Morts en série d’animaux de compagnie dans les avions


Une règle de la compagnie aérienne interdit de voyager dans des compartiments à bagages. Ils doivent être placés sous le siège dans des sacs prévus pour eux. Pourtant, la compagnie United Airlines ne semble pas s’y conformer et l’an dernier ont perdu 18 animaux
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Morts en série d’animaux de compagnie dans les avions

 

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Où est mon chien? | Dennis Amith via Flickr CC License by

Selon le département du Transport des États-Unis, dix-huit animaux sont morts au cours de vols de la compagnie aérienne United Airlines l’année dernière.

Ce lundi, un chiot est mort à bord du vol 1284 United Airlines. Cet incident est loin d’être isolé: l’année dernière vingt-quatre animaux de compagnie sont morts à bord d’un avion de ligne américain –dont dix-huit au cours de l’un des vols de la compagnie United Airlines.

Maggie Gremminger, une passagère située juste derrière la propriétaire, précise que l’hôtesse de l’air a insisté pour qu’elle place son chien dans le compartiment à bagages. Kikoto, un bouledogue noir, voyageait dans un sac prévu pour le transport.

«La propriétaire était catégorique, elle ne voulait pas mettre son chien dans les rangements au-dessus des sièges. Elle a dit “mon chien est dans le sac, c’est mon chien”. En réponse, l’hôtesse de l’air a simplement répondu que c’était dangereux de garder un sac sous un siège placé à côté d’une sortie de secours, que “quelqu’un pourrait trébucher”», a décrit la passagère Maggie Gremminger sur Twitter.

Pendant le vol, des témoins rapportent avoir entendu le chien aboyer à plusieurs reprises. Malheureusement, à l’atterrissage à l’aéroport de La Guardia (New York), le chien est décédé –malgré les tentatives de réanimation de sa propriétaire. Selon le New York Times, la politique de la compagnie aérienne interdit de placer des animaux dans les compartiments à bagages. Les animaux voyageant en cabine doivent êtres placés sous le siège dans des sacs prévus pour le transport.

United Airlines: un mauvais élève

Pourtant, United Airlines propose un programme de transport sécurisé en soute pour les animaux de compagnie intitulé «PetSafe cargo program». Malgré tout, dix-huit animaux sont décédés au cours d’un vol en 2017. Simon, un lapin géant –en passe de devenir le plus grand lapin au monde– fait notamment partie des pertes.

La compagnie arrive en tête du classement du nombre de morts d’animaux lors d’un vol alors que les autres compagnies comptent six décès au total. Tout de même, il est important de préciser qu’United Arlines est la compagnie qui transporte le plus d’animaux –138.178 animaux transportés en 2017.

«La plupart du temps, les animaux meurent à cause du stress. Nous conseillons aux propriétaires de consulter un vétérinaire avant un voyage en avion», explique le porte-parole de la compagnie aérienne Alaska Airlines dans une interview pour l’Huffington Post.

Toutefois, ce nouvel incident s’inscrit dans la lignée de scandales concernant United Airlines… L’année dernière un passager a été violemment expulsé d’un avion United. Pourquoi? Un vol surbooké. La scène avait provoqué un tollé après avoir été diffusée sur le web. De même, la compagnie avait fait polémique pour avoir refuser de faire voyager deux adolescentes. Le motif? Elles portaient des leggings. Y a-t-il un pilote dans l’avion?

 

http://www.slate.fr/story/

Un avion peut-être piraté par l’Internet sans fil, dit un chercheur


Les avions de ligne sont à la page de la technologie, mais qui dit technologie, Internet, dit aussi pirate informatique. Voyager en avion sera-t-il aussi un risque d’être en plein milieu d’un événement de piratage ? Les risques sont-ils réels ?
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Un avion peut-être piraté par l’Internet sans fil, dit un chercheur

 

Un homme utilise son ordinateur à bord d’un avion. Photo :  ? Lucas Jackson / Reuters

Le chercheur en cybersécurité Ruben Santamarta affirme qu’il a réussi à trouver un moyen de pirater les équipements servant aux communications satellites à bord d’un avion de ligne, en passant notamment par le réseau sans fil de l’aéronef.

Si sa recherche est confirmée par la communauté scientifique, elle pourrait soulever des questions importantes au sujet de la sécurité aérienne.

« Ces dispositifs sont complètement ouverts », se désole M. Santamarta, qui travaille pour la firme IOActive.

Le consultant en cybersécurité doit présenter les détails techniques de sa recherche cette semaine dans le cadre d’un congrès à Las Vegas. Le congrès annuel attire chaque année des pirates informatiques et des experts en sécurité informatique, afin de discuter des nouvelles formes de menaces. Les observateurs estiment que la présentation de M. Santamarta ne manquera pas d’attirer l’attention des participants, jeudi.

Le chercheur estime que le réseau d’Internet sans fil et les dispositifs permettant aux passagers de regarder des films à partir de leur siège dans l’avion ne sont pas sécurisés.

« Le but de cette discussion, c’est d’aider à faire changer la situation. » — Ruben Santamarta, chercheur en cybersécurité

En théorie, un pirate informatique pourrait utiliser les systèmes d’Internet sans fil et de divertissement, afin de prendre le contrôle des appareils électroniques de l’avion et modifier les communications satellites de l’avion.

La recherche permettant de déceler les vulnérabilités soulevées par M. Santamarta a été effectuée dans un environnement contrôlé et il pourrait s’avérer difficile de la reproduire dans le monde réel.

M. Santamarta a indiqué que les appareils des avions fabriqués notamment par les compagnies Cobham, Harris, Hughes et Iridium présentent des failles de sécurité. Les représentants de ces compagnies ont confirmé plusieurs des découvertes du chercheur, mais ont minimisé les risques.

Dans le cas de Cobham, dont le système de communications satellites Aviation 700 a été au centre de la recherche de M. Santamarta, l’entreprise indique que les pirates ne peuvent pas utiliser l’Internet sans fil de l’avion pour avoir accès aux équipements de navigation et aux systèmes de sécurité. Le porte-parole de la firme Harris, Jim Burke, indique que sa compagnie a pris connaissance de l’analyse de M. Santamarta.

« Nous avons conclu que le risque de compromis est très minime », dit-il à Reuters.

De son côté, Iridium indique aussi que le risque est minime, mais que des mesures ont été prises pour protéger les utilisateurs, à titre préventif. Un des problèmes soulevés par M. Santamarta dans sa recherche est que les techniciens qui effectuent l’entretien des appareils fabriqués par ces compagnies utilisent souvent les mêmes mots de passe. Mais les pirates peuvent retrouver ces mots de passe en s’introduisant dans les systèmes informatiques des entreprises, selon le chercheur.

Un porte-parole de la compagnie Hughes a indiqué que l’utilisation de mots de passe identiques était nécessaire pour permettre aux techniciens d’assurer le service à la clientèle et que les pirates informatiques ne pouvaient, dans les faits, prendre le contrôle des appareils de l’avion.

http://ici.radio-canada.ca