en les vendant aux belles Romaines .

Chez les Aztèques également, les dents étaient nettoyées avec de l’urine…

Le meilleur dentifrice naturel utilisé jadis, fût une préparation fort simple, à base de poudre composée de parties égales de charbon porphyrisé, de quinquina et de crème de tartre. En Afrique, il existe même des racines spéciales avec lesquels, les autochtones se brossent les dents, pour les faire blanchir et briller.

En Kabillie par exemple, on utilise encore les racines de l’arbre du noyer.

Selon la tradition, les aborigènes utilisaient l’arbre à thé (Melaleuca Alternifolia, arbre à thé d’Australie) pour blanchir les dents.

L’argile était utilisé en pâte dentifrice avec un léger pouvoir abrasif rendant les dents plus blanches et un effets très bénéfiques sur le milieu buccal: (le rétablissement d’un pH normal, et donc défavorable à la prolifération des caries,- un pouvoir d’absorption important des matières mortes et des mauvaises odeurs,- une action cicatrisante et reminéralisante sur les gencives.)

En Europe, Erasme dit dans les « Civilités » en 1530, 

« blanchir les dents avec une poudre , n’est bon que pour les jeunes filles, les frotter de sel ou d’alun est fort dommageable aux gencives et de se servir de son urine au même effet, c’est aux Espagnols de le faire » et il ajoute par ailleurs, « que de toute façon, avoir les dents blanches est affaire de coquetterie pour les femmes ».

Si le commerce des produits dentifrices devient vraiment fructueux dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, le renom d’une marque va éclipser les autres. Vers 1755, Julien Botot , médecin de Louis XV, met au point une eau  » balsamique et spiritueuse  » ( Badiane, girofle, cannelle, benjoin, essence de menthe et alcool à 80°) qui devint célèbre, à tel point qu’elle existe toujours, environ 250 ans après. La Faculté de Médecine, en 1777, reconnaît que

cette  » composition est de nature à blanchir et conserver les dents et fortifier les gencives « .

De plus, il eut l’autorisation officielle d’afficher sur les murs de Paris un :  » Avis sur la manière de conserver ses dents « , et obtint en 1789, à la veille de la Révolution, le Privilège Général du Roi Louis XVI.

Le point de départ de nos tubes actuels date de 1841. Un Américain, J. Rand, modifie les fabrications existantes en déposant un brevet proposant un tube métallique souple en étain pur ou en plomb pour pâte dentifrice et, à cet effet, il dépose également un brevet de pâte dentifrice : mélange de craie, de savon avec un arôme mentholé. Il faut citer le côté commercial du fameux docteur Walton inventeur d’Email Diamant. Ce n’est qu’en 1906 qu’apparait le premier blanchiment des dents avec l’eau oxygénée à 25%, ancêtres de nos produits actuels…

http://www.blanchiment-dentaire.com/