Un Américain meurt «en paix» après qu’on lui a dit que Trump venait d’être destitué


Non, malheureusement Donald Trump n’a pas été destitué, mais pour faire plaisir à son ex mari avant sa mort en lui disant qu’il était destitué, elle pense qu’il est parti apaisé vers la mort. Quoiqu’il en soit, il est certain que son ex mari n’a pas voté pour Trump
Nuage

 

Un Américain meurt «en paix» après qu’on lui a dit que Trump venait d’être destitué

 

Brendan Smialowski / AFP

Brendan Smialowski / AFP

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur The Hill, CNN, The Oregonian

Mais non, promis, la destitution n’a pas vraiment eu lieu.

 

Pendant la campagne présidentielle américaine, les médias avaient parfois parlé de ces avis de décès et nécrologies où il était écrit qu’une personne qui venait de mourir appelait à ne pas voter pour tel ou telle candidat(e). Visiblement, la tendance n’a pas pris fin avec la fin de la campagne et l’élection de Donald Trump, puisque The Hill rapporte l’histoire d’un homme dans l’Oregon (dans l’Ouest du pays), dont la nécrologie explique qu’il est mort «en paix» après qu’on lui a dit que Donald Trump venait d’être destitué.

Cette nécrologie a été publiée dans le quotidien local The Oregonian, et on peut y lire ceci.

«Michael Garland Elliott est mort paisiblement le 6 avril 2017, entouré par ceux qui l’aimaient profondément et qui avaient pris soin de lui de façon désintéressée, pendant les derniers mois de sa vie. Il était né à Charlottesville, en Virginie, en 1940 ou 1941 (il ne savait honnêtement pas!) et était élève au lycée Lane, où il a brillé sur les terrains de basket. […] Mike n’avait plus de famille depuis longtemps, et laisse derrière lui son ex-femme et sa meilleure amie, Teresa Elliott. Même si leur mariage avait fini en divorce, leur amitié n’en était devenu que plus forte, et sa voix fut la dernière que Mike a entendue. La dernière chose qu’elle lui a dit est: “Donald Trump a été destitué.” En entendant ces mots, il a rendu un dernier et doux souffle, et son temps sur Terre venait d’arriver à sa fin. Mike manquera à tous, et ne sera jamais oublié. Une cérémonie digne de ce nom est prévue pour le mois d’août.»

Par souci de précision, CNN rappelle que Trump n’a pas été destitué, «mais on peut légitimement penser qu’Elliott n’était pas un fan du président».

Le meilleur de ces trolls date néanmoins d’avant l’élection, quand on avait pu lire qu’une femme de 68 ans, originaire de Virginie (dans l’Est du pays) avait préféré mourir plutôt que de choisir entre Donald Trump et Hillary Clinton, continue le site de la chaîne américaine.

«Son mari, Jim avait ensuite indiqué à NBC que l’un de ses fils avait écrit la nécrologie, et qu’il fallait y voir une blague, une façon pour la famille de préserver son sens de l’humour.»

http://www.slate.fr

«En mémoire du défunt, ne votez pas pour Trump»: aux Etats-Unis, les avis de décès se politisent


Aux États-Unis, même dans la mort, l’avis politique est importante
Nuage

 

«En mémoire du défunt, ne votez pas pour Trump»: aux Etats-Unis, les avis de décès se politisent

 

Donald Trump dans l'Ohio, le 23 novembre 2015 I REUTERS/Jay LaPrete

Donald Trump dans l’Ohio, le 23 novembre 2015 I REUTERS/Jay LaPrete

Publié dans le journal local Pittsburgh Post-Gazette, la nécrologie de Jeffrey Cohen  un chiropracteur décédé cette semaine à l’âge de 70 ans, se termine par un message politique inattendu:

«Jeffrey vous demande qu’au lieu d’envoyer des fleurs, vous ne votiez pas pour Donald Trump.»

Aux Etats-Unis, les avis de décès incluent souvent des recommandations d’organisations charitables, pour les proches qui veulent honorer la mémoire du défunt en donnant de l’argent à une cause qui lui était chère. La phrase type est en général: «au lieu d’envoyer des fleurs, vous pouvez faire des donations à telle organisation.»

Mais les proches de Jeffrey Cohen ont eu la bonne idée d’adapter cette convention pour la campagne présidentielle (même s’il est précisé que des donations à une fondation éducative sont aussi bienvenues).

Ce docteur de Pittsburgh n’est pas le premier à avoir une nécrologie politisée. Cet été Fox News rapportait le cas d’une femme décédée dans le New Jersey, qui avait également tenu à faire connaître ses dernières volontés politiques:

«Elaine demande qu’au lieu d’envoyer des fleurs, vous ne votiez pas pour Hillary Clinton».

Son mari avait ainsi résumé les opinions politiques tranchées de sa femme:

«Plus elle apprend de choses sur Hillary, plus elle la déteste.» 

En règle générale, Clinton semble être la candidate qui a pour l’instant généré le plus de haine post-mortem. En avril en Caroline du Nord, les proches d’un Républicain avaient écrit dans sa nécro:

«La famille demande respectueusement que vous ne votiez pas pour Hillary Clinton en 2016. R.I.P. Grand-papa».

Même intention ici, dans un avis de décès publié dans un journal de l’Indiana:

«A la place de fleurs, s’il vous plaît ne votez pas pour Hillary. Pas de problème mec! Je vais respecter tes voeux!»

En son temps, Barack Obama avait aussi été cité de cette façon dans quelques nécrologies, dont celle-ci, d’un entrepreneur décédé en 2010 en Géorgie.

«Au lieu de fleurs, la famille demande respectueusement que toute donation soit envoyée à l’American Cancer Society, ou à la campagne de quiconque se présentera contre Barack Obama en 2012.»

Certains sont encore plus radicaux, comme ici, dans l’Oklahoma en 2015:

«En l’honneur de J, la famille demande que vous écriviez à votre représentant au Congrès pour demander la démission de Barack Obama.»

http://www.slate.fr/